TOME
La trompe porte presque toujours les deux palpes, et Se termine ordinairement par deux grandes lèvres. Le suçoir n’a jamais au-delà
{ A 2 Ë s de quatre pieces, et n en offre souvent que
deux. Les larves ont le corps très-mou, fort contractile, annelé, plus étroit et pointu en devant, avec la tête de figure variable, et dont les organes extérieurs consistent en un ou deux crochets, accompagnés dans quelques genres de mamelons, et probablement dans tous, d'une sorte de langue destinée à recevoir les sucs nutriüfs. Le nombre de leursstigmates est ordinairement de quatre, dont deux situés, un de chaque côté , sur le’premier anneau , et les deux autres sur autant de plaques circulaires, écailleuses, à l'extrémité postérieure du corps. On a observé que ceux-ci étaient formés, du moins dans plusieurs, de:
trois stigmates plus petits, très-rapprochés. La larve peut envelopper ces parties avec les chairs du contour, qui forment une sorte de bourse. Elle ne change point de peau.
Celle qu’elle a, dès sa naissance, devient, en se sohidifiant, une espèce de coque pour la nymphe. Elle se raccourcit, prend une forme ovoide ou celle d’une boule, et la partie antérigure, qui était plus étroite dans la larve,
augmente de grosseur, ou est quelquefois plus épaisse que l'extrémité opposée. On y découvre les traces des anneaux, et souvent les vestiges des stigmates, quoiqu'il ne ser vent plus à la respiration. Lie corps se détache peu à peu de la peau ou de la coque, se montre sous la figure d’une boule allongée et très-molle, sur laquelle on ne distingue aucunes parties, et passe bientôt après à l’état de nymphe. L’insecte sort de sa coque, en faisant sauter, en forme de calotte , son extrémité antérieure. I] la détache par les efforts de sa tête. Cette partie de la coque est d’ailleurs disposée de manière à s'ouvrir.
Peu d'athéricères sont carnassiers en état parfait. |
Ils se tiennent, pour la plupart, sur les les fleurs, les fetilles, et he ne sur les excrémens d'animaux.
Cette famille comprend les genres : conops, œstrus , et la majeure partie de celui de inusca de LTinnæus.
Nous distinguerons 1°. les athéricères dont la trompe est saillante, en forme de siphon écuilleux , soit cylindrique, soit conique ou même en forme
de filet,
Leur sucoir n’est composé que de deux pièces
625 INSECTES Quelques espèces s’en servent pour piquer et sucer le sang.
Ces diptères comprennent le genre
Des Coxops (Coxors) de Linnæus, ou la far.
des Coxopsaires de Latreille,
Divisé maintenant en plusieurs sous-genres.
Les’ uns ont la trompe seulement coudée à sa base et se portant ensuite en avant, sans changer de direction.
Les Conops proprement dits. (Conops. Fab.)
Qui ont le corps allongé, l'abdomen presque en massue, rétréci à sa base, courbé en dessous à son extrémité, les ailes écartées , les antennes beaucoup plus longues que la
tête , et terminées par une massue, en forme de fuseau, avec un stylet.
Le C. grosse-tête (C. macrocephala. Fab.), noir; antennes et pieds fauves ; tête jaune, avec une raie noire; quatre anneaux de l’abdomen bordés de jaune; côte antérieure des ailes noire.
Le C. pieds fauves (C. rufipes, Fab.) Meig. Dipt. 2 part. XIV, 9; noir, avec des raiés sur l’abdomen, ses deux extrémités et les pieds fauves, IL subit ses métamorphoses dans l’intérieur du ventre des bourdons vivans, et sort par les intervalles de ses anneaux.
On peut rapporter à ce sous-genre celui de éoxophore de
M. Meigen (1).
Les Zoprons.(Zopron. Lat.)
Ne diffèrent des conops que par leurs antennes plus
(1) Voyez pour les autres espèces Lalr. Gen. Crust. et Insect. IV, pag. 536; Meigen et Fab.
courtes que la tête, terminées en massue ovoïde , et leurs ailes qui se croisent sur le corps (1). :
Les Sromoxes. (Sromoxys. Geoff. Fab.)
Dont le corps est court, ou a le port des mouches domestiques , avec les ailes écartées, les antennes plus courtes que la tête, terminées en palette, avec une soie velue.
LeS. piquant (Conops calcitrans Lin.) De G. Insect. VI, 1V,12, 13, d’un gris cendré, tacheté de noir; trompe plus courte que le corps. Il pique fortement les jambes,
surtout aux approches de la pluie (2).
Les autres ont la trompe coudée vers sa base et ensuite près du milieu, avec l'extrémité repliée en dessous.
Les Myopes. (MyopA. Fab.)
Qui ont le corps allongé, les antennes plus courtes que la tête , terminées en palette,avec un stylet, et les ailes croisées sur le corps.
Le M. roux (M. ferruginea. Fab.) Meig. Dipt. 2, part. xIV, 17, roussâtre , avec le front jaune et les ailes noirâtres (3).
Les BucenTEs.(BucenTes. Lai.)
Ayant le port des stomoxes et les antennes terminées en palette , avec une soie simple.
La larve vit dans l’intérieur de quelques chrysalides (4).
2°, Les athéricères, dont la trompe membraneuse, terminée par deux grandes lèvres, susceptibles de gonflement, et renfermant un sucoir de deux à cinq pièces, se retire entièrement, lorsqu'elle est con-
63a INSECTES
iractée, dans la cavité orale , formeront trois genres. Le premier, celui’
Des SyYRPHES. (Famille des SYRPHIES de Lat.)
Et démembré du genre z#usca de Linnæus, se distingue des deux suivans par le suçcoir composé de quatre à cinq pièces, et dont deux portent chacune un palpe, se logeant avec elles et les autres dans une gouttière supérieure de la trompe.
On l’a partagé en plusieurs sous-senres , que nous allons exposer, ;
Les uns ont la trompe aussi longue que la tête et le corselet, avec la partie antérieure et inférieure de la tête avancée en forme de bec conique, et recevant, en dessous, la trompe. Tels sont
Les Rninctres. (RHiNGrA. Scop. Fab.)
La 2. à bec. (R. rostrata. Fab.) Schell. Dipt. xvixx. Noire; devant de la tête, écusson , abdomen et pieds d’un jaune roussâtre. Sur les fleurs.
Les autres ont la trompe plus courte, et l'extrémité antérieure et inférieure de la tête forme, au plus , un bec fort court et perpendiculaire.
Tantôt les antennes sont plus longues que la tête, comme
dans sd Les Cérirs. (CErrA. Fab.)
Qui ont le corps étroit et allongé, avec les antennes terminées en une massue ovale, formée des deux derniers arücles , et dont le dernier porte à son extrémité un filet.
Les callicères elles chrysotoxes de M. Meigen, et les aphrites de Latreille, ont le corps plus court et plus large, ou plus rapproché, pour la forme, de celui des mouches comniunes.
(1) Voyez pour les autres espèces Fabricius,
Leurs antennes portent une soie, terminale dans les callicères, latérale et plus inférieure dans les autres. Les aphrites n’ont point de proéminence sur le museau, et leur écusson a deux petites épines.
Ces diptères ressemblent souvent à des guêpes. Les céries, à ce qu'il paraît , déposent leurs œufs dans les parties cariées des arbres (1).
Tantôt les antennes sont beaucoup plus courtes.
Les espèces où leur longueur égale presque celle de la tête , embrassent les genres parague et psare de Latreille. Dans le premier , elles sont séparées jusqu’à leur base; elles ont un pédicule commun dans le second (2).
Les autres espèces, et composant la majeure partie des syrphes , ont ces organes bien plus courts encore.
On y distingue celles dont le museau offre une éminence ou un tubercule, et dont les ailes sont écartées. A
Les VoruceLres. (VoLrucEeLLA. Geoff. — Syrpaus.Fab.)
Ont la soie des antennes insérée à la jointure supérieure des second et troisième articles , et très-plumeuse. L’extrémité antérieure de leur tête se prolonge toujours notablement en forme de bec. Leur corps est souvent trèsvelu et ressemble à celui des bourdons, dont ils se rapprochent pour la taille et le murmure qu’ils font entendre. Les uns ont la palette des antennes courte, presque ronde, et telle est la mouche lappone de Linnæus et de Degéer, et qui est le type du genre séricomyie de Latreille. Les autres ont la palette des antennes allongée , comme La 7. bourdon (Musca mystacea. Lin.) De G. Insect. VI, vit, 2, qui est noire, très-velue , avec le corselet et le bout de l’abdomtn couverts de poils fauves ; l’origine des ailes est de cette couleur.
(1) Voyez Latr. Geu, Crust, et Insect, IV, pag. 527-329. (2) Latr, ibid,
Sa larve vit dans les nids des bourdons ; son corps s’élargit de devant en arrière, a des rides transverses, de petites pointes sur les côtés, six filets membraneux, disposés en rayon, à son extrémité postérieure, et offre, en dessous, deux sligmates et six paires de mamelons, garnis chacun de trois longs crochets, et qui lui servent à marcher.
Tci vient encore la M. à zones de Geoffroi ( Syrphus inanis. Fab. Panz.) Faun. Insect. Germ. II, vr, longue de huit lignes, peu velue, fauve, avec la tête jaune, et deux bandes noires sur l’abdomen. Sa larve vit aussi dans le nid des bourdons (1).
Les ErisTAres. ( EristTazis. Fab. Lat.)
Très-voisins des volucelles , et souvent encore semblables à des bourdons; mais où les antennes, presque contiguës à leur base , ont la soie de la palette insérée plus haut que sa jointure, et où cette palette est plus large que longue.
La larve de l’£. du narcisse ( E. narcissi. Fab.) Réaum. Insect. IV, xxx1v, ronge l'intérieur des oignons des narcisses. JL’'insecte parfait est très-velu; les poils du corselet sont fauves, et ceux de l’abdomen d'un gris jaunâtre (2).
Les EroPnires. (EroParzus. Meig.)
Qui ne diffèrent essentiellement des éristales que par Îa palette des antennes, aussi longue ou plus longue que large.
Leur corps est généralement moins velu que celui des précédens. Les larves de plusieurs ont le corps terminé par une longue queue, ce qui leur a fait donner le nom de vers à queue de rat, Elles peuvent l'allonger et l’élever perpendiculairement , jusqu’à la surface des eaux ou des cloa-
(1) Voyez pour les aulres espèces Latr. ibid, (2) Latr. ibid.
eçues où elles vivent, pour respirer au moyen de l'ouverture de son extrémité. Leur intérieur présente deux grosses trachées très-brillantes , et qui, vers l’origine de la queue, forment des plexus très-nombreux et dans une agitation continuelle.
Les vaisseaux qui se- remplissent d’eau pluviale contiennent un grand nombre de ces larves. On prendrait leur queue pour des filets de racines. ( 7’oyez Réaum. Ins. IV, xxx:)
L’Z. abeilliforme (Musca tenax. Lin.) Réaum. Ins. IV, xx,7, est de la taille du mâle de l’abeille domestique, et lui ressemble, au premier coup d'œil, par ses couleurs. Son corps est brun, couvert de poils fins d’un gris jaunâtre , avec une raie noire sur le front, deux à quatre taches d’un jaune fauve, de chaque côté de l'abdomen.
Sa larve vit dans les eaux bourbeuses , les latrines et les égouts. Elle est du nombre de celles qu’on a nommées vers à queue de rat.
On dit qu’elle est si vivace que la compression la plus forte ne peut la faire périr (1).
Les SyrPHEs proprement dits (SyrPHus) de Latreille.
Où la soie de la palette des antennes est insérée comme dans les deux sous-sgenres précédens, mais qui ‘ont ces organes écartés à leur naissance, dirigés presque parallèlement, et dont l’extrémité autérieure de la tête ne forme qu’une saillie très-courte et fort obtuse.
Leurs larves se nourrissent uniquement de pucerons de toute espèce, qu’elles tiennent souvent en l'air , et qu’elles sucent très-vite. Leur corps forme une espèce de cône allongé, inégal ou même épineux. Lorsqu’elles doivent se métamorphoser , elles se fixent aux feuilles ou à d’autres
(1) Latr, Gen, Crust. et-Inscel. 1V , p. 324,
corps par un gluten. Leur corps se raccourcit , et sa partie antérieure qui était la plus menue devient la plus grosse. Le S. du groseilier (Scæva ribesü. Fab.) De G. Insect. VI,vi,6,un peu plus petit que la mouche de la viande. Tête jaune ; corselet bronzé, avec des poils et l’écusson jaunes ; quatre bandes de cette couleur sur l'abdomen, dont la première interrompue (1).
Les autres syrphes à antennes très-courtes, n’ont point d’élévation sur le museau , et leurs ailes se croisent horizontalement sur le corps, dans le repos. Les pieds postérieurs sont très-srands ou plus gros dans les mâles.
M. Meigen les sépare en plusienrs sous-genres, mais qu'on peut réunir en un, sous le nom
DE Mrzésie. (Mises. Fab.)
La M. sifflante (Musca pipiens. Lin.), longue de près de quatre lignes, étroite et allongée, noire, avec l’abdomen cylindrique, et marqué de deux à trois paires de taches blanches ; cuisses postérieures très-grosses et dentées. Elle fait entendre, en bourdonnant, un son aigu, semblable à un piaulement (2).
Le second genre de cette division des ÂATHÉRI- CÈRES, celui Des ŒsTRes. (ŒsTrus. Lin.) Se compose de diptères , n’ayant à la place de la bouche que trois tubercules ou que de faibles ru-
dimens de la trompe et des palpes.
Hs ont le port d’une grosse mouche très-velue, et
eg
(1) Latr. 1bil.
(2) Voyez pour les autres espèces Latr, Gener, Crust, et Insect. IV, p. 35a ct suiv.
DITPÈRES. 635
leurs poils sont colorés par zones, comme ceux des bourdons. Leurs antennes sont très-courtes, insérées chacune dans une fossette, au dessus du front, et terminées en une palette arrondie, portant sur le dos, près de son origine, une soie simple. Leurs ailes sont ordinairement écartées ; les cuillefons sont grands et cachent les balanciers. Les tarses sont terminés par deux crochets et deux pelotes.
On trouve rarement ces insectes dans leur état parfait, le temps de leur apparition et les lieux qu'ils habitent étant très-bornés. Comme ils déposent leurs œufs sur le corps de plusieurs quadrupèdes herbivores, c’est dans les bois et les pâturages fréquentés par ces animaux qu’il faut les chercher. Chaque espèce d’œstre est ordinairement parasite . d’une même espèce de mammifère, et choisit, pour placer ses œufs, la partie du corps qui peut seule convenir à ses larves , soit qu’elles doivent y rester , soit qu'elles doivent passer de là dans l’endroit favorable à leur développement. Le bœuf, le cheval, l’âne, le renne, le cerf, l’antilope, le chameau , le mouton et le lièvre sont jusqu'ici les seuls quadrupèdes connus sujets à nourrir des larves d’œstres. Ils paraissent singulièrement craindre l’insecte, lorsqu'il cherche à faire sa ponte,
Le séjour desslarves est de trois sortes, qu'on peut distinguer par les dénominations de cutané, de cervical et de gastrique , suivant qu’elles vivent dans des tumeurs ou bosses formées sur la peau, dans quelque partie de l'intérieur de la tête et dans l'estomac de l'animal destiné à les nourrir, Les œufs
d'où sortent les premières sont placés par la mére sous la peau qu’elle a percée avec une tarière écailieuse, composée de quatre tuyaux rentrant l’un dans l’autre, armée au bout de trois crochets et de deux autres pièces. Cet instrument est formé par les derniers anneaux de l'abdomen. Ceslarves,nommées taons par les habitans de la campagne, n’ont p&ë besoin de changer de local; elles se trouvent, à leur naissance, au milieu de l'humeur purulente qui leur sert d’aliment. Les œufs des autres espèces sont simplement déposés et collés sur quelqnes parties de la peau, soit voisines des cavités naturelles et intérieures où les larves doivent pénétrer et s'établir, soit sujettes à être léchées par l'animal, afin que les larves soient transportées avec sa langue dans sa bouche et qu’elles gagnent de là le lieu qui leur est propre. C’est ainsi que la femelle de l’œstre du mouton place ses œufs sur le bord interne des narines de ce quadrupède, qui s’agite alors , frappe la terre avec ses pieds et fuit la tête baissée. La larve s’insinue clans les sinus maxillaires et frontaux, et se fixe à la membrane interne qui les tapisse, au moyen des deux forts crochets dont sa bouche est armée. C’est ainsi encore que l’æstre du cheval dépose ses œufs, sans presque se poser, se balançant dans l'air, par intervalles, sur la partie interne de ses jambes, sur les côtés de ses épaules et rarement sur le garot. Celui qu’on désigne sous le nom d'Aémorrhoïdal, et dont la larve vit aussi dans lestomac du même solipède, place ses œufs sur ses lèvres. Les larves s’attachent à sa langue et parvien-
nent, par l’œsophage, dans l'estomac, où elles vivent de l'humeur que secrète sa membrane interne. On les trouve le plus communément autour du pylore, et rarement dans les intestins. Elles y sont souvent en grand nombre et suspendues par grappes. M. Clark croit néanmoins qu’elles sont plus utiles que nuisibles à ce quadrupède.
Les larves des œstres ont , en général , une forme conique et sont privées de pattes. Leur corps est composé, la bouche non comprise, de onze anneaux , Chargés de petits tubercules et de petites épines, souvent disposés en manière de cordons et qui facilitent leur progression. Les principaux organes respiratoires sont situés sur un plan écailleux de l'extrémité postérieure de leur corps, qui est la plus grosse. Il paraît que leur nombre et leur disposition sont différentes dans les larves gastriques. Il paraît encore que la bouche des larves cutanées n’est composée que de mamelons, au lieu que celle des larves intérieures a toujours deux forts crochets.
Les unes et les autres ayant acquis leur accroissement, quittent leur demeure, se laissent tomber à terre, et s’y cachent pour se fransformer en nymphes sous leur peau, à la manière des autres diptères de cette famille. Celles qui ont vécu dans l’estomac suivent les intestins et s’échappent par l'anus, aidées peut-être par les déjections excrémentielles de l'animal, dont elles étaient les parasites. C’est ordinairement en juin et en juillet que ces métamorphoses s’opèrent.
M. de Humboldt a vu, dans l'Amérique méridionale, des Indiens dont l'abdomen était couvert de petites tumeurs , produites, à ce qu'il présume, par les larves d’un œstre.
Il résulterait, de quelques témoignages, qu’on a retiré des sinus maxillaires ou frontaux de l’homme des larves analogues à celles de l’œstre. Mais ces observations n’ont pas été assez suivies.
L'@. du bœuf. (@. bovis. De G.) Clarck. Lin. Soc. Trans. LIL, xxr11, 1-6. Long de sept lignes, très-velu ; corselet jaune, avec une bande noire; abdomen blanc à la base, avéc l'extrémité fauve; ailes un peu obscures. La femelle dépose ses œufs sous le cuir des bœufs et des vaches , âgés au plus de deux ou trois ans et les mieux portans. Il s’y forme des tumeurs ou des bosses, et dont le pus intérieur alimente la larve. Les chevaux y sont encore sujets.
Le renne, l'antilope, le lièvre, etc., nourrissent aussi sous leur peau d’autres larves d'œstres, mais d'espèces
différentes.
L'@. du mouton. ( ®. ovis. Lin.) Clarck. ibid. xxxt1r, 16, 17. Long de cinq lignes, peu velu; tête grisätre; corselet cendré, avec des points noirs élevés ; abdomen jaunâtre, finement tacheté de brun ou de noir; paties d’un brun pâle; ailes transparentes. La larve vit dans les |
sinus frontaux du mouton. Celle de l'espèce qu'on nomme trompe (trompe. Fab.) se trouve dans les mêmes parties du renne. |
L'@. du cheval. ( @. equi. Lin.) Clarck. ibid. XxXIIT ;, 8 » 9. Peu velu , d’un brun fauve, plus clair sur l’abdomen; deux points et une bande noire sur, les ailes. La femelle dépose ses œufs sur les jambes et les épaules des chevaux; la larve vit dans leur estomac,
L'®. hémorrhoïdal. ( @. hæmorroidalis. Lin.) Clarck.
ibid. 12, 13. Très-velu; corselet noir, avec l’écusson d’un
jaune pâle ; abdomen blanc à sa base, noir au milieu, et
fauve à l'extrémité; ailes sans taches. La femelle dépose
ses œufs sur les lèvres des chevaux. Sa larve vit dans leur estomac.
F'Œ. vétérinaire. (@. veterinus. ) Clarck. ‘bi. 10% 19e Tout couvert de poils roux; ceux des côtés du corselet et de la base de l’abdomen blancs; ailes sans taches. Sa larve vit dans l'estomac et les intestins du même solipède. La femelle dépose peut-êlre ses œufs sur la marge de l'anus (r).
Le troisième genre de la même division des ÂTHÉ- RICÈRES est celui
Des Moucxes. (Musca.)
Que la présence d’une trompe distingue du précédent ; et que son suçoir, composé seulement de deux pièces, et les palpes extérieurs à la trompe séparent de celui des syrphes.
Malgré les modifications qu'il a éprouvées depuis Linnæus , son étude est encore embarrassante , les caractères des sous-senres qu'on y a établis étant minutieux et souvent peu tranchés. Plus la composition de la bouche, l’organisation des antennes et ceux du mouvement se simplifient, plus la difficulté des distinctions augmente, et c’est ce qui a lieu relhnsivement au genre des mouches, l’un des dernévrs de la classe.
(1) Voyez pour les autres éspèces l’article æstre de l'Encycl. méth., et la seconde édition de la Monographie de ce genre de M, Clarck.
Go INSECTES
Parmi ces insectes, les uns, qui sont les plus nombreux, n’ont point les côtés de la tête prolongés en forme de pédicules ou de cornes portant les yeux. jee
Tantôt les Mo sont grands et recouvrent totalement , ou en majeure partie, les balanciers.
Parmi les derniers , il y en a dont les antennes sont presque aussi longues que la face antérieure de la tête (depuis leur insertion jusqu’au bord supérieur de la cavité de la bouche), comme
Les Écainomy1es. (EcHiNomyrA. Dum.—TacxinaA. Fab.)
, Dont les ailes sont écartées, et dont le second article des antennes est très-sensiblement le plus long de tous.
* PA 2 géante (Musca grossa. Lin.) De G. Insect. VI, 1,1,2, la plus grande mouche de notre pays, sa taille égalant presque celle d’un bourdon; noire, hérissée de poils ; : tête jaune; yeux bruns ; poil de la palette simple; origine des ailes d’un jaune roussâtre. Elle bourdonne fortement, se pose sur les fleurs, dans les bois, et souvent aussi sur les bouses de vache. C’est là que vit salarve, dont le corps est jaunâtre , luisant, en forme de cône allongé, dont l’extrémité antérieure, ou la pointe, n'offre qu’un seul crochet , avec quatre mamelons , et dont l’extrémité postérieure est coupée carrément, avec deux plaques brunes, circulaires, portant des stigmates ; le premier anneau du corps, celui qui vient après la tête, en offre encore deux, un de chaque côté; la coque de la nymphe est plus grosse en devant, et terminée par un plan dont le contour a neuf côtés. ( Foyez Réaum. Dose IV,xIT, IL, 12 xx vtr, 6-10.) (1).
Rene