‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 82 sur 92 · PARA · texte numérisé non relu

PARA

ovale, en forme de cloporte, et paraissent dépourvues de pieds, ou n’avoir à leur place que de simples mamelons (1).

Nous connaissons enfin des chenilles qui n'ont que quatorze pieds. Les deux derniers manquent, et le corps est terminé par deux appendices longs et mobiles, formant une sorte de queue fourchue (2). Schrank distingue ces bombyx par le nom générique de cerura.

La seconde tribu des lépidoptères nocturnes, eelle Des Faux-Bomnyx. (Nocruo-Bomgyctres. Lat.)

Se compose des lépidoptères nocturnes, semblables aux bombycites, mais qui ont une langue très-distincte et se prolongeant notablement, lorsqu'elle est déroulée, au-delà de la tête. Les ailes sont en toit. Tels sont

Les AncTies. ( ArcrrA. Schr. Lat.)

Dont les antennes sont en peigne dans les mäles; qui ont les palpes inférieurs très-velus et la langue courte.

L’A. queue d’or ( Bombyx chrysorrhæa. Fab.) Roes. Ins.

I, class. 2, pap. noct. xx1r. Ailes blanches , sans taches ;

extrémité postérieure de l'abdomen d'un brun fauve. Sa

chenille, certaines années, dépouille de leurs feuilles des bois entiers.

L'4. martre ( Bombyx caja, Fab.) Roes. ibid. 1. Tête et corselet bruns; ailes supérieures de la même couleur, avec des raies irrégulières blanches ; ailes inférieures et dessus de l’abdomen rouges, avec des taches d’un noir bleuâtre. Sa chenille, qui vit sur l'ortie, la laitue, sur l’orme, etc., a été nommée l’hérissonne ou l'ours , à raison des poils longs et nombreux dont elle est garnie, Elle est d’un brun noirâtre, avec des tubercules bleus, disposés en anneaux (3).

(1) Les hépiales : festudo , asellus, bufo , etc. cjusd. 4

(2) Les bombyx : vinula, furcula, Jfagi, Fab. ; B. erminea, Esp.

(5) Voyez pour les autres espèces, Latr, Gen, Crust, et Insect, IV, p. 220; Germar, bombyc,

Les CArLiMorpues. ( CALLIMORPHA. Lat. )

Où les antennes sont tout au plus ciliées dans les mâles;

les palpes inférieurs ne sont couverts que de petites écailles ; la langue est longue.

Une espèce tres-commune dans notre pays est celle dont la chenille se trouve sur le senecon. ( Bombyx jacobeæ. F. Roes. Insect. cl. 2, pap. noct. xzix.) Elleest noire. Ses ailes supérieures ont une ligne et deux points d’un rouse carmin. Les inférieures sont de cette couleur et bordées de noir. La chenille est jaune, avec des anneaux noirs (1). | Les lithosies de Fabricius paraissent , sous plusieurs rapports naturels, avoisiner les lépidoptères de cette tribu; mais nous les placerons, à raison de leur forme étroite et allongée, dans la tribu des ténéttes , comme avait fait Linnæus.

La troisième tribu des lépidoptères nocturnes, celle

Des ARPENTEUSES. ( PHALENÆ GEOMETRÆ, Lin. — PHaLÆNIiTEs. Lat,.)

Ne se distingue rigoureusement des deux précédentes que par la considération de leur forme, dans leur premier âge. La plupart de leurs chenilles n’ont que dix pattes et sont connues sous le nom d’arpenteuses. Les autres, en très-petit nombre, en ont deux ou même quatre de plus; dans celles qui en ont douze, la première paire des membraneuses est plus petite que la suivante; dans celles qui en ont quatorze, les deux pattes postérieures manquent, et ne sont point remplacées par deux appendices , en forme de queue, comme daus quelques bombyx.

Les lépidoptères nocturnes de cette tribu ont, en général, le corps plus allongé et beaucoup plus grêle que ceux des tribus précédentes. Leurs ailes sont souvent grandes, élen-

ER tt "à

(1) Les mêmes ouvrages.

dues horizontalement , avec des teintes et des dessins communs aux quatre.

Les chrysalides sont presque nues ou leur coque est trèsmince et peu fournie de soie.

Cette tribu ne comprend qu’un sous-genre,

Celui des PHALÈNES proprement dites. (PHALÆNA.)

Quelques chenilles ont quatorze pieds, et sont uniquement privées des deux postérieurs ; leur corps se termine en pointe.

Elles plient les feuilles dont elles se nourrissent et s'y tiennent cachées. Laspeyre fait un genre de ces espèces , sous le nom de platypteryx.

Celle de la phalène perle (margaritaria. Fab.) a douze pieds; mais toutes les autres n’en ont que dix.

La phalène du sureau.( P. sambucaria. Lin.) Roes. Insect. I, class. 3, pap. noct. vr, une des plus grandes de nos pays, est d’un jaune de soufre; ses ailes sont étendues et marquées de deux raies transverses et brunes; les inférieures se prolongent, à l’angle extérieur, en forme de queue, et on y remarque deux petites taches noirûtres. Sa chenille est brune et ressemble pour la forme et la couleur à un petit bâton; sa tête est plate et ovale. M. Leach (Zool. miscell.) forme avec cette phalène et quelques autres espèces, dont les ailes inférieures ont la même figure, un genre qu’il nomme ourapteryx.

Nous citerons encore :

La P. du lilas ( P. syringaria. Tan.) Res. ibid. x, dont les antennes sont pectinées dans le mâle; qui a les ailes anouleuses , et jaspées par un mélange de jaunâtre de brun et de rougeâire. Sa chenille a quatre gros tubercules sur le dos, outre d’autres plus petits, et une corne ou crochet, sur le huitième anneau.

La P. du groseiller( P. grossulariata. Lin.) Res. ibid. 11, dont les ailes sont blanches, mouchetées de noir;

572 INSECTES deux bandes d'un jaune aurore sur le dessus des supérieures , une vers la base et l’autre un peu au-delà du milieu. Sa chenille est, en dessus, d’un gris bleuâtre,

tacheté de noir, avec les côtés inférieurs et le ventre jaunes, pointillés de noir.

La femelle de la PA. hiémale (PA. brumata.Tin.) ainsi que celles de quelques autres espèces analogues, n’ont que des rudimens d’ailes. Ces espèces paraissent en hiver.

De Géer décrit une espèce ( PA. à six ailes ) dont le mâle semble avoir six ailes, les inférieures ayant au côté interne, un petit appendice quise couche sur elles (r).

La quatrième tribu des lépidoptères nocturnes, celle

Des DeLroines. (PHALÆNÆ PpyRALIDES. Lin.)

Nous offre des espèces très-analogues aux phalènes proprement dites, mais qui ont les palpes supérieurs à découvert, et non cachés sous les inférieurs, comme dans la plupart des lépidoptères, à l’exception encore de quelques tinéites. Leurs ailes forment avec le corps, sur les côtés duquel elles s'étendent horizontalement, une sorte de delta, dont le côté postérieur a, dans son milieu, un angle rentrant, ou parait fourchu. Les antennes sont ordinairement simples.

Les chenilles ont seize pattes. La plupart se logent soit entre des feuilles qu’elles plient ou qu’elles entortillent, soit dans d’autres matières, dont elles se nourrissent, et avec les parcelles desquelles elles se font même des fourreaux fixes, des espèces de galeries.

Les lépidoptères deltoïdes composent le sous-genre

Rd

Des Borys. (Borys, Acrossa. Lat.)

Le B.de la graisse ( Phalæna pinguinalis. Lin.) De G. Insect. II, vi, 9—12; Reaum. Ins. IL, xx, 5—17,

{1} Voyez pour les autres espèces Fabricins et Hübner.

LÉPIDOPTÈRES. 5e3

sans {trompe ; ailes supérieures d’un gris d’agathe, avec des raies et des taches brunes et noires. On la trouve dans l'intérieur des maisons, sur les murs. Sa chenille est rase, d'un brun noirâtre et luisant. Elle se nourrit de matières butyreuses ou graisseuses; Réaumur la nomme fuusseteigne des cuirs, parce qu’elle ronge aussi ces matières , de même que les couvertures des livres et des insectes morts. Elle se construit un fourreau , en forme de long tuyau , qu’elle applique contre les corps dont elle vit, et qu’elle recouvre de grains, composés en majeure partie de ses excrémens. Suivant Linnæus, on la trouve, mais rarement, dans l'estomac de l'homme, où elle produit des effets plus alarmans que ceux qu’occasionnent les vers intestinaux.

Une autre espèce ( P. farinalis ) se trouve aussi dâns nos maisons. Sa chenille mange la farine.

Plusieurs autres fréquentent habituellement les lieux aquatiques ; telles sont celles qu'on à nommées : potamogala, stratiolata , paludata , lemnata, nympheata, etc. Leurs chenilles se tiennent dans l’eau, et se fabriquent avec les feuilles de diverses plantes, dont elles se nourrissent, des tuyaux où elles sont à couvert. Leur corps a plusieurs appeàdices pour la respiration ; ce sont de fausses branchies.

La chenille de la Phalène queue-jaune (P. urticata.

Lin.), qui appartient au sous-genre des boys, roule les

feuilles de l’ortie. Elle reste très-longtems sous sa forme,

dans la coque qu’elle s’est préparée, pour se changer en

chrysalide (1).

La cinquième tribu des lépidoptères nocturnes, celle Des Nocruézires. (NocruzæLires. Lat.)

Semblable aux précédentes, quant à la coupe et à la +

(1) Voyez pour les autres espèces Latr. Gener, Crust. et Insect. IV p.228 et 229; Fabricids, division *#* des phalenes ; Hübner, etc,

grandeur relative des ailes, et quant à leur position dans le repos, nous montre pour caractère distinctif des palpes inférieurs, terminés brusquement par un article très-petit ou beaucoup plus menu que le précédent ; celui-ci est beaucoup plus large et irès-comprimé.

Les noctuélites ont le corps plus couvert d’écailles que de duvet laineux. Leurs antennes sont ordinairement simples. Elles ont presque toutes une langue longue et cornée. Leur corselet est souvent huppé en dessus; l’abdomen a la forme d’un cône allongé ; leur vol est rapide. Quelques espèces paraissent pendant le jour.

Leurs chenilles ont communément seize pattes ; les autres en ont deux ou quatre de moins ; mais les deux postérieures ou les anales ne manquent jamais, et dans celles qui n’en offrent que douze, la paire antérieure des membraneuses est aussi 2rande que la suivante. La plupart de ces chenilles se renferment dans une coque, où elles achèvent leurs mé-

tamorphoses.

Ces lépidoptères embrassent la division des phalènes de

nuit (noctuæ ) de Linnæus, et forment aujourd’hui Le sousgenre Des NocrTuEzzes. (NoCTUA.)

Les érèbes de Latreille se distinguent des autres par le dernier article de leurs palpes inférieurs qui est allongé et nu (1). |

Ses herminies , auxquelles il rapporte les Æyblées de Fabricius et plusieurs de ses crambus, ont les palpes trèsgrands et recourbés sur la tête. Leur port, d’ailleurs, a beaucoup d’affinité avec celui des phalènes pyrales de Linnæus (2).

(1) Latr. Consid, gén. sur les Crust., elc., et Gen. Crust, IV, p. 225.

(2) Latr, Gen. Crust, et Jusect, ibid. p. 228.

Parmi ses noctuelles propres, il y en a, et c’est le plus grand nombre , dont les chenilles ont seize pattes. Nous y remarquerons

La N. fiancée ( N. sponsa, Fab.) Roes. Ins. IV, xix, d’un gris cendré; corselet en crête; ailes en recouvrement; le dessus des supérieures d’un gris obscur, avec des raies noires, très-ondées, et une tache blanchätre

. divisée par quelques traits noirs; dessus des inférieures d’un rouge vif, avec deux bandes noires ; abdomen entièrement cendré.

Sa chenille vit sur lechène; elle est grise avec quelques taches obscures, irrégulières, et de petits tubercules ; son huitième anneau a une bosse sur laquelle est une plaque jaune. Cette espèce et quelques autres sont connues sous le nom de lichenees, parce que leurs chenilles ont la couleur des lichens qui viennent sur les arbres. Elles ont les quatre pieds membraneux antérieurs plus courts et marchent à la manière des arpenteuses.

Le NN. accordée (IN. pacta. Fab.) est de ce nombre; Elle est distinguée des autres par la couleur rouge du dessus de son abdomen. Elle ne se trouve qu’au nord de l’Europe.

Les chenilles de quelques - unes n'ont que douze pattes. L’insecte parfait a souvent des taches dorées ou argeniées sur les ailes supérieures. Telles sont les deux espèces <hivantes.

Ta N. gamma (N. gamma. Fab.) Roes. Ins. I, clas. 3. pap. noct, v, a le corselet en crête; le dessus des ailes supérieures brun, avec des nuances plus claires, et une tache dorée, représentant un lambda ou un gamma couché de côté, dans leur milieu. Lorsqu'on presse l’extrémilé postérieure de l'abdomen du mäle, on en fait sortir deux houppes de poils. La chenille vit sur plusieurs plantes potagères.

La NV, dorée (N. chrysitis. Fab.). Esp. noct. rx, FE, 1-5.

Ailes supérieures d’un brun clair, traversées par deux bandes couleur de laiton poli.

Quelques chenilles , comme celles de la N. du bouillon blanc (verbaséi), de la NN. de larmoise (artemisiæ), de la N. de labsinthe (absinthii), etc., ont l’habitude particulière de se nourrir des fleurs des plantes qui leur sont propres (1).

D’autres espèces de noctuelles ont les antennes -bectinées , et pourraient être réunies dans un sous-genre distinct du précédent, comme par exemple la N. des £Ta= minées ( P. graminis. Lin.), dont la chenille ravage quelquefois les prés dela Suède. |

La sixième petite tribu des te nocturnes :

Les TorDEUSESs. (PHALÆNÆ ronTtrices de Linnæœus. )

Ont les plus grands rapports avec les lépidoptères des deux précédentes. Les ailes supérieures , dont le bord extérieur est arqué à sa base et se rétrécit ensuite, leur forme courte et large, en ovale tronqué, donne à ces insectes une physionomie particulière. On les à nommés : phalènes à larswes épaules , phalènes chappes.

Ces lépidoptères sont petits, agréablement colorés, portent leurs ailes en toit écrasé ou presque horizontalément, mais toujours couchéés ; les supérieures se croisent mème un peu alors, le long de leur bord interne. Les palpes inférieurs avancent souvent en forme de petit museau, ou sont recourbés sur la tête,

Leurs chenilles ont seize paites, le corps ordinairement ras ou peu velu , tordent et roulent les feuilles; elles fixent successivement, et dans un inéme sens, divers points de leur surface, par des couches de fils de soie, se font

DS

A ) Voyez rour les autres espèces , Olivier, art. noctuelte de VEn-

>ycl. méthodique, et Eat. Gener. Crust.<t Insect. IV ,p. 224, Voyez aussi le Catalogue systématique des Lépidoptères de Vienne.

ainsi un tuyau où elles sont à couvert et où elles mangent tranquillement le parenchyme de ces feuilles. D’autres ont pour retraite plusieurs feuilles ou des fleurs qu’elles lient toujours avec de la soie. Îl en est qui s’établissent dans les fruits.

Plusieurs ont l'extrémité postérieure du corps plus étroite, et Réaumur les nomme chenilles en forme de poisson. Leur coque a la figure d’un bateau. Ces coques sont tantôt de pure soie, tantôt mélangées de diverses matières.

Les tordeuses composent le sous-genre

Des PyraLres. (PyraLts. Fab.)

. La P. des pomrres (2. pomana. Fab.) Rœs. Insect. I, Class. 4, Pap. noct. x111, d’un gris cendré; ailes supérieures finement rayées en dessus de brun et de jaunâtre, avec une grande tache d’un rouge doré. Sa chenille se nourrit du pepin des pommes. L’insecte parfait avait déposé ses œufs sur leur germe.

La P. de la vigne. ( P. vitis.) Bosc. Mém. de la Soc. d'Agric. IT, 1v,6. Ailes supérieures d’un verdâtre foncé, avec trois bandes obliques, noirâtres, dont la troisième terminale. Sa chenille fait de grands dégâts dans les vignobles.

La P. verte à bandes (P. prasinaria. Fab. ) Roœæs. Ins. IV, x, la plus grande des espèces connues. Dessus des ailes supérieures d’un vert tendre , avec deux lignes obliques blanches.

Sur l’aulne et sur le chène. Sa chenille est du nombre de celles que Réaumur compare à un poisson. Sa coque a: la forme d’un bateau.

La septième tribu des lépidoptères diurnes :

Celle des TinEïtTEs. (PHALÆNÆ TINEÆ. Lin.)

A , de même que les précédentes, les ailes entières ou sans fissures; mais leur forme et leur port sont différens.

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