LES
nommé par ses habitans Zucciola ; corseiet ne recouvrant pas toute la tête, transversal, rougeâtre, ainsi que l’écusson, la poitrine, et une partie des pieds ; tête, étuis et abdomen noirs; les deux derniers anneaux du corps jaunâtres. Les deux sexes sont ailés (1).
Les autres ont les antennes écartées entre elles à leur base, ét les palpes maxillaires ne sont pas beaucoup plus longs que les labiaux. Ils embrassent une grande partie du genre cantharis de Linnæus, ou de celui des cicindela de Geoffroi.
Les TéLréprores. (TEecrrnorus. Schœff.—CanTHanrrs. Lin.)
Où les palpes sont terminés par un article en forme de hache. Ils sont carnassiers, et courent sur les plantes. Leur »
estomac est long, ridé en travers; leur intestin très-court,
Le T. ardoisé (Cantharis fusca. Linn. ) Oliv. Col. IT, 26,1,7, long de cinq à six lignes ; partie postérieure de la tête, étuis, poitrine et grande partie des pieds d’un noir ardoisé; les autres parties d’un rouge jaunâtre ; une tache noire sur le corselet. Se trouve fréquemment, en Europe , au printemps. Sa larve est presque cylindrique, allongée, molle, d’un noir mat et velouté, avec les antennes , les palpes et les pieds d’un roux jaunâtre. La tête est écailleuse, avec de fortes mandibules. Sous le douzième et dernier anneau est un mamelon, dont elle fait usase en marchant. Elle vit dans la terre humide et se nourrit de proie.
On a vu » des années , pendant l'hiver, au milieu de la
(1) Voyez Fabricius et Olivier , Cel. IL, n°. 28. On pourrait en séparer , comme a fait M. le comte de Hoffmansegg, les espèces dont les antennes sont barbues ou plumeuses ; elles composent son genre
* phengodes. 3 4 TOME 9. 16
neige, en Suède , et même dans des parties montagneuses dela France, une étendue considérable de terrain, recouverte d’une quantité infinie de ces larves, ainsi que de différentes autres espèces d'insectes vivans. On soupconne, avec fondement, qu'ils avaient été enlevés et transportés par des coups de vents , à la suite de ces vio-
lentes tempêtes qui déracinent et abattent un très-grand.
nombre d'arbres, particulièrement de pins et de sapins. Telle est l’origine de ce qu’on ä nommé pluie d’insectes.
Les espèces que l’on trouve alors, et quelquefois même
sur des lacs glacés, sont probablement du nombre de celles qui paraissent de bonne heure.
Le 7! livide (Cantharis livida. Lin.) Oliv. ibid. II, 28. Grandeur et forme du précédent. Corselet roussâtre, sans tache; étuis d’un jaune d’ocre , et bout des cuisses postérieures noir. —Sur les fleurs (x).
Les Mazrmixnes. (Marrainus. Lat. Schonh. — Necry- DALIS. Geoff.)
Dont les palpes sont terminés par un article ovoïde.
La tête est amincie en arrière; les étuis sont plus courts que l’abdomen, dans plusieurs.
Sur les plantes , et plus particulièrement sur les arbres (2).
La cinquième tribu, les Méryrines,
Analogue à la précédente, quant à la forme de lavant-sternum et celle du corps, s’en‘distingue par ses mandibules soit échancrées ou
(1) Consultez pour les autres espèces , Schonherr, Synon. insect. IF, pag. 60 , et Panzer , Ind. Entom. p. 91.
(2) Lat. Gen. Crust. et Insect. I, 261. Schonh. Synon. TInsect. IT, p- 75. Panz. Ind. Entom. p. 73. Les téléphores biguttatus et minimus
d'Olivier sont de ce genre.
fendues à leur extrémité, soit munies d’une dentelure sous la pointe; leur tête s'enfonce postérieurement dans le corselet, et a une forme ovale; les palpes maxillaires sont terininés par un article rétréci vers son extrémité , et s’avancent au-delà de la bouche. Le corselet est presque carré, plat ou légèrement convexe en-dessus. |
Le corps est presque toujours oblong, avec la bouche avancée, les mandibules étroites et allongées , les étuis flexibles et les tarses allongés. |
Ils sont très-agiles et se trouvent sur les fleurs et sur les feuilles. |
Cette tribu n’est qu’un démembrement des genres cantharis et dermestes de Tinnæus.
Tantôt les palpes sont filiformes ; les mâchoires ont une division intérieure; le pénultième article des tarses est en forme de cône; la tête se rétrécit et s’avance un peu en devant, sous la figure d’un petit museau; les antennes sont presque toujours en scie.
Les Mécyres. (MeLynris. Zycra. Fab.)
Dont lestarses , surtoutles deux antérieurs , ont le premier article plus court ou à peine aussi long que le suivant; qui n'ont qu'une petite dentelure sous les crochets du dernier; dont le corcelet est presque en trapèze, un peu plus étroit en devant; et dont les antennes sont seulement un peu plus longues que la tête.
Is ont le corps proportionnellement plus court et plus
large que les suivans, avec le corselet plus éleyé dans son milieu (1).
Les Dasyres. (DasyrTes. Payk. Fab.—DERMESTES. Lin.)
Dans lesquels le premier article des tarses est très-apparent et plus long que le suivant; qui ont sous les crochets du dernier un appendice membraneux , ou une dent trèscomprimée; le corselet presque carré, et les antennes de la longueur de la tête et du corselet; elles sont trèsécartées à leur base et insérées au-devant des yeux. On ne
voit point de vésicules rétractiles sur les côtés inférieurs du
Li * corps.
Le D. bleuâtre (D. cæruleus. K.) Panz. Faun. Insect. Germ. XCVI, x, long de trois lignes, allongé, vert ou bleuâtre, luisant et velu. — Très-commun aux environs de Paris, sur les fleurs, dans les champs.
Le D. très-noir ( Dermestes hirtus. Linn.) Oliv. Col. IT, 21,11, 28,un peu plus grand, moins oblong, tout noir et très-velu. Une épine à la base des tarses antérieurs , beau-
coup plus forte et très-crpchue dans l’un des sexes. — Sur les graminées (2). :
Les Maracuies. (Macaonrus. Fab. Oliv.— CanrHaRis. Linn.)
Ne diffèrent des dasytes que par leurs antennes moins écartées et plus intérieures, et par la présence de quatre corps vésiculaires , ordinairement rouges , à trois lobes, ré-
(:) Les mélyres de Fab. En outre son zygia oblonga , Latr. Gener.
Crust. et Insect. I, VIIL, 3; les mélyres pubescens, ciliata,
d'Olivier. Ces insectes sont propres aux pays les plus méridionaux
del Europe et à l'Afrique.
(2) Voyez. pour les autres espèces, Fabricius; les mélyres d'Olivier, n°. 6-17. Panz, Lud, Entom. p. 145, Latr, Gen. Crust. et Insect. I, p.204.
COLÉOPTÈRES 245 tractiles , t que Geoffroi nomme cocardes ; deux sont placés sous les angles antérieurs du corselet, et les deux autres à la base du ventre. On ignore leur usage, mais l’insecte les fait sortir chaque fois qu'il est effrayé.
L'un des sexes a, dans quelques espèces, un apbéndiee , en forme de crochet, au bout de chaque étui , que l'individu de l’autre sexe saisit par derrière, avec ses mandibules, pour l’arrêter lorsqu'il fuit ou qu’il court trop vile.
Ces insectes ont des couleurs agréables.
Le M. bronzé (Cantharis ænea. Lin.) Panz. ibid. X, If, long de trois lignes , d’un vert luisant, avec les étuis rouges au bord, et le devant de la tête jaune.
Le M. à deux pustules (Cantharis bipustulata. Pons. ibid. xr1, un peu plus petit, d’un vert luisant, avec le bout des étuis rouge (1).
Tantôt les palpes maxillaires vont en grossissant; les mâchoires n’ont point d’appendice intérieur; le pénultième article des tarses est en forme de cœur; et la tête se termine brusquement. °
Les Drires. (Dricus. Oliv.— Prizinus. Geoff. Fab.)
Leurs antennes sont plus longues que la tête et le corselet et pectinées au côté intérieur. Les palpes maxillaires sont avancés. Le corselet est transversal.
Le D: jaunâtre (La Panache jaune. Geoff. I,1, 2.) Oliv. Col. IL,23,1,r, long de près detrois lignes, noir, un peu soyeux, avec les étuis jaunâtres.—Sur les plantes.
M. Waudouer m'a communiqué une autre espèce trouvée en Allemasne, dont le corps est tout noir, et dont les antennes sont moins pectinées.
La sixième tribu, celle des Priniores ,
Où l’avant-sternum ,, comme dans les trois
{1) Voyez les mêmes ouvrages et Schonh. Syn. Insect. IF, p, 70.
tribus précédentes , ne fait point de saillie sur la bouche ; dont les mandibules sont échancrées à leur extrémité, ou offrent, audessous, une dentelure; dont la tête courte, arrondie ou presque globuleuse , est reçue en grande partie dans un corselet très-cintré en forme de capuchon, et qui ont des palpes très-courts et ternunés par un article toujours plus gros, et qui S’élargit vers son extrémité. Leur corps est ovoide ou cylindrique, arrondi ou convexe en-dessus, et de consistance sénéralement solide , avec des couleurs sombres ou obscures.
Les mandibules sont courtes, épaisses, presque triangulaires.
Les articles intermédiaires des tarses sont courts, larges, et garnis en-dessous de pelottes dans plusieurs. Le dernier est souvent proportionnellement plus court que le même des tarses des’autres coléoptères.
Ces insectes sont généralement très-peltits , et ont été comptés par Linnæus dans son genre
Prine. (Prius. )
La plupart habitent l’intérieur de nos maisons, surtout au printems, où on les voit courir sur les murs, les chassis des ‘fenêtres, les lambris, etc. Lorsqu'on les touche, ils contrefont le mort, en
“baiïssant la tête, en. inclinant leurs antennes et en contractantleurs pieds. Ils demeurent quelque temps dans cette léthargie apparente : leurs mouvemens sont, en général, assez lents. Les individus aïlés prennent rarement le vol} pour s ‘échapper. Leurs larves nous sont très- nuisibles. Elles ont une grande ressemblance avec celle des scarabées. Leur corps, souvent courbé en arc, est mou, blanchâtre, avec la tête et les pieds bruns et écailleux. Leurs mandibules sont fortes. Elles se construisent, avec les fragmens des matières qu’elles ont rongées, une coque, où elles se changent.en nymphes. D’autres espèces établissent leur domicile à la campagne, dans les bois , sur les pieux et sous les pierres; elles ont d’ailleurs les mêmes habitudes.
Les uns ont la tête et le corselet, ou la moitié antérieure du corps, plus étroite que l’abdomen , des antennes toujours
terminées d’une manière uniforme , simples, ou très-peu en scie, et presque aussi longues au moins que le corps.
Les Prines. (Prinus. Lin. Fab. —Brucuus. Geoff.)
Ont les antennes insérées entre,les yeux, qui sont saillans ou convexes. Leur corps est oblong.
Ils se tiennent, pour la plupart, dans l’intérieur des maisons, principalement dans les greniers et les parties inhabitées. Leurs larves rongent les herbiers et les dépouilles préparées et sèches d'animaux. Les antennes des mâles sont . plus longues que celles des femelles, et dans plusieurs es- pèces, ces derniers individus sont dépourvus d'ailes.
Le P. voleur. (P. fur. Lin. Fab.; 2. latro, striatus. F.) Oliv. Col. Il,17,1,1, 3; 11,0, var. du mäle. Long d’une ligne et demie , d’un brun clair ; antennes de la longueur du corps; corselet ayant de chaque côté une éminence pointue,
et deux autres arrondies et couvertes d'un duvet jaunätre, dans l'intervalle; deux bandes transverses, grisâtres, formées par des poils, sur les étuis.
Suivant de Geer, il se nourrit de mouches et autres insectes morts qu'il rencontre, Sa larve fait un grand dégât dans les herbiers et les collections d’histoire naturelle.
Le P.'impérial. (P. imperialis. Fab.) Oliv. ibid. EF, 4. Remarquable par deux taches des étuis représentant, par leur réunion, la figure grossière d’un aigle à deux têtes. Vit sur le vieux bois.
J'ai trouvé fréquemment sur des excrémens le P. germain (Latr. Gen. Crust. et Insect. I, pag. 279), qui a beaucoup de rapports avec le P. voleur (1).
Les Grenies. (Greprum. Scop. —Prinus. Fab. Oliv.)
.. Où les antennes sont insérées au-devant des veux, qui
sont aplalis et très-peltits; où l’écusson manque ou n’est point distinct; et dont le corps est court, avec l'abdomen très-grand, renflé, presque globuleux et demi-transparent. Les antennes sont plus menues vers leur extrémité, et les étuis sont soudés. Ces insectes font aussi leur séjour dans les herbiers et les collections (2).
Les autres ont le corps soit ovale ou ovoïde, soit presque cylindrique ; le corselet de la largeur de l'abdomen, du moins à sa base ; les antennes tantôt uniformes, en scie ou pectinées , tantôt terminées par trois articles beaucoup plus grands que les précédens ; elles sont plus courtes que le: . Corps.
Les Pririns. (Prizinus. Geoff. Oliv. — Prinus. Lin.)
Dont les antennes, depuis le troisième article , sont en
- ® # A e scie, et quelquefois pectinées dans les mâles.
Ê 1) Vovez pour la synonymie dex espèces de ce genre Schonkherr y lb » P re] + Synon. Insect. IL, p. 106.
(2) Ptinus scotias, Fab. Oliv. Col, ibid, 1,2. Panz. Faun. insect.
Germ, v, vu1;—p. sulcalus, Fab.
Ce genre étant peu nombreux en espèces, on peut lui associer les xylelines de Latreille (1), dont les antennes sont simplement en scie dans les deux sexes ; les sandalus de Knoch (2), qui ont ces organes conformés de la même manière, mais plus courts que le corselet, et dont les mandibules sont fortes, avancées et très-crochues. Dans les ptilins proprement dits, ou ceux d'Olivier, les antennes des mâles ont leur côté intérieur très en peigne (3). Ces insectes vivent dans le bois sec, et le percent de petits trous. C’est là aussi qu’ils s’accouplent; l’un des sexes est en dehors et suspendu en l’air.
Les Dorcaromes. (Dorcaroma. Herbst. Fab.)
Où les antennes finissent brusquement par trois articles plus grands, et dont les deux avant-derniers en forme de dents de scie; elles ne sont composées que de neuf articles (4).
Les Vrircerres. ( Anogrum. Fab. Oliv.— Prius. Lin. — ByrRuus. Geoff,)
Où les antennes sont également terminées par trois articles plus grands ou plus longs, mais dont les deux avantderniers en cône renversé et allongé , et celui du bout ovale ou presque cylindrique; elles ont onze articles.
Plusieurs espèces de ce genre habitent l’intérieur de nos maisons, où elles nous font beaucoup de tort dans leur premier état, celui de larve, en rongeant les planches, les solives , les meubles en bois, les livres, qu’elles percent
(1) Péinus serricornis, Fab.
(2) Sandalus‘petrophya, Knoch. N. Beyt. I, v, 5.
(5) Ptilinus pectinicornis, Fab. Oliv. Col. II, 17 bis, 1, 13—p. pectinalus, Fab.; ejusd. serratus ; ptinus denticornis, Var. Panz. ibid VE rx PNEU, 1x,
(4) Dorcatoma dresdensis, Herbst. Col. IV, xxx1x , 8.
de petits trous ronds, semblables à ceux que l’on feroit avec une vrille très-fine. Leurs excrémens forment ces petits tas pulvérulens de bois vermoulu que nous voyons souvent sur le plancher. D'autres larves de vrillettes attaquent la farine, les pains à cacheter que l’on garde dans les tiroirs, les collections d'oiseaux, d’insectes, etc.
Les deux sexes, pour s'appeler dans le temps de leurs amours et se rapprocher l’un de l’autre, frappent plusieurs fois de suite et rapidement, avec leurs mandibules, les boiseries où ils sont placés, et se répondent mutuellement. Telle est la cause de ce bruit, semblable à celui du battement accéléré d’une montre, que nous entendons souvent, et que la superstition a nommé l’Lorloge de la mort.
La 7. damier ( À. tesselatum. Fab.), Oliv. Col. IT, 16, 1,1, longue de trois lignes, d’un brun obscur et mat, avec des taches jaunâtres , formées par des poils; corselet uni; éluis sans stries.
La V. opiniâtre, ( Ptinus pertinax. Lin. 4. striatum. F.) Oliv. ibid. I, 4, noirâtre; corselet ayant, à chaque angle postérieur, une tache jaunâtre, et près du milieu de sa base une élévation comprimée, divisée en deux, en devant, par une dépression; étui$ à stries ponctuées. — Au nord de l’Europe.
Elle préfère , d’après les observations de Devéer, se lais= ser brüler à petit feu, plutôt que de donner le moindre signe de vie, lorsqu'on la tient. à |
La 7. striée d'Olivier, on l’Ænobium pertinax de Fabricius ( Panz. ibid. LxvI, v), ressemble beaucoup à la précédente; mais elle est plus petite et n’a pas de taches jaunes aux angles postérieurs du corselet. Elle est très-commune dans les maisons.
La Y. de la farine (A. puniceum. Fab. 4.minutum. ejusd.) Oliv. ibid. IT, 9, est très-petite, fauve, avec le corselet Lsse, et les étuis triés. Elle ronge les substances farineuses,
COLÉOPTÈRES. 251 et ravage les collections d'insectes lorsqu'on la laisse s’y multiplier. Elle s'établit aussi dans le liége (1).
La septième tribu, les Lime-rors,
Se distingue des précédens à leur tête entièrement dégagée et séparée du corselet par un étranglement ou un col. Leur sternum antérieur ne fait point de saillie, non plus que dans les quatre tribus précédentes; leurs mandibules sont courtes, épaisses, échancrées ou terminées par deux dentelures , comme dans les ptines.
Leur corps à une forme linéaire.
Les Cures. (Cures. Fab.)
Qui ont les palpes égaux, terminés par un article tronqué , et les antennes cylindriques (2).
Les LymexyLons. ( LYMExYLON. Fab. — CANTHARIS. MELor. Lin.)
Où les palpes mnaxillaires sont beaucoup plus grands que les labiaux , pendans , très-divisés , et comme en peigne ou en forme de houpe dans les mâles; et dont les étuis recouvrent la plus orande partie du dessus de l'abdomen.
Leurs larves causent un grand dommage aux chênes et aux bois de Run la marine. L’insecte parfait a la tête grosse, presque globuleuse.
(1) Consultez » pour les autres espèces, Schonherr, Syn. Insect. II, p- 101. Quelques-unes de Fabricius se Fappor tent à notre genre cs.
(2) Cupes capitata, Fab. Latr. Gen. Crust et Insect. I, ie 2e Coquüeb. Illust. Icon, Insect, IL, *az, 1.
Les uns ont les antennes en scie, et forment le genre Hyrecære ( Hyrecœrus) de Latreille (r). Tel est le Z. dermestoide ( Meloë marci. Lin. mâle; ejusd. Cantharis dermestoides , fem. ) Oliv. Col.II,25,1, 1, 2 femelle, longue de six lignes, d’un fauve pâle, avec les yeux et la poitrine noirs. Mâle, noir ; étuis tantôt noirâtres, tantôt roussâtres, avec l’extrémité noire. — En Allemagne, en Angleterre et au nord de l’Europe.
Les autres ont les antennes simples, un peu plus grêles au bout, ou légèrement en fuseau. Ce sont les Lymexylons proprement dits de Latreille (2).
LeZ. naval(L.flavipes. Fab. mâle; ejusd. Z. navale, fem.) Oliv. ibid. I , 4. De la longueur du précédent, mais plus étroit; d’un fauve pâle, avec la tête, le bord extérieur et l'extrémité des étuis noirs : cette dernière couleur dominant un peu plus dans le mâle.
Aux environs de Paris et dans les bois de l’Europe (3).
Les ATracrocÈres. (ATrACrOcERUS. Pal. de Beauv.— NecypaLis. Lin. — LyMExyLon. Fab.)
Dont les palpes maxillaires sont aussi très-grands, mais dont ies étuis sont très-courts, et qui ont les antennes simples, en forme de fuseau ou de râpe.
On n’en connaît qu'une espèce, qui se trouve en Guinée, l’44. nécydalcide de M. Palisot de Beauvois. (Magas. encycl.; Necydalis brevicornis. Lin. ; Lymexylon abbreviatum. Fab.) © ————————
(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. I, pag. 266.
(2) Ibid. pag. 267.
(3) Lymexylon barbatum, Oliv. ibid” 1, 3, mâle ; Îl. morio ? F. Le I. proboscideum ®dOliv. ibid. 5, appartient au genre sifaris de
Latreille, section des Aétéromères. À
COLÉOPTÈRES. 253 " La quatrième famille des (COLÉOPTÈRES PENTAMÈRES,
Celle des CLavicornes ,
| Ayant, de même que la précédente, quatre palpes, et des étuis recouvrant le dessus de l’'abomen ou sa plus grande portion, s’en distingue par ses antennes plus grosses vers leur extrémité, souvent même en massue, perfoliée ou solide ; elles sont plus longues que les palpes maxillaires, avec la base nue ou à peine recouverte.
Ils se nourrissent , au moins, dans leur premier état, de matières animales. |
Nous diviserons cette famille en deux sections principales.
19, Ceux dont les antennes grossissent insensiblement, ou sont terminées par une massue d’un à cinq articles, et dont deux ou trois
au plus formant des dents de scie au côté
intérieur.
Nous séparons d’abord le genre
Des CLarrons. (CLErus. Geoff.)
Qui ont les palpes maxillaires très-avancés, aussi Tongs que la tête, ou les labiaux aussi longs où plus saillans que les précédens, terminés par un article beaucoup plus grand que les inférieurs, en hache
254 | INSECTES ou en cône très-allongé. La tête et le corselet sont plus étroits que l'abdomen. :
Nous les diviserons comme il suit:
Les Masrices. (Masrieus. Hoffm. Lat. — Prius. Fab. Oliv.)
Qui ont la tête séparée ducorselet par un étranglement en forme de cou; l’abdomen ovale, embrassé par les étuis; les palpes maxillaires presque aussi longs que la tête, et les antennes coudées, à articles allongés.
On les trouve à terre, sous les pierres , ou sous les débris des végétaux ; ils ont, ainsi que les insectes du sous-genre suivant , des rapports avec les aléochares et les psélaphes (1).
Les ScymÈNes. (Scypmænus. Lat. — Pserapaus. Illig. Payk.— AnTrHicus. Fab.)
Semblables aux précédens quant à la forme générale du corps et la longueur des palpes maxillaires , mais ayant des antennes droites et presque grenues (2).
LES Trires. (Trrcus. — CLerus. Oliv. Fab.)
Où la majeure partie des antennés est en forme de scie, et où les tarses, vus sur les deux faces, ont cinq articles irès-apparens.
Leurs larves vivent dans les bois (3).
(1) M. palpalis, Latr. Gener. Crust. et Insect. I, vit, 5;— ptinus spinicornis, Fab. Oliv. Col. IT, 17,1, 5 ;—notoxus flavus, Thunb. ;
(2) Scydmænus Godarti, Lat. ibid. VIII, 6 ;—anthicus helwighii, Fab. Herbst. Col. IV, xxx1x, 12 ;—anthicus minutus, Fab.
(5) Tillus elongatus ; Oliv. Col. IT, 22,1, 1; —clerus unifasciatus, Fab. Oliv. ibid. IV, 76, 11, 21 ;—trichodes cyaneus , Fab.
Les Enopzies. (Enorrrum. Latr.— Ticrus. Oliv. Fab.)
Où les trois derniers articles des antennes forment une massue en scie, et dont les tarses vus en dessous n’ont que
quatre articles apparens (1).
Les CLAIRONS proprement dits. (CLERuSs. Latr.)
Dont les trois derniers articles des antennes forment une massue présque triangulaire.
Les tarses, vus en dessus , ne paraissent avoir encore que quatre articles.
Les clairons, ainsi que les énoplies et les tilles, ont le corps presque cylindrique et velu. Leur tête est inclinée et s'enfonce postérieurement dans le corselet ; les yeux sont souvent un peu échancrés; leurs palpes, ou du moins les labiaux, sont ordinairement terminés par un article plus grand. Les articles intermédiaires des tarses sont divisés en deux lobes. Ils ont, en général, des couleurs variées et disposées en bandes transverses sur les étuis, et des rapports avec les lime-bois.
On les trouve souvent sur les fleurs; mais leurs larves dévorent celles de quelques autres, insectes ou rongent des matières animales. j
Leur estomac est plus largé en avant, sans rides ; leur intestin court , ayec deux renflemens en arrière.
Je réunis à ce genre les notoxes, les trichodes et les co-
LA
rynètes de Fabricius.
Le C. des ruches. (A ttelabus apiarius. Lin.—Trichodes apiarius. Fab.) Oliv. Col. IV, 76, 1,4. Bleu; étuis TOUSES , avec trois bandes transverses d’un bleu foncé, dont la dernière occupe l'extrémité. Sa larve dévore celle de l'abeille domestique , et nuit beaucoup aux ruches.
(1) Tüllus serraticornis, Oliv. ibid. IL, 22,1, 2;—#. Weberi, F.;—#. damicornis, F. ;— dermestoides, Schæff. Elem, Entom. 138 ;—
corynetes sanguinicollis, Fab. voisin du précédent.
256 INSECTÉS | :
. La larve d’un autre clairon (C. alvearius. F.), trèssemblable au précédent, mais ayant une tache d'un noir bleuâtre à l’écusson, vit dans le nid des Abeilles mäconnes (G. osmie) de Réaumur, et se nourrit aux dépens de leur postérité.
Le C. des bois (C. mutillarius. F.) Oliv. ibid. E, 12. Noir; étuis ayant leur base rouge et deux bandes blanches. — Très - commun sur les troncs des chênes. Sa larve mange , à ce que l’on croit, celles des vrillettes.
Le C. violet. ( Dermestes violaceus. Lin. — Corynetes violaceus. Fab.) Necrobia violacea, Oliv. ibid, 76 bis. 1, 1. Petit, d’un bleu violet ou verdätre, avec les pieds de la même couleur , et des points rangés en ligne sur les étuis. = Très- commun au printemps , dans les maisons. On le trouve aussi dans les charognes (1)-
Viennent ensuite les CLavicornes dont les palpes maxillaires sont beaucoup plus courts que la tête, et notablement plus longs que les labiaux ; les derniers ne sont point terminés par un article en hache ni en cône allongé.
Le corselet est de la loñgueur de l’abdomen.
Les uns ont les antennes très-coudées , et les mandibules aussi longues ou plus longues que la tête. |
Leur corps est plus ou moins carré, quelquefois presque globuleux, avec les mandi-
bules avancées, la tête reçue dans une échan-
(1) Voyez Olivier , genres clairon et nécrobie , Schonherr, Syron, Insect. IT, n%. 58,61, 62,653, et Latr. Gener. Crust. et Insect, I.
Genres thanasime , opile, clairon et nécrobie.
COLÉOPTÈRES. . V4 crure du corselet, les étuis tronqués, l'anus découvert, les pieds contractiles, et dont les jambes sont ordinairement larges et épineuses; les quatre derniers sont écartés entre eux à leur naissance. Les antennes sont terminées par une massue solide. L’avant-sternum est souvent dilaté en devant, et recoit la bouche,
Ils composent le genre
Des EscARBOTSs. (HISTER. Lin.)
La plupart vivent de substances cadavéreuses ou stercoraires, dans les fumiers, les champignons, etc.; quelques-uns se tiennent sous les écorces des arbres, et sont presque tous aplatis.
M. Paykull a formé, avec ceux-ci, un genre sous le nom d’Zololepte. Leur bouche est toujours découverte, avec le menton corné, profondément échancré ; les mâchoires terminées par un lobe long, presque linéaire, et les palpes à articles allongés et presque cylindriques. ANR
L'Æ. unicolor (H. unicolor. Linn.) Payk. Monop,
* Hister. [[,7. Long de quatre lignes, entièrement noir,
luisant; côté extérieur des deux premières jambes à trois
dentelures ; deux stries de chaque coté du corselet, et
quatre sur la partie extérieure de chaque étui, de leur longueur , et dont la plus voisine du bord, interrompue.
Sa larve est allongée, molle, blanchâtre, avec la tête
et le premier segment écailleux ; les mandibules fortes et
avancées; la plaque du premier segment est cannelée ; Le
dernier est terminé par deux appendices articulés (1).
een pee era
(1) Voyez la Monographie de M. Paykull, TOME 3, [7
Les autres ont les antennes droïtes ou point coudées, et les mandibules plus courtes que la tête.
Tantôt les pieds sont toujours saillans, et dans la contraction ne s'appliquent pas sur les côtés de la poitrine. La bouche s'appuie rarement sur l'extrémité supérieure de l’avantsternum.
Parmi eux le genre Des Bouczrers. (SiLPHA. Lin.)
Se compose de ceux dont les mandibules sont allongées, comprimées et arquées à leur extrémité.
On l’a divisé comme il suit :
Les N éÉcropnoREs ou PorTE-MorTs. (NEcroPuorus. Fab.)
Qui ont l’extrémité des mandibules entière ou sans dentelure; Les antennes un peu plus longues seulement que la tête, et terminées brusquement en une massue grosse, courte, en forme de bouton, et distinctement perfoliée. Les farses antérieurs sont larges et très-sgarnis de houppes. Leurs étuis sont coupés droit à leur extrémité.
Ces insectes ont été nommés enterreurs, porte-morts, parce qu’ils ont l'instinct d’enfouir les cadavres de quelques petits quadrupèdes, notamment ceux des taupes et des souris. Ils se glissent dessous, creusent la terre, jusqu’à ce que la fosse soit assez profonde pour contenir le corps, et l'y font entrer peu à peu , en le tirant à eux. Ils y déposent leurs œufs , et les larves trouvent ainsi leur nourriture.
Ces insectes ont une forte odeur de musc, ainsi que beau-
coup de ceux qui vivent dans les matières cadavéreuses. L'espèce de notre pays, la plus commune, est Le NN. fossoyeur où Point de Hongrie (Sylpha vespillo. Liu.) Oliv. Col. IF, 10,1, 1. Long de sept à neuf lignes , noir, avec les trois derniers articles des antennes TOUX 5 deux bandes orangées , transverses et dentées sur les étuis; et les hanches des deux pieds postérieurs armées d’une dent forte et aiguë (1).
Les BoucLiers proprement dits. (SrrrHA. Fab.)
Dont les mandibules se terminent aussi en pointe simple, mais dont la massue des antennes est allongée et formée presque insensiblement. Les mâchoires ont, au côté intérieur, une dent cornée et aiguë. Les palpes sont fiformes, terminés par un article presque cylindrique, et les étuis débordent le corps.
Leur corps est souvent ovale et a la forme d’un bouclier. La plupart vivent dans les charognes , et diminuent ainsi la quantité de miasmes qu’elles répandent.
Le bouclier à quatre points se tient sur les chênes et y dévore les chenilles. Quelques autres grimpent sur les plantes pour y chercher des kélix dont ils mangent l’animal. Les larves ressemblent beaucoup à linsecte parfait, sont également agiles et vivent de la même manière. Quelques espèces se rapprochent un peu, par la forme du corps, des nécrophores.
Le B. à quatre points (S. 4-punctata. Lin.) Oliv. Col. IT, 10, 1,7. Long de six lignes, noir , avec les côtés du corselet et les étuis d’un tanné pâle ; deux points noirs sur chaque étui , et les quatre formant un carré.
On trouve encore, très -communément, le B. lisse
(1) Voyez pour les autres espèces, Olivier, ibid.; Fab, Syst.
Bleut. T, pag. 353, et Schonherr, Synou, Insect, 11, pag, 117. : ù e
(S. Zævigata. Fab.) Oliv. ibid. T,' 1, 6, qui est tout noir
) L ï > luisant , uni et pointillé.
\ ‘Le B. obscur ($S. obscura. Lin.) Oliv. ibid. II, 18. Tout noir, mais obscur en dessus ; corselet tronqué en devant ; trois lignes élevées et droites sur chaque étui; les intervalles très-ponctués et unis (r).
Les AGYyrTES. (AGYRTES. Frol.)
Qui nous offrent les mandibules et les antennes des boucliers avec des palpes terminés par un article plus gros et ovoide.
Leur corps est plus oblong, plus convexe et moins re-
bordé (2).
+ Les NiriDutes. (NrripurA"Fab.))
Où l’extrémité des mandibules est échancrée, ou munie d’une dent; qui ont les palpes filiformes ou un peu plus gros à leur extrémité; et les antennes terminées brusquement par une massue soil ovale ou ronde, soit presque conique, de trois articles, ou seulement d’un à deux dans quelques-uns. |
Ce.sont des insectes très-analogues aux précédens, mais généralement plus petits, et qui rongent aussi , pour la plupart, des substances animales, des champignons , etc. Plusieurs se tiennent sous les écorces des arbres.
Aux nitidules se rattachent, par des nuances délicates, plusieurs sous-senres établis dans ces derniers temps.
Les uns ont les trois premiers articles des tarses courts, larges ou dilatés, garnis de brosses en dessous, et le quatrième tres-pelit. Cette division comprend les nitidules pro-
(1) Voy. Oliv. ibid. Schonherr, Synon. Insect. I, pag. 121, et Latr. Gen. Crust. ét Insect. IT, pag. 5.
(2) Mycetophagus castaneus, Fab. Panz. Faun. Iusect. Germ. XXIV , xx ; Latr. ibid. pag. 25.
p « é COLÉOPTÉÈRES. 261
prement dites (1), les bytures (2) et les cerques (3) de La-
treille.
Les autres ont les quatre premiers articles des tarses presque cylindriques et peu différens en formes et proportions. ; |
Il ÿen a, parmi ces derniers, qui se rapprochent beaucoup des précédens. Les côtés du corselet, et le plus souvent ceux des étuis sont déprimés, minces et débordent le corps. Îls composent les genres #4ymale (peltis. Kab.) (4), colobique (5) et micropèple (6) de Laireille. La massue des
antennes des colobiques n’est que de deux articles; elle est formée d’un seul dans les micropèples.
Ceux dont le corps est plus épais et plus convexe, et dont les côtés du corselet et des élytres s’inclinent insensiblement, forment les genres dacne (cngis. F.) (3), ips (crytophagus. Herbst.) (8) du même. ( Gener. Crust. et Insect.) Les derniers ont la massue des antennes plus allonsée et moins serrée que les précédens.
Le genre sphérite (9) de M. Duftchmid se rapproche beaucoup des nitidules par les antennes et les mandibules ; ses tarses ne sont point dilatés.
(1) Schonh. Synon. Insect. IL, pag. 134. Joignez-y les ips de Fabricius, à l’exeeption des n°. 13, 14, et d’une ou deux autres espèces qui appartiennent au genre zps proprement dit de Latreille,
(2) Voyez le g. cateretes, Schonh. ibid. 148,
(3) Ibid. pag. 95.
(4) Ibid. p. 132.
(5) Ibid. p. 135, et Latr. Geu. Crust, et Insect. I, xvI, 2.
(6) Staphylinus porcatus, Payk ;—nitidula suleata , Herbst. V, LIV , 6.
(7) Voyez Fab. Syst. Eleut.
(8) Schonh. ibid. pag. 06.
(9) Faun. Aust. J, pag. 206; hister glabratus, Fab, ; Siurm. Bin 1x
Ld
Les Scapxipies. (ScarHinrum. Oliv. Fab.)
Ont aussi les mandibules bifides au bout, avec les palpes » filiformes, et la massue des antennes fort allonsée, compoposée de cinq articles, distans les uns des autres, et en grande partie hémisphériqües ou presque globuleux. Leur corps est épais, retréci et pointu aux deux bouts, en forme de bateau; les étuis sont tronqués. Ils vivent dans les champignons (1).
Les Cuorèves. (Cuozeva. Lat. Spenc. —Carors. Payk. Fab.)
Ayant encore des mandibules allongées , comprimées et échancrées au ‘bout; mais dont les palpes se terminent brusquement en manière d’alène.
Les antennes grossissent insensiblement ou forment, peu à peu, une massue très-allongée et composée d'articles lenticulaires ou en forme de toupie. Leur corps est ovale, eonvexe ou arqué en dessus , avec la tête penchée.
On les trouve courant à terre, et particulièrement dans les lieux à ordures (2)
On peut y réunir le genre mylæque de Latreille (3).
Ceux qui suivent ont les mandibules courtes, épaisses et sans arqüre remarquable à leur extrémité. Fe"
Ils forment le genre Des DERMESTESs. (DERMESTES. Lin.)
Leurs mandibules sont dentelées sous leur extré-
(1) Oliv. Col.'IF, 20:
(2) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, pag. 26; Catops, Payk, Fab. Spence, monog. gen. choleva, Trans. Linn, Soc.
(5) Latr. ibid: pag. 30.
mité ; les antennes un peu plus longues seulement que la tête, sont terminées par une grande massue, ovale , perfoliée de trois articles; le corps est ovalaire, épais , convexe et arrondi en dessus, avec là tête petite et inclinée ; le corselet plus large et un peu sinué postérieurement, et les étuis inclinés sur les côtés et légèrement rebordés. ja
Ils se nourrissent, sous la forme de larves et dans
leur dernier état, de matières animales.
Les deux espèces dont nous allons parler sont domestiques, et font un grand ravage dans les pelleteries, les cabinets d'histoire naturelle; dé Géer les désigne sous le nom de disséqueurs. Le dermeste du lard, en effet, coupe et réduit en pièces les insectes des collections où il pénètre.
Le D. du lard (D. lardarius. Lin.) Oliv. Col. IE, 9, T,1, noir , avec la base des étuis cendrée et ponctuée de noir. Sa larve est allongée, diminuant insensiblement de grosseur de devant en arrière, d’un brun marron en dessus , blanche en dessous, garnie de longs poils avec deux espèces de cornes écailleuses sur le dernier anneau. Elles jettent des excrémens en forme de longs filets.
Le D. des pelleteries (D. pellio. Lin.) Oliv. ibid. IT, 11, plus pelit, n'ayant que deux lignes et demie de long, d’un beau noir , avec trois points blancs sur le corselet , et un, de la même couleur, sur chaque étui, formés par un duvet. Le mâle a le dernier article des antennes fort long. La larve est très-allongée, d’un brun roussâtre, luisante, garnie de poils roux et terminée par une queue formée de poils de la même couleur. Elle marche en
glissant, et comme par secousses, ce que font aussi sou vent les espèces dé ce genre en état parfait(1).
Les mégatomes (2) d'Herbst diffèrent des dermestes par leur avant-sternum , dont l’extrémité supérieure est dilatée et supporte lgbouche, Ils vivent sur les arbres.
T'antôt les pieds, lorsque l'animal les contracte ; Sont totalement, ou en grande partie, appliqués sur les côtés Ju la poitrine,
L’avant-sternum est presque toujours dilaté à son extrémité supérieure, et sert d’ appui à
la bouche.
Ils forment le genre ByrRHE (ByrrHUS) de Linnœæus, que l’on subdivise comme il suit.
Il y en a dont les antennes sont composées de onze articles et plus longues que la tête. Tels sont
Les Tarosques. (Taroscus. Latr. — TrixaGus. Luc.)
Très-distincts par leurs antennes terminées en une forte massue, dentée én scie, de trois articles, et se logeant sous les angles postérieurs du corselet; par leurs palpes maxillaires , dont le dernier article est en hache; et par la forme elliptique de leur corps, semblable à celle des taupins , avec les angles portérieurs du corselet très-pointus.
Leur avant-sternum est dilaté; les tarses sont libres ou découverts dans la contraction des pieds (3).
(1) Voyez Oliv. ibid. Schonh. Synon. Insect. Il, pag. 83.
(2) Dermestes undatus, Linn. Oliv. ibid. 1, 2;—d. serra, Fab. Herbst. Col. VII, cxv, 10;—d. nigripes, Fab. Panz. Faun. Insect, ” Germ. XXXV , vi?
(5) Latr. Gen, Crust. et Insect. I, vuix, 1,et Il, p. 36.
Les ANTHRÈNES. (ANTHRENUS. Geoff.)
Les seuls de cette division où toutes les jambes se replient sur le côté postérieur des cuisses (1), et qui ayent des antennes en massue presque solide ou composée d'’articles très-serrés.
Leur corps est en ovoide court, coloré par de petites écailles qui s’enlèvent aisément; la tête s'enfonce verticalement dans le corselet. Les jambes sont grêles, et les tarses ne se replient point sur elles dans la contraction. Ces coléoptères sont très-petits , vivent sur les fleurs en état parfait, et rongent les matières animales sèches , et particulièrement les insectes des collections, lorsqu'ils sont sous la forme de larves. Ces larves sont ovales et très-velues ; les poils, dont plusieurs sont dentelés, y forment des aigrettes , et les derniers se prolongent en arrière, sous l'apparence d’une queue. Leur dernière dépouille sert ie coque à la nymphe.
L’A. à bandes ( Byrrhus verbasci. Lin.) Oliv. Col. IT, 10,1,2, gris en dessous, d’un jaune roussâtre en dessus, avec les angles postérieurs du corselet, deux bandes transverses sur les étuis, et une tache près de leur extrémité,
gris (2).
Les CnéLonaIREs. (CueLoNArIUM. Fab. Latr.)
Où la tête est tout-à-fait inférieure , et recouverte par un corselet demi-circulaire, en forme de bouclier ; et dont les antennes, se logeant dans une rainure de la poitrine, ont le second et le troisième articles très-crands , et les suivans très-courts.
(1) Dans les autres , les deux jambes antérieures se replient du côlé de la tête, et les quatre dernières en arrière.
(2) Voyez Oliv. ibid. ; Latr. ibid. IT, pag. 37 ; Fab. System. Eleut. 1, p. 106. Les espèces qu’il nomme serraficornis et denticornis sont peut-être des mégatomes.
Leurs jambes sont larges et comprimées , ainsi que dans les deux genres suivans (1).
Lss Nosonenpres. (NosoDENDRON. Latr.)
Qui s’éloignent de tous les autres de cette subdivision, par la forme de l’avant-sternum, dont l’extrémité supérieure n’enclave point le dessous de la bouche; et par leur menton très-grand , en forme de bouclier. Les antennes se terminent brusquement en une massue courte, large, de trois articles , et se logent sous les côtés du corselet.
On les trouve dans les plaies des arbres, et particulièrement de l’orme (2).
Les ByrRHES proprement dits. (Byrruus. Latr.)
Dont les antennes grossisent peu à peu vers leur extremité, ou se terminent en une massue allongée, de quatre à cinq articles, distinctement séparés les uns des autres.
Le corps est en ovoide carré, bombé, avec la tête trèsenfoncée et verticale: ou très-inclinée. Les pieds sont entièrement contractiles. On les trouve sur le sable, et le plus souvent dans les bois.
M. Waudouer a découvert la larve d’une variété de l'espèce commune de notre pays, sous la mousse. Elle est étroite, allongée, avec la tête grosse, et la plaque du premier sesment fort grande. Les deux derniers anneaux ont aussi plus d’étendue que les précédens.
Le B. pilule ( B. pilula. Lin.) Oliv. Col. TT, Lea LAS GPS long de trois à quatre lignes , noir en dessous, d'un brunnoirâtre ou couleur de suie, et soyeux en dessus, avec
(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. 1, vx, 7, €t Il, pag. 44. (2) Latr, ibid. Il, pag. 45.
Si
de petites taches noires , evirecoupées par d’autres taches plus claires, disposées en lignes (1).
Les Ermis. ( Ezmis. Lat. — Limnius. Hlio.)
Où les antennes sont presque de la même grosseur dans toute leur étendue, et se terminent par un article à peine plus grand , et qui ont les jambes grêles, les tarses presque aussi longs qu’elles , avec leur dernier article et ses crochets allongés.
Ils se tiennent sous des pierres, dans les ruisseaux (2).
Les suivans ont les antennes composées seulement de six à sept articles distincts, dont le dernier plus grand , ovalaire ou presque globuleux, obscurément articulé ; elles sont à peine de la longueur de la tête.
Les Macronyques.(Macroxycnus. Mull.—Parnus. Fab.)
Qui ont des tarses longs comme dans les Ælmis, et à cinq articles ; les antennes repliées sous les yeux, et dont le sixième et dernier article distinct forme une masse ovalaire. Le corps est oblong (3).
Les GÉonisses. (GEonrissus. Lat.)
Dont les tarses, de longueur moyenne, n’ont que quatre articles distincts ; dont les antennes se replient en arrière, et qui ont le septième et dernier article distinct, en massue presque globuleuse. Leur corps est court et renflé, avec la tête très-inclinée (4).
20, La seconde section se distingue par des
(1) Oliv. ibid. Fab. System. Eleut, I, pag. 102; Latr. Gener. Crust, et Insect. IL, pag. 4o ; Schonh. Synon. Insect. I, pag. 110.
(2) Latr. ibid. IT, p. 49; Schonh. ibid, If, pag. 117.
(5) M. quadrituberculatus, Müll. Ilig. Magaz. V ; Latr, Gener. Crust. et Insect, If, pag. 58, parnus obscurus, Fab,
(4) Pimelia pigmæa; Fab. Payk,
antennes qui, à partir du troisième article, forment une massue composée d'articles trèsserrés, plus ou moins saiilans, au côté interne, en dents de scie, et presque cylindrique ou en fuseau. Elles sont très - courtes, avec le premier ou le second article beaucoup plus grand. Le corps est ovale ou oblong.
Ces insectes vivent sur les bords des eaux, ou dans l’eau même, mais ne savent point nager , ainsi que ceux des trois genres précédens, qui ont des habitudes analogues.
Ils nous conduisent à la famille suivante, et peuvent être compris dans un seul genre, celui ;
Des Dryops ( Dryops) d'Olivier.
Que l’on peut subdiviser ainsi :
4 Les Dryops proprement dits.( Dryops. Oliv.)
Qui ont de longs tarses, à cinq articles distincts; des antennes semblables à celles des gyrins , se logeant dans une cavité sous les yeux, avec ke second article très-grand , en palette, recouvrant tous les autres ; l’avant-sternum est dilaté et reçoit la bouche (1).
Les HypÈres. (Hyper. Lat.)
Qui ont aussi de longs tarses, et à cinq articles distincts ; des antennes toujours libres ou saillantes, rejetées en ar-
(1) Latr. Gen, Crust, et Iusect. II, 53; Schonh. Synon. Insect. IE, p.116.
rière , avec le premier article fort grand, presque cylindrique, et ne s’avançant point au-dessus des suivans, L'avant-sternum n’est point dilaté (r).
Les HérérocÈRESs. ( HeTERocERUS. Bosc. Fab.)
Où les tarses sont courts, n’ont que quatre articles distincts, et se replient sur le côté extérieur des jambes , qui sont triangulaires, épineuses ou ciliées , surtout les deux premières, et propres à fouir.
Les antennes ressemblent à celles des hydères, mais sont plus petites. L’avant-sternum s’avance sur la bouche. Le corps est plus aplati que dans les précédens. Ces insectes se tiennent dans le sable ou dans la terre humide, près du bord des eaux, sortent daleurs trous, lorsqu'on les inquiète, en marchant sur le sol. C’est-là aussi que vit leur larve, que M. Miger a observée le premier (2).
La cinquième famille des CoLéoPrÈrEs PENTAMÈRES ,
Celle des PALPIcORNES.
Ne diffère de la précédente que par la longueur des palpes maxillaires , qui égale presque ou surpasse encore souvent celle des antennes, et en ce que ces derniers organes sont insérés dans une fossette profonde, sous un avancement remarquable des bords de latète.
Leur corps est ordinairement ovale ou rond et bombé, avec les antennes fort courtes, en
(1) Parnus acuminatus , Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. VI, Yit.— Dryops picipes. Oliv. IIT, 41,1, 2.
(2) Latr, ibid, IE, p. 51 ; Schonh. ibid, 150,
massue perfoliée, et composées au plus de neuf articles, dont le premier allongé ; le devant de la tête avancé au-delà des mandibules, en forme de chaperon; les yeux situés plus en dessous qu’en dessus, et le menton corné, fort grand et couronné par la lèvre. Les divisions terminales des mâchoires se dirigent vers elle ou obliquement, comme dans les bousiers et autres genres analogues.
Ils forment deux genres principaux : ceux dont les tarses sont, le plus souvent, ciliés, avec le premier article beaucoup plus court que le second, où même peu sensible, de sorte qu'ils paroissent n'en avoir que quatre; dont les mâächoires sont entièrement cornées ; qui vivent habituellement dans les eaux douces, et sont carnassiers dans le premier et dernier états , embrassent le genre
Hypropnize (HyprorxiLus) de Geoffroi.
Les uns, plus éminemment nageurs, ou dont les | pieds sont ordinairement en forme de rames, ont la massue des antennes distinctement perfoliée, les palpes filiformes(les maxillaires souvent très-lon gs), l'extrémité des mandibules dentée, le corps arrondi et convexe en dessus. T'els sont
Les HypropniLes proprement dits. (HyproPaiLus. Fab.)
Qui ont neuf articles aux antennes, les jambes términées ,
COLÉOPTÈRES. sr
par deux fortes épines, et le chaperon entier. Leurs larves ressemblent à des espèces de vers, mous , à forme conique et allongée, pourvus de six pieds, ayant une lête assez grande , écailleuse, plus convexe en dessus qu’en dessous , et armée de mandibules fortes et crochues. Elles respirent par l'extrémité postérieure de leur corps. Elles sont trèsvoraces, et nuisent beaucoup aux étangs, en dévorant le frai. Leur intestin est de longueur médiocre, mais il s’allonge beaucoup dans l’insecte parfait.
L'A:;brun (AT. preeus F9) Oliv.' Col HI) S9 TA TS un des plus grands insectes d'Europe, long d’un pouce et demi, ovale, d’un brun noir et luisant, comme poli, avec la massue des antennes en grande partie roussâtre, et l’arrière-sternum prolongé, du côté du ventre, en une pointe très-aiguëé ; quelques stries peu marquées sur leurs étuis ; leur extrémité postérieure arrondie , avec une dent à l’angle-interne. Dernier article des tarses antérieurs dilaté en palette triangulaire , dans les mâles.
Il nage, plonge et vole très-bien ; mais il marche mal. Sa pointe sternale peut quelquefois blesser, lorsqu'on le tient dans la main, et qu'on lui laisse assez de liberté pour se mouvoir. |
L'anus de la femelle a deux filières, avec lesquelles elle forme une coque ovoide, surmontée d’une pointe en forme de corne arquée, et de couleur brune. Son tissu extérieur est une pâte gommeuse, d’abord liquide, ensuite compacte et.impénétrable à l'eau. Les œufs qu’elle enveloppe y sont disposés avec symétrie, et maintenus par une sorte de duvet très-blanc. Les coques flottent sur l'eau.
La larve est déprimée, noirâtre, ridée , avec la tête d’un brun-rouceâire, lisse, ronde, et pouvant se renverser en arrière; cette faculté lui donne le moyen de saisir les petites coquilles qui nagent à la surface de l'eau. Son dos lui sert de point d’appui, et c’est sur cette sorte de
table qu’elle les casse , et dévore l’animal qu’elles renferment. Le corps de ces larves devient flasque lorsqu'on les prend. Elles nagent avec facilité, et ont audessous de l’anus deux appendices charnus, qui servent à les maintenir à la surface de l’eau, la tête en bas, lorsqu’elles y viennent respirer. D’autres larves de ce genre, dépourvues de ces appendices, ne nagent point, et ne se suspendent pas comme les précédentes. Les femelles de ces espèces nagent difficilement, et portent leurs œufs sous l’abdomen, dans un tissu soyeux.
Voyez les observations de M. Miger. ( Ann. du Mus. d'Hist. Nat. XIV, 441.) (x),
Les SPercués. (SpErcHEus. Fab.)
Dont les antennes n’ont que six articles ; qui n’ont point d’épines remarquables ou saillantes au bout des jambes, et dont le chaperon est échancré.
La division extérieure de leurs mAChoites a la. forme d'un palpe (2).
Les autres, qui ne sont point ou très-peu nageurs, ont la massue des antennes formée d’articles très-serrés ou presque solide ; le dernier des palpes, soit plus gros et ovale, soit plus menu et en alène; l'extrémité des mandibules simple ou sans dentelures ; le corps oblong presque plat en dessous ou déprimé.
Les Ecopnores. { EcoPaorus. Fab. — Srrpna. Lin.)
Où les palpes sont terminés par un article plus gros et ovale, et dont la massue des antennes ne commence qu’au sixième article (3).
RAS Set RES NNNSRERREC Ie PURES TER ER OP MAUR
(1) Schonh. Synon. Insect. IT, pag. 1; Latr. Gen. Crust. et Insect, II, p. 64.
(2) Schonh. ibid. pag. eâd.; Latr. ibid. p.65, IX, 4. (3) Schonh. ibid. p. 39; Latr. ibid. p. 67.
COLÉOPTÈRES. 273 Les Hyprænss. (Hypræna. Kug. — Eropxorus. Fab.)
Où les palpes se terminent en alène, et dont‘la massue des antennes commence au troisième article (1).
Le second genre,
Celui des SPHÉRIDIES. (SPHÆRIDIUM) de Fabri- | CIUS.
Est composé d'insectes terrestres, qui ont cinq articles distincts à tous les farses , dont le premier est aussi long au moins que.le second. Les divi-
sions de leurs mâchoires sont membraneuses.
Ils ont le corps hémisphérique, le ‘second article des palpes maxillaires très-renflé, et les jambes épineuses. On les’ trouve plus TDR ME dans les bouses. Quelques mâles ont le dernier article des tarses antérieurs plus épais.
Le S. à quatre taches. ( Dermestes scarabæoides. Lin.) Olv. Col: IT; 1551, ret 3:11, 11; noir, luisant, lisse; écusson allongé; pieds très-épineux; une:tache: d’un rouge de sang à la base de chaque étui; leur extrémité rougeâtre. Ces taches diminuent ou s’oblitèrent dans plusieurs individus (2).
(1) Schonh, ibid. pag. 42 ; Latr. ibid. p. 60. (2) Schonh. Synon. Rise I, p.200, et Il, p. 188 Latr, Gen. Crust, et Insect, IL, p. 70. D TL, to