TOME
La première famille des Drprères,
Celle des Némocères. (Trpurartæ. Lat.)
Est la seule de cet ordre dont les antennes soient composées de plusieurs articles ( desr# à 16, le plus souvent ).
Leur corps est allongé, avec la tête petite et arrondie, les yeux grands, les antennes en forme de fil ou de soie, souvent velues, plus longues que la tête, la trompe saillante, soit courte et terminée par deux grandes lèvres, soit prolongée en forme de siphon ou debec, deux palpes extérieurs, insérés à sa base, ordinairement filiformes ou sétacés et composés de quatre à cinq arucles; le corselet gros, élevé et comme bossu ; les ailes oblongues; les balanciers entièrement découverts et point accompagnés sensiblement de cuillerons ; l'abdomen allongé, formé le plus souvent de neuf anneaux, terminé en pointe dans les femelles, plus grosau bout, et muni de pinces ou de crochets dans les mâles; et lespieds fort longs, très-déliés, et servant souvent à ces insectes pour se balancer. |
Plusieurs, surtout les petits, se rassemblent par troupes nombreuses dans les airs, et y
DIPTÈRES. 595 forment, en volant, des sortes de danses. On en trouve dans presque toutes les saisons de l’année. Ils sont placés bout à bout dans l’accouplement, et volent souvent dans cette attütude. Plusieurs femelles pondent leurs œufs dans l’eau; les autres dans la terre ou sur les plantes.
Les larves, toujours allongées et semblables à des vers , ont une tête écailleuse, de figure constante, et dont la bouche offre des parties analogues aux machoires et aux lèvres. Elles changent toujours de peau ; pour se transfor- | mer en nymphes. Ces nymphes, tantôt nues, tantôt renfermées dans des coques que les larves ont construites, se rapprochent, par leur figure, de l’insecte parfait, en présentent les organes extérieurs, et achèvent leurs métamorphoses à la manière ordinaire. Elles ont souvent, près de la tête ou sur le corselet, deux organes respiratoires eu forme de tubes ou d’oreillettes. Cette famille est composée des genres culex et tipula de Linnæus.
Les uns, dont les antennes sont toujot en filets, de la longueur du corselet, hériss pa de poils, et composées d'environ quatorze articles, ont une trompe longue, avancée, fiiforme , renfermant un sucoir piquant e
composé de plusieurs soies. Ils constituent le genre Des Cousins. (CuLex. Lin.)
Ils ont le corps et les pieds fort allongés et velus; les antennes très-garnies de poils, et qui forment un parache dans les mâles ; les yeux grands, très-rapprochés ou convergens à leur extrémité postérieure ; les palpes avancés, filiformes, velus, de la longueur de la trompe et de cinq articles dans les mâles, plus courts et paraissant moins articulés dans les feimelles ; la trompe composée d’un tube membraneux, cylindrique, terminé par deux lèvres, formant un petit bouton ou uu renflement, et d’un sucoir de cinq filets écailleux , produisant Peffet d’un aiguillon ; et les ailes couchées horizontalement l’une sur l’autre, au dessus du corps, avec de petites écailles.
On sait combien ces insectes sont importuns et fâcheux , surtout dans les lieux aquatiques, où ils se trouvent en plus grande abondance. Avides de uotre sang , ils nous poursuivent partout, entrent dans nos habitations, particulièrement le soir , s’annoncent par un bourdonnement aïsu , et percent notre peau, que nos vêtemens ne peuvent souvent garantir, avec les soies très-fines et dentelées au bout de leur suçoir ; à mesure qu'ils les enfoncent dans la chair, leur fourreau se replie vers la poitrine et forme un coude. Ils distillent dans la plaie une #rqueur vénéneuse, et telle est la cause de Firritation et de l’enflure que cette partie éprouve. On a ob-
DIPTÈRES. 597 servé que nous ne sommes tourmentés que par les ; femelles. Les cousins sont connus en Amérique sous le nom de maringouins. On s’y préserve, ainsi que dans d’autres contrées, de leurs atteintes, en enve-: loppant sa couche d’une gaze ou cousinière. Les Lapons les éloignent avecle feu, et ense frottant les parties nues du corps avec de la graisse. Ces insectes aiment encore le suc des fleurs. Leur accouplement se fait vers le déclin du jour. La femelle dépose ses* œufs à la surface de l’eau, et croisant ses pattes postérieures, près de l’anus, les écartant peu à peu, à mesure que les œufs sortent du corps, elle les place les uns à côté des autres, dans une direction perpendiculaire , comme des quilles ; la masse qu'ils forment par leur réunion représente un petit bateau , flottant sur cet élément. Chaque femelle pond environ trois cents œufs par année. Ces insectes résistent souvent aux plus grands froids. Leurs larves fourmillent dans les eaux croupissantes des mares et des étangs, surtout au printemps, époque de la ponte des femelles qui ont survécu. Elles se pendent à la surface de l’eau, la tête en bas, pour respirer. Elles ont une tête distincte , arrondie, pourvue de deux espèces d’antenneset d’organes ciliés, qui leur servent, par le mouvement qu’ellesleur impriment, à attirer les matières alimentaires ; un corselet avec des aigrettes de poils; un ME presque cylindrique, allongé, beaucoup plus étroi que la partie antérieure du corps, divisé en dix anneaux, dont l’avant-pénultième porte sur le dos l'organe respiratoire, et dont le dernier est terminé
par des soies et des pièces disposées en rayons. Ces larves sont frès-vives, nagent avec beaucoup de célérité , s’enfoncent de temps à autre, mais pour revenir bientôt à la surface de l’eau ; après avoir subi quelques mues , elles s'y transforment en une nymphe , qui continue de se mouvoir par le moyen de sa queue et des deux nageoires de son extrémité. Elle se tient aussi à la surface de l’eau, ais dans une situation différente de celle de la larve , ses organes respiratoires étant placés sur le corselet ; ils consistent en deux espèces de cornes tubulaires. C’est là aussi que l’insecte parfait se développe. Sa dépouille de nymphe devient pour lui une espèce de planche ou d'appui, qui le préserve de la submersion. Toutes ces métamorphoses se font dans l’espace de trois à quatre semaines. Aussi ces insectes produisent-ils plusieurs générations dans la
imnême année.
Le Cousin commun ( Culex pipiens. Lin.)-De G. Insect. VE, xvir, cendré; abdomen annelé de brun; ailes sans taches (1).
Les autres NémocÈères ont la trompe, soit très-courte et terminée par deux grandes lèvres, soit en forme de siphon ou de bec, mais perpendiculaire ou courbéesurla poitrine. Les palpes n'avancent point au-delà de la tête.
(1) Voyez pour les autres espèces M. Meigen, Dipt. 1°°. partie,
(à pag. 2 el suivantes.
Linnæus les comprend dans son genre
Des Trpuces. (TiPULA.) Que nous diviserons de la manière suivante :
1°. Celles qui ont les antennes filiformes ou sétacées , srêles, beaucoup plus longues que la tête, du moins dans les mâles; qui manquent d'yeux lisses ; dont les ailes toujours couchées sur le corps ou inclinées sur les côtés, n'ont que des nervures longitudinales, ou n’offrent point de réseau; et dont les yeux, en forme de croissant, sont contigus ou très-rapprochés à leur extrémité postérieure.
Les antennes des deux sexes, ou du moins celles des mâles, sont garnies de poils nombreux, formant souvent des plumets ou des bouœuets, disposés annulairement. Leurs larves vivent, pour la plupart, dans l’eau ; et ont des rapports avec celles des cousins. 11 y en a qui ont de fausses palles. D'autres ont, en outre, à l'extrémité postérieure du corps, des appendices en forme de cordons ou de bras, et Réaumur nomme ces larves : vers polypes. Leur couleur est ordinairement rouge, et telles sont celles qui fourmillent souvent dans l’eau. Les nymphes habitent le même élément, et respirent par deux tuyaux extérieurs et situés à l'extrémité antérieure du corps. Quelques-unes ont la faculté de nager.
Ces espèces sont analogues aux cousins, et des auteurs les désignent sous le nom de éipules culicifornes.
Elles formeront dans notre méthode trois sous-senres. Les Tanypes. (Tanypus.)
Dont les mâles ont des antennes en panache, et dont les deux pieds antérieurs sont, dans les deux sexes , éloignés des autres , et naissent près du dessous de la tête. La poitrine est grande et renflée. La trompe est terminée par deux lèvres.
600 INSECTES Nous y rapporterons les genres corèthre et chironome de M. Meigen, et les espèces suivantes.
La Tipule culiciforme de Degéer (Insect. VI, xx1t, 10, 11), dont le corps est brun, avec l'abdomen et les pieds gris, et les nervures des ailes velues ; sa #ipule annulaire (ibid. xIx, 14, 15), qui est d’un brun grisâtre, avec des bandes transverses, noires, sur l'abdomen, et un point noir aux ailes ; sa tipule bigarrée (ibid. xx1v, 19), qui est cendrée, avec les ailes blanchâtres , tachetées de noirâtre, et dont les antennes des femelles se terminent en bouton. La larve de la dernière a quatre fausses pattes ; deux près de la tête et les deux autres au bout du corps (1).
Les CÉRATOPOGONS. (CERATOPOGON. Meig.)
Où les antennés ont simplement un faisceau ou ROHRDE de poils à leur base.
Leur trompe, de même que dans le sous-genre suivant, a la forme d'un bec pointu. Les ailes sont couchées sur le corps (2). Leurs larves vivent dans des espèces de galles végétales.
Les Psycnopes. (Psycnopa, Curicoines. Lat. — Trr- CHOPTERA. Meig.)
Sans panache ni faisceau de poils aux antennes. Leurs ailes sont en toit.
Une espèce de ce sous-genre a, au-devant du corselet, deux corps analogues à ceux que l’on voit dans les rhipipteres(3).
2°. Les tipules, qui ont encore des antennes filiformes ou sétacées, et beaucoup plus longues que la tête ; qui sont
eu
(1) Voyez pour les autres espèces, M. Meigen, sur les diptères, et Lat. Gen. Crust. el Insect. IV, p. 247 etsuiv.
(2) Les mêmes ouvrages , et Fab. Syst. Auth,
(5) Les mêmes.
LA
DIPTÈRES. Got
aussi dépourvues d’yeux lisses , mais dont les ailes, souvent écartées, ont des nervures croisées et formant un réseau ; et dont les yeux sont ovales et entiers.
Leur trompe est toujours terminée par deux lèvres trèsapparentes, et accompagnée de deux palpes assez longs, courbés, et de cinq articles. Plusieurs de leurs larves vivent dans le terreau, le tan des vieux arbres, etc., et n’ont point de corselet distinct, ni de fausses pattes; elles ont, à l’extrémité supérieure du corps, deux ouvertures plus apparentes, pour la respiration. Les nymphes sont nues , avec deux tubes respiratoires, près de la tête, et les bords des anseaux de l’abdomen épineux.
Cette subdivision comprend les plus grandes espèces de tipules , celles qu’on a nommées couturières , tailleurs , etc., et qui sont les fipulaires terricoles de Latreille.
Nous n’en ferons que deux sous-genres.
Les TipuLEs proprement dites. (TiPpuLa.}
Distinctes par la forme du dernier article de leurs paipes. qui est long, noueux ou paraissant composé de plusieurs petits articles. | \
Les ailes sont ordinairement écartées. Le devant de leur iêle est avancé en une espèce de museau.
Nous y réunissons les genres cfénophore , néphrotome, ptychoptère de M. Meigen, et plusieurs de ses /imonies ,-ou les pédicies de Latreille.
La 7, des prés. (T. oleracea. Lin.) De G. Insect. VI, XV111,12-13. Antennes simples ; corps d’un brungrisätre, sans taches; ailes d’un brun clair, plus foncé au bord extérieur. Très-commune dans les prés, sur l'herbe. La larve se nourrit de terreau gras et des racines des plantes corrompues.
Plusieurs espèces (les ctérophores) ont les antennes pectinées , ou du moins en scie, dans les mâles. Telle est
Go2 INSECTES
La T. pectinicorne (T°. pectinicornis. Fab.) dont les ailes supérieures ont une tache noire, et dont l’abdomen est roussâtre à sa base, traversé de bandes jaunes au milieu
et noir à l'extrémité (1).
Les LiMonteEs. ( Limonra. Meic.)
k Dont le dernier article des palpes est simple, comme les précédens , et peu allongé. Les ailes sont toujours couchées horizontalement sur le corps.
Je ne distingue pas de ce sous-genre les érioptères et les trichocères de M. Meigen , ni les /éxatomes de Latreille.
On rencontre souvent, au milieu de l’hiver, dans les maisons, sur les murs, une espèce de ce sous-genre, la tipule d'hiver, de Deséer. Elle ressemble à un cousin. M. Meigen la place dans son genre #richocère. Les larves de quelques petites espèces et de quelques autres de la division suivante, nuisent beaucoup aux plantes céréales, en rongeant l'intérieur de leur tige. (Oliv. Mém. de la Soc. d'Agric.) (2).
9°. La troisième division comprend les espèces qui ont pareillement des antennes filiformes ou sétacées, quelquefois en fuseau, beaucoup plus longues que la tête, mais qui offrent trois petits yeux lisses. Ce sont les #ipulaires fungivores de Latreille. ’
Leurs antennes sont tout au plus velues. Leurs ailes sont toujours couchées horizontalement sur le corps. Ces espèces courent très-vite , et les larves de quelques-unes se filent une coque à l’époque de leur transformation en nymphe. Tv
Les unes ont une trompe en forme de bec, comme dans le sous-2enre
{1} Voyez pour les autres espèces, M. Meigen; Latr, Gener. Crust.et Insect, IV, p. 254 et suiv.
(2) Voyez Lat. ibid, p. 257.
DIPTÈRES. 6o3
Des AsINDULES ( ASINDULUM. Lat.—PrarYurA. Meis.), auquel on peut réunir celui des rLyphes (1) de Latreille.
Les autres ont une trompe de forme ordinaire , terminée par un empatement labial.
Tantôt leurs palpes sont presque filiformes , distinctement articulés, et leurs antennes grèles et en filets.
Leurs larves vivent dans les champignons; souvent en société, et sous nne toile soyeuse; d’autres y répandent une bave oluante. Telles sont
Les Mycéropaires (MyceropniLA, ANISOPUS, SCIARA, Meig.), dont nous ne séparons point les molobres de Latreille, ni les macrocères de M. Meigen (2).
Tantôt les palpes sont presque ovoïdes,et d’un seularticle. Les antennes ont la figure d'un fuseau comprimé, comme dans
Les CéRoPLATEs.(CEeroPLATus. Bosc. Fab. , etc.) (3).
4°. Des antennes, en forme de massue presque cylindrique ou conique , épaisse, perfoliée, guère plus longues que la tête ; un corps court et épais, distinguent cette division. Latreille la désigne sous la dénomination de tipulaires florales. Elle est composée de trois sous-genres.
Les Brsroxs. ( Brsio. Geoff.— HIrTEA. Fab.)
Qui ont trois petits yeux lisses et les antennes de neuf articles.
Nous y conservons les espèces qui forment le genre dilophus de M. Meicen.
Ces insectes sont lourds, volent peu, et restent long-temps accouplés, Quelques-uns , très-communs dans nos Jardins, ont des noms vulgaires, qui indiquent le temps où ils pa-
(1) Lat. Gen. Crust. et Insect. IV, p. 261.
(2) Ibid. ; Meig. ; Fab.; Oliv. art. mycétophile, Encyc. méth, (5) Lat. ibid, et Fabricius.
raissent, comme ceux de mouches de St. Marc, mouches de St. Jean. Les deux sexes diffèrent quelquefois beaucoup par leurs couleurs ; c’est ce que l’on voit dans
Le Bibion précoce ( Tipula hortulana. Lin. fem. ; ejusd. T. marci, le mâle.) Geoff. Ins. IT, x1x, 3. Le mâle est tout noir; la femelle a le corselet d’un rouge cerise, l’abdomen d’un rouge jaunâtre , et le reste du corps noir. Il est très-abondant sur les fleurs au printemps.
On croit que ces insectes rongent les extrémités des boutons des plantes , et qu’ils leur sont nuisibles.
Leurs larves vivent dans les bouses , la terre et le fumier, et ont de petites rangées de soies sur leurs anneaux. Leurs nymphes ne sont pas renfermées dans des coques (1).
Les Scatopses. (Scaraopse. Geoff. Meig. Fab.— PEn- THRETIA. Meis.)
Ayant aussi trois petits yeux lisses, mais dont les antennes sont composées de onze articles.
Le Scatopse noir ( Tipula latrinarum. De G. \se trouve en quantité dans les latrines, particulièrement en automne (2).
Les SimuLies. (Srmurium. Lat. — ATRAcTOCERA. Meis.}
Dépourvus d’yeux lisses , et dont les antennes composées de onze à douze articles, sont souvent crochues au bout.
Ces insectes sont très-petits, et ont été nommés moustiques par les voyageurs.
On les trouve ordinairement dans les bois et souvent en srande quantité. Ils sonttrès-incommodes parleurs piqüres.
Ils pénètrent quelquefois dans les parties de la génération des bestiaux et les font périr (3).
(1) Voyez Lat. ibid. , Meigen et Fab.
(2)- Les mêmes ouvrages.
(3) Voyez Lat. ibid. p.268, et Meigen , genre atractocera. Nous y reumissons ses cordyles.
se
DIPTÈRES. 605 La seconde famille des Drprères, Les Tanysromes. (T ANYSTOMA. )
Ont les antennes composées de deux ou trois articles , la trompe entièrement ou en partie saillante hors de $a cavité, et renfermant un suçoir de plusieurs pièces.
Leurs larves ressemblent à des vers longs, presque cylindriques, et sans pattes, avec une tête, soit écailleuse et constante, soit molle et variable , et toujours munie de crochets ou d’appendices rétractiles, qui leur servent à ronger ou à sucer les substances dont elles se nourrissent. La plupart vivent dans la terre. Elles changent de peau pour subir leur seconde transformation. Les nymphes sont nues et offrent plusieurs des parties extérieurés de l’insecte parfait, qui sort de sa dépouille par une fente du dos.
Les uns ont la üge de la trompe allongée, tubulaire (le plus souvent écailleuse), tantôt cylindrique où conique, tantôt sétacée , entièrement ou en grande partie saillante, à lèvres peu sensibles, ou très-apparentes, mais plus petites qu'elle.
Leurs larves ont une tête écailleuse.
Tantôt le dernier article des antennes n'offre
point de divisions transverses et annulaires. Le sucoir n’est composé que de quatre soies, ou manque avec la trompe.
La trompe est presque toujours en forme de siphon roide , écailleuse, sans lèvres trèsdistinctes.
Les AsiLEs. (AsiLus. Lin.)
Qui ont le corps oblong , les ailes croisées et la ”
trompe dirigée en avant.
Ils volent en bourdonnant, sont carnassiers et trèsvoraces, et saisissent, suivant leur taille et leur force , des mouches, des tipules, des bourdons et des coléopières, pour les sucer. Leurs larves vivent dans la terre, ont une petite tête écailleuse , armée de deux crochets mobiles, et s’y transforment en nymphes qui ont des crochets dentelés au corselet et de petites épines sur l’abdomen.
Les uns ont les antennes de trois articles, séparées jusqu’à la base, et les tarses terminés par deux crochets et deux pelotes. Ils composent les sous-genres : /aphrie, asile proprement dit, et dasypogon. Le troisième article des antenves est presque ovale, sans stylet saillant, dans le premier. Ce même article est en cône alongé, avec un stylet, en forme de soie, au bout, dans le second. Il est presque cylindrique , avec un petit stylet en forme d'article, dans le troisième, où d’ailleurs les deux premiers articles sont presque égaux.
D'autres ayant aussi les antennes de trois articles et les tarses terminés comme dans les précédens, en diffèrent par leurs antennes portées sur un pédicule commun el beaucoup plus longues que la tête. Tels sont les caractères