‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 77 sur 105 · TROISIEME ORDRE DES REPTILES · texte numérisé non relu

TROISIEME ORDRE DES REPTILES

LES OPHIDIENS (1) ou SERPENTS.

Sont les reptiles sans pieds , et par conséquent ceux de tous qui méritent le mieux la dénomination de reptiles. Leur corps, très alongé, se meut au moyen des replis qu'il fait sur le sol.

On doit les diviser en trois familles.

Ceux de la première , ou

Les Anguis (2),

Ont encore leur tête osseuse , leurs dents , leur langue semblables à celles des Seps: leur œil est muni de trois paupières , etc. ; ce sont, pour ainsi dire , des Seps sans pieds ^ ils entrent tous dans le genre

Des Orvets, (Anguis, L.),

Caractérisés à l'extérieur par des écailles imbriquées , qui les recouvrent entièrement. On en a fait quatre sous-genres, dont les trois premiers ont encore sous la peau des os d'épaules et de bassin.

Les ScHELTOPusiK (PsEUDOPus, Merrcm. )

Ont le tympan visible à rextérieur, et de chaque côté de Tanus une petite proéminence (3) , dans laquelle est un petit os analo{][ue au fémur, et tenant à un vrai bassin caché sous la peau; quant à l'extrémité de devant, c'est à peine si elle se montre au-dehors par un pli difficile à remarquer, et sans humérus intérieur. Un de ses poumons est d'un quart moindre que l'autre. Les écailles sont carrées , épaisses, à demi-imbriquées , et il y en a , entre celles du dos et celles du ventre, de plus petites qui produisent un sillon longitudinal de chaque côté.

titude de petites articulations rassemblées en une sorte de rame ou de nageoire, comme sont les nageoires ou pieds de devant des Cétacés.

L'un de ces genres, celui des Ichthyolaurus , avait une grosse tête portée sur un cou assez court , d'énormes yeux , une queue médiocre , un museau alongé armé de dents coniques , adhérentes dans une rainure. On en a déterré en Angleterre, en France et en Allemagne , diiférentes espèces , dont quelques-unes très grandes.

L'autre, le Plesiosaurus , avait une petite tête portée sur un long cou de Serpent , composé de plus de vertèbres cervicales que dans aucun animal connu. Sa queue était courte ; on en a aussi trouvé des débris sur le continent.

Ces deux genres , dus en grande partie aux recherches de MM. Home , Conybeare , Buckland, etc., habitaient la mer. Ils doivent former une famille très-distincte; mais ce que l'on connaît de leur ostéologie, les rapproche plus du commun des Sauriens que des Crocodiles, auxquels Fitzinger les associe dans la famille des Loricata , et cela d'autant plus gratuitement, que l'on ne connaît ni leurs écailles ni leur langue, les deux parties caractéristiques des Loricata.

(1) Ophidien , d'ccp.i;, (serpent).

(2) ^n^wjs^ nom générique des Serpents en latin.

(3) Psei/do/JM* (pjed /aux). Je n'ai pas pu apercevoir, plus que Schneider, de division à l'extrémité de ce très petit vestige de pied.

Pallas en a fait connaître une espèce du midi de la Russie, qui se trouve aussi en Hongrie , en Dalmatie {P. pallosii, Nob.; Lacerta apodn , Pall., Nov. corn., Pelrop. XIX , pi. ix , f. 1 ) , longue d\in et deux pieds. Les écailles du dos lisses : celles de la queue carénées.

Durville en a découvert dans l'Archipel une autre , dont les écailles du dos sont rudes et carénées comme celles de la queue {Ps. Durvillii , Nob. ) Un sous-genre voisin , celui

Des Ophisaubes (1) ( Ophisabrus , Daud. )

Ne diffère des Scheltopusiks , que parce qu'il n'a plus extérieurement d'apparence d'extrémités postérieures j mais on voit encore son tympan, et ses écailles laissent aussi un pli de chaque côté de son tronc. Le petit poumon fait le tiers du grand.

L'espèce connue le plus anciennement {Oph. ventralis ; — Jng. ventralis, L.), Catesb. II , lix, est commune dans le sud des Etats-Unis. Sa couleur est un vert jaunâtre , tacheté de noir en-dessus. Sa queue est plus longue que le corps j il se rompt si aisément , qn'on l'a appelé Serpent de verre (2).

Les Orvets proprement dits (Anguis. Cuv. ) ,

N'ont aussi aucune apparence d'extrémité visible au dehors; leur tympan même est caché sous la peau ; leurs dents maxillaires sont comprimées et crochues ; ils n'en ont point au palais. Leur corps est entouré d'écaillés imbriquées , sans pli sur le côté. Un des poumons est de moitié plus petit que l'autre.

Nous en avons une espèce fort commune dans toute l'Europe {Jnguisfrar/ilis , L. ) , Lacép. II , xix , 1 , à écailles très lisses , luisantes , jaune argenté en dessus, noirâtres en dessous, trois filets noirs le long du dos, qui se changent avec l'âge en diverses séries de points, et finissent par disparaître. Sa queue est de la longueur du corps; l'animal atteint un pied et quelques pouces , vit de lombrics , d'insectes ; fait ses petits vivants (3). Ces trois sous-genres ont encore un bassin imparfait, un petit sternum, une omoplate et une clavicule cachées sous la peau.

L'absence de toutes ces parties osseuses oblige de séparer aussi des Orvets , le sous-genre que je nommerai

ACONTIAS (4) ,

Etqui leur ressemble par la structure de la tête et par les paupières , mais qui n'a pas de sternum ni de vestige d'épaule et de bassin ; leurs côtes antérieures se réunissent l'une à l'autre, sous le tronc, par des prolongements cartilagineux. Je n'y ai trouvé qu'un poumon médiocre et un très petit. Leurs dents sont petites et coniques ; je crois leur en avoir aperçu quelques-unes au palais. On les reconnaît aisément à leur museau enfermé comme dans une sorte de masque.

(1) D'ocp-ù (serpent), et de (Txupcq (lézard).

(2) Aj. Ophis. punctatiis; Ophis. striatulus,^oh. deux espèces nouvelles.

(3) L'anguis crix , L., n'est qu'un jeune Orvet commun, où les lignes dorsales sont encore bien marquées ; et Yanguis cUvicus, dont Daudin fait un Erix, sans que l'on sache pourquoi, est un vieux Orvet commun, à queue'tronquée. On n'en parle que d'après Gronovius qui cite le Cohiber de Gesner. Ce Coluber est précisément l'Orvet commun vieux.

(4) A contias {javelot), nom grec d'un serpent que l'on croyait s'élancer comme un trait sur les passants (d'iXxcv7/Çw, jncKtor).

L'espèce bien connue {^ngitis meleagris , L. ) , Séb. II , xxi , 1 , (1) vient du cap de Bonne-Espérance, elle ressemble à notre Orvet ; mais sa queue obtuse est beaucoup plus courte ; sur son dos rè(jnent huit rangées longitudinales de taches brunes. Le même pays en produit d'autres espèces, dont une entièrement aveugle {Ac. cœcus , Cuv. )

La seconde famille , ou celle

Des Vrais Serpents,

Qui est de beaucoup la plus nombreuse , comprend les genres sans sternum ni vestiges d'épaule; mais dont les côtes entourent encore une grande partie de la circonférence du tronc , et où les corps des vertèbres s'articulent encore par une facette convexe dans une facette concave de la suivante ; ils manquent de troisième paupière et de tympan; mais l'osselet de l'oreille existe sous la peau , et son manche passe derrière l'os tympanique. Plusieurs ont encore sous la peau, un vestige de membre postérieur , qui montre même au-deliors dans quelques-uns son extrémité en forme de petit crochet (2).

Nous les subdivisons en deux tribus.

Celle des Doubles-Marcheurs a encore la mâchoire inférieure portée comme dans tous les reptiles précédents , par un os tympanique, immédiatement articulé au crâne, les deux branches de cette mâchoire soudées en avant , et celles de la mâchoire supérieure fixées au crâne et à l'os intermaxillaire ; ce qui fait que leur gueule ne peut se dilater comme dans la tribu suivante , et que leur tête est tout d'une venue avec le reste du corps , forme qui leur permet de marcher également bien dans les deux sens. Le cadre osseux de l'orbite est incomplet en arrière, et leur œil fort petit; du reste ils ont le corps couvert d'écaillés , l'anus fort près de son extrémité , la trachée longue , le cœur très en arrière. On n'en connaît point de venimeux.

Il y en a deux genres, dont l'un se rattache aux Chalcides et aux Bimanes , et l'autre aux Orvets et aux Acontias.

Les Amphisbèives (3) (Amphisb^na. L.) Ont tout le corps entouré de rangées circulaires d'écaillés quadrangu-

(1) Daudin a fait un Erix àe VAnguis meleagris, mais sans motif; car ses écailles inférieures ne sont pas plus grandes que les autres. Je me suis assuré , par la dissection , que ce Serpent n'a point le sternum ([u'Oppel lui suppose.

(2) Foi/es la Dissertation allemande de 3Iayer , sur les extrémités postérieures des Ophidiens ; dans le XII*^ vol. des Curieux de la nature de Bonn.

(4) Aniphisbaene , d' //«-.: et ^t'.vjci-j ; marchant en deux sens. Les anciens lui croyaient deux têtes. Ce noiu a été appliqué faussement à des Serpents d'Amérique que les anciens n'ont pu connaître.

laires/comme les Chalcides et les Bimanes parmi les Sauriens; une rangée de pores au-devant de l'anus, des dents peu nombreuses, coniques, aux mâchoires seulement, et non au palais. Il n'y a qu'un poumon.

On en connaît depuis long-temps deux espèces. {Atnph. alba , Lacép. II , XXI , 1 , et Amjth. fuliglnosa , L. ) Séb. II , xvui , 2 ; C. 3 , et lxxiii , 4. L'une et l'autre de l'Amérique méridionale. Elles vivent d'insectes, et se tiennent souvent dans des fourmilières; ce qui a fait croire au peuple que les grandes Fourmis les nourrissent. Ces amphisbènes sont ovipares (1).

Il y en a une à la Martinique, entièrement aveugle {Amphisbœna cœca, Cuv.) (2)

Les Leposternons, Spix, sont des Amphisbènes dont la partie antérieure du tronc a en dessous une réunion de quelques plaques, qui interrompt les anneaux. Ils n'ont point de pores au-devant de l'anus ; leur tête est courte ; leur museau peu avancé (3).

Les Typlhops (4) (Typhlops, Schn.)

Ont le corps couvert de petites écailles imbriquées , comme les Orvets , avec lesquels on les a long-temps placés ; le museau avancé , garni de plaques (5) , la langue assez longue et fourchue , l'œil comme un point à peine visible au travers de la peau , l'anus presque tout-à-fait à l'extrémité du corps; un poumon quatre fois plus grand que l'autre. Ce sont de petits serpents semblables , pour le coup d'oeil, à des vers de terre : on en trouve des espèces dans les pays chauds des deux continents.

Il y en a dont la tète est de même venue que le corps et obtuse. Ils ressemblent à des bouts de ficelle mince (6).

La plupart ont le museau déprimé et obtus , garni de plusieurs plaques en avant (7).

Dans quelques-uns le devant du museau est couvert en avant d'une seule large plaque , à bord antérieur peu tranchant (8).

Enfin il y en a un dont le museau se termine par une petite pointe conique : celui-là est entièrement aveugle. Son extrémité postérieure est enveloppée d'un bouclier ovale et corné (9).

L'autre tribu , ou celle des Serpents proprement dits , a l'os tympanique , ou pédicule de la mâchoire inférieure , mobile et

(1) li'Amp. flatescens, Pr. Max. 9^ liv.

(2) Ne serait-ce pas VA. vermicularis, Spix, xxv, 2? Il dit : oculi vit conspicuij je n'en vois point du tout. Il emploie la même expression pour son A. oxyiira.

(ô) Lep. microcejjhalus Spix, ou Amphisb. punctata, Pr. Max.

(4) i'v9/a.i^, Tv^ <.'x, aveugle , étaient les noms de l'Orvet chez les Grecs. Spix a changé ce nom en Stenostona.

(5) Je n'ai pu apercevoir de dents à ceux que j'ai examinés.

(6) T. braminus nob. ou rondos-talaloopam. Russel. serp., corom. xLUi, ou Eryj; braniinus, Daud. ou Trotrix russelii, Merr.

(7) Ang. reticulatus, Sch. phys. sacr. pi. dccxlvu, 4; — Typhlops septemstriatiis , Schn.; — T. utidecim strïatns, Nob.; — T. c i ne r eus, Schn. ; — T. crocotatus , id.; — T. leucorhous, Oppel., etc. Seb. I , vi, 4, est une espèce de cette subdivision.

(8) Anguis lumbricalis , Lacép. II, pi. xx, Brown. Jam. xliv, 1, Séb. I, lxxxvi, 2; — T. albifrons , 0pp. Au reste, comme dans tous les genres où les espèces sont fort semblables, les auteurs n'ont pas très bien déterminé les différents Typhlops, et ce genre mériterait une monographie. Nous en connaissons une vingtaine d'espèces.

(9) Tijjyhlops philippùius, ^oh., des Philippines. Long de huit pouces , entièrement noirâtre. Le Typhlops oxyrhynchus, Sch. doit en être très voisin.

presque toujours suspendu lui-même à un autre os analogue au mastoïdien, attaché sur le crâne par des muscles et des ligaments qui lui laissent de la mobilité ^ les branches de cette mâchoire ne sont aussi unies l'une à l'autre, et celles de la mâchoire supérieure ne le sont à l'intermaxillaire que par des ligaments , en sorte qu'elles peuvent s'écarter plus ou moins , ce qui donne à ces animaux la faculté de dilater leur gueule au point d'avaler des corps plus gros qu'eux.

Leurs arcades palatines participent à cette mobilité, et sont armées de dents aiguës et recourbées en arrière , caractère le plus marqué et le plus constant de cette tribu ^ leur trachée-artère est très longue ; leur cœur placé fort en arrière ; la plupart n'ont qu'un grand poumon, avec un petit vestige d'un second.

Ces serpents se divisent en venimeux et non-venimeux , et ceux-ci se subdivisent en venimeux à plusieurs dents maxillaires , et en venimeux à ciochets isolés.

Dans les non-venimeux , les branches de la mâchoire supérieure sont garnies tout du long ainsi que celles de la mâchoire inférieure et les branches palatines , de dents fixes et non percées; il y a donc quatre rangées à peu près égales de ces dents dans le dessus de la bouche, et deux dans le dessous (1).

Ceux d'entre eux qui ont les os mastoïdiens compris dans le crâne, l'orbite incomplet en arrière, la langue épaisse et courte, ressemblent encore beaucoup aux doubles marcheurs par la forme cylindrique de leur tête et de leur corps, et ont été autrefois réunis avec les Orvets, à cause de leurs petites écailles.

Ce sont

Les RocLEAUx (ToRTRix. Oppel.) (2).

Ils se distinguent d'ailleurs des Orvets , même à l'extérieur , parce que les écailles de la rangée qui règne le long du ventre et sous la queue, sont un peu plus grandes que les autres , et parce que leur queue est extrêmement courte. Ils n'ont qu'un poumon.

Ceux qu'on connaît sont d'Amérique. Le plus commun doit être

Le Ruban, {Anguis scytale, L.) Séb. II, xx. 3. Long d'un à deux pieds, peint d'anneaux irréguliers noirs et blancs (5).

(1) L'opinion commune est qu'aucun des Serpents sans crochets percés en avant des mâchoires , n'est venimeux ; mais j'ai quekiue raison d'en douter. Tous ont une glande maxillaire souvent fort grosse ; leurs arrière-molaires montrent souvent un sillon qui pourrait hien conduire quelque liqueur. Ce qui est certain , c'est que plusieurs des espèces , où les arrière-dents sont très grandes, passent pour excessivement venimeuses dans les pays qu'elles habitent , et que les expériences de Lalande et de Leschenauld ont semblé confirmercette opinion 5 il serait à désirer qu'on les répétât.

(2) Ce sont aussi les Anilius d'Oken, les Torqdatrix de Gray, les Ilysu d'Hemprich et de Fifzinger.

(5) Ajoutez Amj. ooraUinns , Séb. II, lxxui,2, 1,5, qui n'est peut-être qu'une

Les Uropeltis, Ciivier, sont un genre nouveau, voisin des Torlrix, dont la queue , encore plus courte , est plus obliquement tronquée en dessus, et a sa troncature plate et hérissée de petits grains. Leur tète est très petite; leur museau pointu; sous le ventre est une rangée d'écaillés un peu plus grandes que les autres, et il y en a sous le tronçon de la queue une double rangée (1).

Ceux des serpents non venimeux qui ont au contraire les os mastoïdiens détachés , et dont les mâchoires peuvent beaucoup se dilater, ont l'occiput pltis ou moins renflé et la langue fourchue et très extensible.

On en fait depuis long-temps deux genres principaux , les Boa et les Couleuvres ^ distingués par les plaques simples ou doubles du dessous de la queue.

Les Boa (2), (Boa. Lin.)

Comprenaient autrefois tous les Serpents , venimeux ou non , dont le dessous du corps et de la queue est garni de bandes écailleuses transversales d'une seule pièce , et qui n'ont ni éperon ni sonnette au bout de la queue. Comme ils sont assez nombreux , indépendamment de la soustraction des espèces venimeuses , on a encore subdivise les autres.

Les Boa, plus spécialement ainsi nommés, ont un crochet de chaque côté de l'anus, le corgs comprimé, plus gros dans son milieu, la queue prenante, de petites écailles, au moins sur la partie postérieure de la tête. C'est parmi eux que l'on trouve les plus grands de tous les Serpents ; certaines espèces atteignent trente et quarante pieds de longueur, et parviennent à avaler des Chiens, des Cerfs, et même des Bœufs, à ce que disent quelques voyageurs, après les avoir écrasés entre leurs replis, les avoir enduits de leur salive, et s'être énormément dilaté les mâchoires et le gosier. Cette opération est fort longue. Une circonstance remarquable de leur anatomie, c'est que leur petit poumon n'est que de moitié plus court que l'autre.

On peut encore subdiviser ces Serpents d'après les téguments de leur tête et de leurs mâchoires.

l^Les uns ont la tête couverte jusqu'au bout du museau, de petites écailles semblables à celles du corps, et les plaques qui garnissent leurs mâchoires ne sont pas creusées de fossettes.

Tel est

Le Devin, {Boa constrictor, Lin.) Lacép. II, xvi, 1, Séb. I. xxxvi, 3, lui, II, Lxxxviii, 5, xcix, 1, CI. Devin ou Boa empereur de Daud. (5).

Beconnaissable par une large chaîne, formée alternativement de grandes

variété du scytale ; — Jng. atcr. id. xxv, i. et vu, 5; — Torlr. rufa, Merr. qui ne paraît qu'une var. de Vatra; — Ang. maculatus , et tessellatiis, Séb. II, c. 2; F. lutta. N. Séb. II, XXX, 3, Russel, xLiv; — ToWr.pwHc/ato, Nob. Séb. II, ii,l,2,3, 4, et VI, V,4.

(1) ÛroiJcltis ceylanicus , Nob.; — Uropeltis jjhilippinus. Deux espèces nouvelles, semblables aux rouleaux même par les couleurs.

(2) Boa, nom de certains ({rands Serpents d'Italie, probablement de la couleuvre à quatre raies, ou du serpent d'Epidaure, chez les Latins. Pline dit qu'on les nommait ainsi, parce qu'ils suçaient le pis des vaches. Le boa de cent vingt pieds , que l'on prétend avoir été tué en Afrique par l'armée de Régulus, était probablement un Python. Voy. Plin., lib.^VIII, cap. XIV.

(ô) Daudin a cru que le Devin se trouvait dans l'ancien continent, mais il est certaine-

taches noirâtres, irrégulièrement hexagones, et de taches pâles, ovales, échancrées aux deux bouts, qui règne le long de son dos, et y forme un dessin très élégant.

2" D'autres ont des plaques écailleuses depuis les yeux jusqu'au bout du museau, etmanquentde fossettes aux mâchoires.

'L''Anacondo {Boa scytale et murina, L.) Séb. II, xxiii. 1, et xxix, 1. Boa aquatica. Pr. Max. 2'' liv.

Brun; une double suite de taches rondes, noires, le long du dos; des taches œillées sur les flancs.

3" D'autres encore ont des plaques écailleuses sur le museau, et des fossettes aux plaques des côtés des mâchoires.

VJhoma, {Boa cenchivs, L. Aboma, et Porte-Anneau, de Daud.) Séb. I, lvi, 4. II, XXVIII, 2, et xcviii. Boa cenchrya. Pr. Max. 6" liv.

Fauve; portant une suite de grands anneaux bruns , le long du dos, et des

taches variables sur les flancs.

Ces trois espèces, qui parviennent presque à une taille égale, se tiennent

dans les lieux marécageux des parties chaudes de l'Amérique ; adhérant par

la queue à quelque arbre aquatique, elles laissent flotter leur corps pour

saisir les quadrupèdes qui viennent boire, etc.

4" Il y en a qui ont des plaques sur le museau, et les côtés de la mâchoire creuses d'une fosse en forme de fente sous l'œil, et plus en arrière (1).

5" Il y en a enfin qui manquent de fossettes, et ont le museau garni de plaques un peu proéminentes , coupé obliquement d'arrière en avant et tronqué au bout, de manière qu'il se termine en coin. Leur corps est très comprimé, leur dos caréné. Ceux-là viennent des Indes orientales, et pourraient donner lieu à un sous-genre distinct (2).

Schneider a séparé des Boa

Les ScYTALEs, Merr. (Pseudo-boa. Schn.)

Qui ont des plaques, non seulement sur le museau, mais sur le crâne, comme les Couleuvres; point de fossettes ; le corps rond; la tète d'une venue avec le tronc , comme dans les Tortrix (5).

ment de la Gniane. Le Vaillant et Humboîdt l'en ont rapporté. M. le Prince de Wied l'a trouvé au Brésil. Le Vaillant a aussi rapporté de Surinam les deux espèces suivantes, et chacun sait que le Bojobi est du Brésil. Je ne crois pas que raiieien continent ait de vrais Boas de grande taille. Les très grands Serpents de l'Inde et de l'Afrique sont des Pythons. Ce nom de devin vient de ce que l'on a mal à propos attribué à ce serpent, ce qui est dit de certaines grandes couleuvres dont les nègres de Juida font leurs fétiches.

(1) Le Boa broderie {B. hortulana, L.), Séb. II, Lxxxiv, 1 , et VElcgatit, Daud. V, lxui , i , qui n'en diifère pas; — Le Bojobi {B. canina, L.), Séb. II, lxxxi , et xcvi, 2, ou .riphosovia araramboja, Spix, xvi. Le B. hijniale , Séb. II, xsxiv, 1-2, et Lacép. II, xvi, n, paraît n'être qu'un jeune Bojobi ; — le £. Mcrrcmii, Schn. Merr. beytr. II, u, ou xiphosoma dorsale , Spix, XV, dont Daudin a fait son genre Coralle sur le caractère probablement accidentel et individuel des deux premières plaques doubles sous le cou.

(2) Le J5. carinata, Schn. ou l'ocT/Zo/fl, 0pp. ; — Le i?. r?>3emîo, Sh., Russel., pi. iv. N. B, Ces deux subdivisions forment le genre Xipiiosoma de Fitzinger, Cenchris de Gray.

(ô) Scytale coronata, Merr., Séb., II, xLi, i ,Pr. Max, 7" liv. N. B. U ne faut pas confondre les Scytales de Merrem avec celles de Daudin, qui sont les Echis de Merrem,

Daudin en a aussi séparé

Les Erix (1),

Qui en diffèrent par une queue très courte, obtuse, par des plaques ventrales plus étroites. Leur tête est courte , à peu près d'une venue avec le corps, et ces caractères les rapprocheraient des Tortrix , si la conformation de leurs mâchoires ne les en éloignait ; d'ailleurs leur tête n'est couverte que de petites écailles. Ils n'ont pas de crochets à l'anus.

On peut en rapprocher

Les Erpetons Lacep , (2).

Bien remarquables par deux proéminences molles , couvertes d'écaillés , qu'ils portent au bout du museau. Leur tête est garnie de grandes plaques ; celles qui régnent sous le ventre sont très peu larges , et celles du dessous de la queue diffèrent à peine des autres écailles. Mais cette queue est assez longue et pointue (3).

Les COCLECVRES (4) , (COLUBER. L.)

Comprenaient tous les Serpents, venimeux ou non , dont les plaques du dessous de la queue sont divisées en deux, c'est-à-dire rangées par paires.

Indépendamment de la distraction des espèces venimeuses ; leur nombre est si énorme que l'on a eu recours à toutes sortes de caractères pour les subdiviser.

On peut d'abord en séparer

Les Pythons Daud.,

Qui ont des crochets près de l'anus, et les plaques ventrales étroites, comme les Boa, dont ils diffèrent seulement par les doubles plaques du dessous de leur queue. Leur tête a des plaques sur le bout du museau , et il y a des fossettes à leurs lèvres.

11 en existe des espèces aussi grandes qu'aucun boa : telle est VUlar-Sawa ou grande Couleuvre des îles de la Sonde ( Colub. javanicus , Sh. ) , qui parvient à plus de trente pieds. Seb. I , lxii ; II , xix , 1 ; xxviii , 1 ; xcix , 2 (5). Quelques-uns de ces Pythons ont les premières , d'autres les dernières plaques de leur queue simples (6). Peut-être n'est-ce quelquefois qu'une variété accidentelle.

Les Cerbères (Cerbebtjs. Cuv.)

Ont , comme les Pythons . presque toute la tête couverte de petites écailles , et des plaques seulement entre et devant les yeux 5 mais ils manquent de cro-

(1) Erix{cT\n). C'est dans Linnseus Tépithète d'une espèce d'orvet.

(2) Erpeton , de E crtrc: (serpent).

(ô) Erpefon tentacule, Lacép. Ânn. du Mus. II, l, nom donné à ce genre par de Lacépède qui l'a décrit le premier, Merrem l'a changé en Rhinopirus.

(4) Coluber^ nom générique des serpents en latin.

(5) Cet Ular-saua ou Python-aviéthiste , Daud. Boa amethystina , Schn. dont nous avons un grand squelette, et des peaux rapportées de Java par Leschenault , est au moins très voisin du pedda-poda du Bengale [Python tigre, Daud.), Russel, xxn, xxui, xxiv. Col. hoœformis, Sh. Boa castanea et albicatis, Schn; et il nous païaît en général que tous les prétendus boa de l'ancien continent sont des Pythons. Ular Sawa signifie, en malais, serpent des rivières.

Lésion reticulata , ordinata , rhomheata , Sch., appartiennent aux Pythons.

(6) Le Boia, Russ. xxxix {Boa orbiculata, Schn.).

quefois des plaques j Les Xenopeltis , Reinwardl .

^'neuc a*)'"""' "' """^ ^"''' quelquefois des plaques simples à la base de la

sor^P n^Ml'^'^ '^' ?"'', ''*' ^''"f"' P'^^"^' triangulaires et imbriquées, en sorte qu elles se confondent avec les écailles qui les suivent . et qui seulement deviennent plus petites (2). ^ »t;uieiuenc

Les Heterodon , Beauvois ,

Ont les plaques ordinaires des Couleuvres , mais le bout de leur museau est d une seule p.èce , court , en forme de pyramide trièdre , un peu rerevée e dont une arête est en dessus ,;^ conformation qui leur a fait donner le nom' de Serpents a grouin de cochon (3).

Les HuRRiA, Daud..

Sont des Couleuvres des Indes où les plaques de la base de la queue sont constamment simples et celles de la pointe doubles ; mais ces petils "noma lies mentent peu que l'on y ait égard (4). H "e!, anoma-

Les DiPSAs de Laurenti, (Bungarus. Oppel. ) , Ont le corps comprimé , beaucoup moins large que la tête , et les écailles df la rangée qui règne sur Tépine du dos sont plus grandes que les autres ce aut

nou

s reverrons dans les Bongares. Tel est

que les autres , ce que

Le Dipsas Indica, Nob. [Colnb. bucephnius , Sh.) Séb. I. xi.iu. (6) Noir , annelé de blanc.

Les Dendrophis , Filzinger , ( Ah^tulla. Gray. ), Ont , comme les Dipsas , une ligne décailles plus large le long du dos et des écailles plus étroites le long des flancs , mais leur téïe n'est pas plus larpe que le corps , qui est très grêle et très alongé. Leur museau est obtus (6)

(1) ^ous avons vu de ces plaques dans un individu, tandis que d'autres de la même espèce les avaient toutes doubles ; preuve du peu d'importance de ce caractère Ici groupe appartiennent le Col. cerherus, Daud., Russe!., pi. xyn,-V H omolopsis obtusatus Reinw. et les espèces voisines. / •>" «t/nfian/^,

(2) Xenopeltis concolor, Reinw.

(ô) VHc^érodon noirâtre, Reauv. HétérodonAe Daud.; et VHétérodon tacheté (Cenchri, moheson, Daud. ) , appartiennent à ce genre ; mais Reauvois l'a établi sur un caractère qui se retrouve dans un grand nombre de couleuvres, d'avoir les dents maxillaires poslérieuïes plus grandes et Daudm parait n'avoir connu son Moheson que par un dessin. Nous entendons par la l.Hognose de Catesby, II , pi. .v, , que Daud. i eité lui-même. Il a quelquefois une partie des plaques de sa queue entières; mais à sa base et non vers le bout, comme le dit Daudin. Linnaîus avait bien indiqué ce Serpent dans sa dixième édition, sous le nom de Coluber constrtctor. On ne sait pourquoi il l'a changé dans sa douzième , en Boa ZT-

(4)Hmnah nom barbaretiré deceluique porteau Rengale l'espèce représentée, Russ xl copiée, Daud. V, Lxvi, 2. Une autre, Merrem. II, IV. l* «: « iee,ivuss.xL,

(5) Dipsas, nom grec d'une espèce de Serpent que l'on croyait causer une soif mortelle par sablessure,de dr^^, (soif). La figure donnée par Conrad Gesner au mot dipsas e^ précisément de ce sous-genre. "V'*"*? est

l.e Dipsas indica est entièrement diÉFérent du ripera atrox , Mus. Ad Fred xxi. 9 avec lequel Linna-us , Laurenti et Daudin l'ont confondu . . au , - ,

{6) Col ahœtulla;-Col.decorus, Shaw; - Col. caracaras,\à. {BnnqarusfiUformis Oppel); jyjoms les SiBONS, Fitz., du moins dans le Col. catenulatus, Russel pi xv £ écailles dorsales sont-elles rhomboïdales et plus grandes , comme dans le Coi.ahltùl/a

Les Dryinus, Merrem , (Passerita. Gray, )

Ont le corps aussi long et aussi grêle que les précédents ; mais au bout de leur museau est un petit appendice délié et pointu (1).

Les Dryophis, Fitzinger,

Ont encore cette forme alongée de fil ou de cordon ; leur museau est pointu, mais sans appendice, et leurs écailles égales (2). On pourra encore distinguer

Les Oligodon , Boié,

Petites Couleuvres à tète obtuse, courte et étroite, qui manquent de dents palatines.

Mais les autres sous-genres démembrés de celui des Couleuvres par divers auteurs , nous paraissent moins susceptibles de subsister ; ils se fondent sur de légères différences dans les proportions de la tête , dans la grosseur du tronc, etc. (3).

Même après toutes ces séparations, les Couleuvres demeureront encore le genre de Serpents le plus nombreux en espèces.

11 y en a plusieurs en France, comme

La Couleuvre à collier, [Coluber natrix, L.) Lac. II, vi, 2.

Très commune dans les prés , les eaux dormantes ; cendrée , avec des taches noires le long des flancs, et trois taches blanches formant un collier sur la nuque; les écailles carénées, c'est-à-dire relevées d'une arête. Elle vit d'insectes, de Grenouilles, etc. On la mange dans plusieurs provinces.

Il y en a en Sicile une espèce très voisine, beaucoup plus grande, et à collier noir {Col. siciihis, Nob.).

La Vi-pérmCj {Col. Viperinus, Latr.)

Gris-brun, une suite de taches noires formant un zig-zag le long du dos, et une autre de taches plus petites, œillées, le long des côtés, couleurs qui la font ressembler à la Vipère ; le dessous tacheté en damier . de noir et de grisâtre j les écailles carénées.

La Lisse {Col. austriacus. Gm.) Lacép. II, ii, 2.

Roux-brun; marbrée de couleur d'acier en dessous; deux rangs de petites taches noirâtres le long du dos; les écailles lisses, portant chacune un petit point brun vers la pointe.

(1) Coluhernasutus , Russel, Serp. pi. xnet xni.

(2) Coluber fulgidus , Daud. VI, lxxx , Séb. II, Lin, 9; — Dryinus œneiis , Spix, III.

(3) J'entends surtout par là, les Tyria, les Malpolon ^les Psanwtophis, les Coronella, les Xénodon , les Pseudoelaps de Fitzinger. Tout au plus pourrait-on adopter ses Dcberbia , où la tête est courte , obtuse et d'une venue avec le corps , comme dans les Elaps ; et ses HOMALOPSis, où les yeux sont un peu plus verticaux que dans les autres couleuvres. Notez que j'en ai retiré les Cerbères. DéjàLaurenti avait essayé de diviser les Couleuvres en Coluber et en Coronella ; ces dernières étaient celles qui ont les écailles aux côtés des plaques temporales assez grandes pour être comptées elles-mêmes comme des plaques de plus ; mais les passages d'un groupe à l'autre sont presque insensibles.

La fierté et jaune {Col. alro-virens,) Lacép. II, vi, 1.

De nos boisj tachetée de noir et de jaune en-dessns , toute jaune-vei'dàtre ;n dessous, les écailles lisses.

Ces quatre espèces se rencontrent aux environs de Paris. Le midi de la France et lUtalie produisent :

La Couleuvre Bordelaise, {Col. girondicus , Daud.)

es mêmes couleurs que la Vipérinej mais à écailles li petites et plus séparées ;

La Quatre-Raies, {Col. Elaphis, Sh.), Lacép. II, vu. 1.

Presque des mêmes couleurs que la Vipérine; mais à écailles lisses, à taches du dos plus petites et plus séparées ;

Fauve, à quatre liynes brunes ou noires sur le dos. C'est le plus grand de nos Serpents d'Europe. Elle passe quelquefois six pieds. Il est à croire que c'est le Boa de Pline.

he Serpent d'Esculape, {Col. JEsculapii, Sh.) (1),

Plus gros et moins long que la quatre-raies; brun dessus ; jaune paille dessous et aux flancs; les écailles du dos presque lisses. D'Italie , de Hongrie, d'IUyrie. C'est celui que les anciens ont représenté dans leurs statues d'Esculape, et il est probable que le Serpent d'Epidaure était de cette espèce. Les Couleuvres étrangères sont innombrables ; les unes se font remarquer par la vivacité de leurs couleurs; d'autres par la régularité de leur distribution ; plusieurs sont assez uniformes dans leurs teintes. Il en est peu qui atteignent une très grande taille (2).

Les AcRocHORDEs, ( AcRocHouDts, Homstedt. )

Se distinguent aisément dans cette famille par les petites écailles uniformes qui leur couvrent le corps et la tête en dessus et en dessous.

L'espèce connue , Oular caron de Java {Acrochordus Javensis , Lac, 11, xi, 2; Anguis tjranulatus , Schn.), a ses écailles l'elevées chacune de trois petite» arêtes, et ressemblant, lorsque la peau est très bourrée, à des tubercules isolés. Elle devient fort grande. Hornstedt a avancé à tort qu'elle vit de fruits, ce qui serait bien extraordinaire dans un Serpent (5).

(1) N. B. Col. ^sculapii de Linn. , est une espèce toute différente et d'Amérique.

(2) Les Couleuvres présentant peu de variétés de structure intéressantes , je n'ai pas cru nécessaire d'en rapporter ici le long catalogue. On le trouvera dans les ouvrages de Gmelin, de Daudin et de Shaw, de Merrem ; mais il faut consulter leurs énumérations avec précaution et critique ; elles sont pleines de doubles emplois et de transpositions de synonymes.

Par exemple , le Col. viridissiinus , et le Col.janthiniis, Merr. I , xu , ne diffèrent que par l'action de l'esprit-de-vin ; — le Col. horridus, Daud. Merr. II , x {Col. viperùius, Sh.), est le même quele Demi-Collier , Lac. II, viii ,2; — la Coul. violette, Lacép. II, vni ^ \ , et le Col. régime , Mus. ad. fr. xni , 2 , ne diffèrent encore que par l'action de la liqueur. — On doit regarder comme les mêmes, le Col. linealus., Séb., XII, ô^ Mus. ad. fr., XII, 1 , XX , 1 ; le Col.jaculatrix , Séb. 1,9, Scheuchz , dccxv, 2 ; le Col. atratus , Séb. 1 , 9, ix, 2 , et même le Terlineatus , Lacép. II , xm , 1 ; — le Col. sibilans, Séb. I , ix , 1 , II , lvi , 4 , et la Coul. chapelet, Lac. II , xu , 1 , paraissent également identiques , ainsi que le Col. /Esculapii , Jacq. et le Flarcscens, Scopol. etc., etc., etc. Quant aux transpositions de synonymes , elles sont innombrables.

N. B. Les Enhydres de Daud. seraient des Couleuvres non venimeuses, à queue comprimée ; mais la seule espèce qu'il cite , Aîiguis xiphura, Ilerm. alF. an. p. 269 ; et Obs. zool.,p. 288, est évidemment un llydrophis ou une Pélamide.

(û) Nous n'avons rien pu voir qui ressemblât à l'os particulier que Oppel dit avoir

Les Serpents veaimeux par excellence , ou à crochets isolés , ont une structure très particulière dans leurs organes de la manducation.

Leurs os maxillaires sont forts petits , portés sur un long pédicule , analogue à l'apophyse ptérygoide externe du sphénoïde , et très mobiles ; il s'y fixe une dent aiguë , percée d'un petit canal , qui donne issue à une liqueur sécrétée par une glande considérable située sous l'œil. C'est cette liqueur qui , versée dans la plaie par la dent, porte le ravage dans le corps des animaux , et y produit des effets plus ou moins funestes . selon l'espèce qui l'a fournie. Cette dent se cache dans un repli de la gencive quand le Serpent ne veut pas s'en servir ; et il y a derrière elle plusieurs germes destinés à se fixer à leur tour pour la remplacer, si elle se casse dans une plaie. Les naturalistes ont nommé les dents venimeuses crochets mobiles j mais c'est proprement l'os maxillaire qui se meut ^ il ne porte point d'autres dents , en sorte que , dans cette sorte de Serpents malfaisants, l'on ne voit, dans le haut de la bouche , que les deux rangées de dents palatines.

Toutes ces espèces venimeuses , dont on connaît bien la reproduction , font des petits vivants, parce que leurs œufs éclosent avantd'a\oir été pondus. C'est ce qui leur a valu le nom général de Vipères , contraction de Vivipares.

Les Serpents venimeux , à crochets isolés , présentent des caractères extérieurs à peu près de même nature que ceux des précédents;^ mais le plus grand nombre a les mâchoires très dilatables et la langue très extensible. Leur tête, large en arrière , a généralement un aspect féroce, qui annonce en quelque sorte leur naturel. Il en existe surtout deux grands genres , les Crotales et les Vipères ^ dont le second a subi divers démembrements , et autour desquels s'en groupent quelques petits.

Les Crotales (1), (Crotalcs. Lin.) Vulgairement Serpents à sonnettes,

Sont célèbres par dessus tous les autres Serpents pour l'atrocité de leur venin. Ils ont , comme les Boa , des plaques transversales , simples sous le corps et sous la queue ; mais ce qui les distingue le mieux , c'est l'instrument bruyant qu'ils portent au bout de la queue , et qui est formé de plu-

observé dans les Acrochordes , et qui y remplacerait les Crochets à venin, et nous sommes assurés d'ailleurs, par le témoignage de Leschenault, que TAcrochorde n'est point venimeux.

(1) Crotale , de KporctXa;, ( Cresselle).

sieurs cornets écailleux emboîtés lâchement les uns dans les autres, qui se meuvent , et résonnent quand l'animal rampe ou quand il remue la queue. Il parait que le nombre de ces cornets augmente avec l'âge , et qu'il en reste un de plus à chaque mue. Le museau de ces Serpents est creusé d'une petite fossette arrondie derrière chaque narine (1). Toutes les espèces dont on connaît bien la patrie viennent d'Amérique. Elles sont d'autant plus dangereuses , que la contrée ou la saison sont plus chaudes ; mais leur naturel est, en général, tranquille et assez engourdi.

Le Serpent à sonnettes rampe lentement , ne mord que lorsqu'il est provoqué , ou pour tuer la proie dont il veut se nourrir.

Quoiqu'il ne grimpe point aux arbres , il fait cependant sa nourriture principale d'Oiseaux, d'Écureuils, etc. On a cru long-temps qu'il avait le pouvoir de les engourdir par son haleine ou même de les charmer, c'est-àdire de les contraindre par son seul regard à se précipiter dans sa gueule. Il paraît qu'il lui arrive seulement de les saisir dans les mouvements désordonnés que la frayeur de son aspect leur inspire (2).

La plupart des espèces ont sur la tète des écailles semblables à celles du dos.

L^espèce la plus commune aux Etats-Unis {Crotalus horridus, L.), Catesb., II, XLi, est brune, avec des bandes transversales irrégulières, noirâtres.

Celle de la Guiane {Crotalus durissus) (3), Lacép. II, xiu, 2, a des taches en losange, bordées de noir, et quatre lignes noires le long du dessus du col; toutes deux sont également redoutées et peuvent l'aire périr en quelques minutes. Elles parviennent l'une et l'autre à six pieds de longueur.

Quelques espèces ont la tête garnie de grandes plaques (4). On doit rapprocher des Crotales

Les Triconocéphales, Oppel. (Bothrops, Spix, Cophias, Merrem.)

Qui s'en distinguent par l'absence de l'appareil bruyant, mais ontles mêmes, ils fossettes derrière les narines, et égalent au moins les Crotales, pour la violence de leur venin.

Il y en a dont les plaques subcaudales sont simples, comme dans les Crotales, et dont la tête est garnie de plaques jusque derrière les yeux; leur queue se termine par un aiguillon (5). Telle est

La Vipère delà Caroline, {Colub. lisiphone. Shaw.) Catesb. II, xliu et xliv).

Brune, à taches nuageuses, d'un brun plus foncé.

Dautres ont les subcaudales doubles, et la tête garnie d'écaillés pareilles à celles du dos (6).

(l) ^oyes 7?M5se; et /^o»te, Tians. Phil.de 1804, pi. ni, p. 76.

(2) Voyez Barton , Mémoire sur la faculté de fasciner , attribuée au Serpent à sonnettes, Philad. 1796.

(3) Ces deux noms de Durissus et d' Horridus ont été diversement échangés entre ces deux espèces, par les naturalistes.

(4) C'est de cette subdivision que Gray a fait son genre Crotalophords , et Fitzinger son genre Caudisona. he. Millet {Crotalus miliaris, L.), Catesb. II , xlu , y appartient.

(5) Ce sont les Tisiphone de Fitzinger.

(6) Cette division a pris dans l'ouvr. de Fitzinger, le nom de Craspedocephalus ; tous les Bothrops de Spix . pi. xix-xxui , y appartiennent.

■Ui REPTILES.

Tel est entre autres ,

Le Trigonocépltale jaune; Serpent jaune des Antilles; f^ipève Jer-de-lancc , Lacép. II, V. 1. {TrUj. lanceolatus. 0pp. (1).

Le plus dangereux reptile de nos îles à sucre; il est jaunâtre ou grisâtre , plus ou moins varié de brunâtre, atteint six et sept pieds de longueur ; vivant dans les champs de cannes, où il se nourrit surtout de Rats; il fait périr beaucoup de nègres (2).

Quelques-uns de ces Trigonocéphales à plaques doubles sous la queue, ont la tête garnie de plaques (3).

D'autres, avec de petites écailles sur la tête , ont des plaques doubles sous la queue, excepté le petit bout, qui n'est garni , en dessus comme en dessus, que de petites écailles imbriquées, et se termine en un petit aiguillon (4). De ce nombre est

Le Trigonocéphale à losange, {Crotalus mutus. Lin. Colub. aleclo. Sh.) Séb. II, Lxxvi, 1. Lachesis rhombeata. Pr. Max. h'' livr.

Jaunâtre, à dos marqué de grandes losanges brunes ou noires. Ses écailles sont relevées dans leur milieu. 11 atteint six et sept pieds, et n'est pas moins redoutble que les Serpents à sonnettes.

Les Vipères (Vipera, Daud.)

Confondues , poui' la plupart avec les Couleuvres par Linnaîus, comme ayant aussi les plaques du dessous de la queue doubles , ont dû être séparées à cause de leurs crochets à venin , et il s'y joint naturellement quelques Serpents qui ont les plaques du dessous de la queue simples en tout ou en partie.

Elles se distinguent toutes des Crotales et des Trigonocéphales , parce qu'elles n'ont pas de fossettes derrière les narines.

Les unes n'ont sur la tête, que des écailles imbriquées et carénées comme celle du dos (5). Telle est

La F^îpère à courte queue, dite la Minute, {Vip. brachyura, Nob.)

Séb. II, XXX, 1.

L'une des plus terribles par son venin (6).

(1) Cette espèce habite aussi au Brésil et sans doute sur d'autres parties du contineni de l'Amérique méridionale; je croirais même que c'est elle que Spix a nommée Souroticou. pi. xxiu, et regardée comme leCrotalus mutas ou Lachesis.

(2) Ici vient le Trimoresure vert de Lacép. An. aius. IV, lvi, 2, ou Boodropam, Russel, Serp. Corom.ix,quia quelquefois deux ou trois plaques entières sous l'origine de la queue ; mais ce n'est qu'un accident individuel. — Aj. Cojj/nas bilineatus , Pr. Max, 5<= liv. — C. airox. — C. jacaraca.

(ô) Fitzinger réserve le nom de Tkigonocépuale à cette subdivision.

(4) C'est le genre Lachesis de Daudin , adopté par Fitzinger, mais mal caractérisé ; ses plaques subcaudales sont certainement doublesjusque près du bout, où il n'y a plus que de petites écailles. M. le prince de Wied le représente parfaitement.

(5) Cette division et la suivante forment ensemble le sous-genre Echidna de Merrem, qui , avec ses Echis , dont nous parlerons plus loin , compose son genre Vipera. Fitzinger répartit nos trois premières divisions en trois genres, qu'il nomme Vipera, Cobra et Aspis.

(6) Aj. VJspic de Lacép. II, n, 1 ( rip. ocellata , Lalr.), grande espèce étrangère, voisine de \''Atropos,\Àn. Mus. ad. fred. XIII; mais très différente de V ApsisàeWnnœns , qui n'est qu'une variété de l'espèce commune ; — Ftp. clotho , Séb. II , xciu , 1 ; — Fip. lachesis, là. xciv,2; — la Daboie , Lacép. II, xni,2, ou la Brasilienne, id. iv,l; — la Fip. élégante, Daud. Russel, vu, etc.

D'autres ont la tête couverte de petites écailles granulées. Telle est

La Fipère commune, ( Col. bents. Lin. )

Brune; une double rangée de taches transverses sur le dos; une rangée de taches noires ou noirâtres sur chaque flanc. Quelquefois les taches du dos s'unissent en bandes transverses; d'autres fois elles ne forment toutes ensemble qu'une bande longitudinale ployée en zigzag , et c'est alors le Colub. apsis. Lin. (1), que l'on nomme quelquefois Aspic dans les environs de Paris. C'estcette variété qui s'était multipliée il y aqiielquesannéesdanslaforét de Fontainebleau. II y en aussi des individus presque entièrement noirs (2).

La Vipère à museau cornu. ( Col. ammodytes, ) Jacquin. Collect. IV, pi. 24 et 25. Fip. îllyrica. Aldrov. 169.

A peu prés semblable h la commune , mais se distinguant éminemment par une petite corne molle et couverte d'écaillés , qu'elle porte sur le bout du museau. On la trouve en Dalmatie , en Hongrie , etc.

La Vipère cornue ou Cereaste, ( Col. cérastes. Lin. ) Lacép. II , 1 , 2,

Se fait remarquer par une petite corne pointue qu'elle porte sur chaque sourcil. Elle est grisâtre , et se tient cachée dans le sable en Epypte , eu Lybie, etc. Les anciens en ont souvent parlé.

La Vipère à panache (Vip. lophophris. Nob. ) Voyage de Paterson. pi. -xv,

A sur chaque sourcil , au lieu d'une corne , un petit groupe de filets

courts et cornés. Elle vit aux environs du Cap.

D'autres Vipères , d'ailleurs fort semblables aux précédentes , ont au milieu du dessus de leur tête, trois plaques un peu plus grandes que les écailles qui les entourent (5).

JjA petite Vipère {Col. chersea. Lin.) Col. herus , de Laiirenti et de Daudin (4),

Est presque semblable à la Vipère commune , et s'en distingue surtout par les trois plaques en question. Elle est plus rare et devient moins grande. On prétend aussi qu'elle est plus venimeuse.

(1) Aspis , Serpent d'Egypte, dont il y avait plusieurs espèces, et dont l'une, d'après ce qui est dit de l'expansibilité de son cou , devait être l'Haje.

(2) Berus est un nom de Serpent, employé seulement par les auteurs du moyen-âge, tels qu'Albert , Vincent de Beau vais , et pour une espèce aquatique , probablement la Couleuvre à collier. La Vipère de Cliaras , dont Laurenti a aussi voulu faire une espèce , et qui est le Col. aspis, de Gmel. , ne diffère point de cette Vipère commune, qui , selon moi , est le vrai Berus de Linnacus , d'autant <[u'il ne cite à son sujet qu' Aldrov. ,115, c'est cette espèce.

(3) Merrem a fait de cette subdivision son genre Pelias.

(4) CestV^spiiig des Suédois { JE spi ng , corruption d'.^s^jis), représenté sans équivoque dans les Mém. de Stockholm, pour 1749 , pi. VI. Cependant Laurenti, Spec. medic. p. 97 ; et pi. II , f . 1 , lui a transféré le nom de Berus. C'est aussi le Pelias herus, de Merrem ; l^ip. hents, de Fitzinger.

11 y en a des individus presque entièrement noirs que l'on a nommés Fiprre noire {Colub. prester, Lin.) Laurenti , pi. IV, fig. 1 , (1)

Viennent ensuite des Vipères qui ont la tête garnie de plaques presque comme les Couleuvres.

Dans ce nombre il en est que rien d'autre que ces plaques, ne dislingue des Vipères les plus ordinaires (2).

Tel est

\j''Hémachate. {Col liœmachates, L.) Séb. II, lviii ,1,5.

Serpent du Cap ; d'un brun rouge marbré de blanc; à museau coupé obliquement en dessous.

Les Naia

Sont de ces Vipères à tête garnie de plaques , dont les côtes antérieures peuvent se redresser et se tirer en avant, de manière à dilater celte partie du tronc en un disque plus ou moins large. L'espèce la plus célèbre est

Le Serpent à lunettes ou Cobra capello des Portugais de l'Inde. ( Colub. naia. Lin. Naia tripudians. Merr. ) Séb. II, 85, 1 , 89, 1-4, etc. Lac. II, m, 1.

Ainsi nommé d'un trait noir en forme de lunette , dessiné sur la partie élargie de son disque. Il est très venimeux, mais on prétend que la racine de Vophiorhyzamungos j est le spécifique contre sa morsure. Les bateleurs indiens en apprivoisent, qu'ils savent faire jouer et danser pour étonner le peuple , après toutefois qu'ils leur ont arraché les crochets à venin.

On fait le même usage en Egypte d'une autre espèce ,

\2Haje {Coluber haje. Lin.) Geoffr. Egypt. Rept, pi. vu . et Savigny même ouvr. Supp. pi. ni.

Dont le cou s'élargit un peu moins, et qui est verdàtre , bardé de brunâtre. Les jongleurs du pays savent, en lui pressant la nuque avec le doigt, mettre ce Serpent dans une espèce de catalepsie qui le rend roide et immobile {le change en verge ou bâton). L'habitude qu'a l'Haje de se redresser quand on en approche , avait fait croire aux anciens Egyptiens qu'il gardait les champs qu'il habitait; ils en faisaient l'emblème de la divinité protectrice du monde , et c'est lui qu'ils sculptaient sur le portail de tous leurs temples, des deux côtés d'un globe. C'est incontestablement le Serpent que les anciens ont décrit sous le nom à^ Aspic (V Egypte, de Cléopatre , etc.

Les Elaps (Elaps. Schn. en partie) (1) ,

Sont des Vipères cà tête garnie de plaques , d'une organisation bien opposée à celle des Naia; non seulement ils ne peuvent dilater leurs côtes, leurs mâchoires même ne peuvent presque s'écarter en arrière , à cause de la brièveté de leurs os tympaniques, et surtout de leurs os mastoïdiens, d'où il résulte

(1) Prester, Trpyjcréyi!^, nom grec d'un Serpent, que plusieurs auteurs disent le même que le Dipsas; de ^fE^CiV, brûler.

(2) Mcrrem a formé de celte subdivision son genre Sépédon. Aj. Col. V. niqrum . Scheucliz. Phys. sacr. IV. Dccxvii.

N B. VOphis , Spix. Serp. xvn, serait un Serpent venimeux semblable à ces SépÉdon . mais dont la dent à venin serait précédée de quelques petites dents simples. K'ayant pas vu son espèce, je crains que ce ne soit quelqu'une de ces couleuvres à dents maxillaires postérieures plus grandes, dont nous avons parlé ci-dessus , et dont plusieurs nous paraissent pouvoir être au moins soupçonnées de ce venin.

(-3) W. Schneider comprenait parmi ses Elaps tons les Serpents qu'il supposait manquer

que leur tête , comme celle des Tortrix et des Amphisbènes , est toute d'une venue avec le corps.

L'espèce la plus commune

Elaps lemniscatus ( Coluber lemmscatus L. ) Séb. I , x , ult. et II , lxxvi , 3.

Est marquée d'anneaux noirs, rapprochés trois à trois sur un fond blanc : le bout de son museau est noir. Elle est de la Guiane , où on la redoute beaucoup , et où elle fait redouter aussi, quoique innocents, le Tortrix scytale , et le Colitber JEsculapil , parce qu'ils lui ressemblent par leur forme, leur grandeur, et leurs couleurs. Il y a au reste , dans les deux continents , plusieurs Elaps, dont les couleurs sont à peu près distribuées de même (1).

i Les MicRURES , Wagler,

Sont des Elaps à queue très courte.

LcsPlatures, Latreille,

Ont aussi la tête enveloppée de plaques , et des plaques doubles sous la queue ; mais cette queue est comprimée en forme de rame , ce qui en fait des Serpents aquatiques (2).

Enfin , l'on doit placer à la suite des Vipères quelques Serpents qui n'en diffèrent que parce que leurs plaques subcaudales sont simples en tout ou en partie. Ils se distinguent des Tisiphones , parce qu'ils n'ont point de fossettes derrière les narines.

Quelquefois les plaques de la base de leur queue sont entières : ils rentrent dans

Les Trimeresures , Lacép.

Qui ont de grandes plaques.à la tête, une partie de leurs plaques doubles, elles autres simples (3).

D'autres encore ,

Les Oplocéphales. Cuv.

Ont de grandes plaques sur la tête , et toutes les plaques subcaudales simples (4).

D'autres ,

Les AcANTROPHis de Daud. ou les Ophrias de Merrem ,

Ont des plaques sur le devant du crâne et de la tête ; leur queue se termine par un crochet, et presque toutes ses plaques sont simples; il y en a quelquefois des doubles sous son extrémité (5).

d'un os mastoïdien ; mais il n'en jugeait qu'à l'extérieur, par le peu de renflement de l'occiput; aussi ce caractère ne se trouve-t-il que dans les Tortrix d'Oppel ou Ilysia. Il n'avait d'ailleurs égard ni aux écailles ni au venin. EÂ:;4^, Eàc4^ sont des noms grecs d'un Serpent non venimeux.

(1) Telssont Elaps anguiformis , Sch. ; —la Fipère jjsyché , Daud. VIII, c, 1 ; — Col. lacteus , Lin. Mus. ad. fr. xvn , 1 , et mieux , Séb. II , xxxv, 2 ; — El. suriuamensis, nob. Séb. II, VI, 2, et lxxxvi, 1 ; — Col. latonius , Merr. I, n; et Séb. II,xxxiv, 4; et xun , 5, le même que le Col. lubricus ; — Col. flavius, etc.

{^) Le Plature à ba7ides(Col. laticaiidatus,!:, ou Hijdrus colubrinus, Sh.) Daud.

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