‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 78 sur 105 · VII,LXXXV · texte numérisé non relu

VII,LXXXV

(ô) Le Trimérésure petite tête , Lacép. An. du Mus. IV, LVt , 1.

(4) Les espèces sont nouvelles,

(5) jicanthophis ccmstinus, Daud. V, Lxxvn ; et Merrem , Beytr. II ; ix, ou Boa palpebrom, Sh.; — Ac. Brotonii, Leach. Zool. miscell. I, in , le reptile le plus venimeux des environs du port Jackson.

Les EcHis, Merr. on Scytales, Daiul.,

Ont la léte couverte de petites écailles, et toutes les plaques sous-caudales simples (1).

On peut encore placer ici

Les Lancahas , Bruguières,

(^)ui ont la tête couverte de plaques, le museau saillant et pointu, la moitié antérieure de la queue enveloppée d'anneaux entiers qui Tentourent tout-à-f'ait, et la postérieure garnie en dessous comme en dessus de petites écailles imbriquées (2).

Outre ces deux tribus anciennement observées , des Serpents proprement dits , on en a reconnu, dans ces derniers temps, une troisième dont les mâchoires sont organisées et armées à peu près comme dans les non-venimeux , mais qui ont la première de leurs dents maxillaires plus grande que les autres, et percée pour conduire le venin comme dans les venimeux à crochets isolés , dont nous venons de pailer.

Ces Serpents forment deux genres , distingués comme ceux des deux familles voisines , par la vétissure de leur ventre et du dessous de leur queue.

Les BoNGAREs (3) Daud. en partie (Pseudoboa. Oppel.),

Ont, comme les Boas, les Crotales, les Échis , des plaques simples sous le ventre et sous la queue. Leur tête est courte, couverte de grandes plaques, leur occiput peu renflé. Ce qui les caractérise le mieux, c'est que leur dos, très caréné, est garni d'une rangée longitudinale d'écaillés plus larges que les latérales , comme dans les Dipsas.

Ces Serpents viennent des Indes , où on les appelle Serpents de roches. Il y en a une espèce qui atteint sept ou huit pieds de longueur (4).

Les Hydres ( Hydris. Schn. en partie (S) , Hydrophis et Pélaniides. Daud. )

Ont la partie postérieure du corps et la queue très comprimée et très élevée dans le sens vertical , ce qui , leur donnant la facilité de nager, en fait des animaux aquatiques. Ils sont fort communs dans certains parages de la mer des Indes. Linnaeus avait rangé ceux qu'il connaissait avec les

(1) Horatla pain., ^ussel^ II, pi. 2, ou Boa horatfa^ Sh. ouPseiidoboa can'nata , Schn. ou Scytale bizonata, Daud., V, lxx ; — Pseudoboa krait, Schn., ou Scytale krait; Daud.

(2) Le Langaha de Madagascar, Lacép. I , xxii , Serpent que l'on ne connaît que par la figure qu'en a donnée Bruguère.

(ô) Bungarus, nom barbare , tiré de celui de Btingarum pamma , que la plus grande espèce porte au Bengale.

(4) Le Bongare à amicaux, Daud. V, lxv, Boa fasciaia , Schn. copié de Russel, III. — Ajoutez : \e Bong-bleu , Boa lineata, Sh. Russ. I.

(5) Hydrus, nom grec d'un Serpent aquatique, peut-être de notre Couleuvre commune, mais les Hydres marins d'.^lien sont précisément de ce genre.

Orvets, à cause de leurs écailles presque toutes petites. Daudin les a subdivisés comme il suit :

Les Hydroi'his (1)

Ont sous le ventre, comme les Tortrix et les Erpeloiis, une rangée d'écaillés un peu plus grandes que les autres; leur tête est petite, non renllée , obtuse, garnie de grandes plaques. On en a trouvé quelques espèces dans les canaux d'eau salée du Bengale, et d'autres plus avant dans la mer des Indes (2).

Les

'ELAMIDES

Ont aussi de grandes plaques sur la lèle , mais leur occiput est renilé à cause de la longueur des pédicules de leur màcboire inlérieure qui est très dilatable , et toutes les écailles de leur corps sont égales , petites et disposées comme des pavés bexagones.

L'espèce la plus connue {Anguis platwus , Lin. ; Hydrus hicolor, Schn.), Séb. Il , Lxxvii , 2 , Russel , xn , est noire en dessus , jaune en dessous. Quoique fort venimeuse elle se mange à Otaïti. J'ai ajouté à ces deux sous-genres, celui des

Chersydres , ( Chersydrus , Cuv. ) (5) ,

Dont la tête et tout le corps sont également couverts de petites écailles. Tel est

UOular-Umpé, (Acrochordusfasciatus. Shaw.) Rept. , pi. cxxx ,

Serpent très venimeux qui habite le fond des rivières de Java (4).

La troisième et dernière fatûille des Ophidiens , ou

Les Serpents nus ,

Ne comprend qu'un genre très singulier, et que plusieurs naturalistes croient devoir reporter parmi les Batraciens , quoique l'on ignore s'il est soumis à des métamorphoses. C'est celui

Des Céciues , (CaiciLiA (5). L.),

Ainsi nommé parce que les yeux , excessivement petits , sont à peu près

(1) Hydrophis ; Serpent d'eau.

(2) Voyez les Hydrophis de Russel, Serpents de Corom. pi. xliv , et II" partie, pi. vi-x. — Aj. Y Hydrus curtus , Sh. V Hydrus spiralis , id. pi. 125 ; — le Leyoselasme , et le Disteyre, Lacép. Ann. du Mus. IV, rentrent aussi dans le sous-genre des Hydrophis, je crois même que ce dernier est V Hydrus major. Sh. pi. 124. Ce sont également des Serpents de la mer des Indes , venimeux et à plusieurs dents maxillaires.

N. B. Je ne trouve pas, comme Fitzinger , que les Pélantideset les Dislcyres soient innocents ; je me suis assuré, au contraire, que leur glande à venin et leur crochets sont conformés comme dans les Hydres et les Bongares. Quant à VAispysure , Lacép. Ann. du Mus. IV, je n'ai pu le rencontrer ni vériBer ce qui en est.

(ô) E.o-y ' ;:,- nom grec de la Couleuvre à collier.

(4) V Hydrus granulatus, Schn. doit en être voisin.

N. B. Les Hydrus Caspius, Enhydris, Rhynchops , Piscator et Palustris , Schn. ne sont que des Couleuvres ou des Vipères ordinaires. Son Hydrus coluhrinus est le Plature à bandes.

(5) Cœcilia, traduction de ryç^w^/ et nom latin de l'Orvet, que l'on appelle encore AveugJo dans plusieurs pays d'Europe , quoiqu'il ait de fort beaux yeux.

cachés sous la peau et manquent quelquefois. La peau est lisse, visqueuse et sillonnée de plis ou de rides annulaires; elle parait nue, mais quand on la dissèque , on trouve dans son épaisseur des écailles toutes formées, quoique minces et disposées régulièrement sur plusieurs rangées transversales entre les rides de la peau (1). La tête des Cécilies est déprimée ; leur anus rond et a peu près au bout du corps; leurs côtes sont beaucoup trop courtes pour entourer leur tronc ; l'articulation des corps de leurs vertèbres se fait par des facettes en cône creux, remplies d'un cartilage gélatineux, comme dans les poissons et dans quelques-uns des derniers Batraciens , et leur crâne s'unit à la première vertèbre par deux tubercules, aussi comme dans les Batraciens, dont les seuls amphisbènes approchent un peu à cet égard parmi les Ophidiens ; les os maxillaires couvrent l'orbite , qui n'y est percé que comme un très petit trou , et ceux des tempes couvrent la fosse temporale , de sorte que la tête ne présente en dessus qu'un bouclier osseux continu; leur os hyoïde, composé de trois paires d'arceaux, pourrait faire croire que dans leur premier âge, elles ont porté des branchies. Leurs dents maxillaires et palatines sont rangées sur deux lignes concentriques, comme dans les Protées , mais souvent aiguës et recourbées en arrière , comme celles des Serpents proprement dits; leurs narines s'ouvrent à l'arrière du palais , et leur mâchoire inférieure n'a point de pédicule mobile , attendu que l'os tympanique est enchâssé avec les autres os dans le bouclier du crâne. v^

L'oreillette du cœur de ces animaux n'est pas divisée assez profondément pour être regardée comme double, mais leur deuxième poumon est aussi petit que dans les autres Serpents; leur foie est divisé en un grand nombre de feuillets transverses. On trouve des matières végétales, de l'humus et du sable dans leurs intestins. Leur oreille n'a pour tout osselet qu'une petite plaque sur la fenêtre ovale comme les Salamandres.

Quelqiies-imes ont le museau obtus , la peau lâche, les plis très marqués , deux petits cils près des narines. Telle est

La Cécilie annulée ( Cœcilîa annulata. Spix. 27 , 1. )

Noirâtre ; a quatre-vingt et quelques plis marqués de cercles blancs , les dents coniques.

Elle vit au Brésil , se tenant à plusieurs pieds sous terre , dans un sol marécageux.

La Cécilie tentaculée {C. tentacutata. Lin.) Amen. Acad. I , xvii , 1.

A cent trente et quelques plis; qui, de deux en deux, surtout vers la queue, n'entourent pas tout le corps. Elle est noire, avec des marbrures blanches sons le ventre (2). D'autres ont des plis beaucoup plus multipliés, ou plutôt des stries transversales, serrées.

(i ) C'est ce que nous avons reconnu avec certitude dans la Cécilie glutineuse , dans celle à ventre blanc, etc.

(2) Notez que cette Cécilie n'est pas plus tentaculée que les autres de sa subdivision.

Aj. Cœcilia albimntris , Daud. VU , xcii , 1 ; si ce n'est pas la même que la Tentaculée ; — Cœc. interrupta , Nob., où les lignes blanches des anneaux ne se correspondent pas en dessous ; — Cœc. rostrata, Nob., à museau un peu plus pointu , sans bords blancs aux anneaux. N. B. On ne sait pourquoi Spix attribue à sa Cécilie annelée, deux cents et tant de plis; sa figure même n'en montre guère plus de quatre-vingt.

La Cécilie glutineuse {Cœc.glutlnosa. Lin.) Séb. XXV, 2, et Mus. Ann. Fretl. iv, 1,

Est de ce nombre. Elle a trois cent cinquante plis qui se rejoignent en dessous, à angle aigu; elle est noirâtre, avec une bande longitudinale jaunâtre le long de chaque flanc. On la trouve h Ceylan (t). Il en est enfin où les plis sont presque effacés; leur corps est grêle, très long; leur museau saillant. Une espèce est entièrement aveugle ( Cœcilia lumbvicoides, Daud. VllI, xcii , 2), noirâtre; longue de deux pieds, épaisse comme un tuyau de plume (2).

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