‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 74 sur 105 · partie postérieure de la carapace · texte numérisé non relu

partie postérieure de la carapace

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(1) Merrem a changé ce nom en Chersine.

(2) Ajoutez : T. stellata , Schœpf. , xxv ; — T. angnlata, Schweig. ; — T. areolata, Sch.xxMi; — T. denlicitlata, Sch.,xxvMi,l ; — T. cafra, Schweiger; — T.signata, Schw. ; — T. iitarginata , Sch. , xu , 1 , 2; — T. carbonaria , Spix , xvi; — T. hercules , id. xiv; — T. cagado , id. xvu; — T. tabulata , Sch. xiu ; — T. sculpta , Spix, xv; — T. nigra, Quoy et Gaym. Voyage de Freyc. , Zool. xxxvn ; — T. depressa , Guv.; — T. bigullata, id. ; — T. carolina , Lecoute , etc.

(ô) ^0365 les Mém. de M. Bell , dans les Trans. Linn. , tome XV , 2e part. p. 392 ; deux de ces Kinirys, que nous avons vus vivants, avaient les bords de la jointure de lacapaiace, inégalement usés et comme cariés , au point que l'on pourrait croire qu'il y avait quelque chose de maladif dans cette conformation.

2° Les Tortues d'eau douce (Emys. Brongu.) (1).

N'ont d'autres caractères constants pour les distinguer des précédentes, que des doigts plus séparés, terminés par des ongles plus longs, et dont les intervalles sont occupés par des membranesj encore y a-t-il des nuances à cet égard. On leur compte de même cinq ongles devant et quatre derrière. La forme de leur pieds leur donne des habitudes plus aquatiques. La plupart vivent d'insectes, de petits poissons, etc. Leur enveloppe est généralement plus aplatie que celle des Tortues de terre.

La Tortue d'eau douce d'Europe {Testudo europœa. Sclin. T. orbicidar'is. Lin.) Schœpf. pi. I. (2).

Est l'espèce la plus répandue ; on l'observe dans tout le midi et l'orient de l'Europe jusqu'en Prusse. Sa carapace est ovale, peu convexe, assez lisse, noirâtre, toute semée de points jaunâtres , disposés on rayon. Elle atteint jusqu'à dix pouces de long ; on mange sa chair, et on en élève pour cela avec du pain, déjeunes herbes; elle mange aussi des insectes, des limaces, de petits poissons, etc. Marsigli dit que ses œufs sont un an à éclore.

La Tortue peinte {Test, picta. Schœpf. pi. iv.)

Est une des plus jolies espèces; elle est lisse, brune, et chacune de ses écailles est entourée d'un ruban jaune, fort large au bord antérieur. On la trouve dans l'Amérique septentrionale , le long des ruisseaux , sur les rochers ou les troncs d'arbres, d'où elle se laisse tomber dans l'eau sitôt qu'on approche (3).

On doit remarquer parmi les Tortues d'eau douce,

Les Tortues a boite (4),

Dont le plastron est divisé en deux battants, par une articulation mobile, et qui peuvent fermer entièrement leur carapace quand leur tête et leurs membres y sont retirés.

Les unes ont le battant antérieur seulement mobile (5).

(1) B'suu; (Tortue).

(2) C'est la même que laverte et jaune , Lacép. pi. 6 et sa ronde pi. 5. On doit consulter, sur cette espèce, la belle monographie qu'en a donnée M. Bojanus , Vilaa,1819, in-folio.

(ô) Aj. Em. lutaria , Lacép. iv; — Em. Jdansonii, Sliweig. ; — Em. senegalensis , Dumer. ; — Em. siibrufa , Lacep. , xni ; — Em. contracta , Schweig. ; — Em. ijunctata , Schœpl". , v; — Em. reticiiluta , Leconte; Em. rubriventris , id. ; — Em. serrata , Daud. II, XXI ; — Em. concinna, Lee. , ou geometrica , Lesueur ; — Em. pseudogeographica, Lesueur; — Em. scripta , Schœpf. III, 4; — Em. scaôra, id. , III; — Em. cinerea, id., II, 3; — Em. centrata, Daud., ou terrapen , Lin. Schœpf. , xv ; — Em. concentrica , Lee. ; — Em. odorata , id. ; — Em. fusca , Lesueur ; — Em. leprosa , Schw. ;

— Em. nasuta ; id. ; — Em. dorsata , Schœpf. ; — Em. pulchella , Schœpf. xxvi , ou insculpta , Lee. ; — Em. lutescens; Schw. ; — Em. expansa, id. ; — Em. macquaria , Cuvier.

M. Fitzinger sépare, sous le nom de Chelodina, et M. Bell sous celui d'IlYDRASPis, les espèces à cou plus alongé , telles que E m. long icollis , Shaw. gen. Zool III, part. I , pi. 16;

— Em. planiceps, Schœpf. xxvu, ou canaliculata , Spix , vni ; — Em. platicephala , Merrem; — Em. dcpressa , Spix, 111,2; — Em. carunculata,Aug. St.-Hil. ; — Em. tritentaculata , id.

(4) C'est de cette subdivision que Merrem a fait son genre Terrapène; Spix, son genre RiNOSTERNON ; Fleming , son genre Cistuda. L'espèce d'Europe et d'autres ont déjà quelque chose de celte mobilité; ce qui rend son genre difficile à limiter.

(5) Test, subnigm ; I ^ vu, 2 ; — T'. clausa, Schœpf. , vu.

CIIÉLONIENS. 367

Dans d'autres, les deux battants se meuvent également (1).

Il y a au contraire des Tortues d'eau douce dont la queue longue et les membres volumineux ne peuvent rentrer entièrement dans les boucliers. Elles se rapprochent en cela des sous-genres suivants, et surtout des Chélydes, et méritent par conséquent aussi d'être distinguées (2). Telle est

La Tortue à longue queue {T. serpentina. L.), Schœpf. pi. vi,

Que l'on reconnaît à sa queue presque aussi longue que sa carapace, hérissée de crêtes aiguës et dentelées, et à ses écailles relevées en pyramides. Elle habite les parties chaudes de l'Amérique septentrionale, détruit beaucoup de poissons et d'oiseaux d'eau, s'écarte assez loin des rivières, et pèse quelquefois au-delà de vingt livres.

3° Les Tortues de mer (Chelonia (3). Brongn.)

Ont leur enveloppe trop petite pour recevoir leur tête et surtout leurs pieds qui sont extrêmement alongés (principalement ceux de devant), aplatis en nageoires, et dont tous les doigts sont étroitement réunis et enveloppés dans la même membrane. Les deux premiers doigts de chaque pied ont seuls des ongles pointus, qui tombent même assez souvent l'un ou l'autre à un certain âge. Les pièces de leur plastron ne forment point une plaque continue, mais sont diversement dentelées, et laissent de grands intervalles qui ne sont occupés que par du cartilage. Les côtes sont rétrécies et séparées l'une de l'autre, à leur partie extérieure; cependant le tour de la carapace est occupé en entier par un cerle de pièces correspondantes aux côtes sternales. La fosse temporale est couverte, en-dessus, d'une voûte formée par les pariétaux et d'autres os, en sorte que toute la tête est garnie d'un casque osseux , continu. L'œsophage est armé partout, en dedans , de pointes cartilagineuses et aiguës, dirigées vers l'estomac.

La Tortue franche ou Tortue verte (Testiido mydas (4). Lin. T. viriclis. Schn.) Lacép. 1,1,

Se distingue par ses écailles verdâtrcs, au nombre de treize,'quine se couvrent point en tuiles, et dont celles de la rangée du milieu sont à peu près en hexagones réguliers.

Elle a jusqu'à six ou sept pieds de long, et pèse jusqu'à sept et huit cents livres. Sa chair fournit un aliment agréable et salutaire aux navigateurs, dans tous les parages de la zone torride. Elle paît en grandes troupes les algues au fond de la mer, et se rapproche des embouchures des fleuves pour respirer. Ses œufs, qu'elle dépose dans le sable au soleil, sont très nombreux et excellents à manger, mais on n'emploie point son écaille

Une espèce voisine (C/?e/. maculosa. Nob.) a les plaques mitoyennes du double plus longues que larges, et fauves, marquées de grandes taches noires; et une autre {Chel. lachrymata, nob.), avec des plaques comme la précédente, à la dernière relevée en bosse, et des flammes noires sur le fauve. Leurs écailles s'employent utilement.

(1) La Tortue à boîte d'Amboine. Daud. II , 309 : Test, tricarinata , Schœpf. n; Test. pensilva7iica , I , d. , xxiv.

(2) M. Fitzinger a fait de cette subdivision son genre Chelydra, et M. Fleming, son genre Chelonura.

(ô) Chelonia, de %cPovjj; Merrem a préféré le nom barbare de Caretta. (4) Ce nom de Mydas a été pris par Linnaeus dans Niphus. Schneider le croit corrompu dViOUç.

Le Caret. ( Testudo imbricata. L, ) Lac. I , u. Schœpf. XVIII , A.

Moins grande que la Tortue franche; à museau plus alongé; à mâchoires dentelées; portant treize écailles fauves et brunes, qui se recouvrent comme des tuiles; cette espèce a la chair désagréable et malsaine; mais ses œufs sont très délicats , et c'est elle qui fournit la plus belle écaille employée dans les arts. On la trouve dans les mers des pays chauds.

Il y a aussi deux espèces à rapprocher du Caret, Chel. virgata , Nob. ; Bruce , Abyss., pi. xm , qui a les plaques moins relevées : celles du milieu épales, mais à angles latéraux plus aigus, et des vergetures noires et rayonnées sur ses écailles ; et Chel. radiata, Schœpf, xvi , B, qui ne diffère de la précédente que parce que la dernière de ses plaques mitoyennes, est plus large ; ce n'est peut-être qu'une variété.

La Caouane ( Test. Caretta. Gm. ) Schœpf. pi. xvi,

Est plus ou moins brune ou rousse , et a quinze écailles dont les mitoyennes sont relevées en arêtes, surtout vers leur extrémité; la pointe du bec supérieur crochue , et les pieds de devant plus longs et plus étroits que dans les espèces voisines et conservant deux ongles plus marqués. Elle vit dans plusieurs mers et même dans la Méditerranée ; se nourrit de coquillages ; a la chair mauvaise et Técaille peu estimée, mais fournit une huile bonne à brûler.

Merrem a distingué récemment, sous le nom de Sphargis, les Chélonées , dont le test n'a point d'écaillés et est revêtu seulement d'une sorte de cuir (1).

Telle est une très grande espèce de la Méditerranée :

Le Luth. ( Testudo coriacea. L. ) Lacep. I , m , Schœpf. xxvni.

Sa carapace ovale et pointue en arrière , présente trois arêtes longitudinales, saillantes au travers du cuir (2).

4° Les Chélides ou Tortues a gueule ( Chelys. Dumer. ) (5)

Ressemblent aux Emydes par les pieds et par les ongles ; leur enveloppe est beaucoup trop petite pour recevoir leur tête et leurs pieds , qui ont beaucoup de volume; leur nez se prolonge en une petite trompe; mais le plus marqué de leurs caractères consiste en ce que leur gueule, fendue en travers, n'est point armée d'un bec de corne comme celle des autres Chéloniens , et ressemble à celle de certains Batraciens , nommément du Pipa.

La Matamata. ( Testudo fimbria. Gm. ) Bruguières. Journ. d'Hist. nat. I , XHi , Schœpf, xxi.

A carapace hérissée d'éminences pyramidales ; le corps bordé tout autour d'une frange déchiquetée. On la trouve à la Guiane.

5° Les Tortues molles (Trionyx. Geof.)

N'ont point d'écaillés , mais seulement une peau molle pour envelopper leur carapace et leur plastron , lesquels ne sont ni l'un ni l'autre complètement soutenus par des os, les côtes n'atteignant pas les bords de la carapace et n'étant réunies entre elles que dans une portion de leur longueur, les parties analo-

(1) M. Fleming les nomme Coriudo. M. Lesueur Dermochelis.

(2) A]. Dermochelis atlantica, Lesueur.

(3) Merrem a préféré pour ce genre, le nom barbare de Matamata.

giies aux côtes sternales étant remplacées par un simple cartilage , et les pièces sternales , en partie dentelées comme dans les Tortues de msr, ne remplissant point toute la l'ace inférieure. On aperçoit après la mort, au travers de la peau desséchée , que la surface des côtes est très raboteuse. Les pieds, comme dans les Tortues d'eau douce , sont palmés sans être alongés , mais trois de leurs doigts seulement sont pourvus d'ongles. La corne de leur bec est revêtue en dehors de lèvres charnues , et leur nez se prolonge en une petite trompe. Leur queue est courte ; Tanus est percé sous son extrémité. Elles vivent dans l'eau douce, et les bords flexibles de leur enveloppe les aident dans la natation.

Le Tyrsv ou Tortue molle du Nil. ( Testudo triunguîs. Forsk et Gm.) Trionyx œgyptiacus. Geoff. Ann. du Mus. XIV, i.

Quelquefois longue de trois pieds; d'un vert moucheté de blanc , à carapace peu convexe. Elle dévore les petits Crocodiles au moment où ils éclosent , et rend par là plus de services à l'Egypte que la Mangouste (1).

La Tortue molle d' Amérique {Testudo ferox. Gm.) Penn. Trans. Phil. LXI , X , 1-3 , Cop. Lacep. I , vu , Schœpf. xix.

Habite les rivières de la Caroline , de la Géorgie , de la Floride et de la Guiane; se tient en embuscade sous les racines des joncs, etc., saisit les oi-

seaux

les reptiles , etc. , dévore les jeunes Caïmans et devient la proie dt

grands. Sa chair est bonne à manger (2)

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