‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 47 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

Les espèces d’eau douce ont la tête presque lisse, et seulement une épine au préopercule. Leur dorsale antérieure est très-basse.

Nous avons dans nos ruisseaux,

Le Chabot commun ou Meünier. ( Cottus gobio. TL.) BI. Dos TS. 2.

Petit poisson, dont la dorsale antérieure est très-basse, et qui n'a qu’une épine à son préopercule.

Les espèces marines sont plus épineuses ; elles ont deux, souvent trois fortes épines au préopercule, une à l’opercule, deux devant les yeux, souvent plusieurs à l'épaule.

Sur nos côtes se trouve en abondance,

Le Chabot ou Scorpion de mer, Crapaud de mer; Diable de mer, Chaboiseau, etc. (Cottus Scorpius. L. ) BI. 40, qui porte une petite épine au-devant de chaque œil, deux fortes à l'opercule , et deux aux os de l'épaule. Il est marbré de gris et de brun (1).

11 y a des chabots où la dorsale épineuse elle-même est divisée en deux, ce qui leur fait trois nageoires sur le

dos (2).

LES ASPTDOPHORKS. Lacép. ( Aconus. Schn. Pxa- LANGITES. Pall.)

Sont des chabots, dont le corps est enveloppé de plaques écailleuses , serrées comme des pavés, qui le rendent an-

suleux ou prismatique.

. On en trouve un sur les côtes de notre Océan; l'Akpido-

(1) Ajoutez cottus quadricornis , BI. 108. — C. bubalis , Euphrasen. nouv. Mém. de Stockh. VIT, pl.rv, f. 2, 3. — C. diceraus, VPall. on synanceya cervus, Tiles. Mém. de Pétersb. t, IT, pl. xnr, Ÿ, 1. — Cottus hemilepidotus , 14. ib, pl. xr.

(2) Cottus hispidus, Schn. pl. 13. — Cottus TE Penn.

arct, zoo], IT, 371, ‘

phore armé. Lac. ( Cottus cataphractus.) B1, 38, f. 3. Les

autres sont étrangers (1).

Quelques espèces, ainsi cuirassées (les AsprpopnorRoïnes. Lac.), manquent entièrement de dorsale antérieure ; Ce qui fait une forte exception aux caractères du genre, et même de la famille (2).

On a distingué avec raison de tous les autres chabots À

Les PLaArycéPuares. BI. éd. sb Schn.

Dont la tête plus aplatie , et que ses grands et larges sous-orbitaires font ressembler à une sorte de bouclier ou de disque , est en même temps moins tuberculeuse, mais seulement armée de quelques épines , et dont les ventrales, quoique portées sur un appareil suspendu aux épaules, sont cependant situées manifestement en arrière des pectorales et très-écartées. Leurs intestins sont encore à peu près ceux des chabots et des rascasses.

* L'un des plus remarquables est le Platycephalus spa-

tula. BI. 424, ou Cott. insidiator de la mer Rouge, Forsk.

p- 25 (3), qui se cache dans le sable pour tendre des

embüches aux poissons (4).

rm memermpiermemtetlnterntireatiqeemerneeentittemeementtinenre repense ttraaeneres- msi mis ta

(1) Cottus japonicus, Pall. Spic. VIT, pl. v, f. 1-3. — Agonus decagonus, Schn. pl. 27. — ÆAgonus stegophtalmus, Tiles. — et selon le même, cottus stelleri, Schn. p. 63.

(2) Cottus monopterygtius (agonus mon. Schn.) BI. 178 , f. 1-2.

(3) Ce poisson est encore probablement le callionymus indicus , Linn. ou calliomore indien, Lacép.

(4) Aj. cott.scaber, BL. 180.— Cott. Madagascariensis , Commers. ap. Lacép. IIT, pl. 11, p. 248, sice n’est pas le même que l’insidiator.

Mais je ne crois pas devoir y placer , comme le fait Bloch , éd, . de Schn. p. 59, le sciena undecimalis, Bl. 303, et encore moins le perca saxatilis , id. 509. Quant au platycephalus dormitator,, Schn. pl. 12. , gobiomore dormeur, Lac. la figure et la description qu'on en a d’après Plumier Mue me paraissent pas sufire Reur le ciasser avec pleime cerlilude.

Les BATRACOIDES. Lac. ( BATRACHUS. Schn.) (1).

Ont la tête aplatie horizontalement plus large que le corps, la gueule et les ouïes bien fendues , et les opercules épineux; leurs ventrales étroites , sont attachées sous la gorge ; leur première dorsale est courte , soutenue de trois rayons épineux, la seconde molle et longue , ainsi que celle de l’anus qui lui répond. Souvent leurs lèvres sont garnies de filamens. Ceux qu’on a disséqués ont l’estomac en sac oblong, des intestins courts, et manquent de cæœcums. Leur vessie natatoire est profondément fourchue en avant. Ils se tiennent cachés dans le sable pour tendre des embüches aux poissons. On croit les blessures faites par leurs piquans dangereuses (2).

Je fais une quatrième et dernière tribu, et l’on pourrait faire une famille

Des BauDroyes. (Lopnius. L.) (3). '

Qui ont pour caractère général , outre leur squelette cartilagineux , et leur peau sans écailles, des pectorales supportées comme par deux bras, sou-

«a Baleæyés , grenouille ; à cause de leur tête élargie.

(2) Espèces à barbillons :"Patr. tau( gadus tau, Li. ) BL.6,f 2,5, de la Caroline. — Barr. grunniens ( cottus grunniens ; 11. ) Bl. 179, du Brésil , mais qui n’est pas, comme on croit, le »#iqui de Margrave ; 178. — Espèces sans barbillons : Batr. Surinamensis , Schn. pl 7, qui se rapproche ‘beaucoup du ziqui;etle gallus grunniens des Indes, Will. ap. pl. 4,f.1, qui a été confondu avec le coffus &'unniens , et lui a valu son épithete.

.: (3) Lophius , nom fait par Artédi , le xo@ia ( pinna), à cause des crètes de leur tête. Les anciens les nommaient Balesxwos.et rana ( grenouille }.

tenus chacun par les deux os comparables au radius et au cübitus, qui, dans ce genre, sont plus allongés qu’en aucun autre ; des ventrales placées fort en. avant de ces pectorales; enfin, des opercules et des rayons branchiostèges, enveloppés dans la peau, et les ouïes ne s’ouvrant que par un trou, percé en‘arrière de ces mêmes pectorales. Ce sont

des poissons voraces , ‘à estomac large , à intestin “. . ù

court, qui peuvent vivre très-lons-temps hors de

l’eau, à cause du peu d'ouverture de leurs ouïes.

Les BAuDROYESs proprement dites. Vulgairement RaAïEs- + PÉCHERESSES. (Lopuius. Cuv.)

Ont la tête extrêmement large et déprimée , épineuse en beaucoup de points, la gueule très-fendue, armée de dents pointues , la mâchoire inférieure garnie de nombreux barbillons , deux dorsales distinctes, et quelques rayons libres et mobiles sur la tête; la membrane des ouies formant un cul-de-sac ouvert dans l'aisselle , soutenu par six rayons très-allongés , mais l’opercule petit. On assure qu’elles se tiennent dans la vase, et qu’en faisant jouer les rayons de leur tête, elles attirent les petits poissons, qui prennent l'extrémité souvent élargie et charnue de ces rayons pour des vers, et qu’elles peuvent aussi en saisir on en retenir dans le sac de leurs ouïes (1).

Leur intestin a deux très-courts cœcums vers son origine; la vessie natatoire manque.

La Baudroye commune, Raie pécheresse, Diable de

- mer, Galanga , etè. (Lophius piscatorius. L.)

Est un grand poisson de nos mers , atteignant quatre et cinq pieds de longueur (2).

1) Geoffroy, Ann. du Mus. X, p. 480.

» ( (2) N. B. Je ne vois point de preuves suffisantes, pour distinguer

Les .CHIRONECTESs.( ANTENNARIUS. Commers.).

Ont, comme les baudroyes, des rayons libres sur la tête, dont ie premier est grêle, terminé souvent par une houppe, et dont les deux suivans, augmentés d’une membrane, sont quelquefois très-renflés, et d’autres fois réunis en une,

.nageoire. Leur corps et leur tête sont comprimés, leur: bouche ouverte verticalement; leurs ouies , munies de quatre rayons, ne s'ouvrent que par un canal et un pelit trou derrière la pectorale : leur dorsale occupe presque tout le dos. Des appendices charnues garnissent souvent tout leur corps. Leur vessie natatoire est grande, leur iniestin médiocre et sans cœcums. Ils peuvent, en remplissant d’air leur énorme estomac, à la manière des tédrodons, 2onfler leur ventre comme un ballon ;.à terre, leurs nageoires paires les aident à ramper, presque comme de petits quadrupèdes , les pectorales, à cause de leur position, faisant fonction de pieds de derrière, et ils peuvent vivre ainsi hors de l’eau pendant deux,ou trois jours. On les trouve dans les mers des pays chauds(1). #

comme espèce de la baudroye commune , le lophius viviparus , Schn. 32 , ou setigerus ,Wahl. Soc. d'Hist. nat. de Copenh. IV, 215 ,pl. IT, f. 5,6. — Le lophius cornubicus , Shaw. ou lophius ferguson , Lacép. Trans. phil. LIT, pl. xix, west qu’une baudrove commune défigurée:

(1) Espèces. Lophius histrio, BI. 111 ;=—lophius lævigatus, Bosc. qui est l’espèce Ja plus commune. — Le riquet à la bouppe, où anternarius antenna tricorni, Commers. Lacép. 1, pl. xiv, À, 1, espèce disüncte de lArstrio , et probablement la même que loph. hispidus, Schn. 242 ; — lophius Commersonit , Lac. ib.f, 3; — 1. chironectes, id. ib. #.2; le même que le lophius variegatus , Shaw. Nat. Misc. V, pl. 156, f.1,et Gen. Zool, pl. 167, 1 ; 1. striatus , Shaw. Nat. Mise. V, pl. 179; — L. marmoratus ; id, ib. 176 ,2. (JN. B. Ces espèces ne son ty

nullement des variétés de Yhistrio, comme lacru BI. , éd. de Sclu.

ACANTHOPTÉRYGIENS. SLT Les MAcTHÉEs. ( MaLrne. Cuv.})

Ont la tête extrapr dinairement élargie et aplatie, principalement par la saillie et le volûme du sub-opereule ; les: yeux fort en avant ; la bouche sous le museau, médiocre et protractile ; les ouïes soutenues par six ou sept rayons, et ouvertes à la face dorsale, par un trou au- -dessous de chaque pectorale ; une seule petite dorsale molle, ce qui Fait encore une exception aux caractères de cet ordre ; le corps hérissé de tubercules osseux, des barbillons at le lons de ses côtés, mais point de rayons libres sur la tête. ils manquent de vessie nataloire et de cœcums (1): |

La cinquième famille des AcANTHoPrÉRxf

GIENS , Ou celle des Scomsésoives,

À les écailles petites, souvent même imperceptibles , excepté vers la fin de fa ligne latérale où elles forment quelauefois une carène saillante. D’autres fois cette carène est formée par la peau même, indépendamment de la grandeur des écailles, et soutenue par

p: 141.) — Le loph. hérissé , Lacép. Ann, Mus. IV, Lv, 5 ; — L. lisse, id. 1b. 4 ; et plusieurs espèces nouvelles.

N. B. Je ne sais ce que peut être le Zophius monopterygius , Shaw. Nat. Misc. p. 202 et 203.

(1) Lophius vespertilio, V. Bl. 110. — Lophius stellatus, WabY. Mém. de la Soc. d'Hist. nat, de Copenh. IV, pl. in, fig. 3et4, le, même que le Zophie fœujas, Lacép. T, x1,2et 3.

Sr, POISSONS

les apophyses transverses d'une ou deux vertèbres. La partie molle de leur dorsale et de l’anale est quelquefois un pêu épaissie en avant par des écailles, mais jamais complètement encroutée par elles; au contraire, la membrane qui en unit les rayons en arrière, est le plus souvent très-frèle, et manque même entièrement dans quelques genres, où.

ces rayons, étant alors isolés, prennent le titre de fausses nageoires.

Les intestins sont amples, l'estomac en culde-sac, et les cœcumis généralement nombreux.

La première tribu à deux dorsales, dont l'épineuse n’est point divisée. '

Les ScomBres. ( ScOMBER. L.)

Ont une carène saillante à chacun des côtés de la queue , de petites écailles partout, et une rangée

de dents pointues à chaque mâchoire. Leur anale et leur seconde dorsale ont toujours la. partie postérieure divisée en fausses nagéoires. Ils vivent en srandes troupes , et paraissent à certaines époques dans chaque parage, où ils donnent lieu à d'excellentes pêches.

Nous les subdivisons comme. il suit :

LEs MAQUEREAUX.

Où la deuxième dorsale est assez éloignée de la premiière.

ACANTHOPTÉRYGIENS. 319 Le Magquereau commun. (Sc. scombrus. L.) BL. 54.

A dos bleu , marqué de petites raies ondées noires ; à cinq petites nageoires, en haut et en bas. Très-abondant en été le long de nos côtes de l'Océan et fournissant à des pêches et à des salafSons presque aussi productives que celle du hareng.

Le petit Maquereau.: ( Sc. colias.) Scomb. Pneumatophoruws. Laroche, Ann°Mus. XLJI.

Semblable au précédent, mais plus mince, ‘et pourvu d’uve vessie nataloire qui manque à la plupart des autres espèces (1).

Les Taoxs. (THyNNus.) Où la première dorsale se prolonge jusqu’auprès de la seconde, et la touche même souvent.

Le, Thon commun. (Sc. thynnus. L.) BI. 55.

À dos couleur d’acier, à huit ou neuf fausses nageoires; une des richesses de la Méditerranée, par l’étonfante abondance avec laquelle il s’y pêche et s’y prépare au sel, à l’huile, etc.

La Bonite. ( Sc. sarda. B]. 334.)

A dos bleu, rayé obliquement de noir; à six ou sept fausses nageoires.

La Bonite rayée. (Sc. pelamys.) Salv. 123.

A dos bleu, marqué de quelques raies qui se prolongent longitudinalement sur les flancs; huit à neuf petites nageoires.

Le Bonitol. (Sc. Mediterraneus. Rondel. 246:)

À dos bleu, marqué de larges bandes transverses noirâtres, à six ou sept fausses nageoires ; des dents fortes

(1) Le Guara pucu , Marge. Bras, 179, parait encore une trèsgrande espèce de maquereau , probablement la même quel’albacore, Sloan , Jam. Præf. pl, 1, fige 1, — Aj.le tanagurta , Ruës, corom. 156.

et pointues, tandis que les précédens n’en ont que de fort petites. + |

Ces trois dernières espèces, inférieures au thon, vivent dans la Méditerranée, et se rencontrent aussi dans l'Océan (1). :

. Les GErmMons. (Oncynws. Cuv.)

Ne diffèrent des thons que par la longueur de leurs pectorales, qui s’étendent jusques au-delà de l'anus.

L'Océan et la Méditerranée en produisent différentes espèces, confondues par les navigateurs etles naturalistes , sous les noms de germon, d'alalonga , ete: Le germon de nos côtes donne lieu à de grandes pêches dans le golfe de Gascogne(2).

Les 'Caranx. (Caranx. Lacép.)

Ont la carène de leur ligne latérale formée par une rangée d’écailles , qui se recouvrent comme des tuiles, et sont chacune armée d’une arête. Au-devant de leur anale est une petite nageoire , soutenue par deux épines. Leurs peciorales sont longues et pointues. Leurs dents sont le plus souvent en velours, mais sur une bande fort étroite. Quelquefois même on a peine à les apercevoir.

Quelques-uns ont, comme les scombres, la deuxième dorsale et l’anale divisées en fausses nageoires (3).

La plupart n’ont point les nageoires divisées. Tel est

Le Saurel où Maquereau bâtard. (Se. trachurus. L. ) BI. 56.

: Poisson de toutes nos côtes, et que l'on sale dans Îa

(1) Ajoutez le sc. Commerson, Lac. IL, xx, 1, qui pourrait bien être le même que le sc. maculosus , Sh. nat. misc.pl. xxrrr. — Le Æingeram, Russ. corom. II, 134. — Le sc. puittatus , Schn, pl. 5. — Le 1azard de Plumier (sc. regalis, BI. 533), le même que le scomberomore P lumier,Lac.—Le sc. maculatus, Mitch. trans. de New-Yorck,[, vi,8.

(2) Scomber germon, Lac ;—sc. alalonga , Gm.

(3) Scomber rotleri, Bl. 346 ;—sc. cordyla, Gronov. Act, Ups.

1750, très-différent du guaratereba de Margr. aw’on lui associe, — Sc. hippos, Mitch. New-VYorck J Es Y, 5:

Méditerranée. Il est moins bon que le maquereau ; son dos est bleuâtre, son ventre argenté, et il porte de chaque côté plus de soixante très-larges écailles (1).

Les Ciruses. (CiTuLA. Cuv.) (2).

Ne diffèrent de ces derniers caranx, que parce que les premiers rayons de leur dorsale et de leur anale sont allongés en faux; leurs pectorales sont aussi allongées (3).

Les SÉrioLes. (Ser1oLA. Cuv.:) (4).

Diffèrent des caranx, parce que la fin de leur ligne latérale est garnie d’écailles si petites, qu’elles forment à peine une carène. Il y en a une de la Méditerranée,

(Caränx Dumerili. Risso, pl. VI, f. 20.)

Grand poisson,argenté, à dos violâtre , à nageoires bleuâtres, qui ne s’approche de nos côtes que rarement et isolément (5).

Les Pasreurs. (Nomeus.' Cuv.)

Long-temps placés parmi les gobies , ont de grands rapports avec les sérioles ; mais leur$ ventrales , extrêmement grandes et larges , attachées au ventre par leur bord interne, leur donnent un caractère particulier. Ils sont des mers d'Amérique (6).

De IR à MONT PO MIRE un ET

(1) Ajoutez sc. chloris, BI, 539 ;—Carangus, 540, qui est le vrai guaratereba de Margr. —ruber, 542;—crumenophtalmus , 345 ;— Plumieri, 544; — Kleinti, 347, 2 :— Daubentont, Lac.—sansun, Forsk. — Lactarius, Schn. appelé à Pondichéry Péche-lait à cause ce sa délicatesse.

(2) Citula , nom de. la dorée à Rome,

(3) L'espèce est nouvelle.

(4) Seriola , nom italien de Pespèce de la Méditerranée,

(5) Ajoutez le sc. fasciatus, BI. 341, qui pourrait biem être le même que le speciosus, Lac. TE, 7, 1. :

(6) Tel est gob. Gronovii, Gm. gobiomore gronovien, Lac. ‘eleorris

MO Ji NOTES ONE Les Vomer. (Cuv.) (1).

Se distinguent aisément à leur corps frès-comprimé, autant ou plus haut qu'il n’est long, et dont les écailles ne sont point sensibles, si ce n’est sur la hgne latérale; à leur front tranchant et extrêmement élevé, à cause de la saillie de leur crête occipitale , qui se continue sur le frontal; leurs mâchoires, pet ouvertes et peu extensibles , ont le bord tranchant et garni de dents si petites, qu'on les sent à peine ; le bord inférieur de leur corps, aussi tranchant que leur front, est soutenu par la charpente osseuse , et l'anus avance jusque sous les ventrales, .

Ce genre se subdivise comme il suit :

1°. Les SÉLÈNES. Lacép. (2).

Où la dorsale antérieure est courte, ainsi que les ventrales, mais où les premiers rayons de la deuxième dorsale et de l’anale sont prolongés en faux.

Mauritii, Schn. ou le premier hkarder de Margr. Bras. p. 153, qui est aussi le scomb, zonatus , Mitch. New-Yorck, I,1v, 3. L'autre harder, Margr. Bras. 166, paraît un vrai gobie à queue fourchue. C’est celui-ci que Klein a nommé cesfreus etc. Miss. V, p. 24, n° 3; mais l’équivoque de ce nom de harder ayant fait transporter par Gronovius ce synonyme sous la description de Pautre espèce, son erreur a élé copiée pas tous ses successeurs.

Harder ou herder (berger ), est un nom que les matelots bollandais donnent à divers poissons, d’après des idées semblables à celles qui ont fait donner par les nôtres ceux de conducteur, pilcte, etc.

(1) Vomer, soc, à cause de la forme tranchante de leur front,

(2) Z:Ayvy, lune. Plusieurs de ces vomers portent le nom de June

* L4 r à cause de leur éclat argenté.

ACANTHOPTÉRYGIENS. 317 On n’en connaît que d'Amérique (1).

Les Gas. ( GaLLus. Lacép.) (2).

Qui diffèrent des sélènes par la longueur de leurs ventrales. Celui qu’on connaît vient de la mer des {ndes (3).

Les ArGyYRrEIOSEs. Lac.

Qui, avec les ventrales allongées , et la deuxième dorsale et l’anale en faux des gals, ont encore les épines de la pre-

mière dorsale prolongées en filamens. Il n’y en a qu'un, d'Amérique (4). È

À ces trois subdivisions déjà établies par M. de La-

cépède, j'en joins une quatrième, à qui je réserve le nom de Vomers proprement dits.

Où toutes les nageoires sont courtes.et sans prolongement ,

(1) Séléne argentée, Lacép. IV, 1x, 2.—N.B. La sélène quadrangulaire, Lacép. zeus quadratus, [4 Sloane, Jam. 25r, 4 , est le même poisson que le chætodonfaber, ainsi que l’avait déjà Tan Brous. sonnet, Dec. Ich. art. chæt. Faber.

(2) Gal ou coq de mer, en gascon jau , est le nom de la dotée*èn Espagne et en Portugal.

(5) Zeus gallus, L. BI. 192, 1, Will. App. pl. 7, f. 1, Séb. IH, xxvi,954, Renard ,JI,xxvi, 128. Ruisch. Theatr. an, xXXVI1, 2.

N. B. Que tous les voyageurs placent le ga! dans les mers Orientales, et l’argyreiose dans celles d'Amérique. Bloch seul prétend avoir copié son gal des manuscrits du prince de Nassau et le suppose par conséquent du Brésil, 6

(1} Zeus vomer, L. Bloch, 195 , 2, l’abacatuia, Marg. 161 , et la figure donnée par le même auteur, p. 145, sous le fau x nom de guaperva , mais la description qui s’y trouv "jointe est celle du vrai guaperva, ou chætodon arcuatus, comme on peut ‘s'en convaincre en la confrontant avec celle de ce même chætodon , p. 178. C’est

faute d’avoir fait cette remarque que BI. éd. de Schneider, p. 08,

établit son zeus niger. .

C’est aussi pour avoir mal à propos rapporté l’abacatuia au gallus, que quelques naturalistes ont cru ct.dernier poisson d’A mérique. — Les zeus rostratus et capillaris, Mitch. New-Yorck, 1,11, 1,2, dif- « fèrent à peine de l’abacatüia,

319 POISSONS surtout la première dorsale et les ventrales , qu’on a peine à distinguer. Ils viennent aussi d'Amérique (1).

Je placeici, mais non sans beaucoup de doute,

Les TÉTRAGONURUS. Riss.

Ainsi nommés , de crêtes saillantes qu'ils ont vers la base de la caudale, deux de chaque côté, ont le corps allongé, la dorsale épineuse longue, mais irès-basse, la molle rapprochée d’elle, plus élevée et courte ; l’anale répondant à cette ne - : des ventrales un peu en arrière des pectorales. Les branches de la mâchoire inférieure élevées verticalement , garnies d’une rangée de dents tranchantes, pointues , fesant une espèce de scie, s’emboitant, quand la bouche se ferme, entre celles de la mâchoire supérieure. Il y a de plus une petite rangée de dents pointues à chaque palatin, et deux au vomer. Leur estomac est charnu, replié ; leurs cæœcumsnombreux ; leur intestin considérable. Leur æsophage est intérieurement garni de papilles pointues et dures.

L'espèce connue, le Courpata ou Corbeau, de nos côtes de la Méditerranée, T'etragonurus Cuvieri, Risso , ne se trouve que dans les grandes profondeurs. Elle est noire,

et a toutes ses écailles profondément striées et dentelées. On dit sa chair venimeuse (2).

(1) Womer nob. Browmgt, Rhomboïda alepidota, etc. Brown, Jam. p. 455, n°. 1. Klein, Miss. 1V, pl. x11, f. 1, ou zeus setapinnis, Mitch. New-Yorck ,1,1,0.

N. B. Je soupçonne le prétendu zeus vomer, Mus. ad. fréd. pl. xxx1, f. 9, d'offrir eucore une cinquième combinaison dans les proportions des nageoires ; mais On voit aisément que toutes les différences sont tout au plus spécifiques.

(2) On n’en a que de mauvaises figures; mugil niger, Rondel. 423; corvus niloticus, Aldyruv. pisc. 610, Risso, pl, x, f, 57.

La deuxième tribu a des épines distinctes au lieu de première dorsale.

Les RHYNCHOBDELLES. (RHYNCHOBDELLA. Schn.)

Ont le corps allongé, dépourvu de ventrales ;

des épines dorsales nombreuses, deux en avant de

l’'anale.

Dans les MAcroGNATHES Lacépède,

Le museau se prolonge en une pointe cartilagineuse aplatie, qui dépasse de beaucoup la mâchoire inférieure ; la seconde dorsale et l’anale, vis-à-vis l’une de l’autre, sont distinctes de la caudale (1).

Dans les MasTACEMBLES. (MasTAcEMBELUS. Gronov.)

A °* D 4 Les deux mâchoires sont à peu près égales, et la dorsale et l’anale presque unies à La caudale (2).

Les uns et les autres vivent dans les eaux douces de l’ Acte.

et s'y nourrissent de.vers, qu’ils cherchent dans le sable. Leur chair est estimée.

Les Éprvocues, (Gasrerosreus. L.)

Comprennent dans Linnæus tout le reste de cette tribu , c'est-à-dire, toutes les espèces à épines dorsales libres, qui possèdent des ventrales ; nous les divisons comme 1l suit :

(1) Rhynchobdella orientalis, Schn. vphidium aculeatum, Lin. macrognathe giguillonné, Lacép. Bl. 159, 2;—rhynchobdella aral. Schn. 89 ;—rhynchobdella polyacantha , id. ib. le r7acrognate armé , Lacép. qui pourrait bien ne pas différer du précédent. :

(2) Rhynchobdella halepensis, Schn. Gron. Zooph. pl. VII, a. É.

LxEs ÉPINocHESs proprement dites. (GASTER@sTEUs. Lacép.) Qui ont des ventrales soutenues chacune par une forte épine, sans autres rayons ; et los du bassin formant entre elles un bouclier pointu en arrière, et remontant par deux apophyses de chaque côté.

Tel est un petit poisson commun dans nos ruisseaux, ( Gasterosteus aculeatus. L. ) BL 53, 3, qui n’a que trois épines sur le dos; ses écailles latérales occupent presque toute la largeur de ses flancs.

Nous en avons un autre, à huit ou neuf épines sur le dos, sans écailles latérales, qui est le plus petit de nos poissons d’eau douce. (Gasterosteus pungitius. L.) BI. 53, 4 (1):

Lrs GASTRÉS. (SpiNACHIA. Cuv.)

Où la ligne latérale est armée comme PS les caranx, mais les ventrales sont placées en arrière des pectorales, et ont une petite membrane et,un rayon outre l’épine. Le corps est allongé, et les épines dorsales nombreuses. On n’en connait qu’un de nos mers. ( Gasterosteus spinachia. 1.) BI. 53, 1 (2).

. Les CENTRONOTES. (CENTRoNOTUs. Lac.)

Ont des ventrales soutenues, comme à l'ordinaire, par quelques rayons, la plupart mous ; les côtés de la queue saillans en carène comme dans les scombres. Leur anale est plus courte que la dorsale, et quelquefois elle a en avant de très-petites épines libres.

Une espèce fameuse est le pilote. (Gasterosteus ductor.

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