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syntomides (4) d'Illiger.
La Z. de la filipendule ( Sphinx filipendulæ. Lin.)
(1) Voyez la Monographie des séstes de Laspeyres, Hübner, etc.
(2) Bombyx venulia, Fab. ; voyez Latr. Gen. Crust. et Insect, JV, p.211. à
(3) Sphinx fenestrina , Fab.; Lat. ibid.
(4) Zygæna quercus, Fab. ; Lat, ibid,
Ros. Insect I, class. 2, Pap. noct. Lvir, d’un vert noir ou bleuâtre ; six taches rouges sur les ailes supérieures; les inférieures rouges , avec le bord postérieur de la couleur du corps. Sa chenille est d’un jaune citron, un peu velue, avec cinq rangées de taches noires le long du corps. Elle file sur les tiges des plantes une coque d’un jaune paille, luisante, fort allongée et en fuseau. Sa surface est ridée ou comme plissée. L’insecte parfait en sort dans le mois de juillet (1).
Les GLAucoripes. (GLAucopP1s.)
Où les antennes, jamais terminées par une houppe,sonten peigne , soit dans les mäles seulement , soit dans les deux sexes.
Nous y réunissons plusieurs genres établis récemment, tels que ceux de procris, d’atychie, d’'aglaope et de stygie (2).
Je ne citerai que l’espèce suivante , très-commune dans notre pays.
La G. turquoise (sphinx statices. Lin.) De Géer , Insect. II, p. 255, 111, 8-10, corps d’un vert luisant et comme doré; ailes inférieures brunes; antennes du mâle ayant deux rangs de barbes noires, celles de la femelle un peu dentées en scie.
On trouve dans les pays étrangers , particulièrement dans l'Amérique méridionale, un grand nombre d’espèces de ce sous-genre.
La troisième famille des LÉPIDOPTÈRES , Celle des Nocrurxes. (NocrurnA )
Nous présente, ainsi que la famille pré-
(1) Latr. ibid, - (2) Voyez Latr, Gener. Crust, et Insect. IV, 215-215,
cédente, des ailes bridées, dans le repos, au moyen de la soie, en forme de crin, du bord extérieur des inférieures, horizontales ou penchées, et quelquefois roulées autour du corps ; mais les antennes vont en diminuant de grosseur, de la base à la pointe, ou sont sétacées.
Cette famille ne compose, dans la méthode de Linnæus, qu'un seul genre, celui
Des PHALÈNES. ( PHALÆNA.)
Ces lépidoptères ne volent ordinairement que la nuit ou le soir , après le coucher du soleil. Plusieurs n’ont point de langue. Quelques femelles ‘sont privées d’ailes ou n’en onf que de frès-petites. Les chenilles se filent le. plus souvent une coque ; le nombre de leurs pieds varie de dix à seize (1). Les chrysalides sont toujours arrondies ou sans proéminences en forme d’angles ou de pointes.
Je divise ce genre très-nombreux et d’une étude difficile en huit petites tribus. Les deux premières embrassent les
deux premières divisions (a/tacus, fe du genre Pha= læna de Linnæus.
Les Bompycires. (BomgYcites. Lat.)
Qui ont les ailes entières ou sans fissures, soit étendues, soit rabattues ou couchées horizontalement sur le corps, formant toujours alors, par leur contour extérieur , un
(1) De Géer én à compté dix-huit, et toutes membraneuses, dans une espèce, [l, p. 245, etT, xxx, 20 ; xx&t , 13-16. TOME 3, 36
triangle plus ou moins large ou guère plus étroit à sa base que long; dont les ailes supérieures ne sont point arquées à l’origine de leur bord externe et rétrécies ensuite; qui ont les palpes inférieurs tantôt très-petits, sous la figure d’un tubercule , tantôt presque cylindriques ou presque coniques et dont l’épaisseur diminue graduellement ; les deux palpes supérieurs, ou ceux de la base de la langue, ne paraissent point et sont entièrement cachés; leurs chenilles ont seize pieds dans le plus grand nombre, quatorze dans les autres, les deux anales manquantet étant rempiacées par une double queue ; la langue est nulle ou imperceptible; les aniennes sont dentelées en scie ou en peigne, soit dans les deux sexes , soit au moins dans les mâles.
Leur corselet est laineux, et l’abdomen ordinairement très-volumineux dans les femelles. Tels sont
Les Héprares. (Herrarus. Fab.)
Que l’on distingue à leurs antennes presque grenues et beaucoup plus courtes que le corselet. |
Leurs palpes inférieurs sont très-petits et très- velus. Les ailes sont en toit. Leurs chenilles vivent dans la terre ét rongent les racines des plantes. Elles ont seize pattes.
L'A. du houblon (4: humuli. Fab.) Harr. Ins. ang. 1v, a-d. Le mâle a les ailes supérieures d’un blanc argenté, sans taches; celles de la femelle sont jaunes avec des taches rouges. La chenille dévore les racines du hou- . blon , et cause de grands dommages dans les lieux où on en fait une culture particulière (1).
Les Cossus. (Cossus. Fab.) .
Oùles antennes , aussi longues au moins que le corselet, sont dentelées en scie dans les deux sexes, ou demipectinées dans les mâles et simples dans les femelles.
(1) Voyez pour les autres espèces Fabricius , Esper , Engramelle, Hübner , Donovan, etc.
Leurs ailes sont toujours en toit. L'extrémité de l’abdomen se prolonge en forme de queue ou d’oviducte en tarière. Leschenilles sont nues, ont toujours seize pattes et vivent dans l’intérieur des arbres, qu’elles rongent ; elles en font entrer la sciure dans la construction de leur coque. Leurs chrysalides ont des dentelures aux bords des anneaux de l’abdomen. Au moment où l’insecte va se développer, elles s’avancent jusqu’à l’ouverture extérieure, qui doit lui servir de passage.
Plusieurs cossus ont les antennes dentelées en scie dans les deux sexes. Ce sont les cossus proprement dits de Latreille. Tel est
Le C. ronge-bois ( Cossus ligniper da. Fab.) Roœs. Insect. tom. I, class. 2, Pap. noct. xvit1. Loug d’un peu plus d’un pouce. D'un gris cendré, avec de petites lignes noires, irès-nombreuses , sur les ailes supérieures, y formant de petites veines, entremêlées de blanc. Extrémité postérieure du corselet jaunâtre, avec une ligne noire.
Sa chenille, que l’on trouve au printemps, ressemble à un gros ver; elle est rouseâtre, avec des bandes transverses d’un rouge de sang. Elle vit dans l’intérieur du bois du saule , du chène, mais particulièrement de l’orme. Elle désorge une liqueur âcre et fétide, contenue dans des réservoirs intérieurs spéciaux, et qui lui sert, à ce qu'il paraît, à ramollir le bois (1).
Les autres cossus ont les antennes simples dans les femelles, à moitié pectinées dans les mâles. Latreille les réunit dans son genre des zeusères ( zeuzera ).
La chenille d’une très-jolie espèce (Cossus æsculr. Fab.), dont le corps est d’un beau blanc, avec des anneaux bleus sur l'abdomen et des points nombreux de la même couleur sur les ailes supérieures, vit dans l’intérieur du
(1) Ajoutez : cossus terebra , Fab. ; phalène strix, de Cramer.— Cossus lituratus , Donov,—C, nebulosus, ejusde
564 INSECTES marronier d'Inde, du pommier, du poirier , etc., et souvent dans leur moelle même (r).
Les Boupyx. (BomByx.)
Dont les antennes sont toujours entièrement ou presque entièrement barbues ou pectinées des deux côtés, soit dans les deux sexes, soit au moins dans les mâles.
Leurs chenilles sont le plus souvent velues ou tuberculées, épineuses, etc. Elles vivent des parties exlérieures des végétaux, et se font, pour la plupart, une coque de pure soie.
Les unes ont les ailes étendues herizontalement. Elles forment la division des phalènes attacus de Linnæus, le genre attacus de M. Germar, el celui des saturnies de M. Schrank. Cette division comprend les plus grandes espèces, dont les ailes ont souvent des taches vitrées ( fenestratæ ). Telles sout surtout, parmi les exotiques , l'atlas ou la phalène porte-miroir de la Chine, le B. hesperide, le B. cecropia, le B. luna, dont les ailes inférieures se prolongent en forme de queue, etc. On emploie depuis un temps immémorial, au Bengale, la soie du cocon de deux
autres espèces de la mème division, le bombyx mylitta de Fa-
bricius et la phalène cynthia de Drury( Insect. IT, vr,2) (2). Latreille s’est assuré, d’après la communication qui lui a été faite par M. Huzard, d'un manuscrit chinois sur cet objet, que les chenilles de ces bombyx élaient les vers à soie sauvages de la Chine. Il conjecture qu’une partie des soiries que les anciens se procuraient par leur commerce maritime avec les Indiens provénaient dé la soie de ces chenilles:
L'Europe ne fournit que quatre espèces de bombyx attacus. Le plus connu est
oo
(1) Rœsel. Insect. TT, xLvInt, 5, 6;—Cossus pyrinus, Fab.— C. scalaris, ejusd. ; phalæna scalaris, Donov.—P, mineus, ejusd.— Cossus verbasci ? Fab.
(2) Linn, Sociel, Trans, VIE, p. 56.
Le B. paon-de-nuit où grand paon ( B. pavonia, major, Fab. ) Rœs. Ins. IV, xv-xvit, le plus grand de notre pays, ayant jusqu’à cinq pouces de largeur, les ailes étendues; le corps brun, avec une bande blanchätre à l’extrémité antérieure du corselet ; les ailes rondes, d’un brun saupoudré de gris; une grande tache, en forme d'œil, noire, coupée par un trait transparent , entourée d’un cercle d’un fauve obscur, d’un demi- cercle blanc, d'un autre rouseâtre, et enfin d’un cercle noir, sur le milieu de chacune. La chenille qui vit de feuilles de différens arbres, est verte, avec des tubercules bleus, disposés annulairement, d’où partent de longs poids terminés en massue. Elle se file au mois d'août une coque ovale, mais rétrécie en pointe mousse, à double goulot, et dont l’intérieur est formé en partie de fils élastiques et convergens, qui facilitent la sortie de l’insecte, mais qui empêchent l'entrée de tout insecte ennemi. La soie est trèsforte et gommeuse. Le bombyx éclot au mois de mai de l'année suivante (r).
D'autres bombyx ont les ailes supérieures inclinées en toit ; le bord extérieur des inférieures les déborde presque horizontalement ( a/æ reversæ ). Leurs chenilles ont toujours seize pattes.
Quelquefois leurs palpes s’avancent en forme de bec, et leurs ailes sont dentelées. L’insecte ressemble à un paquet de feuilles mortes. Ces bombyx forment les genres gastropacha (2), odonestis (3), de M. Germar.
Les espèces qui n’offrent pas ces caractères , s'associent au genre des /asiocampes de M. Schrank. Ici se place
(1) Voyez pour les autres espèces : Fab. Eutom. System. la première division des bombyx , et Olivier. Encycl, méthod. la première famille Au même genre.
(2) Les B. quercifolia , populifolia, betulifolia , illicifolia ; ete, de Fabricius.
(3) B. pruni, potatoria, Fab.
Le B. du mürier ou le ver à soie (B. mori. Lin.) Roesfns. [II, vri-1x, blanchâtre, avec deux ou trois raies obscures et transverses et une tache en croissant sur les ailes supérieures. Sa chenille est connue sous le nom de ver à soie. On sait qu’elle se nourrit des feuilles de mürier, et qu’elle se file une coque ovale d’un tissu serré de soie très-fine , le plus souvent d’un beau jaune et quelquefois blanche.
Suivant Latreille, qui publiera bientôt un mémoire re= latif à l’ancien commerce de la soie, le bombyx qui la produit est originaire des provinces septentrionales de la Chine.
La ville de Turfan, dans la petite Bucharie , fut longtemps le rendez-vous des caravanes venant de l’Ouest, et l'entrepôt principal des soieries de la Chine. Elle était la métropole des Sères de l’Asie supérieure, ou de la Sérique de Piolémée, Expulsés de leurs pays par les Huns, les Sères s’établirent dans la grande Bucharie et dans l'Inde. C’est d’une de leurs colonies, du Ser-hend (Serindi ), que des missionnaires Grecs transportèrent, du temps de Justinien, les œufs du ver à soie à Constantinople. Sa culture passa, à l’épcque des premières croisades , de la Morée en Sicile, au royaume de Naples, et plusieurs siècles après ; sous Sully particulièrement , dans notre pays. Mais les anciens tiraient encore leurs soleries, soit par mer, soit par terre, des royaumes de Pégu et d'A va, ou des Sères orientaux, ceux qui sont le plus généralement mentionnés dans les écrits des premiers géozraphes. Une partie des Sères septentrionaux réfugiée dans la grande Bucharie, en fesait même le commerce , ainsi que semble l'indiquer un passage de Denis le Périésète. On sait que la soie se vendait anciennement au poids de l'or , et qu’elle est aujourd’hui pour la France une source importante de richesse.
Le B. livrée ( B. neustria. Fab.) Roœs. Irs. I, class: 2, pap. noct. vr, jaunâtre, avec une bande ou deux rates
transverses d’un brun fauve, au milieu des ailes supérieures. La femelle dépose ses œufs autour des branches, en forme de brasselet ou d’anneau. Sa chenille est rayée longitudinalement de blanc, de bleu et de rougeätre, d’où lui vient le nom de livrée. Elle vit en société et fait souvent beaucoup de tort aux arbres fruitiers. Elle fait une coque d’un tissu mince, entremélée d’une poussière blanchâtre.
Le B. processionnaire ( B. processionnea. Fab.) Réaum. Ins. II, x, xr, cendré, ainsi que les ailes; deux raies obscures vers la base des supérieures, et une troisième noirâtre , un peu au-delà de leur milieu; toutes les trois transverses. Les chenilles ont le corps velu, d’un cendré obscur , avec le dos noirâtre et quelques tubercules jaunes. Elles vivent en sociétés , sur le chène, se filent en commun, dans leur jeune âge , une toile où elles sont à couvert, changent souvent de domicile jusqu’après la troisième mue, se fixent alors et se forment une autre habitation commune, de la même matière, semblable à une espèce de sac, et divisée intérieurement en plusieurs cellules. Elles en sortent ordinairement le soir, dans un ordre processionnaire. Un des individus est à la tête et sert de guide ; deux aulres viennent ensuite et composent la secoûde ligne ; il y en a trois à la troisième, quatre à la quatrième, et ainsi de suite, en augmentant toujours d’une unité. Ils suivent les mouvemens du premier. Ces chenilles se filent chacune une coque les unes à côté des autres, avec le tissu de laquelle elles mélent des poils de leur corps. Ces poils, ainsi que ceux de plusieurs autres espèces, sont très-fins, pénètrent dans la peau et occasionnent des démangeaisons assez vives et des ampoules.
Les habitans de Madagascar emploient la soie d'une chemile qui vit aussi en grande réunion. Son nid a quelquefois trois pieds de hauteur, et les coques sont tellement pressées les unes contre les autres, qu’il n’y a point de vide. Un seul de ces nids offre jusqu’à cinq cents coques.
Le B. du pin (B. pythic-campa) est encore une espèce analogue à celles-ci.
Les autres bombyx ont les quatre ailes en toit et en recouvrement; les inférieures ne dépassent point extérieurement celles de dessus.
Tantôt leurs chenilles sont allongées, ont seize pattes très-distinctes, et vivent à nu ou sans fourreau, comme celle
Du Bombyx disparate (B. dispar. Fab.) Roœes. Insect. E, cl. 2, pap. noct. 111, dont le mâle, beaucoup plus petit, a les ailes supérieures brunes, avec des raies ondées , noirâtres; et dont la femelle est blanchâtre, avec des taches et quelques raies noires sur ces mêmes ailes. Elle recouvre ses œufs avec les poils nombreux qu’elle porte à l’extrémité de l'abdomen. Sa chenille fait souvent du tort à nos arbres fruitiers.
D'autres chenilles de cette subdivision ont des aigrettes et des pinceaux de poils :
Telle est le B. étoilé (B. antiqua. Fab.) Roœs. ibid. xxx1x, la fem.; tr, cl. 2, pap. noct. xrt1, le mâle.
Le mâle a les ailes supérieures fauves, avec deux raies transverses, noirätres, et une tache blanche vers l’angle interne. La femelle est remarquable en ce qu’elle est presque aptère. Son abdomeu est très-volumineux.
Tantôt les chenilles des bombyx à ailes en toit, ayant toujours le corps allongé et seize pattes distinctes, se renferment dans un fourreau de soie, qu’elles traînent avec elles, et auquel elles attachent des petits morceaux de feuilles , des fétus de paille, de petites baguettes de bois sec, ou d’autres objets, qui en imposent aux yeux de l’observateur. Ces bombyx forment le genre psyche de M. Schrank (1).
Tantôt encore d’autres chenilles ont le corps court,