TOME
Fabricius dit que, renversé sur le dos , il se rétablit, en sautant , dans sa position ordinaire.
Esper conservait depuis trois ans et demi, dans un grand bocal de verre, un dytisque bordé et toujours bien portant. Il lui donnait chaque semaine, et quelquefois plus souvent, gros comme une noisette de bœuf cru, sur lequel il se jetait avec avidité, et dont il suçait le sang de la manière la plus complète. Il peut jeüner au moins quatre semaines. Il tue l’hydrophile brun , quoiqu’une fois plus grand que lui, en le perçant entre la tête et le corselet, la seule partie du corps qui est sans défense. Suivant Esper, il est sensible aux changemens de l'atmosphère, et les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal.
Le D. de Rœsel (D. Ræselir. Fab.) Roœs. Insect. IT Aquat.class. T,11, plus étroitou plus ovale, et plus déprimé que les précédens ; bord extérieur du corselet et des étuis jaunâtre; ces étuis très-finement striés dans la femelle. Aux environs de Paris et en Allemagne.
Le D. à antennes en scie (D. serricornis. Payk.) Nov. Act. Acad. Scient. Stockh. XX, 1,3, très-singulier par la forme anomale des antennes du mâle, dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée , et dentée en scie (1).
Les CoLyMBèTes. (CoLyMBETEs. Clairv.)
Dont tous les tarses ont aussi cinq articles très-distincts, mais dont les quatre antérieurs ont, dans les mâles, leurs trois premiers articles presque également dilatés, et ne
(1) Ajoutez d, sulcatus, Fab. Clairv, Entom. Helv, IL, xx ;—d, costalis, Oliv. Col. IIL, 40, 1, 7;—d. punctatus, ibid. 1,6,b,et1,e; —d, aciculatus,- ibid. 1x1, 50;,—d. lœvigatus , ibid. 23 —d tri= punctatus, ibid. 94 ;=—ruficollis, \bid. 11, 20 ;—d, wittatus, ibid. 7; 5 ;—d, griseus, ibid. 11, 12 ;—d. sticticus, ibid. 11, 11 ;—-d. cireum- Jlexus , EF.
COLÉOPTÈRES. aII
formant ensemble qu'une pelite palette en carré long ; leurs antennes sont au moins de la longueur de la tète et du corselet. Le corps est parfaitement ovale, a plus de largeur que de hauteur; les yeux ne sont point ou peu saillans (r).
Les HyceroBtes. (HycrogrA. Lat. HypracHNA. Fab. Clairv. PæLogius. Schonh. }
Qui ont encore des tarses à cinq articles distincts, et dont les quatre antérieurs dilatés presque également, à leur base, dans les mâles, en une petite palette en carré long ; mais dont les antennes sont plus courtes que la tête et le corselet; qui ont le corps ovoïde , très-épais dans son milieu, et les yeux saillans (2).
Les Hyprorores.(HypropPorus. Clairv. HyrHayprus. Lat. Schonh. )
Dont les quatre tarses antérieurs, presque semblables et spongieux en dessous, dans les deux sexes, n’ont que quatre articles distincts, le quatrième étant nul ou très-
(x) D, fuscus , Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXVI, v ;—d, cinereus, E'. Panz. ibid. XXXH, 11 ;—d. zonatus, F. Panz, ibid, XXXVIIE, 3 ;,—d, bi-punctatus, F. Panz. ibid XCI, vr;—d. fenestratus, F, Panz. ibid, XXXVIIT, xvi;—d. chalconatus, F, Panz. ibid, xvir; —d. ater, F. Pauz, ibid. xv ;—d. guttatus, Payk. Panz. ibid, XC, Is —d. fuliginosus, F. Panz, ibid. XXXVIIT, x1V;—d. bi-pustulatus, F. Panz, ibid, CT, 11; —d. stagnalis, F. Panz, ibid, XCT, vrr ; —@, transversalis, F. Panz. ibid. LXXXVI, vi;—d. abbreviatus, F. Panz. ibid. XIV , 1, —d. mgculatus ; F. Panz. ibid. vu ;—d. agilis, F. Pahz, ibid, XC, 11;—d. adspersus, F.: Panz. ibid, XXXVIIH, Xvid, minutus, F. Panz. XXVI, 11r, v ; —d, leander, Oliv. ibid, u1, 25 ;—d. varius, Oliv. ibid, 11, 17 ;3—d. bimaculatus, Oliv. ibid, 18. Voyez Clairville, Entom. Helv. tom. 11, genre colymbetes.
(2) Hydrachna Hermannti, Fab, Lat, Gen. Crust, et Inseot. I, vr, 5. Chairv, Entom. Helv. II, xxviIr, À, a;—h, uliginosa, Clairv, ibid. B. b.
petit et caché, ainsi qu'une partie du dernier , dans une fissure profonde du troisième.
Ils n’ont point d’écusson apparent (1).
On pourrait en détacher quelques espèces(2), dont le corps est très-bombé ou presque globuleux. ( 7} phydrus. Lat. ) Les auires ont le corps ovale et moins épais (5).
Tantôt les antennes sont un peu dilatées et plus larges vers le Milieu de Jeur longueur; le dernier article des palpes labiaux a une échancrure , et paraît fourchu.
Les NorÈres. (NorTerus. Clairv.)
L’écusson manque ; les tarses ont cinq articles distincts, et peu différens dans les deux sexes; la lame pectorale, qui porte les derniers pieds, a , de chaque côté, une rainure ou coulisse profonde (4).
Les autres n’ont que dix articles distincts aux antennes; leurs palpes extérieurs se terminent en alène ou par un article plus grèle et allant en pointe; la base de leurs pieds postérieurs est recouverte d’une grande lame pectorale et en forme de bouclier.
Leur corps est bombé en dessous et ovoide, comme dans les hygrobies; mais ils n’ont point d’écusson, et tous leurs tarses sont filiformes, à cinq articles distincts et presque
(1) Les précédens , à l’exception de quelques petites espèces, en ont un très-sensible.
(2) Les Aydrachnes : gibba , ovalis, paré de Fabricius ; Ayphydrus lyratus, Schonh. ‘Synon. Insectal, 1v, 1.
(3) Les Dytliscus : iræqualis , reticulatus , confluens, picipes, pictus, geminus , lineatus , halensis, duodecim-pustulatus, dorsalis, sex-pustulatus , palustris » depressus , lituratus, planus, erythrocephalus, nigrita, granularis, de Fabricius. Voyez Schonherr, Synon. Insect. tom. 11, genre hyphydrus ; Panzer, index Entom. genre Aydroporus ; Clairv. Entom. Helv. tom. 11, même genre.
(4) Dytiscus crassicornis, Fab. Clairv. Entom. Helv, IL, xxx1r.
COLÉOPTÈRES. RS cylindriques , ét ont à peu près la même forme dans les deux sexes. Ce sont
Les Haz:Pzes. (Harrpzus. Lat. Horrrxus. Clairv. . Cnemipotus. Illig.) (1).
Le second genre ou celui Des Gyrins. (GyYRINUS. L.)
Comprend ceux dont les antennes sont en massue, plus courtes que la tête; les deux premiers pieds sont longs, avancés en forme de bras, et les quatre autres très-comprimés, larges et en nageoires. Les yeux sont au nombre de quatre.
Le corps est ovale et ordinairement très-lyisant. Les antennes, insérées dans une cavité, au-devant des yeux, ont le second article prolongé extérieurement, en forme d’oreillette, et les articles suivans, au nombre de sept à neuf, très-courts, fort serrés , et se réunissent en une masse, presque en forme de fuseau et un peu courbe. La tête est enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, qui sont grands, et partagés par un rebord, de manière qu’il en paraît deux en dessus et deux en dessous. Le labre est arrondi et frès-cilié en devant. Les palpes trèspetits, et l’intérieur des maxillaires manque ou avorte dans plusieurs espèces, notamment dans les plus grandes. Le corselet est court et transversal.
(1) Les dytisques : fulvus, impressus, obliquus de Fabricius. Voyez Latreille, Gener. Crust. et Insect. I, pag. 234. Clairv. Entom. Helv. tom. 11,geure Aoplitus , XX XI, Panz. Ind, Entom. genus id. Schonherr, Synon. Insect. 11, genre cremidotus,
Les élytres sont obtuses ou tronquées au bout postérieur , et laissent à découvert l’anus, qui se termine en pointe. Les deux pieds antérieurs sont gréles, fongs , repliés en double et presque à angle droit avec le corps, dans la contraction, et terminés par un farse fort court, très-comprimé, dont le dessous est garni d’une brosse fine et serrée dans les mâles. Les quatre autres sont larges, très-minces, comme membraneux , et les articles des tarses forment de petits feuillets , disposés en falbalas.
Les gyrins sont en général de taille petite ow moyenne. On les voit, depuis les premiers jours du printemps jusqu'a la fin de l'automne, à la surface des eaux dormantes, et même sur celle de la mer, souvent assemblés en troupes, y paraître, par l'effet de la lumière , comme des points brillans , nager ou courir avec une extrême agilité, y faire des tours et détours circulaires, obliques et dans toutes les directions, et de là le nom de puce aquatique, de tourniquet, que des auteurs leur ont donné. Quelquefois ils se reposent sans se donner le moindre mouvement ; mails pour peu qu’on les approche, ils se sauvent aussitôt à la nage et s’enfoncent dans l’eau avec une grande célérité. Les quatre derniers pieds leur servent d’avirons, et ceux de devant à saisir leur proie. Placés à la surface de l’eau ; le dessus de leur corps reste toujours à sec, et lorsqu'ils plongent, une petite bulle d’air, semblable à un globe argentin, reste attachée à leur derrière. Si on les saisit, ils font suinter de leur corps une di-
COLÉOPTÈRES. 215 queur laiteuse qui se répand sur lui, et qui produit peut-être cette odeur désagréable et pénétrante qu'ils exhalent alors, et qui se conserve long-temps aux doigts. Ils s’accouplent sur la surface de l’eau.
Quelquefois ils restent au fond, accrochés aux plantes: c’est là aussi probablement qu’ils se cachent pour passer l'hiver.
Le G. nageur. ( G. natator. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. IIE, v. De Géer, Insect. IV , x111, 4, 19. Long de trois lignes, ovale, très-slabre, fort luisant, d’un noir bronzé en dessus, noir en dessous , avec les pattes fauves. Un écusson triangulaire très-pointu, un peu plus long que larse ; élytres arrondies au bout, avec des petits points enfoncés , formant des lignes régulières et longitudinales.
La femelle pond ses œufs sur les plantes aquatiques. Ils sont très-petits, en forme de petits cylindres, et d’un
blanc un peu jaunâtre. La larve a le corps long, effilé, linéaire, composé de treize anneaux’, dont les trois premiers portent chacun une paire de pieds. La tête grande , en ovale allongé et irès-aplatie, offre les mèmes parties que celles des larves des dytisques; mais ici, le quatrième anneau et les sept suivans ont, de chaque côté, un filet conique , membraneux , flexible et barbu sur ses bords. Le douzième anneau en a quatre semblables, mais beaucoup plus longs, et plus dirigés en arrière. Deux trachées très-fines parcourent toute la longueur du corps, et reçoivent de chaque filet un vaisseau aérien. Le dernier anneau du corps est très-petit, et terminé par quatre crochets longs et parallèles. Cette larve vit dans l'eau, et en sort au commencement d'août pour passer à l'état de nymphe. Elle se forme avec une matière qu’elle tire de son corps, et semblable à du papier gris, une
petite coque ovale, pointue aux deux bouts, qu'elle fixe aux feuilles de roseau, et où elle s’enferme. Cette espèce est très-commune en Europe (1).
La seconde famille des CoLÉoPTÈREs PENTAMÈRES ,
Les PBracnezyrRes, Cuv. (MicroPTERA, Gravenhorst. )
N’ont qu'un palpe aux machoires, ou quatre entout;les antennes, tantôt d’égale épaisseur, tantôt un peu plus grosses vers le bout, sont ordinairement composées d'articles en forme de grains ou lenticulaires ; les étuis sont beaucoup plus courts que le corps, qui est étroit et allongé, avec les hanches des deux pieds antérieurs très-grandes , et deux vésicules près de l'anus, que l’animal fait sortir à son gré.
Ces coléoptères composent le genre STAPHYLIN
(STAPHYLINUS) de Linneus.
On les a considérés comme fesant le passage des ‘cloéoptères aux forficules ou perce-oreilles , premier genre de l’ordre suivant. Sous quelques rapports, ils avoisiment encore les insectes de la fa-
(1) Voyez, pour les autres espèces , Olivier , Col. IIT, n°. 41, et Schonherr, Synon, Insect.ëli, n°. 55. On tronve encore aux envizons de Paris le gyrin minutus et le bicolor de Fabricius. Les espèces les plus grandes et toutes exotiques, n’ont pas d’écusson sensible et
leurs palpes ne sont qu’au nombre de quatre.
mille. précédente , et sous plusieurs autres les boucliers , les nécrophores , genres de la quatrième famille : ils ont, le plus souvent, la tête grande et aplatie, de fortes mandibules, des antennes courtes, le corselet aussi large que l'abdomen, et les étuis tronqués à leur extrémité et recouvrant néanmoins les ailes qui conservent leur étendue ordinaire. Les demi-anneaux et nœuds du dessus de l'abdomen sont aussi écailleux que les inférieurs. Les vésicules de l’anus consistent en deux pointes coniques et velues que l’animal fait sortir et rentrer à volonté; le dernier segment de l’abdomen, celui où est l’anus, se prolonge et se termine aussi en pointe.
Ces coléoptères, lorsqu'on les touche ou qu’ils courent, relèvent cette espèce de queue et lui donnent toute sorte d’inflexions. Ils s’en servent aussi pour pousser leurs ailes sous les étuis et les y faire rentrer. Les deux pieds antérieurs ont les tarses larges et dilatés ; leurs hanches, ainsi que celles des pieds intermédiaires , sont fort grandes. Ils vivent, pour la plupart, dans k terre, le famier, les matières excrémentielles ; d’autres se trouvent dans les champignons , la carie ou les plaies des arbres, sous les pierres ; quelques-uns n'habitent que les lieux aquatiques. On en connaît encore, mais de très-petits, qui se tiennent sur les fleurs. Tous sont voraces, marchent d’une grande vitesse, et prennent vol très-promptement.
Leurs larves ressemblent beaucoup à l’insecte parfait; elles ont la forme d’un cône allongé, dont la base ou la partie la plus épaisse est occupée par
la tête, qui est trés-grande ; le dernier anneau se prolonge en manière de tube , et est accompagné de deux appendices coniques et velus. Ces larves se nourrissent des mêmes matières que l’insecte dans
son dernier état,
Le premier estomac des staphylins est petitet sans plis; le deuxième trés-long et très-velu; l'intestin est très-court. ds
Ce genre est considérable. Nous le divisons en quatre sections. La première,
Celle des FIssILABRES.
À la tête entièrement nue et séparée du corselet, qui est tantôt carré ou en demi-ovale, tantôt arrondi ou en cœur tronqué, par un cou ou un étranglement visible. Le labre est profondément divisé en deux lobes. Tels sont
Les Oxypores. (Oxyrorus. Fab.)
Dont les palpes maxillaires sont filiformes , et les labiaux terminés par un article très-grand et en croissant.
Les antennes sont grosses , perfoliées et comprimées. Ils vivent dans les bolets et les agarics.
L'O.roux (Staphylinus rufus. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. XVI, xix, long d'environ trois lignes, fauve, avec la tête, la poitrine, l'extrémité et le bord intérieur des éivis , ainsi que l'anus, noïrs (1).
Les AsTrAaPées. (AsrrAPpæus. Gravenhorst.)
Où les quatre palpes sont terminés par un article plus grand et presque triangulaire (2).
loc 2
(1) Ajoutez: 0. maxillosus, Fab. Panz. ibid. xx. Les autres oxypores de Fabricius appartiennent à des sous-genres de notre quatrième seclion. Voyez Olivier,encycl. méth. genre oxypore, et M. Gravenhorst, coleoptera microptera.
(2) Staphylinus ulmi, Oliv. Ross. Faun. Etrusce, I, v, 6, Panz. ibid, LXXXVIIT, 1v. Latr. Gener. Crus& et Insect. , I, 284.
Les STAPHYLINS propres. ET Fab.)
Qui ont tous les palpes filiformes, et les antennes insérées au-dessus du labre et des mandibules , entre les yeux.
Le S. bourdon (S. hirtus. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. IV , x1x, long de dix lignes, noir, très-velu, avec le dessus de la tête , du corselet, et les derniers anneaux de l'abdomen couverts de poils épais , d’un jaune doré et lustré ; étuis d’un gris cendré, avec la base noire; dessus du corps d’un noir bleuâtre. — Nord de l’Europe, France et Allemagne.
Le S, odorant (S. olens. Fab.) Panz. ibid. XXVIT, 1 , long d’un pouce , d'un noir mat, avec la tête plus large que le corselet, et les ailes roussâtres.
Très-commun aux environs de Paris, sous les pierres.
Le S$. à mächotres (S. maxillosus. Lin.) Panz. ibid. 11, ayant près de huit lignes de longueur, noir, luisant; tête plus large que le corselet; grande partie de l’abdomen et des élytres d’un gris cendré, avec des points, et des taches noires. — Dans la terre et le fumier. |
Le S. gris-de-souris (S. murinus. K.) Panz. ibid. LXVI, xvr, long de quatre à six lignes; tête, corselet et étuis d’un bronze foncé, luisant , avec des taches obscures; .écusson jaunâtre, marqué de deux taches trèsnoires; abdomen noir; majeure partie des ‘antennes roussäâtres. — Avec les précédens.
Le S. à élytres rouges ( S.erythropterus. Lin.) Panz. XXVIII, 1v, long de six à dix lignes, noir, avec les étuis , la base des antennes et les pieds fauves (r).
(1) Voyez la Monographie de cette fam ille ( coleoptera microptera ) de M.Gravenhorst. Panz. Index Entom, pars 1 ,pag. 208 et suiv. Latr. ibid. I, 285. Rapportez à ce genre les espèces suivantes d'Olivier : aurçeus ,; Œneus, hæmorrhoidalis , oculatus, erytrocephalus, similis , cyaneus, pubescens , cupreus , stercorarius , brunnipes , fulgidus, elegans, pilosus, politus, amœænus, en outre des cinq dont nous donnons ici la description.
Les Pixopnires. ( PrNoPHiILus. Gray.)
Qui ont aussi les palpes filiformes , mais dont les antennes sont insérées au-devant des yeux, en dehors du labre et près de la base extérieure des mandibules (1).
Les Latarogies. ({LaATHrogium. Grav.)
Dont les palpes sont terminés brusquement par un article beaucoup plus petit que le précédent, pointu, souvent peu distinct. Les maxillaires sont beaucoup plus longs îque les labiaux , et l'insertion des antennes est la même que dans le genre précédent (2).
La seconde section , les LONGIPALPES.
Qui ont aussi la tête entièrement découverte, mais dont le labre est entier, et dont les palpes maxillaires sont presque aussi longs que la tête, avec leur quatrième article caché ou très-peu distinct.
Ces palpes paraissent être terminés en massue, le troisième article étant renflé. Ils vivent sur les bords des eaux.
Les PÉDÈRESs. (Pæperus. Fabr.)
Où les antennes, insérées devant les yeux, grossissent insensiblement, et dont les mandibules sont dentées au côté intérieur , avec la pointe simple ou entière.
Le P. des rivages ( Staphylinus riparius.) Panz. Faun. Insect. Germ. IX, x1, long d’environ trois lignes, très-
(1) Pinophilus latipes, Grav. Amér. Septent, Il est réuni au genre suivant dans son mantissa.
(2) Voyez Gravenhorst : coleopt. microp. et Latr. Gener. Crust. et Insect. I, 280. Le s. elongatum (s. elongatus, Fab, ) a été figuré par Panzer , ibid, IX, x11;—Staphylinus linearis ? Oliv. Col, IF, 2, 1, 38.
étroit et fort allongé, fauve , avec la tête, la poitrine, l’extrémité supérieure de l’abdomen et les genoux noirs ; élytres bleues. Très -commun dans le sable hümide, sous les pierres, à la racine des arbres , etc. (1).
Les Evzsruërrs. (EvæsTartus. Grav.)
Dont les antennes , insérées devant les yeux, sont termi-: nées par une massue de deux articles (2).
Les SrÈNeEs. (SrENuSs. Latr.)
Où les antennes , insérées près du bord interne des yeux, sont terminées par une massue de trois articles. Ils ont l’extrémité des mandibules fourchue et de gros yeux.
Le S. à deux points. (Staphylinus 2-guttatus. Linn.) Panz. Faun. Insect. Germ. XI, xv11. Deux lignes de long,
tout noir , avec un point roussâtre sur chaque étui (3). ,
La troisième section, celle des APPLATIS.
À ,avec la tête entièrement découverte et le labre entier,
les palpes maxillaires beaucoup plus courts que la tête, avec le quatrième article distinct.
Les OxyTeLes. (OxyTerus. Grav.)
Qui ont les antennes insérées devant les yeux, sous un
(1) Consultez les mêmes ouvrages, Panzer, Ind. Entom. 215; et Oliv. Col. II, n°. 44, à l'exception des espèces n°. 4 et 5, qui appartiennent au genre stènze. Son staphylin rétréci, pl. 2, 18, est un pedère.
(2) Evæsthetus scaber, Grav.
(5) Ajoutez staphylinus juno , Payk. — pæderus proboscideus , Oliv.Col. TI, 44, 1, 5; —staphylinus clavicornis, Panz. Faun. Insect.
Germ. XXVIF, 11. Voy. Gruvenhorst, coleopt. microp. et Latr. Gener. Crust. et Insect, genre stezus,
rebord ;, plus grosses vers le bout , et les palpes terminés en alène. è
Les tarses se replient sur le côté extérieur des jambes, qui sont plus étroites ou échancrées à leur extrémité.
Ce côté extérieur, du moins aux deux premières jambes , est toujours très-épineux.
Les mâles de quelques espèces (1) ont deux cornes sur la tête et une autre sous le corselet.
Les OmaLtes. (Omarrum. Grav.)
Dont les antennes sont encore insérées devant les yeux, sous un rebord , et vont aussi en grossissant vers leur extrémité; mais dont les palpes sont filiformes (2).
Quelques espèces ont aussi les jambes épineuses. On peut y rapporter les Piestes de M. Gravenhorst (3).
LES PROTEINES. (ProTEINnus. Lat.)
Dont les antennes, toujours insérées devant les yeux, sous un rebord, vont en grossissant , et dont les palpes sont terminés en alène.
Les maxillaires sont peu avancés, avec le dernier article presque aussi long que le précédent. Le corséelet est beaucoup plus large que long (4).
Les LEsTÈèvEs. (LEsrevA. Latr. — ANTHOPHAGUS. Grav.)
Où les antennes , insérées devant les yeux et sous un re-
(1) Staphylinus tricornis , Paÿk. Herbst. Archiv. XXX, viit ;— oxytelus furcatus, Oliv. ;—Siagonium quadricorne, Kirb.et Spenc, Introd. entom.I, 1,3. Voyez pour les autres espèces, Oliv. Encycl. méth, genre oxytèle, Grav. Latr. et Panzer, Ind. Entom.
(2) Voyez encore Oliv. ibid. genre omalie, et Grav. Panz. et Latr. ibid.
(3) Prestus sulcatus , Gray. ;—oxytelus bicornis, Oliv. Encycl. Méthodique.
(4) Proteinus brachypterus, Lat. gen. Crust. et Insect, I, 298.
bord , comme dans les précédens , sont presque de la même grosseur, avec la plupart des articles en cône renversé, et le dernier presque cylindrique. Palpes filiformes (1).
LES ALÉOCHARES. ( ALEOCHARA, CALLICERA. Grav. )
Où les antennes sont insérées entre les yeux ou près de leur bord intérieur, et à nu, à leur naissance. Les trois premiers articles sensiblement plus longs que les suivans; ceux ci perfoliés, le dernier allongé et conique. Palpes terminés en alène, les maxillaires avancés, avec l’avant - dernier article grand et le dernier très-petit. Corselet presque ovale, ou en carré arrondi aux angles (2).
La quatrième section , les MICROGÉPHALES.
Ont la têle enfoncée postérieurement jusque près des yeux, dans le corselet; elle n’en est point séparée par un cou, ni par un étranglement visible; le corselet a la forme d’un trapèze, et s’élargit de devant en arrière.
Ils ont le corps moins allongé que les précéäens , et se rapprochant davantage de la forme elliptique ; la tête beaucoup plus étroite, rétrécie et avancée en devant; les mandibules de grandeur moyenne, Sans dentelures, et arquées simplement à la pointe. Les élytres , dans plusieurs, re-
(1} Lesteva punctulata, Latr. ibib. 1x, 1; carabus dimidiatus, Panz. Faun. Insect. Germ. XXXVI, u1;—7. alpina, Latr. ibid. ;—staphylinus alpinus, Oliv. Col. III. 42, vi, 55 ;—staphy-
linus caraboides, ibid. 11, 17. Voyez Grav. Col. Microp. genre anthophagus.
(2) Staphylinus canaliculatus, Fab. Panz. ibid. XXVIT, xrx ;— staphylinus impressus, Oliv. Col. ibid. v, 41;—s. boleti, Linn, Oliv. Col. ibid. 111, 25 ;—s. collaris, ejusd. ibid. 11, 19;—s. minutus, ejusd. ibid. vr, 53 ;—s. socialis, ejnsd, ibid. 111, 25; et gé-
néralement les, irois premières familles du genre aleoghara de Gravenhorst, col, mic. tom, 11.
couvrent un peu plus de la moitié de la longueur du dessus
de l’abdomen. Les uns vivent dans les champignons, sur
les fleurs, et les autres dans les fientes. Fabricius en a réuni ° me
plusieurs espèces avec les oxypores.
Les Lomécauses. (LomEcHusA et ALEOCHARA. Grav.)
Qui n’ont point d’épines aux jambes, et dont les antennes, depuis le quatrième article, forment une massue perfoliée ou en fuseau allongé. Palpes terminés en alène; antennes souvent plus courtes que la tête et le corselet (1).
Les TaAcHiNnes. (TacHiNus. Grav.)
Qui ont les jambes épineuses ; dont les antennes sont composées d’articles en cône renversé ou en poire, et grossissant insensiblement , et dont les palpes sont filiformes (2).
Les Tacayrores. (TacHyPporus. Grav.)
Semblables aux £achines par les jambes et les antennes, mais ayant des palpes terminés en manière d’alène (3).
(1) Les unes ont le corselet uni et non relevé sur ses bords. Telles sont les aléochares . bipunctata , lanuginosa , nitida ( staphylinus bi-pustulatus, Linn. Oliv.Col. IT, 42, v, 44), fumata , nana, de Gravenhorst, ou ses familles 111—v1 (col. micropt. lom. 2.), Les autres ont les bords du corselet relevés et forment son genre lomechusa; L. paradoxa ; staphylinus emarginatus, Oliv. ibid. 11, 12; — 1. dentata, Grav. ; staphylinus strumosus , Payk. V.
(2) Oxyporus subterraneus , Fab. ;—0. Li pustulatus , ejusd. Panz. Faun. Insect. Germ. XVI, xx1 ;—0. marginellus, Panz. ibid. IX, xit1;—staphylinus fuscipes , ibid. XXVII, x11;—oxyporus suturalis, ibid. XVIIT, xx ;—0. pygmœæus, ibid. XXVIL, xix ;—0. lunulatus, ibid. XXII, xv;—staphylinus atricapillus, F.;—oxyporus merdarius , Panz. ibid. XXVI, xvur ;—staphylinus striatus , Oliv. ibid. v, 47; —5. luinatus, Linn.
(3) Oxyporus rufipes ; Fab. Fanz, ibid. XXVIT, xx ;—0. margik natus, F. Panz. ibid. xXviIT ;—0o. chrysomelinus, F. Panz. ibid. IX, xiV;—0, analis, F, Panz. ibid, XXII, xvi;—0. abdominalis, F.
La troisième famille des CoLÉOPTÈRES PENf TAMÈRES ,
Les SERRICORNES.
+ Se distingue par le nombre des palpes qui est de quatre, et par les antennes en forme de fil ou de soie, comme dans la première famille, mais ordinairement dentées en scie, en peigne ou en panache, du moins dans les mâles. Elle nous offrira sept rs.
La première , les Burresrines ,
Dont le corps est toujours ferme, le plus souvent ovale ou elliptique, droit , avec la tête engagée verticalement jusqu'aux yeux, dans le corselet , a le sternum antérieur, ou la partie de la poitrine comprise entre la première paire de pieds, grand, distingué de chaque côté par une rainure où s'appliquent les antennes (toujours courtes), dilaté ou avancé en devant jusques sous la bouche ; son extrémité opposée se proionge en forme de stylet ou de corne, pointue ou mousse, mais toujours nes les mandibules se terminent en une pointe entière , ou sans échancrure ni dent. Le dernier article des palpes est presque cylindrique dans les uns , avoide ou globuleux dans les autres.