‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 90 sur 92 · CES PT · texte numérisé non relu

CES PT

DIPTÈRES. | Gr5 Le Chrysops aveuglant (C. cæcutiens. F.), De. G. Ins. VI, x111,3-5, yeux dorés , avec des points couleur de pourpre; corselet d’un gris jaunâtre , rayé de noir; dessus de l'abdomen jaunâtre, avec une orande tache noire , fourchue au bout , sur les deux premiers anneaux; deux autres allongées , de la même couleur, sur chacun des anneaux suivans , ettroïs d’un brun noirâtre et transversessur les ailes (1). Il tourmente beaucoup les chevaux.

Les autres tanystomes ont la tige de la trompe fort courte, retirée, ou à peine extérieure, avec les deux lèvres proportionnellement plus grandes qu'elle et saillantes.

Les antennes sont toujours composées de trois articles. Le suçoir est dé quatre soies. La'longueur des palpes, lorsqu'ils sont en dehors, égale presque celle de Îa trompe.

Les balanciers sont nus. Les larves, dont on n'a encore observé qu'un petit nombre, ont la tête molle et de figure variable.

Ces diptères, en état parfait, vivent de rapine. Ils ont été placés avec les mouches par Linnæus, et avec les némotèles par de

Géer. |

Ils forment, dans les méthodes récentes, plusieurs genres, mais qu'on pourrait réunir en un seul, celui

(1) Les mêmes ouvrages,

Des DoLicuopes. ( DocicHorus.)

Tantôt les antennes, dont la longueur n'excède jamais notablement celle de la tête et sans soie au bout, ont leur dernier article divisé transversalement en plusieurs anneaux. a

Les palpes sont toujours saillans.

Les CæNomyies.(Cænomvy14. Lat.— Sicus. Fab. Meig.}

Qui ont les palpes relevés; le troisième article des antennes en cône allongé et divisé en huit anneaux.

Les ailes se croisent horizontalement sur le corps. La tête est plus basse que le corselet ; l’écusson a deux épines. Ces insectes ont des rapports avec les stratiomes , etc.

La C. ferrugineuse ( Sicus ferrugineus.) Meis. Dipt. I, part. VII, 6-14, roussätre, avec des taches ou des raies jaunes ou blanchâtres sur l’abdomen; elle varie un peu; le corselet est. quelquelois brun, et l'abdomen a des taches de cette couleur. Elle ne se trouve point aux environs de

Paris; mais elle est commune dans le département du Calvados.

C'est la Mouche armée odorante ( Strat. olens \ de mon Tableau élémentaire de l'Histoire naturelle des Animaux. Elle répand une forte odeur de mélilot, qui dure même long-temps après sa mort (1).

Les Pacaysromes. (Pacaysroma. Lat.)

Où les palpes sont avancés, et dont les antennes sont cylindriques , insérées sur une élévation , épaisses, avec le dernier article divisé en trois anneaux.

Les ailes sont écartées. La larve du P. syrphoïde(Panz.

(1) Voyez pour les autres espèces, Lalr. Gen, Crust. et Insect, IV, p. 280, et Meigen. jui

DIPTÉRES 0 617

Faun. Insect. Germ. LXXVIL, x1x, fem.) vit sous l’é-

corce du pin.

La nymphe ressemble à celle des taons (1).

Tantôt les antennes, plus longues quelquefois que la tête, et le plus souvent terminées par un stylet ou par une soie,

ont leur dernier article sans divisions annulaires, ou partagé en deux parties.

Les palpes ne sont pas toujours apparens.

Les Mypas. (Mypas. Fab.)

Remarquables par leurs antennes beaucoup plus longues que la tête, et dont le troisième article forme une massue ovoide , divisée, transversalement, en deux articles, avec un ombilic à leur extrémité, renfermant un très-petit stylet. Les yeux lisses ne sont points distincts, caractère qui leur est propre dans cette division.

Les ailes sont écartées (2).

Les TuéRèves. (THERE vA. Lat.— Brrio. Fab.)

Qui ont le port des mydas, mais dont les antennes ne sont au plus que de la longueur de la tête, avec le troisième article en forme de cône allongé, ou en alène, et portant au bout un stylet distinct. Leurs palpes ne sont pas extérieurs, ce qui les distingue encore des autres genres suivans.

La T. plébéienne ( Bibio plebeia. Fab. ) noire, avec des poils cendrés ; anneaux de l’abdomen bordés de blanc. Sur les plantes.

La larve d’une espèce de ce genre (Nemotelus hirtus. De G.), ou peut-être d’une variété de la même, vit dans la terre, et ressemble à un petit serpent. Son corps est

(1) Voyez Latreille, ibid. ; et l'article ps . de V'Encych méthodique.

(2) Latr. Gen, Crust, et Insect, IV, p, 294; et Fab,

blanc , et pointu aux deux bouts. Elle se dépouille entièrement de sa peau lorsqu'elle se transforme en nymphe (1).

Les Lepris. (Lerris. Fab.,auparavant RHAG10, Aragrix. ejud. ) |

Où les palpes sont toujours extérieurs et presque coniques; ‘ dont les antennes, toujours fort courtes, sont grenues , presque de la mème srosseur, avec le troisième article terminé par une longue soie, et soit presque globuleux , soit en forme de poire renversée; les lèvres de la trompes’étendent dans le sens de la hauteur de la tête. |

Les uns ont les ailes écartées, et tel est

La Z. bécasse. (Musca scolopacea. Lin.) Némotèle bécasse, De G. Insect. VI, 1x, 6. Corselet noir; abdomen fauve, avec un rang de taches noires sur le dos; pieds jaunes ; ailes tachetées de brun. Très-commune dans nos bois.

Tels sont encore les atherix de Meisen; dont les palpes sontavancés, tandis qu’ils sont verticaux dans les précédens. Les autres ont les ailes couchées sur le corps, comme Le Z. ver-lion. (Musca vermileo. Lin.) Némotèle verlion, De G: ibid. x, semblable à une tipule; jaune ; quatre traits noirs sur le corselet; abdomen allongé , avec cinq ranss de taches noires; ailes sans taches. La larve est

presque cylindrique , avec la partie antérieure beaucoup ! plus menue, et quatre mamelons au bout opposé. Elle ressemble à une chenille arpenteuse ez béton, et en à même la roideur lorsqu'on la retire de sa demeure. Elle donne à son corps toutes sortes d'inflexions, s'avance et - se promène dans le sable , ÿ creuse un entonnoir , au fond duquel elle se cache, tantôt entièrement, tantôt seule-

(a) Latr. ibid. ,et Fab., Meigen , genre bibio. M. Faujas possède un morceau de schiste portant l'empreinte d’une espèce de ce genre,

ment en partie, se lève brusquement lorsqu'un petit insecte tombe dans son piège, l’'embrasse avec son corps, le perce avec les dards ou les crochets de sa tête et le suce. Elle rejette songcadavre, ainsi que le sable, en courbant son corps et le débandant ensuite comme un arc. La nymphe est couverte d’une couche de sable.

Les clinocères de M. Meigen sont probablement de la

même division (1). |

Les Dozicaoprs, proprement dits. (DoricHoPus. Lat. Fab. — Saryra, CazLomyiA, PLarypezas Meig. — OrrocuiLe. Lat.)

Dont les palpes sont encore extérieurs, mais le plus souvent sous la forme de petites lames aplaties, couchées sur la trompe; ayant aussi les antennes terminées par une longue soie , mais de longueur variable, et portant à

Jeur extrémité une palette , soit ovale ou oblonsue, où une petite massue arrondie ; et dont la trompe forme un museau court et obtus , ou un pelit bec. d

Leur corps a souvent des couleurs vertes ou cuivreuses. Les pieds sont longs et très-déliés. .Les:ailes sont couchées horizontalement sur le corps. Ces insectes se tiennent sur les murs, les troncs d'arbres, les feuillés, etc. Quelquesuns courent avec célérité sur la surface des eaux. Les organes sexuels.des mâles sont presque toujours extérieurs, grands, compliqués et repliés sous le ventre.

Le D. à crochets. ( D. ungulatus. Fab.) Némotéle bronzée, De G. Insect. VI, xr, 19,20. Antennes de moitié plus courtes que la tête; corps d’un vert bronzé, luisant , avec les yeux dorés-etles pieds d’un jaune pâle; ailes sans

taches. Sa larve vitdans la terre elle est longue, cylin-

mr

(1) Voyez pour,les autres espèces son ouvrage et Fabricins; mais beaucoup d'atherix de celui-ci paraissent différer génériquement de ceux du premier,

drique,avec deux pointes, en forme de crochets recourbés. La nymphe a sur le devant du corselet deux espèces de

cornes assez longues , dirigées en avant et courbées en S.'

Les espèces dont les antenñes sont notablement plus longues que la tête, avec le dernier article très-allonsé , forment le genre ca//omyia de Meigen. Dans les ortochiles de Latreille, la trompe se prolonge en forme de bec (1).

La troisième famille des Drprères,

Les Noracanres. (NoracanrHA.)}— Fam. des STRATIOMYDES , de Latreille.

Ont les antennes composées de deux ou trois articles, dont le dernier annelé, de même que dans plusieurs de la famille précédente ; mais le suçoir n’est composé que de deux pièces; il ést renfermé dans une trompe, soit très-courte, avec les deux lèvres grandes, saillantes, soit allongée, en siphon, et logée sous un museau, avancé en forme de bec, et portant les antennes. =

(1) Voyez pour les autres espèces le mémoire que j'ai publié sur ces insectes, dans le Journ, d'Hist. nat. et de Physique, tom. 2, p. 253. “La mouche à pince (M. nobilitata) de notre Tableau élémentaire de V'Hist. nat. des animaux, est encore un dolichope. Elle est d'un vert bronze , avec les ailes noires, et marquées d’un point blanc à leur extrémité; voyez Latr. Gen, Crust. et Insect. IV, p. 289 (g- orthochile), et p. 290, famille des dolichopodes ; Meigen et Rae Voyez encore l’article ertochile de l'Encycl. méth,

he

DIPTÈRES. ; Gar Elles forment le genre DES STRATIOMES. (STRATIOMYS. Geoff )

Les larves ne changent point de peau, pour passer à l’état de nymphe. Celle qu’elles avaient, depuis leur naissance, devient une coque où elles subissent cette transformation et qui conserve sa forme.

Ces diptères, rangés par Linnæus avec les mouches , ont le corps oblong , déprimé, les antennes le plus souvent cylindriques ou coniques, et quelquefois terminées en massue ; la tête hémisphérique, presque entièrement occupée par les yeux dans les mâles ; trois petits yeux lisses; les ailes longues, croisées horizontalement sur le corps ; l’écusson souvent épineux ; l’abdomen grand, aplati, ordinairement ovale ou arrondi; les pieds courts, sans épines aux jambes, et les tarses terminés par trois pelotes.

La plupart fréquentent les lieux marécageux, leurs larves étant aquatiques , et se tiennent sur les feuilles ou sur les fleurs des végétaux. Quelquesautres fréquentent les bois, et paraissent déposer leurs œufs dans la carie ou les plaies des arbres.

Les uns ont le devant de la tête arrondi, ou sans avancement en forme de bec, portant les antennes ; leur trompe est très-courte, et se termine par deux grandes lèvres, saillantes ou apparentes et susceptibles de se tuméfier, Les - palpes , lorsqu'ils existent, sont extérieurs.

Ils forment le genre

Des SrrATIOMES ou MoucnEes-ARMÉES (STRATIOMYS.) de Geoffroi.

Qu'on a divisé depuis en plusieurs sous-genres, dont nous

avions indiqué quelques-uns dans notre Tableau élémentaire de l'Histoire naturelle des Animaux.

1°. Les HermérTIes. (HERMETIA. Lat. Fab.)

Dont les antennes, toujours beaucoup plus longues que la tête , ont trois articles distincts, dont lé dernier sans stylet ni soie, est divisé en huit anneaux, et forme une massue comprimée.

Ces diptères sont étrangers.

2°, Les XyLornaces. (XvropnaGus. Meig. Fab.)

Ayant des antennes composées de même, mais presque cylindriques et pointues au bout.

Le X. noir (X. ater. Lat. Gen. Crust. et Insect. T, XVI, 9, 10.) est allongé, noir, avec la bouché, une ligne de chaque côté du corselet , l’écusson et les pieds jaunes; l’écusson n’est point épineux. On le trouve, au mois de mai , dans les plaies des ormes.

Les béris de Latreille, ou les actines de M. Meigen, ont le corps plus court, les palpes très-petits et à peine apparens , et six épines à l’écusson. Telle est la mouche piedsrenflés (musca clavipes) de Linnæus; Panz: Faun. Insect. Germ. IX, x1x. Elle est noire, avec l'abdomen et les pieds, les tarses exceptés, d’un jaune roussâire. Elle est commune

sur les plantes aquatiques (2). |

Les SrRATIOMES proprement dits: (SrrArTIoMys. Fab.)

Qui ont encore des antennes de trois articles , mais dont le dernier n’est composé que de cinq à six anneaux; il a la forme d’un fuseau, n'offre point de soie, et ne se termine point brusquement en alène ou par un stylet.

(1) Voyez Latr. Gen. Crust, et Insect, IV, p. 271 et suive (2) Ibid. et Meigen.

Ce sous-genre comprend celui des odontomyies de Meisen. L’écusson est toujours épineux.

Leurs larves ont le corps long , aplati, revêtu d'un derme coriace ou assez solide, divisé en anneaux, dont les trois derniers plus longs et moins gros, forment une queue terminée par un grand nombre de poils à bärbes ou plumeux, et qui partent de l'extrémité du dernier annéau comme des rayons ; la lête est écailleuse, petite, oblongue, et garnie d’un grand nombre de petits crochets et d’appendices qui leur servent à agiter l’eau, où ces larves font leur demeure. Elles y respirent, en ténant le bout de leur queue suspendu à la surface de l’eau; une ouverture située entre les poils de son extrémité, donne passage à l’air. Leur peau devient la coque de la nymphe. Elle ne change point de forme, mais elle devient roide et incapable de se plier et de se mouvoir. Sa queue fait souvent un angle avec le corps. Elle flotte sur l’eau: La nymplhe n’occupe qu’une dés extrémités de sa capacité intérieure. L’insecte parfait sort par une fente qui se fait au second anneau, se pose sur sa dépouille, où son corps se raffermit et achève de se développer.

Nous trouvons communément dans notre pays Le S. chamæleon (S. chamæleon. Fab.) Rœs. Ins. IF, Musc. y, long de six lignes ; noir; extrémité de l’écusson

jaune, avec deux épines ; trois taches d’un jaune citron, de chaque côté du dessus de l’abdomen (1).

Les Oxycëres. (OxvcerA, CLiTerrartAa. Meis. )

Ne s’éloignent des stratiomes proprement dits que par la forme du dernier article dés antennes qui est presque

conique ou ôvalaire, et terminé brusquement en alène ou par un stylet.

L’O. à selle ( Stratiomys ephippium, Fab.) Schæff. Mo-

/ (1) Voyez pour les autres espèces, Latreille et Meigrn, genres: stratiomys et odontomyia. |

nograph. 1753, I, très-noire ; corselet d’un rouge satiné, avec une épine de chaque côté et deux à l’écusson. Sur les troncs des vieux chènes. Latreille et Meigen en ont fait un genre particulier ; le premier le nomme ephippium et le second l’appelle céitellaria.

L'O. Lypoléon (Stratiomys Aypoleon. Fab.) Panz. Faun. Insect. Germ. I, xiv, variée de noir et de jaune. Ecusson de cette dernière couleur à deux épines (1).

Les Sarcres. (SarGus. Fab.)

Où le troisième article des antennes porte une longue sole.

L’écusson n’est point épineux. Le corps est souvent allonsé , vert ou cuivreux et brillant. Les deux premiers articles des antennes sont très-petits, et comme en forme de cupule dans les vappons de Latreille.

Le S. cuivreux (Musca cupraria. Lin.) Réaumur, Insect. IV,.xxt1, 7:03. De G:.Ensect. ME, xTr, 144 due vert doré; abdomen d’un violet cuivreux; pieds noirs, avec un anneau blanc ; ailes longues, avec une tache brune.

Sa larve vit dans les bouses de vaches, a une forme ovale-oblongue , rétrécie et pointue en devant, avec une iête écailleuse, munie de deux crochets. Son corps est parsemé de poils. Elle se métamorphose sous sa peau, et sans changer essentiellement de forme. L’insecte parfait ‘sort de sa coque en faisant sauter sa partie antérieure. Voyez Réaum. Insect. IV, mémoires 1V, vit, 'Vitt, (2)

Les autres notacanthes ont le devant de la tête avancé en forme de bec, portant les antennes , et servant de gaîne à

(1) Voyez pour les auires espèces Latr. Gen, Crust. et Insect. IV, p.279 Et2TT.

(2) Latr. ibid., Fab, et Meigen. - 4

une trompe longue, grêle, en siphon et coudée à sa base. Ils composent le genre à

Des Némorëres (NemoTEeLus) de Geoffroi.

Leurs antennes sont très - courtes, de trois articles, dont le dernier conique , ou en fuseau , est divisé en quatre anneaux et terminé par un petit stylet.

On les trouve dans les prés marécageux. Leur écusson n’a point d’épines (1).

La quatrième famille des Drrrères, Celle des Arnéricères (2). (ATHERICERA. )

Se rapproche des deux précédentes à l’égard du nombre des articles des antennes, qui n’est que de trois ou de deux; mais la trompe se rêtire totalement dans la cavité de Ja bouche, ou si elle est saillante et en forme de siphon, son suçoir n’est alors composé que de deux pièces; le dernier article des antennes est toujours sans divisions, en forme de palette ou de massue, accompagné d’une soie ou d’un appendice en forme de stylet, dans le plus grand nombre.

(1) Voyez Geoffroi, Laireïlle, Fabricius, Meigen, et Olivier, ‘article zémotèle de VEncycl. méthodique.

Les scenopines et les pipuncules de Latreille paraissent appartenir à cetle famille, sous quelques rapports, mais le dernier article de leurs antennes n’est point annelé, Nous les rangeons , pour ce motif, dans la suivante.

(2) Antennes à aigrelle,

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