‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 84 sur 92 · L'ORDRE ONZIÈME DES INSECTES · texte numérisé non relu

L'ORDRE ONZIÈME DES INSECTES

Celui des RHIPIPTÈRES. (RHIPIPTERA. )

A été établi sous le nom de sfresiptères (ailes torses) par M. Kirby, sur des insectes très-singuliers par leurs formes anomales et leurs habitudes. Des deux côtés de l’extrémité antérieure du tronc, près du col et de

(1) Les autres ptérophores de Fabricius , à l'exception de lAexadactylus ; voyez aussi Hübner et De Géer,

(2) P. hexadactylus, Fab. ; le ptérophore en éventail de Geoffroi. Voyez Lat. Gen, Crust. et Insect, IV, p. 254 et 235.

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la base extérieure des deux prennières pattes, sont insérés deux petits corps crustacés, mobiles, en forme de petites élytres, rejetés en arrière , étroits, allongés, dilatés en massue , : courbes au bout , et se terminant à lorigine des ailes. Lies élytres, proprement dites, recouvrant toujours la totalité ou la base de ces derniers organes , et naissant du second segment du tronc, ces corps, dont une espèce de diptères du sous-genre des psychodes de Latreïlle nous offre les analogues, ne sont donc point de véritables étuis. Les ailes des rhipiptères sont grandes, membraneuses, divisées par des nervures longitudinales, formant des rayons, et se plient dans leur lonsueur en manière d’éventail. eur bouche est composée de quatre pièces , dont deux, plus courtes, paraissent être autant de palpes à deux articles, et dont les deux autres insé-. rées près de la base interne des précédentes, ont la forme de petites lames linéaires, pointues et se croisant à leur extrémité, à la manière des nrandibules de plusieurs insectes ; elles ressemblent plus aux lancettes du suçoir des diptères, qu’à de véritables mandibules.

La tête offre, en outre, deux yeux gros, hémisphériques, un peu pédiculés et grenus;

deux antennes, rapprochées à leur base, sur une élévation commune, presque nine:

courtes et composées de trois articles, dont les deux premierstrès-courts, et dont le troisième fort long, se divise, jusqu'a son origine, en deux branches, longues, comprimées, lan-

céolées, et s'appliquant l’une contre l’autre.’

Les yeux lisses manquent. Le tronc, par sa forme et ses divisions, a beaucoup de rapports avec celui de plusieurs cicadaires et des psylles. L’abdomen est presque cylindrique , formé de huit à neuf segmens, et se termine par des pièces qui ont encore de l’analogie avec celles que l’on voit à l'anus des hémipières mentionnés ci-dessus. Les pieds, au nombre de six, sont presque membraneux , comprimés, à peu près égaux, et terminés par des tarses filiformes, composés de quatre ar-

ticles membraneux , comme vésiculaires à

leur extrémité, dont le dernier, un peu plus grand, n'offre point de crochets. Les quatre pieds antérieurs sont très-rapprochés, et les deux autres se rejettent en arrière ; l'espace de la poitrine compris entre ceux-ci est trèsample , et divisé en deux par un sillon longitudinal. Les côtés de l'arrière-tronc, qui servent d'insertion à cette dernière paire de

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pattes, se dilatent fortement en arriére, et forment une espèce de bouclier renflé, qui défend la base extérieure et latérale de l’abdomen. |

Ces insectes vivent en état de larve, entre les écailles de l'abdomen de quelques espèces d’andrènes et de guëpes, du sous-genre des polistes.

M. Peck a observé une des larves ( Xenos pecktü) qui se trouve sur les guëpes. Elle est ovale-oblongue, sans pattes, annelée ou plissée, avec l'extrémité antérieure dilatée en forme de tête, et la bouche formée de trois tubercules. Ces larves se métamorphosent en nymphes, dans la même place, et sous leur propre peau, à ce qu'ilm’a paru, d’après l'examen de la nymphe du xenos Rossi, autre inseete du même ordre.

Peut-être la nature a-t-elle donné aux rhipiptères les deux faux-étuis, dont nous avons] parlé , pour se dégager, avec plus de facilité, d’entre les écailles de l'abdomen des insectes/ sur lesquels ils ont vécu.

Ce sont des sortes d’œstres d'insectes. Nous! verrons plus bas qu'une espèce de conops subit ses métamorphoses dans l’intérieur du ventre des bourdons, et peut-être devrait-on

supprimer l'ordre des rhipiptères et le réunir à celui des diptères.

Ces insectes composent deux genres : celui de xenos, établi par Rossi, et celui de stylops, que M. Kirby a observé et institué le premier. Ici la branche supérieure de la dernière pièce des antennes est composée de trois pass articles. L’abdomen est rétractile et charnu. On n’en connaît qu’une espèce qui vit sur des andrènes. Dans l’autre genre, ou celui de»xenos, les deux branches des antennes n’ont point d’articulations. T’abdomen est corné, à l'exception de l’anus qui est charnu et rétractile. Il comprend deux espèces, dont l’une vit sur la ouêpe nommée gallica, et l’autre sur une guépe analogue de l'Amérique septentrionale (polistes

Jucata. Fab.) (x).

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