‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 80 sur 92 · PASSE T MR TI SE ES · texte numérisé non relu

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Nous n’en ferons qu'un sous-genre, celui

Des PoryommaTEs. (POLYOMMATUS.)

Désignés ainsi, parce que ces lépidoptères ont, pour la . plupart, de petites taches , imitant des yeux, sur leurs ailes. Plusieurs espèces ont encore été nommées collectivement: les petits porte-queue.

La plus commune aux environs de Paris est Le 2. bleu( Papilio Alexis, Hübn. Lx, 292—29/4.); l'argus bleu. Geoff. — Engram. Pap. Europ. xxxvitt, n°. 80,g. A. Le dessus des ailes du mâle est d’un bleu d'azur, changeant en violet tendre, avec une petite raie noire , suivant le bord postérieur et une frange trèsbianche ; celui des aïles de la femelle est brun, avec une rangée de taches fauves, près du bord postérieur, et un trait noir, sur le milieu des supérieures. Le dessous des quatre ailes est, à peu près, le même dans les deux sexes; il est gris, avec une rangée de taches fauves , renfermées entre deux lignes de points et de traits noirs, près du bord postérieur ; on y voit aussi des points noirs bordés de blanc. Sa chenille vit sur le sainfoin, le genêt d’Allemagne, etc. Ses couleurs sont variées (1).

La seconde section des lépidoptères diurnes est composée des espèces dont les jambes postérieures ont deux paires d’épines , savoir une à leur extrémité, et l’autre au dessus (et de même dans les deux familles suivantes ). Les ailes inférieures sont ordinairement horizontales dans le repos, et l'extrémité de leurs antennes se termine fort souvent en pointe très-crochue.

Leurs chenilles, mais dont on ne connaît encore qu'un petit nombre, plient les feuilles, s’y filent une coque de

(1) Voyez, pour les autres espèces indigènes, Latr. Nouv. Dict. D'Hist. Nat., tom. 17, p.79, Pap: plébéiens.

soie, très-mince et s’y transforment en chrysalides dont le corps est uni, Ou sans éminences angulaires.

Ces lépidoptères forment la division des papillons plébéiens urbicoles de Linnæus, ou les papillons eséropiés de Geoffroi. Fabricius les avait réunis aux argus, sous le nom générique d’hesperie. Mais il faut encore rapporter à cette section quelques lépidoptères exotiques, appelés pages par les amateurs, et dont la place naturelle n’avait pas été jusqu'ici bien déterminée; tels sont les wranies de Fabricius. Ces divers lépidoptères conduisent très-bien à la seconde famille.

Ils composent deux sous-genres : celui

Des URaAN1Es. (URaANIA. Fab.)

Où les antennes d’abord filiformes, s’amincissent en forme de soie à leur extrémité; et dont les palpes inférieurs sont allongés, orèles, avec le second article trèscomprimé, et le dernier beaucoup plus menu, presque cylindrique et nu (t).

Près de ce ,sous-genre doit être placé celui d'agariste de M. Leach. Zool. Miscell. xv.

Les Hespéries. ( Hesperiz urBicor x. Fab.)

Ou les papillons plébéiens urbicoles de Linnæus, qui ont des antennes terminées distinctement en bouton ou en massue , et les palpes inférieurs courts, Ré très-carnis d’écailles en devant.

L’AH. de la mauve ( Hesperia malvæ. Fab. ) Res. Insect. I, cl. 2, x. Aïles dentées, d’un brun noirâtre en-dessus, avec des taches et des mouchetures blanches; bord postérieur entrecoupé de taches de cette couleur; dessous des ailes d’un gris verdâtre, avec des taches irré-

(1) Les Pap. riphœus, leilus, lavinia , orontes , de Fab. ; noctua,

patroclus , ejusd.

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gulières semblables. Sa chenille est allongée, grise, avec la tête noire, et quatre points jaunes sur le col ou le premier anneau, qui est rétréci, caractère particulier des chenilles de ce sous-genre. Elle vit sur les malvacées, dont elle plie les feuilles, et où elle se métamorphose. Sa chrysalide est noire, mais saupoudrée de bleuâire (1).

La seconde famille des lépidoptères, Les Crépuscurammes. ( CrEPuscuLARIA. )

Ont près de l’origine du bord externe de leurs ailes inférieures une soie roide, écailleuse, en forme d’épine ou de crin, qui passe dans un crochet du dessous des ailes supérieures, et les maintient, lorsqu’elles sont en repos, dans une situation horizontale ou inclinée. Ce caractère se retrouve encore dans la famille suivante; mais les crépusculaires se distinguent de celle-ci par leurs antennes en massue allongée , soit prismatique; soit en fuseau.

Leurs chenilles ont toujours seize pattes.

Leurs chrysalides ne présentent point ces pointes ou ces angles que l’on voit dans Îa plupart des chrysalides des lépidoptères

(1) Voyez pour les autres espèces, Fab. Entom. Syslem, la division des hespéries urbicoles.

diurnes et sont ordinairement renfermées dans

une coque, ou cachées soit dans la terre, soit:

sous quelque corps. Ces lépidoptères ne volent souvent que le soir ou le matin.

Cette famille compose le genre

Des Spxinx (Spnnx) de Linnæus, ou des Papillons - Bourdons de De Géer.

L’attitude de plusieurs de leurs chenilles, semblable à celle du sphinx de la Fable, leur a valu la première dénomination. Le bourdonnement que linsecte parfait fait souvent entendre lorsqu'il vole, a donné lieu à la seconde.

Les uns, dont les antennes sont toujours terminées par un petit flocon d’écailles , ont les palpes inférieurs larges ou comprimés transversalement, et très- fournis d’écailles. Leur troisième article est généralement peu distinct.

La plupart des chenilles ont le corps ras, allongé, plus gros et avec une corne sur le dos, à leur extrémité postérieure , les côtés rayés obliquement ou longitudinalement. Elles vivent de feuilles et se métamorphosent dans la terre, sans filer de coque. Tels sont

Les CASTNIES. ( CASTNIA. Fab.)

Voisins des lépidoptères diurnes et distincts des suivans par le renflement terminal de leurs antennes; il forme une massue allongée, sans dentelures oustries en dessous.

Ces insectes se trouvent dans l'Amérique méridionale (r).

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{1) Les Pap. cyparissias , licas , etc. de Fabricius.

LÉPIDOPTÈRES. 557 Les SPHINx proprement dits. ( SPHINx.)

Où les antennes, à commencer vers leur milieu, forment une massue prismatique, simplement ciliée, ou striée transversalement en maniere de rape, sur un côté, et qui ont une langue très-distincte. Ils volent avec une extrême rapidité, planent au-dessus des fleurs, ce qui les a fait nommer sphinx éperviers, et bourdonnent en même temps. Les chrysalides de quelques espèces ont le fourreau de la trompe saillant , en forme denez; telle est celle du S. du liseron.

Le Sphinx du tithymale. (S. euphorbiæ. Lin.) Ros. Insect. E, cl. r, pap. noct. 111. Dessus des ailes supérieures d’un gris rougeâtre, avec trois taches et une large bande vertes; dessus des inférieures rouge, avec une bande noire et une tache blanche. Antennes blanches. Dessus

. du corps d’un vert olive. Abdomen conique, très-pointu et sans brosse au boùt. Sa chenille est noire, avec des points et des taches jaunes, une ligue sur le dos, la queue et les pieds rouges.

Le Sphinx tête de mort. (Sphinx atropos. Lin. ) Roes. Insect. TTL, 1. Ailes supérieures variées de brun foncé, de brun jaunêtre et de jaunâtre clair; inférieures jaunes, avec deux bandes brunes ; une tache jaunâtre, avec deux points noirs sur le corselet ; abdomen sans brosse au bout, jaunêtre , avec des anneaux noirs. Cette espèce est la plus grande de notre pays. La tache de son corselet imitant une tête de mort, le bruit aigu qu’il fait entendre, attribué par Réaumur au frottement des ,palpes contre la langue, et par M. Lorrey, à l’air qui s'échappe rapidement de deux cavités particulières du ventre, ont alarmé le peuple , certaines années où ce sphinx était plus commun. Sa chenille est jaune avec des raies bleues sur les côtés, et la queue recourbée en zigzag. Elle vit sur la pomme de terre, le troëne, le jasmin, etc., et se met en

nympbhe vers la fin du mois d'août, L’insecte parfait éclot en septembre.

D’autres sphinx ont l’abdomen terminé par une brosse d’écailles, et ont été placés par cette considération avec les sésies (1); mais ils ont les caractères essentiels des sphinx; tel est celui du caile-luit (stellatarum, Lin. ), et ceux qu'on a nommés : fuciformis , bombyliformis , etc. Les ailes de ces deux derniers sont vitrées ou transparentes en grande partie (2)-

LES SMÉRINTHES. (SMERINTHUS. Lat.)

Qui ont les antennes dentées en manière de scie et n’ont point de langue distincte.

Le sphinx du tilleul, mais bien plus commun sur l’orme, le S. demi-paon, ceux du peuplier et du chéne, etc., forment ce sous-genre. Ils sont lourds et les ailes inférieures débordent les supérieures, comme dans plusieurs bombyx.

Les autres sphinx, dont les antennes sont souvent en fuseau ou en corne de belier, et se terminent rarement par une petite houpe d'écailles, ont les palpes inférieurs grêles, cylindriques ou coniques, barbus , avec le troisième article très-distinct.

Leurs chenilles, surtout celles des espèces exotiques, sont souvent velues, sans corne à l'extrémité postérieure et supérieure du corps, et se filent une coque pour y achever leurs métamorphoses.

Les SÉsrEs. (SES1A.)

Dont les antennes n’ont point de dentelures dans aucun sexe, mais sont en forme.de fuseau et terminées par une petite houppe d’écailles.

{1) Fabricius ( System. Glossat. ) les sépare des sphinx , sous le nom générique de sésie; et les autres sésies forment lé genre ægeria.

(2) Voyez pour les autres espèces, Fabricius ; loc. cit.

Les écailles de l'extrémité de l'abdomen forment une brosse. Les ailes sont horizontales et ont des espaces vitrés. Plusièurs de ces insectes ressemblent à des guêpes , ou à d’autres hyménopières , à des diptères , etc. Leurs chenilles rongent l’intérieur des tiges ou des racines des véséiaux, à la manière de celles des hépiales, des cossus, et s'y métamorphosent, en employant dans la construction de leur coque les débris des matières dont elles se sont nourries (1).

Les ZYGÈNES. (ZYGÆNA.)

Dont les antennes sont encore simples dans les deux sexes, en fuseau ou en corne de belier, mais sans houppe à leur extrémité.

On a nommé les espèces de ce sous-senre et du suivant sphinx-beliers, papillon-phalènes , etc., parce qu’elles ont, pour la plupart, des antennes contournées en manière de cornes de belier, ou qu’elles ressemblent à des lépidoptères nocturnes. Elles portent ordinairement les ailes en toit et volent lourdement. Leurs chenilles se nourrissent des feuilles de différentes sortes de plantes , et se forment une coque de soie, tantôt en fuseau , tantôt ovoide , qu’elles attachent à leurs tiges. L’insecte parfait, dans les espèces indigènes qu’on a observées, entraîne , en sortant, hors de sa coque , la dépouille de chrysalide qu’il a quitiée.

Nous rapporterons à ce sous-genre les ægocères (2) de Latreille, les #kyrides (3) de M. de Hoffmansess, et les

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