‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 54 sur 92 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

226 INSECTES Ces insectes ne sautent point, ansi que

ceux de la seconde tribu, dont ils sont d’ailleurs très-voisins, et forment le genre

BUPRESTE (BupresTis) de LinnϾus.

La dénomination générique de Richard donnée par Geoffroi à ces coléoptères nous annonce la beauté de leur parure. Plusieurs espèces indigènes et beaucoup d’exotiques , d’ailleurs remarquables par la grandeur de leur taille, ont l'éclat de l’or poli sur un fond d’émeraude; dans d’autres l'azur brille sur l'or, où sont réunies plusieurs autres couleurs métalliques. Leur corps , en général, est ovale, un peu plus large et obtus, ou tronqué, en devant, et rétréci en arrière depuis la base de l'abdomen, qui occupe la plus grande’ partie de sa longueur. Les antennes sont courtes et en scie. Les yeux sont ovales. Les palpes sont ordinairement filhiformes et peu avancés. Le corselet est court, large, et ses angles postérieurs ne se prolongent point en arrière comme dans la tribu suivante. Les pieds sont courts, avec les quatre premiers articles des tarses larges, irianoulaires où en cœur, et le pénultième bilobé dans le plus grand nombre.

- Ils marchent lentement, mais leur vol est tresagile, lorsque le temps est chaud et sec. Si on veut les saisir , ils se laissent tomber à terre. Les femelles ont à l'extrémité postérieure de l'abdomen , une partie coriace ou cornée, en forme de lame conique, composée de trois pièces, et qui est probablement

une tarière avec laquelle elles déposent leurs œufs dans le bois sec, où vivent leurs larves. On rencontre plusieurs des petites espèces sur les fleurs et les feuilles ; mais les autres se tiennent pour la plupart dans les forêts, les chantiers : ils éclosent quelquefois dans les maisons, y étant transportés en état de larve ou de nymphe, avec le bois.

Les Ricumarps propres. ( Bupresris. Lin.)

Dont les palpes sont filiformes ou légèrement plus gros à leur extrémité, et terminés par: un article presque cylindrique, et dont les antennes sont simplement en scie.

Ils ont l’extrémité de leurs mächoires divisée en deux pièces, le pénultième article de leurs tarses profondément £chancré, et le bout postérieur des étuis souvent denté.

Les uns n’ont point d’écusson.

Le À. à faisceaux (B. fasciculata. Lin.) Oliv. Col. 11, 32, 1v, 30, long d'environ un pouce, ovoïde, convexe, très-ponctué et ridé, d’un vert-doré ou cuivreux, quelquefois obscur, avec de petites touffes de poils jaunâtres ou rougeätres ; étuis entiers. — Au Cap de Bonne-Espérance, et quelquefois en si grande abondance sur le même arbuste, qu'il semble tout chargé de fleurs.

Le 2. sternicorne ( B. sternicornis. Lin.) Oliv. Col. ibid. vi, 92 a. Un peu plus grand, même forme, d’un vert un peu doré, très-brillant ; de gros points enfoncés , dont le fond est garni d’écailles blanchâtres, sur les étuis : trois dents. à leur extrémité; sternum postérieur avancé en forme de corne. — Indes orientales.

Le À. chrysis (B. chrysis. Fab.) Oliv. ibid. 11,8, vi, 52, b, diffère du précédent par les étuis d’un brunmarron et sans taches blanchâtres.

Le À, bande-dorée ( B. vittata. K.) Oliv. ibid. 111, 17,

long de près d’un pouce et demi, plus étroit et plus allongé que les précédens , déprimé , d’un vert-bleuâtre; quatre lignes élevées et une bande dorée et cuivreuse sur chaque étui , dont le bout a deux dents. — Des Indes orientales.

Le 2. ocellé( B. ocellata. F.) Oliv. ibid. 1, 3, presque semblable, pour la taille et la forme , a sur chaque étui une grande tache jaune et phosphorique, située entre deux autres de couleur d’or ; le bout de chaque étui est terminé par trois dents.

Les autres ont un écusson.

Le R. géant (B. gigas. Lin.) Oliv. ibid. 1, 1, long de deux pouces ; corselet cuivreux, mêlé de vert brillant, avec deux grandes taches lisses, couleur d’acier bruni; étuis terminés par deux pointes, cuivreuses dans leur milieu, d’un vert-bronzé sur leurs bords, avec des points enfoncés , des lignes élevées et des rides. — De Cayenne.

Nous citerons parmi les espèces de notre pays,

Le R. à fossettes (B. affinis. F.) B. chrysostigma , Oliv. ibid. vr, 54, bronzé en dessus, cuivreux et brillant en dessous, dont les élytres , dentelées en scie à leur $ pointe, ont trois lignes longitudinales élevées, et deux impressions dorées sur chacune.

Le R. vert (B. viridis. Lin.) Oliv. zbid. x1, 127, long d’environ deux lignes et demie, à forme linéaire, d’un vert-bronzé, avec les étuis entiers et pointillés. — Sur les arbres.

Fabricius a détaché des richards propres ceux qui ont le corps court, plus large proportionnellement et presque triangulaire. Ce sont ses #rachys (1). De ce nombre est

Le R. nain ( B. minuta. Lin.) Oliv. cbid. 11, 14,

(1) Voyez les quil espèces cilées par Fabricius, System, Eleut, IT,

COLÉOPTÈRES. 229 noir en dessous, d’un brun cuivreux en dessus, avec le milieu du front enfoncé, le corselet sinué à son bord postérieur , eldes raies blanchâtres, ondées , formées par des poils, et transverses sur les étuis. — Commun sur le coudrier, dont il ronge les feuilles.

Les APHANISTIQUES de Latreille ont les antennes terminées en massue. On en connait deux ou trois espèces , toutes très-petites et à forme linéaire),

On doit rapprocher des richards quelques petits genres nouveaux tels que |

Les MéLasis. (Merasrs. Oliv.)

Où les palpes finissent par un article beaucoup plus gros que le précédent, presque globuleux; dont les antennes sont en peigne dans les mâles, en scie dans les femelles; dont les mâchoires sont simples ou sans division intérieure, et qui ont’tous les articles des tarses entiers. Le corps est cylindrique (2).

Les CéRoPHyTes. (CEroPHyTum. Lat.) )

Qui ressemblent aux précédens par les palpes , mais dont les antennes sont branchues d’un côté dans les mâles (3), en scie dans les femelles ; qui ont deux lobes aux mâchoires, et le pénultième article des tarses bifide. Le corps est ovale (4).

(1) Buprestis emarginata, F. Oliv. ibid. x, 116. Cousullez pour les autres espèces de Richards, Olivier, ibid,

(2) Melasis buprestoides, Oliv. IH, 30,1, 1 :—melasis elateroides, Hilig. différent suivant lui de l’elater buprestoides de Linnæus.

(3) La base interne de chaque article jetant un rameau allongé, élargi et arrondi au bout; dans les melasis mâles, leur côté interne se dilate en forme de dent allongée,

(4) Latr. Gen. Crust, et Insect. 1v, 375. Le melasis picea de M. Palisot de Beauvois , Insect. d’Af, et d'Amérique VII, 1, analogue

aux cérophytes, doit former un nouveau genre, d’après les organes

236 INSECTES La seconde tribu, celle des Erarérines ,

Ne diffère de la précédente qu’en ce que le stylet postérieur de l’avant-sternum s’enfonce à la volonté de l'animal , dans une cavité de la poitrine , située immédiatement audessus de la naissance de la seconde paire de pieds, et que les mandibales sont échancrées ou fendues à leur extrémité , et terminées par deux dents. Le dernier article des palpes est, le plussouvent ,en forme detriangle ou de hache. Les pieds sont en partie contractiles. Elle ne comprend que le genre

TauPIN (ELATER) de Linnæus.

Leur corps est généralement plus étroit et plus allongé que celui des buprestides. Les angles postérieurs du corselet se prolongent en pointe aiguë, en forme d’épine; les articles des tarses sont toujours entiers.

On les a nommés en français scarabées & ressort, et en latin zotopeda, elater. Couchés sur le dos, et ne pouvant se relever, à raison de la briéveté de leurs pieds, ils sautent et s'élèvent perpendiculairement en l'air jusqu’à ce qu'ils retombent dans leur position naturelle ou sur leurs pieds. Pour exé-

er mnern ce nsnn eE

de la manducalion. Il est à comparer avec le pfyocerus mysfacinus de Thunberg (melasis mystacina Fab.) Nov. Act. Holm. 1806, 1r,

1, 4. Voyez aussi sou ripidius pectinicornis, 1bid.

cutèr ces mouyemens, ils les serrent conîre le dessous du corps, baissent inférieurement la tête, et le corselet, qui est très-mobile de haut en bas, puis rapprochant cette dernière partie de l’arrière-poitrine , ils poussent avec force la pointe de l’avantsternum contre le bord du trou situé en avant de larrière-poitrine, où elle s’enfonce ensuite brusquement ef comme par ressort. Le corselet avec les pointes latérales, la tête, le dessus des élytres, heurtant avec force contre le plan de position, surtout s’il est ferme et uni, concourent , par leur élasticité , à faire élever le corps en l'air. Les côtés de lavant-sternum sont distingués par une rainure où ces insectes logent, en parte, leurs antennes, qui sont en peigne ou à longues barbes, dans plusieurs mâles. Les femelles ont à l’anus une espèce de tarière allongée, avec deux pièces latérales et pointues au bout , entre lesquelles est l’oviducte proprement dif.

Les taupins se tiennent sur les fleurs, les plantes et même à terre ou sur le gazon ; ils baissent la tête en marchant, et quand on les approche, ils se laissent tomber à terre, en appliquant leurs pieds sous le dessous du corps.

De Géer a décrit la larve d’une espèce we ce genre (undulatus). Elle est longue, presque cylindrique , pourvue de petites antennes, de palpes, de six pieds, à douze anneaux couverts d’une peau écailleuse , dont celui de l'extrémité antérieure forme une plaque rebordée et anguleuse sur les bords avec deux pointes mousses et courbées en dedans,

au-dessous est un gros mamelon charnu et rétractile, qui fait l’office de pied. Elle vit dans le terreau de bois pourri. On en trouve aussi dans la terre. Il paraît même que celle du 7. strié de Fabricius ronge les racines du blé, et fait beaucoup de dégât, lorsqu'elle se multiplie. |

L’estomac des taupins est long, ridé en travers, quelquefois gonflé à la partie postérieure ; leur intestin est médiocre.

Le T. cucujo ( E,. noctilucus. Lin.) Oliv. Col. I, 31, 11, 14, a. Long d’un peu plus d’un pouce, d’un brun obscur , avec un duvet cendré; une tache jaune, ronde, convexe, luisante, de chaque côté du corselet, près de ses angles postérieurs ; des lignes de petits points enfoncés sur les étuis. — De l'Amérique Méridionale.

Ses taches répandent pendant la nuit une lumière trèsforte, et qui permet de lire l'écriture la plus fine, surtout si on réunit plusieurs desces insectes dans le même vase. C’est à cette lueur que des femmes font leurs ouvrases; elles les placent aussi, comme ornement, dans leurs coiffures, pour leurs promenades du soir. Les Indiens les attachent à leur chaussure, afin de s’éclairer dans leurs voyages nocturnes. Brown prétend que toutes les parties intérieures de l’insecte sont lumineuses, et qu'il peut suspendre à volonté sa propriété phosphorique. Nos colons l’appellent }Zouche lumineuse, et les Sauvages Cucrryos, Coyouyou ; de là le nom espagnol Cucujo. Un individu de cette espèce, transporté à Paris, dans du bois , en état de larve ou de nymphe, s’y est métamorphosé, et a excité, par la lumière qu’il jetoit, la surprise de plusieurs habitans du faubourg Saint-Antoine , témoins de ce phénomène, inconnu pour eux. d

Le T. bronzé ( E. æneus. Lin.) Oliv. Col. ibid. vi11, 69, longs de six lignes, d'un vert-bronzé, luisant, avec Îles

étuis striés et les pattes fauves. — En Allemagne et au nord de l’Europe.

Le T' germanique (E.germanus, Lin.)Oliv. ibid.11,12° très-commun aux environs de Paris, n’en diffère que par la couleur des pieds , qui sont noirs.

Le T! marron (E.castaneus. Lin.) Oliv. ibid. 111, 25; v,51, noir; corselet couvert d’un duvet roussälre; élytres jaunâtres, avec l’extrémité noire; antennes du mâle en peigne. — D’Europe.

Le T!. corselet fauve ( E. ruficollis. Lin.) Oliv. zbid. VI, 61, a,b, long de trois lignes, d’un noir luisant, avec la moitié postérieure du corselet rouge. Du nord de l’Europe.

Le 7! ferrugineux (E. ferrugineus. Lin.) Oliv. ibid. 111, 35, long de dix lignes, moir, avec le corselet, à l'exception de son bord postérieur , et les étuis, d’un rouge

de sang foncé. Sur le saule. C’est la plus grande ee d'Europe (1).

La troisième tribu, les CÉBRIONITES,

Ainsi nommée du genre Cébrion d'Olivier, auquel se rattachent les autres, a, de même que les suivantes, l’avant-sternum de grandeur et de forme ordinaires, et son extrémité antérieure ne se prolongeant pas au - dessous de la tête. Les mandibules se terminent en pointe simple ou entière, ainsi que dans la division

{1) Voyez pour les autres espèces, Oliv. ibid. Panz. Faun. Insect. Germ. et son Ind. Entom. ; ainsi qu'Herbst. Col. et M. Palisot de Beauvois , insect. d’Af. et d'Amer, — Le 7. clavicorne ( E. clavicornis. ) d'Olivier, qui a le port des insectes de ce genre, en forwe un

particulier (f4rosque), que je range dans la famille suivante”

Fr

suivante; mais les palpes sont de la même Srosseur, ou plus grèles à leur extrémité; le corps est arrondi et bombé dans les uns, ovale ou oblong , mais arqué en-dessus, et incliné par-devant dans les autres.

Il est Le plus souvent mou et flexible, avec le corselet transversal, plus large à sa base, et dont les angles latéraux sont aigus ou même prolongés, dans plusieurs, en forme d’épine. Les antennes sont ordinairement plus longues que la tête et le corselet.

Leurs habitudes sont inconnues. Beaucoup se tiennentsur les plantes, dans les lieux aquatiques.

Les uns ont la tête entièrement saillante, et de la largeur du bord antérieur du corselet , avec les mandibules étroites, très-arquées et fort crochues, presque en forme de croissant.

Ils ont, le plus souvent, les antennes soit en panache ou en scie, soit un peu dentées; les angles postérieurs et latéraux du corselet prolongés en forme de pointe ou d’épine; le corps est ferme, en ovale oblong; les mandibuleSf sont toujours saillantes. Tels sont

Les Cégriows. ( CeBrio. Oliv.)

Qui n'ont point de pelottes aux tarses; dont les antennes sont en filets, de onze articles, dilatés en dent de scie à l'angle intérieur de leur extrémité.

La plupart des espèces (1) sont propres aux contrées

(21) Cebrio longicornis, Oliv. Col. If, 52 bis, I, 1,et Taupin,x, 1; c. gigas,F.;—c. bicolor, F. Palis. de Beauv. Insect. d’Afr. et d'Amérique, VIT, 2 ;—c, fuscus, F.;—ejusd. ruficollis,

EN Gi

les plus méridionales de l’Europe, volent le soir, et ordinairement après les pluies d’orage.

Les Hammonies. ( HammonrA. Latr.)

Dont les tarses sont aussi sans pelote, et qui ont des antennes en massue, de dix articles et très-courtes. Ils sont aptères (1).

Les Rurpicères. (RuaipicerA. Latr.)

Qui ont des pelotes membraneuses et formées de deux pièces sous les articles intermédiaires des tarses, et dont les antennes sont en panache (2).

Les autres ont la tête enfoncée, jusqu'aux yeux, dans le corselet , ef les mandibules presque triangulaires et légèrement arquées à leur extrémité.

Les antennes sont presque toujours simples. Les anoles postérieurs et latéraux du corselet ne se prolongsent point ou presque point en arrière. Le corps est ordinairement mou ou flexible, ovale ou arrondi. Les inandibules sont rarement saillantes. Tels sont

Les Dascirzes. (Dascircus. Latr. — AToPA. Payk. Fab.)

Où les mandibules sont entièrement découvertes; qui ont le dernier article des palpes tronqué ou 1rès-obtus , et le corps ovale (3).

Les Eropes. (Ecopes. Lat. — CyrHon. Payk. Fab.)

Qui ont les mandibules cachées en grande partie sous le

(1) Cebrio brevicornis, Oliv. ibid. I, 2; tenebrio dubius, Ross. Faun. Etrusc. ra 0

(2) Hispa mystacina, Fab. ; Drur. Insect. II, xzvirx, 7. Nouv. Holl. et d’autres espèces inédites du Brésil,

(3) Dascillus cervinus, Lat. Gen. Crust. et {nsect. I, viir, 1 ;— chr} ela cervina, Linn. ; cistela cersina, Oliv. Col, II, 54,

labre; les palpes maxillaires pointus à leur extrémité, les labiaux fourchus; le corps presque rond , et les pieds postérieurs presque semblables aux autres, et non propres à sauter (1).

Les ScirTes. (Scrrres. Illis. — CypHon. Payk. Fab.)

Qui ne diffèrent des élodes que par leurs pieds postérieurs, propres à sauter, ayant les cuisses très-grosses, et les jambes terminées par une longue épine (2).

La quatrième tribu , les Lampyrines ,

Semblable à la précédente quant à la manière dont se terminent le sternum antérieur et les mandibules, s’en distingue parles palpes dont les maxillaires au moins sont plus

gros à leur extrémité et par leur corps droit et déprimé.

Ces coléoptères sont généralement trèsmous, avec les élytres minces et très-flexibles, le corselet presque carré ou en demi-cercle, plat, avancé au-dessus de la tête qu'ilrecouvre ou qu'il recoit en tout ou en partie. Le pénultième article des tarses est divisé dans tous en deux lobes. Lorsqu'on les saisit , ils re-

(1) La première division des cyphons de Fabricius ; voyez Schouherr, Synon. Insect. IT, pag. 321 ; l’Ind. Entom. de Panzer, 151; et Latreille, Gener. Crust. et Insect. I, pag. 253.

(2) La seconde division des cyphons de Fab. ; consultez les mêmes auteurs, L

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plient leurs antennes et leurs pieds contre le corps, et ne font aucun mouvement, comme s'ils étaient morts. Plusieurs recourbent alors en dessous leur abdomen. Ils comprennent le genre lampyris et une partie de celui des cantharis de Linnæus.

HS uns ont les antennes très-rapprochées à leur base , et les palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux. Leur bouche est très-pelte.

Ils se rapportent principalement au premier de ces genres , ou celui des LAMPYRES ( LAMPYRIS ).

Les Lycus. (Lycus. Fab.)

Caractérisés par leur tête rétrécie et prolongée en devant en forme de museau. Les antennes sont très-comprimées, et les étuis s’élargissent beaucoup vers leur extrémité postérieure, dans plusieurs espèces exotiques, et plus particulièrement dans les mâles. Le corps est étroit et allongé. Nous trouvons très-communément aux environs de Paris, sur les fleurs,

Le Z. sanguin (Lampyris sanguinea. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. XLI,1x, long d'environ trois lignes, noir, avec les côtés du corselet et les étuis d’un rouge de sang.

Sa larve se trouve sous les écorces du chène; elle est très-noire , linéaire, très-aplatie, avec le dernier anneau rouge, en forme de plaque, et offrant à son extrémité deux espèces de cornes cylindriques, comme annelées ou articulées , et arquées en dedans. Elle a six petits

pieds (1).

oyez pour les autres espèces Fabricius et Oliv. Col. IT, 29.

235 INSECTES Les Omarzises. (Omazisus. Geoffr. )

Très-voisins des précédens, et particulièrement du Z. sanguin; par la forme du corps, mais n'ayant pas de museau. Le dernier article de leurs palpes maxillaires est tronqué; la tête est en grande partie découverte, et les second et troisième articles de leurs antennes sont trèscourts, ce qui distingue ces insectes des Zampyres.

Les yeux sont écartés, et à peu près de la mêmeëgrosseur dans les deux sexes. Les angles postérieurs du corselet sont prolongés et très-pointus. Les élytres sont plus fermes, que dans les autres pentamères de celte tribu.

L’O. sutural( O. suturalis. Fab. ) Oliv. Col. IT, 24, 1,2, long d’un peu plus de deux lignes, noir, avec les étuis, leur partie intérieure ou suturale exceptée, d’un rouge de sang. — Dans les bois des environs de Paris.

On trouve dans les Alpes une seconde espèce, entièrement noire.

Les Lampyres. (Lampyris. Lin.)

Qui ont le corselet en demi-cercle et cachant la tête, ou en carré transversal ; la bouche très-petite; les palpes maxillaires terminés par un article finissant en pointe; l'extrémité postérieure de l'abdomen phosphorique, et dont les yeux sont très-gros, dans les mâles surtout.

Ces insectes, dont quelques femelles sont connues sous le nom de fers luisans, et que les voyageurs appellent Aouches lumineuses , Mouches à feu, out le corps très-mou, parti= culièrement l'abdomen qui est comme plissé, et les antennes tantôt simples, tantôt pectinées, barbues ou plumeuses, ou même en éventail. Quelques-uns ont des étuis très-courts ; les. femelles de quelques autres en sont tout-à-fait dépourvues, ainsi que d'ailes; et telles sont les espèces du nord de l'Europe.

Toutes les espèces brillent pendant la nuit. La par

COLÉOPTÈRES. 239 lumineuse est placée au-dessous des deux ou trois derniers anneaux de l'abdomen, qui sont ordinairement d’une couleur plus pâle que les autres, et y forment une tache jaunâtre ou blanchâtre. La lumière qu'ils répandent est plus ou moins vive, d’un blanc verdatre ou bleuâtre, comme celle des différens phosphores. Il paraît que ces insectes peuvent, à volonté, varier son action; ce qui a lieu surtout lorsqu'on les saisit ou qu’on les tient dans la main. Ils vivent très-long-temps dans le vide et dans différens gaz, excepté dans le gaz acide nitreux, muriatique et sulfureux, dans lequel ils meurent en peu de minutes. Leur séjour dans le gaz hydrogène le rend, du moins quelquefois , détonnant. Privés, par mutilation , de cette partie lumineuse du corps , ils continuent encore de vivre , et la même partie, ainsi détachée, conserve pendant quelque temps sa propriété lumineuse, soit qu’on la soumette à l’action de différens gaz, soit dans le vide ou à Pair libre. La phosphorescence dépend plutôt de l’état de mollesse de la matière, que de la vie de l’insecte. On peut la faire renaître en ramollissant cette matière dans l’eau. Les lampyres luisent, avec vivacité, dans le l’eau tiède, et s’éteignent dans l’eau froide, et il paraît que ce liquide est le seul agent dissolvant de la matière phosphorique. Ces insectes sont nocturnes ; on voit souvent des mâles voler, ainsi que des phalènes, auiour des lumières , d’où l’on peut conclure que l’éclat phosphorique que jettent principalement les femelles, a pour but d'attirer les individus de l’autre sexe. Les larves et ies nymphes de l'espèce de notre pays sont cependant, suivant de Géer, lumineuses, ce qui affaiblit cette conjecture. On a dit que quelques mäles n’avaient pas ia même propriété; mais ils en jouissent encore , quoique très -foiblement. | Presque tous les lampyres des pays chauds, tant mâles que | femelles , étant ailés, et s’y trouvant en grande quantité, offrent à leurs habitans, après le coucher du soleil, et pen-

dar

nuit, un spectacle amusant , une illumination natu- Nr

ri

relle, par cette multitude de points lumineux, qui, comme des étincelles ou de petites étoiles, errent dans les airs. On peut s’éclairer en réunissant plusieurs de ces insectes.

L’estomac des lampyres est long et divisé comme un colon en plusieurs boursouflures ; leur intestin est médiocre,

Le Z. luisant { L. noctiluca. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. XLI, vrr. Mâle long de quatre lignes , notre; antennes simples ; corselet demi-circulaire , recevant entièrement la tête, avec deuxtaches transparentes, en croissant; ventre noir: derniers anneaux d’un jaunâtre pâle.

L. splendidule ( L. splendidula. Lin.) Panz. 1bid. vrrt, très-voisin du précédent, un peu plus grand. Corselet jaunâtre, avec le disque noirâtre et deux taches transparentes en devant ; élytres noirâtres ; dessous du corps et pieds d’un jaunâtre livide ; premiers anneaux du ventre tantôt de cette couleur, tantôt plus obscurs.

Femelle, privée d’élytres et d'ailes, noirâtre en dessus, avec le pourtour du corselet et le dernier anneau jaunâtres ; angles latéraux du second æt du troisième anneaux, couleur de chair ; dessous du corps jaunâtre, avec les trois derniers anneaux couleur de soufre.

C’est particulièrement à ces individus qu’on a donné le nom de vers luisans. On les trouve partout, à la campagne, aux bords des chemins, dans les haies, les prairies , etc, aux mois de juin, de juillet et d'août. Ils pondent un grand nombre d’œufs , qui sont gros, sphériques et d’un jauve citrin, dans la terre ou sur les plantes; ils sont fixés au moyen d’une matière visqueuse qui les enduit.

La larve ressemble beaucoup à la femelle; mais elle est noire, ayec une tache rougeâtre aux angles postérieurs des anneaux; les antennes et ses pieds sont plus courts. ‘Ælle marche fort lentement, peut allonger, raccourcir ou recourber en dessous son corps. Elle est probablement carnassière. |

Le L. d'Italie ( L. isalica, Lin.) Oliv. Col. I, 2892912,

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