‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 46 sur 101 · EL · texte numérisé non relu

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qu’il y a réellement quatre pectorales distinctes, et ce qui est plus remarquable, ces pectorales surnuméraires sont aussi longues que tout le corps, et forment des espèces d’ailes capables de soutenir quelques instans le poisson dans l'air; aussi voit-on souvent les pirabèbes voler audessus des eaux, pour échapper aux truites et aux autres poissons voraces; mais ils sont obligés d'y retomber au bout de quelques secondes.

Leur museau, plus court qu'aux prébdens , a l’air d’être fendu en bec de lièvre; en revanche, leur occiput et leur préopercule se prolongent en arrière en longues épines. Leurs mâchoires ne sont garnies que de petites dents, arrondies comme des pavés. [ls portent deux dorsales distinctes. Leurs écailles sont toutes carénées.

L'espèce commune ( Zrigla volitans. L.) Bl. 351, s’observe dans toute la Méditerranée, et dans une infinité d’endroits de l'Océan; elle est rouseâtre, et ses grandes ailes sont brunes , tachetées de bleu (1).

Les CEPHALACANTES. Lacép.

Ont la même forme, et particulièrement la même tête que les pirabèbes, et n’en diffèrenttque par l’absence des longues ailes. Toutes leurs nageoires ont d’ailleurs la proportion des poissons ordinaires. ° On n’en’cônnait qu’un petit, de la mer des Indes.

(Gasterosteus spinarella. L. Mus. ad Fr. pl. xxxtr, f. 2.) «+ LEs L'EPISACANTHES. Lac. (MonoceNnTris. Schn. )

Forment un genre singulier , tenant aux scienes, aux tfrigles, aux épinoches, dont le corps court et gros est entiérement cuirassé d'énormes écailles auguleuses, âpres et carénées , où quatre ou cinq

(1) Ajouteztr, fasciata , Schn. pl. 3; — tr. alata?

grosses épines libres remplacent la première dorsale ; et où les ventrales sont composées chacune d’une énorme épine , dans l'angle de laquelle se cachent quelques raÿons mous, presque imperceptibles. Leur tête est grosse, cuirassée , leur front bombé ! leur bouche grande , leur mâchoire garnie seulement d’un velours très-ras : on leur compte huit rayons branchiaux ; et l'on voit quelques appa-

rences de dertires à à leur préopercule.

On n'en connaît qu'un, des mers du Japon. ( Lepi-

sacanthe Japonais. Lac. Monocentris carinata. Schn.

PL 24.) (n.. ‘ Les CaaBots. (Corrus. L.) (1). ù

Ont de grands à ports avec les rascasses, par ÿ

leur tête épimeuses par leurs grandes peciorales, par leurs ventrales thorachiques, et par toute leur structure interne; mais ils se rapprochent des uranoscopes, en ce que leur tête est aplatie horizontalement, et que leur dorsale antérieure ou épineuse, est entièrement distincte de la molle ou postérieure. Leurs intestins et leurs mœurs sont Îles mêmes; ils vivent sur les bords rocailleux , subsistent quelque temps hors de l’eau, et quand on les irrite, ils renflent encore leur tête en remplissant leurs ouïes Were"

(1) C’est.encore le sciæna cataphracta , Thunberg , nouv. Mém de Stockh, XI, pl. 117, p. 102, «et le gasterosterus Japonicus, Houttuyn.

(2) Kollos était le nom grec de notre chabot d’eau douce, Chabot est lui-même dérivé de caput , à cause de sa grosse Lête.

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