TOME
Les Tracuinores, Lacép. ne diffèrent des liches que par les pointes plus prolongées de leur dorsale et de leur anale (1).
Les CiLraires. ( Brrpnaris. Cuv.)
Ont le corps encore plus élevé que les liches et trachinotes, en rhombe presque parfait, de sorte que l'angle supérieur et l’inférieur répondent aux commencemens de la deuxième dorsale et de l’anale. Leurs épines dorsales sont très-courtes, mais les premiers rayons mous, ainsi que ceux de l’anale, s’allongent en filamens qui surpassent la longueur du corps. Ils ont d’ailleurs de petites épines libres avant l'anus, et leurs seules écailles sensibles forment une petite carène sur la fin de la ligne latérale.
On n’en conuait que des mers d'Orient (2).
La troisième tribu n’a qu'une dorsale et des dents en velours ou en carde.
Les Dor£ées, (Zeus. L.)
Ont le corps ovale, comprimé, les dents en ve-
nent. L'une, Rondel. VHT, c. 1x, est la bonite ; les autres, Rondel. J. VETE, c. xvz,et Salv. 121, sont les liches dont nous parlons. C’est a cette dernière espèce que Bloch , éd. de Schneider, p. 34, applique le nom de sc. amia.
Ajoutez à ces liches proprement dites : scomber calcar , BI. 536, 2 ; — gaster. occidentalis, Lin, ou sc. squrus , Schn. Brown , Jam. XLVI, 2.
(1) Scomber falcatus, Forsk. 57, auquel je ne doute pas qu’il ne faille joindre les deux acanthinions, Lac. C'est-à-dire les cherafor rhomboïdes, BI. 209, et glaucus, id. 210.
Les deux cæsiomores, Lacép. savoir : le cæsiomore baillon, Lac. AU, IT, 1, le même que le caranx glauque, 111, p. 66; et le cæsiomore, Bloch. id. II, 11, 2, ou mookalee parah, Russ. Il 154 , me différent aussi en rien de générique des liches et des trachinoies.
(2) Zeus ciligris, BI 191.
ACANTIIOPTÉRYGIENS. 323
Jours, et les deux mâchoires fortement protrac-
tiles.
Dans les DoRÉES proprement dites,
La partie épineuse est séparée par une forte échancrure de la partie molle, tant à la dorsale qu’à l’anale. Des écailles saillantes ou épineuses y garnissent les bases des nageoires verticales , et le dessous du ventre entre les ventrales et l’anale. On en connaît une dans nos mers.
La Dorée, vulgairement poisson Saint-Pierre. ( Zeus
Jfaber. L.) BI. 4r.
. A grande tête et à large gueule; le corps jaune marqué d’une tache noire sur chaque flanc ; des épines fourchues le long de la dorsale et de l’anale; de longs filamens membraneux derrière chaque épine dorsale. À peine un vestise d’armure sur la fin de la ligne latérale.
C’est un très-bon poisson de l'Océan et de la Méditerranée.
Dans les Capros, Lacép. la distinction n’a lieu qu’à la dorsale seulement.
Le Sanglier. ( Z. aper. L.) Rondel. 161.
À museau plus étroit; le corps entier couvert d'écailles rudes et ciliées. Petit poisson rare de la Méditerranée.
Les PouLains. { EquuraA. Cuv.)
Ont le corps comprimé; une seule dorsale continue, dont la partie épineuse est plus saillante ; une rangée d'épines accompagnant de chaque côté l’anale et la caudale; le corps garni de petites écailles, excepté vers le bout de la ligne latérale , où elles forment une petite carène; le museau tres-protractile, les mâchoires armées de dents en velours ; deux épines au-dessus de chaque œil, et le bas du préopercule dentelé. Le .crâné forme un triangle allongé qui va gagner la base de la dorsale, et le bassin, une sorte de bou-
324 POISSCNS clier concave en avant des ventrales. En avant de l’anale est une carène osseuse un peu saillante.
Ceux qu’on connait viennent de la mer des Indes (1). Les Ménés. (Mere. Lacép. ) (2).
Ont le corps comprimé, et une seule dorsale, comme les précédens. Ce qui les distingue particulièrement, c’est le développement de leur épaule et de leur bassin, qui donne beaucoup de saillie à la partie inférieure et antérieure de leur tronc. On n’en connait qu'un, de la mer des Indes (3).
Les Arropus. Cuv.
Ont le corps comprimé, le front descendant , le museau très-court, dépassé par la mâchoire inferieure ; une seule dorsale à deux ou trois épines , et dont une partie des rayons mous sont prolongés en fils, comme dans les ciliaires. La ligne latérale
(1) Zeus insidiator, BL. 192,8. 1 ct 2 ; —centrogaster equula,Gm. cæsio poulain, Lac. qui est le mème que le clupea fasciata, Lac. einsi que je nr’en suis assuré par la comparaison du dessin laissé par Commerson , mais non gravé, et du poisson laissé par Péron. Jai même de fortes raisons de croire que le scomber eédentulus , BI. 428, deiognathe, Lacép. est ce même poisson représenté d’après un individu dont la têle élait mal conservée, C’est aussi le goomorah karah Russel, LXIT, Au reste le zeus insidiator et le centrogaster equula pourraient même fort bien ne faire qu’une espèce. Voy. Cuvier, Mém, du Mus, 1, pl. xxvinr, pe 462.
Cavalla est le nom portugais du maquereau et equula sa traduction,
(2) Myv7, lune, nom appliqué à ce genre, à cause de sa forme en disque el’ de sa couleur argentée,
(3) Le méné Anne-Caroline, Lac. V, x1V; zeus maculatus, Schn.
-22; ambatta kuitée, Russel. LX,
carénée vers le bout, et deux épines libres avant la dorsale, comme aux caranx (1).
Les TRACHICTES. ( TRAcHICHTYS. Sh. ) (2),
| Ils n’ont sur le dos qu’une nageoire courte, élevée et pointue, à laquelle répond l’anale. Leur museau est court et obtus; leurs dents en velours; les côtés etle dessus et le dessous de leur queue sont armés d’écailles fortement carénées , et d’autres écailles semblables forment une grosse dentelure entre les ventrales et l’anale. On compte à leurs branchies quatre rayons , dont les inférieurs ont le bord
âpre (3).
Les Curysoroses. Lacép. (Lampris. Retsius.)
Ont le corps comprimé, ovale , sans écailles sensibles , le front bombé, arrondi, le museau court, la bouche médiocre, sans dents; six rayons aux ouïe ; la partie antérieure de la dorsale élevée en ponte, et la partie moyenne presque effacée ; les côtés de la queue en carène ; les ventrales plus en arrière que les pectorales. |
On n’en connait qu'un, de nos mers,
L'Opak ou Poisson lune, Zeus luna. Gm. Z. regius. Penn. Brit. Zool. n°. 101. Duham. IV, pl. xv.
À dos bleu- noirâtre, tacheté d’argent, à nageoires.
(1) Brama atropus, Schn. pl. 253.
(2) Trachichtys, poisson âpre.
(5) Trachichtys australis, Shaw, Nat. Misc. X, 378, on amphinprion carinatus., Schn, Add, 551,
326 POISSONS rouges. Il est fort rare , et on ne l’a guère pris que trèsgrand. Sa chair a, dit-on, le goût du bœuf (1).
Les Espapons. (XrprrAs. [..) .
Sont nommés ainsi à cause de leur museau semblable à une lame d'épée ou à un épieu. Il est formé ‘par les os maxillaires et mtermaxillaires soudés ensemble et avec l'ethmoïde, et prolongés bien audelà de la mâchoire inférieure. De fortes aspérités en garmssenf le dessous aussi-bien que la mâchoire inférieure et tiennent lieu de dents Le corps est allongé, arrondi, garni d’écailles à peine sensibles, et la base de la queue porte de chaque côté une carène saillante ; les pectorales longues et pointues. Deux ou trois rayons antérieurs de la dorsale sont seuls épieux ; encore sont-ils cachés dans le bord de la nageoire.
Toutes les espèces connues deviennent trésgrandes, et ont la chair ferme et bonne à manger.
Les EsPADONSs proprement dits.
Manquent tout-à-fait de ventrales ; leur dorsale commence près de la nuque; d’abord haute et pointue, elle s’abaisse le long du dos, et se termine par une auire pointe plus petite. L’anale a aussi deux pointes, mais l'anus étant fort en arrière, elle a peu de longueur.
Tel est l’Espadon commun. ( Xiphias gladius. L.)