‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 57 sur 92 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

290 INSECTES tête presque entièrement reçue dans l'échancrure du corselet (1).

Les Lamprimes. (LAMPRIMA. Lat. ) :

Qui n'ont point de labre apparent; dont la languette est divisée en deux pièces allongées et soyeuses; et dont les mächoires sont découvertes, en dessous , jusqu’à leur base.

Les mandibules sont grandes et comprimées dans les mâles. Le corps est plus convexe ou moins aplati que dans les suivans. L’arrière-sternum est avancé en devant, et en forme de corne (2).

Les LucaNes proprement dits. (Prarycerus. Geoff.)

Qui n’ont point non plus de labre apparent, et dont la languette est également divisée en deux pièces allongées et soyeuses, mais dont le menton recouvre, par sa largeur , la partie inférieure des mâchoires.

Les mâles ontordinairement des mandibules très-longues, avancées, en forme de cornes , représentant celles des animaux à bois, qui ont fait appeler ces insectes cerfs-volans. Les femelles, où les mandibules sont beaucoup plus coùrtes, sont connues sous le nom de biches: Leurs mâchoires et les pièces de leur languette sont ordinairement très-avancées et en forme de pinceaux. Les larves vivent dans l’intérieur dés arbres, et demeurent, en cet état, quelques années. Il paraît que c’étaient les Cossus, sorte de vers que les Komains manseaient avec plaisir.

Les uns ont les yeux coupés par les bords de la tête, et forment les /ucanes proprement dits de Latreille. Tels sont

(1) Æsalus scarabæotïdes, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. XXVI, NL ENT

(2) Latr. Gen. Crust. et. [nsect. IT, p.152 ; lethrus œneus, Fab, Schr. Trans. Linn. soc. VE, xx, 1 ;—sinodendron cornutum , Fe;

—lucanus parvus, Donoy. Ilust.‘Entom. I, Col I, 4.

Le Z. cerf-volant (Z. cervus. Lin.) Oliv. Col.I, 1, 1; Roœs. Ins. IL, Scar.r1,1v, v. Mâle long de deux pouces, plus grand que la femelle, noir, avec les élytres brunes : tête plus large que le corps; mandivuies très-grandes, arquées, avec trois dents très-[ortes, dont deux au bout, et l’autre au côté intérieur , qui en a aussi de plus petites. Tête plus étroite et mandibules plus courtes qu'elle dans la femelle.

Le ZL. chevreuil (L. capreolus, Fab.) n’en est probablement qu'une variété plus petite.

Les autres ont les yeux entièrement à nu, ou point coupés par les bords de la tète, et comprennent les platycères de Latreille.

Le L. verd ( L. caraboïdes. Lin. )Oliv. Col. 11,2, long de cinq lignes, d’un bleu verdâtre, avec les mandibulés en croissant (1).

D'autres LucANtDEs ont les anteñnes simplement arquées (souvent velues); le labre avancé entre les mandibules et très-distinct ; la languette fixée au bord supérieur du menton, et l’écusson confondu avec le pédicule de l’abdomen ; ce sont :

Les Passazes. (Passarus. Fab. )

Ils sont propres aux pays chauds de l'Amérique, des Indes orientales et dé la Nouvelle-Hollande. Leur.corps est parallélipipède ou cylindrique, avec les mandibules fortes et dentées ; le dessus de la tête très-inégal, et l’abdomen séparé du corselet par un réirécissement remarquable. Les étuis embrassent ses côtés. La plupart ont des mächoires cornées et fortement dentées. :

Pl ue SD pen 3 come Lg nine pui Lane

(1) Ajoutez : L. rufipes, tenebrioides , piceus, de Fabricius; les autres espèces de lucanes vont dans la première division, Voyez Olivier, ibid,

Mie, de Merian dit avoir trouvé la larve de l'espèce qu’elle a représentée dans les racines de patates. Elle ressemble beaucoup à celles des autres coléoptères de cette famille. Il paraît que l’on trouve souvent, aux Antilles, l’insecte parfait, dans les sucreries (1).

La seconde section des Coléoptères, Les HÉTÉROMÈRES,

À cinq articles aux quatre premiers tarses, et un de moins aux deux derniers.

Elle comprend quatre familles.

La première, les Mérasomes.

À la tête ovoïde, sans cou ou rétrécissement brusque par derrière, et une dent ou un crochet écailleux, au côté interne des màchoires.

La plupart ont les étuis soudés et trèsrepliés en dessous; les antennes terminées eu manière de chapelet, et insérées sous les bords de la tète, avec le troisième article allongé. Leur corps est ordinairement noir.

Ils vivent à terre, où ils se tiénnent cachés , et fuient presque tous la lumière. Leurs

(1) Voyez Fabricius, Sysl. Éleut. 11, pag. 255 ; Weber, Observ. Entom.; Palie, de Beauv. Insect. d’Afr. et d’'Amér.; Lalr. gen. Crust. et Insect, IL, p. 156.

Le Synodendron digitatum de Fabricius doit former un nouveau genre dans cetie division.

mouvemens sont lents. Ils rongent des substances végétales ou des matières animales décomposées. |

Cette famille forme dans la méthode de Linnæus,

Le genre TÉNÉBRION. (TENEBRIO.) J'y ferai trois divisions: «

1°. Ceux qui n’ont point d'ailes, dont les étuis sont soudés Pun avec l’autre, on incapables de s'ouvrir, et dont les palpes maxillaires sont filiformes, ou à peine plus gros vers leur extrémité, et terminés par un article presque cylindrique. Ils sont propres aux pays chauds et sablonneux des parties occidentales de l’ancien continent. Plusieurs se tiennent exclusivement dans les terres salines où abondantes en plantes du senre Salsola, et transpirent souvent une humeur blanchäâtre, formant sur le corps une poussière de cette couleur, de mème que certains aphodies.

Les uns ont le menton large, et recouvrant la base des fmächoires. Tels sont : k

Les Eroptes. (Eroprus. Fab.)

Qui ont le dixième article des antennes renflé, en forme de bouton, et recevant le dernier; et dont les deux premières jambes sont dentées au côté extérieur.

Leur corps est presque rond, ou en ovale court (1).

On avait confondu avec eux des insectes ayant la même forme, mais dont les antennes gfossissent insensiblement, et dont le onzième ou dernier article est très-distinct, plus grand que le précédent et ovoide. Leurs jambes antérieures

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, pag. 145; les erodies : bilinea= fus, gibbus, lævigatus, d'Olivier, Col. IE, n°. 65.

n'ont point de dentelures. Ce sont les zophoses (zophosis) de Latreille (1).

Les PiméLries. (PIMELIA. Fab.)

Dont les antennes sont presque de même épaisseur partout , ou sans renflement brusque à leur extrémité, et qui ont les jambes semblables , et sans dentelures extérieures.

Leur corps est oblons. Les formes et les proportions relatives du corselet, de d’abdomen et des antennes, ont servi de base à l'établissement de quelques sous-senres.

Les PImMÉLIEs proprement dites. (PrmgzrA. Lat.)

Ont le corselet court et transversal, avec l'abdomen fort grand (1).

La P. à deux points (P. 2-punctata. Fab.) Oliv. Col. III, 59, 1, 1. Deux gros points enfoncés sur le corselet, souvent réunis. Etuis ayant chacun quatre lignes élevées ; les intervalles chagrinés.

Le T'énébrion muricatus de Linnæus est différent. (Schon. Synon. Insect. T, 111, 0.)

Les autres ont les mâchoires découvertes en dessous

jusqu'à leur base, ou point cachées sous le menton. Tels sont : | Les Scaurus. ( ScaurRus. Fab.)

Qui ont les trois à quatre avant-derniers articles des antennes presque globuleux, et celui du bout en cône

(1) Latr. ibid. p. 146 ; les erodies : testudinarius, trilineatus, punctatus, d'Olivier, ibid, ; le dernier paraîl être le. minutus de Fabricius. Le premier difière de la zophose torlue représentée par Latreille , ibid. 1, x, 6;—Schonh. Synon. Insect. I, 11, 4.

(2) Les pimélies : coronata, inflata, scabra, senegaliensis, sericea , angulosa, variolaris, rugosa, chrysomeloides, longipes ,

sulcata, aranipes, ovata, lineata, maculata, variabilis, minuta, d'Olivier , ibid.

COLÉOPTÈRES. 203 allongé, et le corselet presque carre. Les cuisses antérieures sont renfliées dans les mâles (1).

Les T'AGÉNIES. ( T'AGEN1A. Lat. — Srenosts. Herbst.)

Dont les antennes sont presque perfoliées, et qui ont le corselet étroit (2).

Les Sépiptes. ( Seprprum. Fab.)

Dont les antennes ont le troisième article beaucoup plus long que Île suivant, le dixième presque en forme de toupie, et le dernier ovoide. Leur corselet est dilaté vers le milieu de ses côtés.

Le dessus de leur corps est souvent très-inégal (3).

Les Morvuris. (Morurts. Lat.)

Qui ont le corselet presque rond, l’abdomen ovale, et dont les antennes, un peu plus grosses vers leur extrémité, sont terminées par un article ovoide (4).

LEs TENTYRIES. ('TENTyYRIA. Lat.)

Dont la forme générale du corps est semblable; mais qui ont les antennes de la même grosseur, et finissant par deux ou trois articles presque globuleux (5).

Les Hécèrres. (HEGETER. Eat.)

Dont le corps est ovale, avec le corselet parfaitement carré, plane, et sans rebords (6).

(1) Oliv. Col. IT, n°, 62; Eatr. Gen. Crust. et Insect, II p: 199.

(2) Latr. ibid. p. 149. Voyez Herbst. Col. VIII, cxxvir, 1-3.

(3) Latr. ibid. p. 158 ; Oliv. ibid. n°. 61 ; Herbst, ibid, cxxvr ; Schonh. Syn. Insect. [, 1r, 1.

(4) Les pimélies : striata, gibbosa , brunnes, hispida , lævigata, hirtipes, globularis, d'Olivier.

(5) Celles qu’il nomme scabriuscula , glabra , striatula. Voyez Latr. Gen. Crust. et Insect. IL, p. 154.

(6) Latr. ibid. p. 157, et I, 1x, 11 ;—pimelia silphoides ? Oliv.

206 INSECTES Les Euvrycnores. (EuryYcHoRA. Thunb.)

Ovales encore, mais avec le corselet en demi-cercle, et très-échancré en devant (1).

Les Axis. (Axis. Fab.)

Dont le corselet est presque en forme de cœur, tronqué

postérieurement, et qui ont l’abdomen ovale, rétréci et

arrondi aux angles extérieurs de la base des étuis (2).

2°, Ceux qui ayant aussi les étuis soudés, diffèrent des précédens par leurs palpes maxillaires, terminés par un article sensiblement plus grand, en forme de hache, ou triangulaire.

LEs Braps. (BLraps. Fab.) Ils comprennent, comme autant de sous-senres ,

Les Asrpes. ( AsrpA. Lat.)

Dont le menton est large, recouvre la base des màchoires, et qui ont les antennes terminées presque en un bouton, formé des deux derniers articles, dont l’extrêème est

plus petit.

Ils ont des rapports avec les opatres et les erodies. Leur corps est ovale, quelquefois même presque rond.

L’A. grise ( Opatrum griseum. Fab. ejusd. Platynotus variolosus) Oliv. Col. LIL, 56, 1, 1; long de cinq lignes, noir, mais paraissant d'un gris terreux ; corselet chagriné ; trois à quatre rides longitudinales sur chaque étui. Dans les terres sablonneuses (3).

Be

(1) Latr. ibid. p. 150 ; Schonh. Synon. Insect. Ï, 11, 5.

(2) Les pimélies: grossa , collaris, spinosa , acuminata , reflexa, d'Olivier. Voyez Herbst. Col. VIII, cxxv; akis, 5-9, et Cox TTL De

(3) Ajoutez : opatrum rugosum, Oliv. Col. IF, 56, 1, 4 ;—oe

COLÉOPTÈRES. 297 Les Braps proprement dits. (Braps, Lat.)

Où les mâchoires sont découvertes jusqu’à leur base ; qui ont le chaperon terminé par une ligne droite, avec le labre en avant et transversal ; les antennes ont les articles inférieurs plus allongés que les derniers: ceux-ci sont presque 2lobuleux.

Le corps est oblong , plus étroit en devant, avec le corselet presque carré. Les étuis se prolongent souvent en une pointe en forme de queue.

Le B, porte-malheur (Tenebrio mortisaga. Lin.) Oliv. ibid. 60, I, 2,6, long d'environ dix lignes, d’un noir peu luisant, uni; corselet carré; bout des étuis formant une pointe courte et obtuse. Dans les lieux sombres et malpropres, près des latrines , souvent même dans les maisons (1).

Les MisoramPres. (Misocampus. Lat.)

Semblables aux blaps proprement dits , à l’ésard du chaperon et du labre, mais dont les antennes ont la plupart de leurs articles en forme de toupie, presque égaux, avec le dernier plus grand et ovale (2).

Les P£éDpines. (Peprnus. Lat.)

Où le chaperon reçoit dans une profonde échancrure de son bord antérieur, un labre très-petit.

sericeum, ibid. 3; —o. sillosum , ibid, 2 ; machla carinata? Herbst, Col. VILT, cxxvI, 9;—m. villosa, ibid. 8 ;—m. nodulosa , ibid, 10; —les platynotus : morbillosus, serratus, lævigatus, undatus, rugosus , de F. Voyez Latr. Gen. Crust. el Insect. IT, p. 153.

(1) Ajoutez: Herbst, Col. ibid, cxxvrrr, 1-3-4,—-ibid, CXX , 12,— ibid. cxxr, 1,—ibid, cxx1x, 2-3 Oliv. ibid. 59, 1V, 4. Voyez Lair. gen. ibid. p. 161.

(2) Latr. Gen. Crust. et Insect. IF, pag. 160, etI,x,8 ; pimelia gibbula, Herbst, Col. VIT, cxx, 7;—scaurus viennensis, Sturm. Faun. Germ, IT, xz£1; helops pimelia , Fab.

Le corps est ovale, avec les antennes grenues et insensi-

: blement plus grosses vers le bout. Lesjambes antérieures sont

souvent larges et trianoulaires. Ils ne diffèrent des opatres

que par l'absence des ailes et les étuis soudés. Ils vivent aussi dans les terres arides ou sablonneuses (1).

93°. Ceux dont les étuis peuvent s'ouvrir et recouvrent des ailes.

Les OpaArTRes. (OPATRUM. Fab. — Srrpna. Lin.)

Qui ont le corps ovale et le labre petit, reçu dans une profonde échancrure antérieure du milieu du chaperon.

Leurs antennes sont en forme de chapelet et srossissent insensiblement. Les jambes antérieures sont plus ou moins trianoulaires. Ils se tiennent dans la terre ou dans le sable,

L’O. du sable (Silpha sabulosa. Lin. ) Oliv. Col. ITE, 56, 1, 4 ; long de quatre lignes, noir, mais paraissant ordinairement d’un gris cendré; corselet un peu plus large que le corps; des lignes élevées, entremélées de tubercules, qui se réunissent souvent avec elles sur les étuis.

Très-commun dansitoute l’Europe (2).

Les CryPrTiques. (CrypTicus. Lat.)

Qui ont aussi une forme ovale, mais sans échancrure au chaperon , avec le labre en devant et transversal. Les palpes

(1) Latr. ibid. p. 164, div. 11; les blaps d'Herbst. ibid. cxxvnr, 5, 6,9, 10, 11; et cxxix, 5, 4. Rapportez-y les plalynotes : reticulatus, excavalus, crenatus , dilatatus, dentipes, de Fab. ; ses blaps : buprestoides, calcarata , punctata , emarginata , tristis, femoralis ,tibialis, clathrata ; son blans dermestoides est la fem. du femoralis ;—blaps exarata , Schonh. Synon Insect. I, 11, 7;—ejusd. b. tibidens , ibid. S.

(2) Ajoutez les opatres , n°, 7 ,8, 10 , d'Olivier, ibid. ; sa pimélie obscure, ibid. 59, II1, 54; voyez les opatres de Fab. à l’exception des espèces qu’il nomme griseum, fuscum, qui sont des asides ;

Schonh. Syn. Insect. T, p. 121, et l’article oPATRE d’Oliv. Encycl. méthodique.

maxillaires sont terminés par un article fortement en hache. Les antennes sont presque de la même grosseur, formées , en majeure partie, d'articles en cône renversé, avec le dernier ovoïde ou presque globuleux (1).

Les OrTaocÈres. (OrrHocErus. Lat. —SARROTRIUM: Illis.)

Où le corps est étroit et allongé, et où les six derniers articles des antennes forment une massue presque en fuseau, perfoliée, grosse et velue.

La seule espèce connue (2) se trouve dans les saffonnières.

Les CairoscèLres. (Carrosceztis. Lam.)

Qui ont aussi le corps étroit et allongé ou parallélipipède ; avec les antennes terminées par un article plus gros, en bouton , et les deux jambes antérieures dentées au côté extérieur (3).

Les Toxiques. (Toxrcum. Latr.)

Semblables aux précédens par la forme allongée de leur corps, et dont les quatre derniers articles composent une massue ovale et comprimée (4).

Les TÉNÉBRIONS proprement dits ( Tenegrio et Uprs. Fab.)

Ayant encore la même forme, mais dont les antennes ogrossissent insensiblement vers leur extrémité, avec les jambes sgrêles, et dont les deux premières un peu courbes ou arquées. |

(:) Pedinus glaber, Latx. Gener. Crust. et Insect. IT, pag. 164; helops glaber, Oliv. Col ibid. 58, 11, 12; blaps glabra, Fab.; plusieurs éspèces inédites d'Espagne et du Cap de Bonne-Espérance.

(2) Hispa mutica, Linn. Panz. Faun. Insect. Cerm. I, vur.

(3) Chiroscelis bifenestra , Lam. Ann. du Mus, d'Hist. nat. n°. 16, XXI1, 2 ;—tenebrio digitatus, Fab.

(4) Toxicum richesianum, Lalx. Gen. Crusl. el Insect, IF, 168,etI,1x,'0

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On trouve fréquemment, surtout le soir, dans les lieux peu fréquentés de nos maisons, dans les boulangeries, les moulins à farine, sur les vieux murs, etc.

Le T. de la farine (Tenebrio molitor. Lin.) Oliv. Col. III, 57,71, 12, long de sept lignes, d’un brun presque noir en dessus , couleur de marron en dessous, luisant ; corselet de la largeur des étuis, carré, avec deux impressions postérieures ; étuis pointllés et striés.

Sa larve est longue, cylindrique, d’un jaune d’ocre, écailleuse et très-lisse. Elle vit dans le son et la farine. On la donne aux rossignols. Elle se transforme en nymphe dans la matière qui lui a servi de nourriture (1).

La seconde famille des CoLÉOPTÈRES Hi- TÉROMÈRES,

Les TaAxICORNES.

Qui ont, comme les précédens, la tête ovoide et sans étranglement brusque qui la sépare du corselet, s’en distinguent par leurs mäâchoires sans onglet corné. Leurs antennes grossissent insensiblement ou se terminent en massue , et sont ordinairement perfohées.

Presque tous sont pourvus d'ailes. Plusieurs d’eux vivent dans les champignons, et les autres sous les écorces des arbres ou àterre.

(1) Voyez pour les autres espèces : Oliv. ibid. n°°.1,2,8, 9,11, 12; celles que je ne cite point apparliennent à divers genres des deux familles suivantes ou sont douteuses, Ce genre et celui des érogossites

de Fabricius sont très-confus et des sortes de magasins.

COLÉOPTÈRES. 3ot Ils se rattachent au genre

Des DraPÈRes ( Draperis) de Geoffroi.

Les uns ont la tête cachée sous le corcelet ou reçue dans une échancruré profonde de son extrémité antérieure. Les côtés de ce corselet et ceux des étuis débordent le corps.

Il ést souvent très - aplati, ovale ét en forme de bouclier.

Les Cossyrmes. (Cossyrnus. Oliv.)

Qui ont la tête entièrement recouverte par le corselet (1).

Les HÉLÉEs. (HeLEus. Lat.)

Où la tête est découverte et reçue dans une échancrure de l'extrémité antérieure du corselet (2).

Les autres ont la tête saillante ou découverte; elle n’est ni cachée sous le corselet, ni reçue, en grande partie, dans une échancrure de son bord antérieur. Les côtés des étuis ne débordent point le corps.

Tantôt les antennes sont insérées sous les bords latéraux de la tête.

Les HypopxLées (Hyropuzæus. Fab.— Tps. Oliv.)

Distingués de tous les autres par leur corps linéaire ou

cylindrique , et leur corselet longitudinal, ou plus long que large (3).

Les Drapères. (Draperis. Geoff. )

Dont le corps est tantôt ovale ou rond, tantôt allongé,

. (1) Lat. Gen. Crust. et Insect. IT, p. 184.

. (2) Cinq espèces inédites de la Nouv. Hollande,

. (5) Hypophlœus castaneus, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. XII, XII ; —h. linearis, F. Panz. ibid. VI , xvi;—h. fasciatus , F. Panz. ibid. VI, xvur;—X. bicolor, F, Panz. ibid. XIT, x1V ;—#. pri, ibid, LXVII, XIX.

mais point linéaire, avec le corselet toujours plus large que long, ou transversal; les antennes sont perfoliées , grossissent insensiblement , et sont plus longues que la tête.

Plusieurs mâles ont deux éminences, en forme de cornes, sur la tête. Les uns vivent dans les bolets ; d’autres sous les écorces de vieux arbres, et on en connaît qui rongent les comestibles, et sont très - pernicieux; d’autres encore se trouvent dans le sable, près des bords de la mer.

Les phaléries de Latreille ne diffèrent des diapères qu’en ce que leurs palpes maxillaires sont plus gros à leur extrémité, et que leurs jambes antérieures sont plus larges et triangulaires. va

La D. de bolet( Chrysomela boleti. Lin.) Oliv. Col. IT, 55,1, longue de trois lignes , ovale, convexe, d’un noir luisant, avec trois bandes d’un jaune fauve, transverses et dentées sur les étuis. — Dans les agarics (1).

Les TracHyscEeLes. (Tracnyscezis. Lat.)

Très-voisins des diapères, et surtout des phaléries, par la forme de leurs jambes qui sont triangulaires, trèsépineuses, ou propres à fouir, mais dont les antennes, guère plus longues que la tête, se terminent brusquement, en une massue perfoliée, ovale, de six articles.

Leur corps est court, arrondi et bombé. Ils s’enterrent dans le sable des bords de la mer (2).

Les ÉLépones. (Errpon4. Lat.— BorErropHAGus. Illig. Fab.)

Qui ont les antennes arquées et terminées par quelques

(1) Voyez, pour les autres espèces, Oliv. Col. ibid. et Fabricius , genre diaperis; Latr. Gen. Crust. IT, pag. 174. Rapportez au g. phaleria , les ténébrions: cornutus, culinaris, pallens, cadaserinus, mauritanicus, chrysomelinus de Fabricius ; ses trogossites : faurus , quadricornis ; vacca , ferruginea, hypophlœus bicornis ejusd., maxillosa.

(2) Latr, ibid. p. 370.

atticles plus grands, presque triangulaires, formant une massue oblongue et comprimée (+).

LEs CNODALONS. (CNODALON. Lait.)

S'éloignant des précédens | à raison de leurs antennes, dont les six derniers articles plus grands que les précédens, sont comprimés , transversaux et un peu dilatés en scie, au côté intérieur. L’avant-sternum se prolonge en arrière en forme de pointe (2),

Les EprrrAGes. (Erirracus. Lat.)

Qui sont les seuls de cette famille dont le menton recouvre, par sa largeur, ia base des mâchoires. Leurs antennes, grossissant insehsiblement, sont composées d’articles presque en forme de toupie (3). c ;

Tantôt les antennes ont leur base ou leur insertion dé-

couverte; elle n’est point cachée par le bord latéral et avancé de la tête.

Ils vivent dans les agarics et les bolets des arbres.

Les Lerones. (Lerones. Lat.— AnisoTomaA. Illis. Fab.)

Où les articles des tarses sont entiers, et dont les antennes se terminent par une massue de cinq articles ; le second, ou le huitième, à partir de la base, est très-petit. Le corps est presque hémisphérique , avec les jambes épineuses (4).

Les Térraromes. (TErraroma. Herbst. Fab.)

Ayant des tarses semblables, et les antennès terminées

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect, IT, pag. 178; Fab. Syst, Éleut,

genre boletophagus ; Schonh. Syn. Insect. T, p. 120. Olivier les a confondus avec les opatres. Son diaperis horrida est probablement

du même genre,

(2) Cnodalon viride, Latr. Gen. Crust. et Insect. II, p. 182, et EST |

(5) Epitragus fuscus, Lal. ibid. IT, p. 183,etI, x, 1.

(4) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, p. 180; genre anisotoma, {lig. Col, Boruss. ; Fab, Syst. Eleut, et Schonh. Synon. [nsect,

en massue, composée de quatre articles; les précédens sont très-petits ; le corps est ovale, sans épines aux jambes (1).

Les EusrroPxes. (Eustrropaus. Illis. }

Voisins des précédens quant aux tarses, mais dont les antennes vont en grossissant (2).

Les Orcuesies. (OrcHEsrA. Lat.)

Qui: ont l’avant-dernier article des quatre tarses antérieurs divisé en deux lobes.

Les antennes sont terminées par une massue de trois articles. Le dernier article des palpes maxillaires est foriement en hache; les jambes postérieures ont deux longues épines à leur extrémité. La tête est très-inclinée , ainsi que dans le genre précédent (3).

La troisième famille des CorÉoPTÈRrEs FHÉTÉROMERES ,

Celle des STENÉLYTRES.

Nous présente encore des insectes à tête ovoide, sans cou ou retrécissement brusque , à sa base, et dont les mâchoires n’ont point d’ongle corné; mais leurs antennes sont de

(1) Latr. ibid. IT, pag. 180,et I ,1x ,10; Fab. Syst Eleut. genre tetratoma.

(2) Mycetophagus dermestoides , Fab.

(5) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, p. 105 ; dircæa micans, Fab. Voyez pour le genre rhinosime qui, à raison des tarses et des an— tennes , semble appartenir à cette division , la première famille de la seclion suivante, celle des féframères,

COLÉOPTÈRES. 305 grosseur à peu près égale, ou s'amincissent vers leur extrémité. à

Ils ont des ailes et paroissent vivre en état de larve, dans le bois ou sous les écorces des arbres. C’est là aussi, ou sur les fleurs, qu'on les trouve, le plus souvent, lorsqu'ils se sont développés.

Les uns ont tous les articles des tarses, ou du moins ceux des postérieurs, entiers.

Ils se rapprochent du genre ténébrion de Einnæus , et pourraient être réunis à celui

des HÉLors (HeLors) de Fabricius.

Tantôt les articles des tarses postérieurs sont entiers, et

l’avant-dernier des quaire antérieurs est divisé en deux lobes, comme dans

Les SERROPALPES. (SErROPALPUs. Hell. Payk. )

Qui ont les antennes composées d’articles, pour la plupart cylindriques et allongés; les palpes maxillaires en scie , avec le dernier article.en forme de hache allongée (1).

T'antôt les articles de tous les tarses sont entiers. Tels sont | - Les HarcLomÈènes. (Hazcomenus. Helw. )

Dont les mandibules sont échancrées à leur extrémité ou terminées par deux dents, et qui ont les palpes presque

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. II, p. 192, eLI, 1x, 12; dircæa barbata, F.

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