‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 56 sur 92 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

274 INSECTES La sixième et dernière famille des Coréor- TÈRES PENTAMÈRES ,

Les LAMELLICORNES.

Nous offre un caractère qui lui est exclusivement propre, celui d’avoir les antennes terminées en une massue, soit feuilletée , c’est-à-dire composée d'articles en forme de lames, disposées en éventail ou à la manière des feuillets d’un livre , s’ouvrant et se fermant de même, soit en peigne, et dont les feuillets sont perpendiculaires à l'axe.

Nous partagerons cette famille en deux tribus. |

La première, celle des Scarabéides, où les antennes sont en massue feuilletée.

Elle est parfaitement naturelle et répond au genre

Des SCARABÉES. (SCARABÆUS. Lin.)

Plusieurs des insectes qu’elle comprend sont remarquables par leur taille, et les éminences en forme de cornes, de tubercules, que présentent, dans les mâles , la tête, le corselet ou ces deux parties simultanément. Leur corps est en général ovale ou ovoïde. Les antennes sont ordinairement composées de neuf à dix articles, et insérées dans une cavité, sous les bords de la tête; l'extrémité anté-

rieure de cette partie s’ayance en chaperon. Les yeux s'étendent plus en dessous qu’en dessus. La bouche varie; mais la lèvre est le plus souvent couverte par le menton, qui est grand et corné. Les deux premières jambes, et même souvent d’autres, sont dentées extérieurement, et propres à fouir. Les articles des tarses sont toujours entiers. Ils vivent de substances végétales ; mais un grand nombre préfére celles qui ont été décomposées, telles que les fientes , le fumier, le tan, etc. Ceux qui se nourrissent de feuilles ou du miel des fleurs, sont ordinairement ornés de couleurs variées, agréables, ou même très-éclatantes , tandis que ceux qui vivent de l’autre manière sont uniformément d’une teinte noire ou brune. Tous ont des ailes et la démarche lourde.

Les larves ont le corps long, presque demi-cylindrique, mou, flexible, souvent ridé, blanchâtre , divisé en douze anneaux, avec la tête écailleuse , armée de fortes mandibules, et six pieds écailleux. Chaque côté du corps a neuf stismates. Son extrémuité postérieure est plus épaisse , arrondie, et presque toujours courbée en dessous, de facon que ces larves ayant le dos convexe ou arqué , ne peuvent s'étendre en ligne droite, marchent mal sur un plan uni, et tombent à chaque instant à la renverse ou sur le Côté. Quelques-unes ne se changent en nymphes qu’au bout de trois à quatre ans. Elles se forment dans leur séjour, avec la terre ou les débris des matières qu’elles ont rongées, une coque ovoïde ou en forme de boule allongée , dont

les parties sont liées avec une substance glutineuse qu’elles font sortir du corps. Elles ont pour alimens les bouses, le fumier, le terreau , les substances ligneuses altérées, les racines des végétaux, souvent même de ceux qui sont nécessaires à nos besoins , d’où résultent pour le cultivateur des pertes considérables.

Les larves de tout ce genre ont un estomac cylindrique entouré de trois rangées de petits cœcums; un intestin grêle très-court; un colon énormément gros, boursoufilé, et un rectum médiocre. Dans l’insecte parfait ces inégalités disparaissent, etil n°y a qu’un long intestin presque d’égale venue.

Les trachées de Pinsecte parfait sont toutes vési-

siculaires.

On peut, d’après Ja considération des organes masticatoires , les antennes et les habitudes, diviser les scarabés de

la maniere suivante.

Les espèces des trois premières divisions vivent, dans leur premieret leur dernier état, de matières végétales corrompues. Leur abdomen est, en général, plus court que la poitrine, de sorte que les pieds postérieurs sont fort reculés des deux premiers, et peu éloisnés de l’anus. Le chaperon est, le plus souvent, soit en demi-cercle, soit presque triangulaire , avec la pointe en devant, |

1°. Ceux dont les palpes labiaux, terminés par un article plus petit ou plus menu que le précédent, vont en pointe, et qui ont la pièce du bout de leurs mâchoires membraneuse, large ou transversale.

Cette division répond à la troisième du genre scarabée d'Olivier.

Les antennes n'ont que huit à neuf articles dans les

deux sexes. Le labre, qui est toujours caché sous un chaperon en demi cercle, les mandibules et la pièce terminant les mâchoires, sont minces et membraneux. La plupart manquent d’écusson. |

Les BousiErs. (Coprrs. Geoff. ) :

Ont les pieds de la seconde paire beaucoup plus écartés, entré eux, à leur naissance, que les autres; les palpes

labiaux très-velus, avec le troisième et dernier article beaucoup plus petit que le précédent, ou même peu distinct. L’écusson manque ou parait à peine.

Les espèces ayant les deux ou les quatre jambes postérieures longues , grêles, peu ou point dilatées à leur extrémité; qui enferment leurs œufs dans des boules de fente, ou même d'excrémens humains, semblables à de grandes pilules, et qu’elles font rouler avec leurs pieds de derrière, et souvent de compagnie , jusqu'aux trous préparés pour Îles recevoir , forment le genre ateuchus ( ateuchus ) de M. Weber et de Fabricius (1).

On en a séparé, sous le nom générique de gymnopleure , ceux dont les étuis ont au-dessous de l’angie extérieur de leur base, un sinus profond ou une échancrure. Quelques autres, n'ayant que huit articles aux antennes, et dont les deux pieds postérieurs sont. beaucoup plus longs que les autres, ont formé le genre séisyphe (2).

Le B. sacré (S. sacer. Lin.) Oliv. Col.:#; 3, vrrr, 50, qui fesait partie du culte religieux des anciens Égyptiens, de leurs hiérogivphes, et a été représenté sur plusieurs de leurs monumens et sur des pierres gravées, est une espèce d’ateuchus ou de pilulaire. Il est, grand, noir, lisse, avec six dentelures au chaperon et deux tubercules sur la tete. SET

(1} Schonherr, Synon. Insect. F, pag, 57; Latr. Gen, Crust. et Jnsect. IE, p.76, (2) Latr. ibid. p. 79.

On le trouve au midi de l’Europe et en Afrique.

D’autres bousiers , à jambes antérieures, longues, étroites et sans tarses, dans les mâles; dont le corselet est plus arrondi, composent le genre onitis de Fabricius (1).

Parmi les espèces qu'il laisse dans celui des bousiers proprement dits (2), nous citerons :

Le B. lunaire (S. lunaris. Lin.) Oliv. Col. ibid. v, 36, auquel il faut rapporter, comme la femelle, celui qu’on a nommé échancré, Oliv. ibid. viir, 64, long de huit lignes, noir, très-luisant ; tête échancrée en devant, portant une corne élevée, plus longue et pointue dans le mäle; courte, tronquée et échancrée dans la femelle. Corselet tronqué par devant , et ayant une corne de chaque côté; étuis profondement striés.

Plusieurs bousiers de Fabricius, qui ont le corps court et ovale, avec le second article des palpes labiaux plus grand que le premier, et le dernier très-petit ou presque nul, sont les onthophages de Laireille (3). Tels sont :

Le B. taureau (S. taurus. Lin.) Oliv. ibid. vit, 63; petit, noir; deux cornes arquées en demi-cercle sur la tête du mâle; deux lignes élevées et transverses sur celle de la femelle. — Dans les bouses de vache.

Le B. nuchicorne. (S. nuchicornis. Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. I, 1, et XLIX, vrrr, noir; étuis de couleur grise , avec de petites taches noires; mâle ayant sur le derrière de la tête une élévation, comprimée à sa base, terminéq en une pointe presque droite ; deux lignes élevées et . sur celle de la femelle; un tubercule au-devant de son corselet. Avec le précédent.

(1) Schonh. Synon. Insect. I, p. 29; Oliv. Encycl. Méth. article onitis.

(2) Schonb. ibid. pag, 33; Latr. Gen. Crust. et Insect. II, p.75,

(3) Latr. ibid. p. 83. Tous les copris figurés par Panzer, à l’excep-

tion du lunaris, And. Entom, p. 5.

COLÉOPTÈRES. 279 Les Aruoptes. ( APnoprus. Illig. Fab. )

Où tous les pieds sont séparés entre eux , à leur naissance, par des intervalles égaux, et qui ont les palpes labiaux presque ras ou peu velus, ‘et composés d'articles cylindriques et presque semblables. Ils ont tous un écusson distinct.

L’4. du fumier (S. fimetarius. Lin.) Panz. Faun. Insect. XX XI, 11, long de trois lignes, noir, avec les étuis et une tache de chaque côté du corselet, fauves ; trois

tubercules sur la tête ; des stries ponctuées sur les étuis (1).

2°. Les scarabés dont les palpes labiaux sont terminés par un article de la grandeur au moins du précédent; qui ont onze articles aux antennes , les mandibules cornées, fortes, avancées et arquées autour du labre, qui est aussi saillant.

Les étuis, ainsi que dans les deux premiers sous-senres de la division suivante, sont voülés , embrassent le pourtour de l'abdomen , et l'anus est peu découvert. Le chaperon est rhomboïdal.

Ces coléoptères vivent aussi de fientes , creusent des trous profonds dans la terre, volent plus spécialement le soir, après le coucher du soleil, et contrefont les morts, lorsqu'on les prend à la main.

Les Letarus. (LErHrus. Scop.)

Où le neuvième article des antennes est en forme d’entonnoir et enveloppe les deux derniers. La tête se prolonge en arrière.

Les mâles ont les mandibules plus grandes, avec une branche ou une forte dent au côté extérieur. L’abdomen est

fort court (2).

(1) Schonh. Synon. Insect.I, p. 66 ; Panz. Ind. Entom. p. 7. (2) L. cephalotes, Fab. Oliv. Col. I, 2,1,1; le L œneus de Fabricius est du genre lamprima de Latreille.

Les Géotrures. (GEotrures. Lat. Fab.)

. Où la massue des antennes est formée d'articles libres et en feuillets, comme dans les autres dela famille.

Le G. steæoraire (Scarabæus stercorarius. Lin.) Oliv. Col.1,3, v, 39, d’un noir luisant, ou d’un vert-foncé en dessus, violet, ou d’un vert-doré en dessous; un tubercule sur le vertex; étuis ayant des raies Cointiliéss les intervalles lisses ;: deux dentelures à la base des cuisses postérieures. |

Le G. printanier (S. vernalis: Lin.) Oliv. ibid. 1v, 23, plus court que le précédent, se rapprochant de la forme hémisphérique, d’un noir violet et lisse.

Le G. phalangiste ( S. typhœus. Lin.) Oliv. ibid. vit, 52,-noir ; «étuis striés; trois cornes avancées en forme de pointes , et dont celle du milieu plus courte, au-de- vant du corselet du mâle. Moins commun que le précédent; dans les lieux sabloneux et élevés (x).

3°. Geux à palpes labiaux, terminés aussi par un article, qui est au moins de la grandeur du précédent ; mais dont les antennes n'ont que neuf à dix articles; qui ont les mandibules cornées ; la languette cachée par le menton, ou réumie avec lui par sa face postérieure, et les mâchoires trèscoriaces et ciliées, ou.cornées et très-dentées. Les mandibules sont découvertes. extérieurement , ou ne sont point renfermées entre les mâchoires et la partie supérieure de la tête.

Tls rongent, du moins en état de larve, les racines des végétaux, ou vivent dans le tan et le bois carié.

Les uns ont les mâchoires terminées par une pièce simplement coriace et ciliée , ou très-velue. |

(1) SU. Synon. Insect, LR es 225 Latr. Gen. Choses et Insec i Bl/Dr 01.

IN

Les Æçrarres. ( Æcrarra. Lat. — Arxoptus. Illig.)

Qui ont le corps en ovoide court, très -bombé, avec l'abdomen débordé par les étuis; dont le labre est découvert; qui ont un crochet corné au côté interne des mâchoires , et les antennes de neuf articles (1).

LesThos (Tnok Fab)

Analooues aux précédens par la forme du corps, la saillie du labre et les mâchoires, mais dont les antennes ont dix articles, avec le premier très-velu, et la tête cachée par les hanches des deux pieds antérieurs.

Ils vivent, ainsi que les ægialies, dans la terre, les lieux sabloneux, et font entendre, lorsqu'on les saisit, un bruit aisu, produit par le frottement des parois intérieures du corselet contre le pédicule de la base de l'abdomen. La surface du corselet et des étuis est très-raboteuse (2).

Les Oryores. (Orycres. Illis.)

Qui ont le corps ovale, l’anus découvert, le labre caché

sous le chaperon, et les mâclioires dépourvues d’onglet corné,

1/0. nasicorne (S. nasicornis. Lin.) Roes. Ins. II, vr, vit, long de quiuze lignes, d’un brun marron, luisant, avec la pointe du chaperon tronquée; une corne conique, arquée en arrière, plus ou moins longue, suivant le sexe, sur la tête ; devant du corselet coupé, avec trois dents ou tubercules à la partie élevée ou postérieure de la tronca-

ture ; étuis lisses. — Dans les couches de tan, ainsi que ja ii (3):

mr

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. IE, 06; aphodius globosus, Pan. Fann. Insect. Germ. XXXVII, 11.

(2) Schonh. Synon,'Insect. I, p.117 ; Latr. ibid. p. ur

(5) Ajoutez: geetrupes boas, rhinoceros ; <tentor , silenus ,: de Ftelc.

Les autres oné les mâchoires entièrement cornées ou écailleuses , et plus ou moins dentées.

Tantôt le labre est entièrement caché, et les mâchoires sont droites. Tels sont

Les ScARABÉES proprement dits. (GEOTRUPES. Fab.)

Auxquels on peut réunir les phileures (1) de Latreille. Tls ne diffèrent des oryctes que par les mâchoires.

Les contrées équatoriales des deux mondes nous en fournissent des espèces très-remarquables.

Le S. hercule ($S. hercules. Lin.) Oliv. Col. I, 3, 1; XXII1, 1, long de cinq pouces, noir, avec les étuis d’un gris verdâtre , mouchetés de noir ; mâle ayant une corne recourbée, avec plusieurs dentelures sur la tête; et une autre longue , avancée, velue en dessous , avec une double dentelure sur le corselet. — Amérique méridionale. Quelques voyageurs l'ont désigné sous lenom de mouche cornue.

Le S.branchu (S. dichotomus.) Oliv. ibid xvir, 156, d'un brun marron ; une grande corne, fourchue et à branches divisées en deux, sur la tête. Une autre plus petite, courbée et bifide à son extrémité, sur le corselet. Mâle. — Indes orientales.

Le S. longs-bras (S. lonsimanus. Lin.) Oliv. ibid. 1v, 27, d’un brun fauve, sans cornes ni tubercules sur la tête et le corselet; les deux pieds antérieurs de moitié plus longs que le corps et arqués. — Indes orientales (2).

Tantôt le bord antérieur du labre est apparent, et les mâchoires sont arquées à leur extrémité.

Le corps est plus court et plus arrondi que celui des scarabées, et a des couleurs brillantes. L’écusson est grand, et

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, pag. 103. (2) Schonh. Syn. Insect. I, pag. 1, moins les espèces citées plus

haut, et qui se rapportent aux oryctes.

COLÉOPTÈRES. 283 l'arrière-sternum est souvent avancé en forme de pointe ou de corne. Les mâchoires sont fortement dentées. La plupart des espèces sont propres à l'Amérique méridionale. Ces insectes lient le sous-genre précédent à ceux de la division suivante. Ici commencent les lamellicornes, qui, en état parfait, dévorent les feuilles des végétaux, et en dépouillent même souvent nos arbres.

Les Héxopons. (HExopon. Oliv. Fabr.)

Distincts des suivans par leur corps presque circulaire, Je bord extérieur des étuis dilaté et accompagné d'un canal, la massue des antennes petite et ovale; et par leurs pieds grêles, et dont les crochets sont petits (1).

Les RuTÈLESs. ( RuTEeLrA. Latr.)

Qui ont le corps ovoide, sans canal ni dilatation au bord extérieur des étuis; dont la massue des antennes est oblongue , et dont les pieds sont robustes, avec de forts crochets au bout.

Tous de l'Amérique méridionale (2).

4°. Les lamellicornes de cette division ne s’éloignent des précédens , et particulièrement des ruzèles , que par la position de leurs mandibules, qui sont plus intérieures , et tellement recouvertes par les mâchoires et la partie supérieure de la tête, qu’elles ne font point de saillie. Leur côté extérieur est seul apparent; tels sont

Les HANNETONS. (MELOLONTHA. Fab. )

Les antennes varient beaucoup selon le sexe; leur massue est plus allongée, et souvent même composée d’un plus grand nombre de feuillets, dans les mâles. Les crochets

(1) Oliv. Col. I, 7,7; Latr. Gen, Crust. et Insect. I, p. 106.

(2) Latr. ibid. p. 103 ; la troisième division des cétoines d'Olivier. Il faut aussi y joindre quelques hannelons de Fabricius, dont le sternum postérieur est saillant, tels que : punctata, viridis el sa cétoine gloriosa,

des tarses ont aussi diverses formes, selon les espèces. En état parfait, ces insectes nuisent beaucoup aux vésétaux , et surtout aux arbres, dont ils dévorent en peu de temps les feuilles, Leurs fortes mandibules, leurs mâchoires cornées , et ordinairement très-dentées, ont une action puissante et rapide. Les larves font aussi de grands dégâts, en rongeant les racines des plantes. Elles passent plusieurs années sous cet état.

Quelques espèces exotiques, dont l'extrémité antérieure du labre se dilate en forme de triangle renversé, comme dans le Aanneton ordinaire , mais dont l'extrémité des mâchoires n’a pas de dents, forment le genre anoplognathus de M. Leach (1).

Plusieurs autres à corps aplati, recouvert de petites écailles , à jambes antérieures sans épines sensibles à leur extrémité, et dont les étuis sont dilatés à leur base extérieure, ont été séparées de ce genre par Illiger, et sont maintenant des Loplies (2).

Parmi les espèces européennes, la plus grande est :

Le ZT. foulon (S. fullo. Lin.) Oliv. Col. 1,5, 111,28, lons d’un pouce et demi, brun ou noirâtre, tacheté de blanc en dessus ; massue des antennes du mâle trèsgrande, composée de sept longs feuillets; six à celle de la femelle, dont l’inférieus plas court. — Sur les côtes. Maritimes , dans les dunes.

Ta larve du hanneton ordinaire (S. melolontha. L. }est nommée vulgairement ver blanc. On trouve en France quelques espèces analogues , et qui paraissent à différentes époques, telles que les suivantes, d'Olivier : sz/losa,

æstiva , solstitialis, etc. (3).

Zool. Miscell, LXXV.

(2) Eat, Gen. Crust. et Insect. IT,:p. 115 ; Panz. Ind. Entom. pe 156.

(3) Latr. Gen. Crust..et Insect. IT, pag. 107; Oliv, Col, I, n°,9,et

, Fabricius, Syst. Eleut.

5°. Ici se rangent les lamellicornes dont les palpes sont

filiformes ou en massue, et qui ont des mandibules cornées,

de même que ceux des trois divisions précédentes; mais

leur languette, divisée en deux lobes, s’avance en avant

du menton; les mâchoires sont terminées par une pièce meimbraneuse plus ou moins velue.

Les uns ont le chaperou étroit et très-avancé ; les autres ont leurs étuis écartés ou béans à leur extrémité postérieure, du côté de la suture. Leur corps est ordinairement allongé, avec le corselet oblong ou arrondi. Les mandibules de plusieurs sont un peu membraneuses. Ces insectes vivent sur. les fleurs, et avoisinent ceux de la division suivante. Ils sont propres aux pays méridionaux de l'Europe, à l'Afrique et à l’Asie,

T'els sont ;:

Les GLAaPHayres. (GLAPayrus. Lat.)

Où le labre est saillant, et qui ont les mandibules den= tées (1).

Les AmPHicOMESs. (AmPpHicoMA. Lat.)

Dont le labre est encore à découvert, mais dont les mandibules ne sont point dentées (2).

Les ANisonyx. ( ANIsoNyx. Lat.}

Ayant le labre recouvert par un chaperon étroit et

(2}-G. maurus, Latr. Gen.Crust. et Insect. IL, p. 117; sca-

rabœus maurus , Linn.;—p. serratulæ , Latr. ibid. p. 118, et tom.lI, tabR "6:

(2) Latr. ibid, p. 118; les hannetons de Fabricius : melis, cyanipeunis, hirta, vulpes, bombylius, vittata, abdominaks,

allongé, et les mandibules très-minces, en partie membraneuses (1).

6°. Ils ressemblent aux précédens par leurs palpes fliformes ou en massue, mais ils ont des mandibules trèsminces, en forme d’écailles membraneuses.

Leur corps est ordinairement ovale, aplati, avec le corselet en trapèze ou arrondi. Le labre est membraneux et caché sous le chaperon. Les mâchoires se terminent souvent par un lobe en forme de pinceau. On les trouve sur les fleurs ou sur les arbres, et souvent aussi sur les parties suintantes des arbres. Leurs larves vivent dans le bois.

Les uns ont le corselet de figure presque ronde, et le bord extérieur des étuis droit, ou sans sinus brüsque et remarquable près de leur base.

La pièce écailleuse ou axillaire qui recouvre chaque côté antérieur de leur arrière-poitrine , ne paraît en dessus que dans un petit nombre d’espèces.

LEs GoLiATHS. (GoLIATH. Lam. )

Qui ont les mächoires entièrement écailleuses , le menton fort large , transversal ; et le chaperon très-avancé , et divisé en deux lobes , en forme de cornes.

Ce sont de très-orands insectes, et particuliers aux résions équatoriales de l’Afrique et de l'Amérique (2).

Les Tricnies. (Tricxius. Fab.)

Où les mâchoires se terminent par une pièce presque membraneuse , linéaire, en forme de pinceau; qui ont le menton presque aussi long que large , et le chaperon

entier. À Dans aucun d'eux, la pièce axillaire de l’arrière-poitrine

(1) Les hannetons d'Olivier : crénita, cinerea , uTSus , lynx, pro= boscidea, etc.

(2) Lam. Syst. des anim. sans vertèbres; les cétoines : goliata,

cacicus, bifrons , polyphemus , ynca, de Fabr.

ne se prolonge en dessus, ou entre les angles postérieurs du corselet et ceux de la base des étuis.

La T. noble ( Scarabæœus nobilis. Lin. ) Oliv. Col. I,6, 111, 10, longue d’environ un demi-pouce, d’un vert-doré en dessus, cuivreux, avec des poils d’un gris-jaunâtre en dessous. — Sur les fleurs à ombelle.

La 7°! rayée (S. fasciatus. Lin.) Oliv. 5bid. 1x, 64, un peu plus petite, noire, avec des poils épais, jaunes; étuis de cette dernière couleur, avec trois bandes noires,

- Interrompues à la suture.—Très-commune, au printemps, sur les fleurs.

La 7! ermite (S. eremita. Lin.) Oliv.ibid. 11r, 17, grande , d’un noir-brun ; bords de la tête relevés ; trois sillons sur le corselet. — Sur les troncs des vieux arbres, dans l’intérieur desquels vit la larve (r).

La femelle de la 7. hémiptère (S. hemipterus. Lin.) a une tarière cornée, en forme de pointe ou de dard, qui lui sert à introduire ses œufs.

Les autres ont le corselet soit en trapèze ou en triangle isocèle et tronqué à sa pointe, soit en carré transversal, et un sinus remarquable au bord extérieur des étuis, près de leur base.

Tous ont la pièce écailleuse des côtés antérieurs de l’arrière-poitrine prolongée en dessus, entre les angles postérieurs du corselet et ceux de la base des étuis. Le corps est ordinairement ovale et déprimé. L’arrière - sternum est souvent avancé en forme de corne.

Les Céroines. (C£TownrA. Fab. )

Qui ont le corps ovale, avec le corselet en trapèze, et

(1) Voyez, pour les autres espèces , Fab. Syst. Eleut, ; la seconde division du genre cétoine d'Olivier, ibid, Latr. Gen. Crust, et Insect. Il, 122; Panz. Ind. Entom. p, 155.

le menton presque carré, sans enfoncement dans son milieu. |

La C. dorée ( Scarabæus auratus. Lin. ) Oliv. Col. I, 6, 1, 1, longue de neuf lignes, d’un vert-doré en dessus, d’un rouge cuivreux en dessous; des taches blanches sur les élyires. — Commune sur les fleurs, et souvent sur celles du rosier et du sureau.

La C. fastueuse(C. fastuosa. Fab.) Panz. Faun. Insect. Germ. XLI, xvi, un peu plus grande, d’un vert-doré, uniforme, sans taches , avec les tarses bleuâtres. — Midi de la France.

La C. drap-mortuaire ($S. sticticus. Lin.) Panz. ibid. I, 1v, longue de cinq lignes ; noire, un peu velue , avec des points blancs; ceux du ventre disposés sur deux ou trois lisnes , ‘selon le sexe. — Très-commune sur les chardons (1).

Les CRÉMATOSCHEILES. (CREMATOSCHEILUS. Knoch.)

Qui diffèrent des cétoines par leur corps oblong, le corselet en carré transversal et ayant un tubercule aux quatre

angles ; leur menton est grand, excavé en devant, en forme de bassin (2).

La seconde tribu, les LucAnIDEs,

Ont la massue des antennes composée d’arcles disposés en manière de peigne, et comprennent le genre

(1) Consultez, pour les autres espèces, Fab. Syst. Eleut. ; Olivier, ibid. divis. 1°° des céfoines ; Latr, Gen, Crust. et Insect, I, p. 126 ; Panz. Ind. Entom. p. 1553.

(2) Latr. 1bid, p. 121. (

Des Lucaxes (Lucanus) de Linnæus.

Ils ont une grande affinité avec les scarabéïdes , et particulièrement avec eeux de la dernière division. Leurs larves vivent dans les troncs d'arbres, ef c’est aussi sur eux, ou dans les bois, que l’on trouve l’insecte parfait. Il vole ordinairement le soir. Les mandibules des mâles sont très-souvent plus srandes que celles des femelles.

Les uns ont les antennes brisées, le labre soit caché ou nul, soit à peine extérieur, la languette située derrière le menton et l’écusson avancé entre les étuis.

Tantôt les mandibules ne sont point saillantes en avant de la tête , et ne diffèrent pas sensiblement dans les deux sexes. Le menton est petit, triangulaire, porte à son extrémité les palpes labiaux, la lanouette étant nulle ou intimement unie avec sa face postérieure.

LEs SINODENDRES. (SINoDENDRON. Fab.—Scaragæus. , Lin.) Ils ont le corps cylindrique, et ne diffèrent essentiellement des oryctes que par les antennes. Les mâles ont aussi une corne sur la tête et le corselet coupé en avant (r).

Tantôt les mandibules s’avancent au-devant de la tête, et différent dans les deux sexes; le menton est grand, plus ou moins carré, transversal; la languette est distincte et porte

les palpes. Le corps est ovoide ou en carré long et déprimé.

Les Æsares. ( Æsarus. Fab.)

Où le labre est apparent, dont la lansuetie est entière et ‘ très-petite, et qui ont le corps court, très-convexe, avec la

(1) Scarabœus cylindricus, Linn. Oliv. Col. 1,5, 1x, 80. C’est la seule espèce connue ; tous les autres sinodendres de Fabricius ap-

partiennent à des genres différens.

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