‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 50 sur 91 · CINQUIÈME ORDRE DES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

CINQUIÈME ORDRE DES MAMMIFÈRES

LBS BONGEUBS.

Nous venons de voir dans les^ phalangers des canirîes si petites, qu'on peut les considérer comme

nulles ; aussi la nourriture des animaux de ce genre

(1) M. Bas» a décrit an animal extérieurement le même que le phascolorae, et auquel il donne aussi le nom de Wombat, mais qui aurait six incisives, deux canines et seize molaires à chaque mâchoire. S'il n'y a pas eu quelque combinaison erronée de deux descriptions différentes, ce serait nn sous-genre de'plus s placer près des peramèles. M. lliger Fa déjà établi sous le nom tfambloùsy d' «u/3A*i<r , «bonus. Voj. les Mcm. dePcïcrsb. i8o3 à 1806, p. 444, et le Bulletin des se., n* 72, an XI.

est-elle prise en grande partie do règne végétal ; leurs intestins sont longs et leur caecum ample ; et les kanguroos , qui n'ont pas de canines du tout, 11e vivent absolument que d'herbes.

On pourrait commencer par les phaàcolomes > la série des animaux dont nous allons parler, et qui ont une mastication encore moins parfaite.

Deux gronde* incisives a chaque mâchoire , séparées des, molaires par un espace vide , ne peuvent guère saisir une proie vivante , ni déchirer de la chair ; elles ne peuvent pas même couper les aliments, mais elles servent aies limer, à les réduire, par un travail continu, eu molécules déliées, en un mot , à les ronger; de là le nom de rongeurs que l'on donne aux animaux de cet or<jlre ; c'est ainsi qu'ils attaquent avec succès les matières les plus dures , et se nourrissent souvent de hois et d'écorce. Pour mieux remplir cet objet , ces incisives n'ont d'émail épais qu'en avant, en sorte que leur bord postérieur s'usant plus .que l'antérieur , elles sont toujours naturellement taillées en biseau ; leur forme prismatique fait qu'elles croissent de la racine à mesure qu'elles s'usent du tranchant , et cette disposition à croître est si forte , que si l'une d'elles se perd ou se cpsste, celle qui 1^ ^t«ut opposée n'ayant plus rien qui la comminue , se développe au point de devenir mops.trupuse, La mâchoire inférieure s'articule par un «ôndyle longitudinal , de manière à n'avoir de mouvement horizontal que <l'ft(?ièr£

RORGE01ia. 191

en avant et vice versa, comme il convenait pour l'action de ronger; aussi les. molaire» ont-elles des couronnes plates dont les éminences d'émail «ont toujours transversales pour être .en opposition au mouvement horizontal de la mâchoire , et mie ai servir à la trituration.

Les genres ou «es éminences sont de simples li~ gnes , et où la couronne est bien plane , sont plus exclusivement frugivores ; ceux dont les dents ont leurs éminences divisées en tubercules mousses sont omnivores; enfin , le petit nombre de ceux qui ont des pointes attaquent plus volontiers les autres animaux et se rapprochent un peu des carnassiers.

La forme du corps des rongeurs est en général telle que lenr tr^in de derrière surpasse celui de devant , en sorte qu'ils sautent plutôt qu'ils ne marchent; cette disposition est même dans quelquesuns aussi excessive que dans les kanguroos.

Les intestins des rongeurs sont fort longs ; leur estomac simple , ou peu divisé, et leur caecum souvent très volumineux, plus même que l'estomac. Cependant le sous-geone des /p/v^ manque de cet intestin.

Dans toute cette classe , le cerveau est presque lisse et sans circonvolutions; les orbites ne sont point séparées des fosses temporales, qpi ont peu de profondeur; les yeux se dirigent tout-à-fait de côté; les arcades zygomatiques , qûnoes et courbées en bas, annoncent la faiblesse des mâchoires; les

ig2 MAMMIFÈRES.

avant-bras ne peuvent presque plus tourner, et leurs deux os sont souvent réunis ; en un mot , L'infériorité de ces animaux se montre dans 1$ plupart des détails de leur organisation. Cependant les genres qui ont de plus fortes clavicules jouissent d'une certaine adresse , et se servent de lours pieds de devant pour porter les aliments à leur bouche.

Il en est même qui grimpent aux arbres avec facilité : tek sont

Les Écureuils, ( Scitmus. L. )

Qui se font reconnaître par leurs incisives inférieures très comprimées, et par leur queue longue et garnie de poils. Ils ont quatre doigts devant , et cinq derrière. Quelquefois le pouce de devant se marque par un tubercule. Ou leur compté partout quatre màchelières diversement tuberculeuses, et de plus une très petite en avant en haut, qui tombe de bonne heure. Leur tête est large, leurs yeux saillants et vifs. Ce sont des animaux légers qui nichent sur les arbres et se nourrissent <kr fruits*

Les Écureuils proprement dits. ( Sciurus. Cuv. )

Ont les poils de la queue dirigés sur les côtés, et représentant comme une large plume. Il y en a beaucoup d'espèce* dans les deux continents.

V Écureuil commun. (Sciurus vulgaris. ) Buff. VH, 3a.

Schreb. pi. ai a

À le dos d'un roux vif, le ventre blanc, lès oreilles terminées parun bouquet de poils. Ceux du Nord deviennent sur le dos, d'un beau cendré-bleuâtre en hiver, et don* tient alors la fourrure connue sous le nom de petit-gris f quand on ne prend que le dos, et de voir quand on y laisse le blanc du ventre.

Les espèces d* Amérique n'ont pas de pinceaux aux oreilles. Tels sont.- //.* ***Y.

U Écureuil gris de Caroline* ( Scturus cinereus. lin. )

Petit*Gris de Buff, X, -xxy.

Plus grand que le nôtre , cendre, & ventre blanc.

\1 Écureuil h masque , du même pays. {Se. capistratus. fiosc. ) Se. cinereus. Schreb. ccxm , B.

Cendré , a tète noire , museau < oreilles et ventre blancs. L'un et Fautre varient par plus de brun ou de noir , et deviennent quelquefois tout noirs (1).

La plupart des espèces dcVancien continent sont.aussi destituées de ces pinceaux. L'une des plus belles est

Le grand Écureuil des Indes- ( Se. maximus et mœrourus .(3). Cm. ) Buff. Supp. VII , ixxit. • •

Presque aussi graud qu'un chat , noir dessus , à flânes et sommet de la tète d'un bea» marron vif; . la tète , tout le dessous du corps et le dedans des m eïnbres jaune-pale ; une bande marron derrière la joue; U habite sur les palmiers, et se plaît surtout au suc laiteux des noix de coco. • •

H y * aussi dans les pays chauds quelques écureils remarquables parles bandestongitudinales doutleur pelage esfvarié. Tels sont * . ,

Le Bàrbarèsque. (Se. getulus. L.) Btfff. X, xxvi. Dont les bandes s'étendent jusque sur la queue. '

Le palmiste. (Se. pajmarum. L. ] Buff. X ,, xxvi. Qui n'en a crue sur le dos:

Il est probable qu'il faudra dfstinguer des écureuils certaines espèces qui ont dts abajoues -comme les hamsters, et qui passent leur vie dans des rroo s souterrain* ( lesTAWA, Uïger. ) Tel est

Le Suisse. (Se. ttriatus. h*) Buff. X , uvm.

Qui se trouve dans tout le nord <}e l'Asie et de l'Améri-

(1) Le Se. vulpimu , le earoiweaiû et le miger p en paraissent que des variétet. ' <•

(a) Il suffît île comparer les %ure» cU Fesnant et de SoaoefVt posnr joger qu'eût* représentent le iSène «o&mel.

TOMB I. l5

ig4 MÀMMIPBRBS.

que, surfont dans les forêts de pins. Sa queue est moins 'fournie que dans l'écureuil d'Eùtope , ses oreilles rases, et son pelage brun avec cinq raies noire* et deux blanchâtres.

On devra probablement dis tinguef .encore Xesgucrlinguets, espèces à longue queue, presque ronde, à scrotum énorme et pendant. Il y en a dans les deux continents (i). On a déjà séparé

Lis Poultoucves. (Ptebokys. Guv. )

Auxquels la peau de leurs flancs, s'étendant entre les jambes de devant et celles de derrière, donne la faculté de se Soutenir en l'air quelques instants, et de^ faire detrès grands sauts. Leurs pieds ont de longs appendices osseux qui soutienaen* u*e .partie de cette membrane lalétale.

11 y en a une espèce en Pologne , en Russie et en Sibérie.

' *' * (Sciurusvotans.L.)Schve&.<:cTxm.

Gris-cendré dessus, Kl au en e dessous , grande comme un rat, la queue de la' moitié de la longueur du corps seule- '■ ment : elle vit solitaire dans les forêts, il ne du nord de l'Amérique.

,, , ... {Scvohfcçella. L. ) Buff. X, xxi.

Gris-roussâtre dessus , blanche dessous , moindre que la précédente , à queue seulement d'un quart moindre que le corps : elle vit en troupes dans les' prairies tempérées de l'Amérique septentrionale.

L'archipel des Indes eu a une presque grande comme

un chat ; le mâle d'un beau marron vif dessus, -roux* àea-

. AoUa; la femelle bruine, dessus, blanchâtre dessous. C'est

i » . Le Tfagium. Buff. Supp. III, xxi, et Vil, lxvii.^&n . t . * • •• peiatêrisê*. L ) .

. Mais ce même archipel en produit 'aussi une petite. '

- -ifrùn'-foticé dessus j btaifche dessous > qui se distingue surtout des antres' petites espèces, f>arce que sa membrane

mit r

*{t) -Wwift tcvomt troufé cependantvaux tamim et eux gutrUnguetë les même* molaires qu'aux écareoUt «c qa'ant poUttoacbc t.

KONGBCH5. ig5

a forme , ainsi que dans le taguan , un angle saillant très aigu derrière le poignet.

^Enfin M. Geoffroi a séparé ayec rai soir de ce genre

Les Aye-Aye. Geoff. (Cheibomys. Cuv. ) (i)

Dont le* incisives inférieures encore beaucoup plus comprimées , et surtout -plus étendues d'avant en arrière que dans les écureuils, ressemblent^ des socajdecharruV; leur» pieds ont tous cinq'dpigts , dont quatre de ceux de devant sout excessivement aloiigés y, ejt, dans ce nombre , le médius est beaucoup plus grêle que les antres } dans les pieds dte derrière , le pouce est opposable aux autres doigts ; en sorte au'ils sont à cet égard, parmi les rongeur"*., ce que sont Jes sarigues parmi les carnassity*.- La .structure de lewr tê|e est d'ailleurs très différente de celle des* autres rongeur** et a plus d'un rapport avec le* quadrumanes.

On ne connaît q u' une espèce d'aye-aye, découverte àtMadagascar par Sonnerat* . , •

(Sciurus Itfàdagascariensts. Gra. ) Buff. Supp.'VII, lxViii.

Grande comme ue lièvre , d'un brun mêlé dçf jaune , à queue, longue et épaisse, garnie de gros. crins noirs, à grandes oreilles nues. C'est un animal nocturne, dont les mouvements sont pénibles , et qui vit dans Un* terrier. U se sert de son doigt grêle pour porter les aliment^ à sa bouche.

Linn&us et Palras oyaient réuni en un seul* bloc sous

le nom de *

Rats. (Mus. Lin. )

Tous les rongeurs jppurvus de clavicules qu'ils n'avaient pu distinguer par quelque 7 maraud extérieure Jrès sensible ^ telle que la qu^ue de l'écureU ou celle du castor „ d'où 11 résultait que Ton ne pouvait leur asaigaer de caractère commun ; la plupart avaient seulement des incisives inférieures pointues , mais ce caractère même était sujet à des exceptions.

(*) Pêtromy* , Tât fttfé, CheùnMys , rat « main.

igA MAKMIFÈRES.

Gmelin en a déjà séparé les marmottes, les loirs et les gerboises ; . mais nous ayons porté plus loin leur subdivision, 'en prenant la forme des mâcbelières en considération.

Les Marmottes. ( Arctomys (i). Gm.)'

Ont bien les incisives inférieures pointues comme la plu part dés animaux compris dans le grand genre des rats, mais leurs michelières sont , comme dans les écureuils , au nombre de cinq de chaque côté en haut , et de quatre en bas, toutes hérissées de pointes; aussi quelques espaces se déterminent-elles aisément a manger de la chair et prenneot-ettes des insectes aussi-bien que de l'herbe. Elles ont tfuatve diigts et- un tubercule au lieu de-pouce aux pieds de devant,, et cinq doigts- à' ceux de derrière. Sous d'autres rapports», ce sont des animaux presque en tout contraires au* écureuils : lourds, à jambes courtes, à queue velue médiocre oh courte, à tête large et aplatie, qui passent l'hiver en léthargie dan s d^s trous profonds dout il ferment l'outrée par un amas de foin. Us vivent eu société et s'apprivoisent aisément. On en connaît deux espaces dans l'ancien conthieul *

La Marmotte des Alpes. ( Mm alpînus. L. ) Buff. VMI , . . . f.{i *xxvm.

Grande comme un lapin , a queue courte ,-à pelage gris- . jaunir* , avec <Jes tcântes cendrées vers, la tête. Elle vit dans les hautes montagnes immédiatement au-dessous des neiges perpétuelles.

La Marmotte de Pologne ou Bobac ( Af. bobad. L.J ' Pall.Glir.V. Schreb.ÇCnt >

Grande cqrnme la précédente, gris-jaunâtre ,»avçc des teintes rouèses vers' la t&te , habite tes montagnes pe* élevées et les Coltines depuis la Pologne jusqu'au Kamtschatka, creuse souvent dans les terrains tes plus durs (a).

(i) Arctomys , rat-ours.

(*) Les Yoyageurs russes en Bucharie parlent de quelques a aires marnoues , arot./uhftu9 arct leptodaetyhiâ, arcl. mugosaricus , qui ne sont £>eut-étre pas encore suIBsarament distinguées du bobac ou du sonslik.

RQNGBUAS, \gy

L'Amérique en a aussi quelque» espèces; \me plus grande, grise , à queue plus longue et noirâtre , ainsi que le dessus de la tête ; c'est YÀrct. monax. Buff. , Supp. III, 28. Et une moindre, grise, à parties inférieures rousses, ArcL empêtra*, Schreb;, oc.

On distingue sous le nom de Spermophiubs , Fréd. Cuv., îes marmottes qui ont des abajoues. Leurs fonhes, plus légères les ont fait* appeler écureuils de terre. L'orient de l'Europe eu possède une;.

htSouslik ou Ziwel. ( iftf.. cjtillhs. L. } BufF., Supp. II! ,

Joli petit aninial gris-brun > Onde ouJtacheté de blanc par gouttelettes, qui se trouve depuis la Bohême jusqu'en Sibérie. Il a un goût particulier pour la chair , et n'épargne pas même sa propre espèce.

L'Amérique septentrionale en a plusieurs espèces , dont une est remarquable par les treize raies fauves qui régnent sur le fond noirâtre de' la couleur de son des. C'est le Sous H k à treize ràiesy A rctomys i3; /i)ieafitf,Harl.; ou sciurus i3; lineatiii, Mitchill.;1 ou Arct< Hoodii , Sabine , Trans. lin. , X1U, pL ao, (1).

U paraît que l'on. doit aussi rapprocher dea marmottes, un rongeur remarquable par l'habitude- de vivre en grandes iroupes dans d'immenses terriers, auxquels oasméme donné le nom de villages. Les A nglo* Américain s l'ont appelé chien de prairies ou écureuil jappant , £ cause de sa voix., qui ressemble à l'aboiement d'un petit chien 4 C'est VArctomys ludovicianus, Say.,Voyag.aux mont.*roch., F, 45i . M. Rafinesque, qui lui attribue cinq doigts àl ouates pieds^ en fait son genre Ctnohys*

Les Loirs. ( Mtoxus. Gin. ) (a)

Ont des incisives inférieures pointues , quatre mâchelières .-■ ■ -■■ *■■-■■■ ■ ... » — ■ ' ■ ■

(1) Àj. aroi. ■ Rarriï. Richards. , App. do Voy. de Parry. -^ Plusieurs «ta marmottes annoncéesdasu les voyages de Lewi*4t Clarkc , de Parry , de Franklin , etc., aivf. FrUnklinii, RiphanUanU > Pruinos* , paraissent aussi devoir être placées dans ce sous-genre. Yoyea Sabine, Trans. Linu., XIII, pi. xxyji, xxvm,' etc.

£*) Myoxut , rat à naseau pointu. * -

partout, dont la couronne est divisée par des lignes rentrantes d'émail* -»"

Ce sont de jolis animaux , à poil doux,. à queue velue et même touffue,' au regard vif, qui se tiennent sur les arbres comme les écureuils, et se nourrissent de Fruits. Dans l'ordre si nombreux des rongeurs, c'est le seul souç-genre qui manque dé caecum. Ils passent le temps froid comme les marmottes, dans un sommeil léthargique très profond (1).

Le Loir. ( Mus glis. Lin. ) Buff. VJI1, 24. *

Grand comme un rai, 'gris-brun-cendré dessus, blanchâtre dessous; du brun plasibncétutour de l'oeil, la queue bien fournie sur toute sa longueur , 'et presque disposée - comme celle d'Sn écureuil , souvent un peu fourchue au bout , habite le midi de l'Europe , où il niche dans lés creux des arbres et les fentes des rochers. Il attaque quelquefois les petits oiseaux. C'est probablement ceratqueles anciens engraissaient et dont il faisaient leurs délices (a).

Le Lpfrot. ( M.'Nilela. Gm. ) Bûff. VttI, 35,

Un peu moindre que le loir,. grisJ>run dessus, blanc dessous, du noir autour de l'œil, qui règne, en s'élargis sant , jusqu'à l'épaule. La queue touffue seulement au bout ,qni est noir avec l'extrémité blanche j commun dans nos jardins ,• où il se tient dans les trous des murs et fait beaucoup de tort aux espaliers.

Le Muscardin ( M . avellanarius. L. ) Bûff. VUI, 26.

De la taille d'une souris j -roux-cannelle dessus , blanc dessous; les poils de* la, queue aussi -un peu disposés en plume. Des forêts de toute i'Europe. 11 fait un nid avec de l'herbe sûr les branches basses , pour y élever ses petits. Le reste du. temps, et surtout l'hiver , il se tient dans des trous d'arbres (3).

(1) Gela est tellement dans leor nature*, qu'un^lolr du Sénégal M. Coupeti), qui n'avait probablement jamais éprouvé de léthargie dans, on pays natal , y est tombé en. Europe , ô*es qpu'on Fa exposé an froid.

(a) Le M dry as de quelque* auteurs ("Schreb., 220, B. ) ne me parait pas différer du loir. ' ' •

(3); Aj. myoxus Ctupeï. Fréd. Cuv. , Mammif»

. Oa doit rapprocher des Loir» , ■••-...;.".,

Les Echimys. Gèoff . (Loncheres. Higer.^ "' i

Qui ont aussi quatre niâcheliêfes > mais, formées : i$$ supérieures de deux lames ployées en V, lef inférieure d'une lame ployée et d'une simple. Dan» plusieurs espèces,, le pelage est rude et mêlé d'épines. aplaties^ ou de, piquants plats comme des ïames d'épée. Ce sont des. animaux d'Amérique, L'un d'eu* , .

ISBchinqrs h queue dfirée ^ Lérot à tyà&uiiorée* ftufft Stap.

Est plus que double de notre surmulot ç!t'est un bel

animal , brun-marron , & ventre blanc .une crête de poils

* ta-**

alongés et une bande longitudinale blanche sur la tête ;

la queue longue , noire ,«a sa 'moitié postérieure ]a,uné. Il

vient de la Guyane.

\JEchin\ys rçuœ. (Ratejpweuadeà9Azpâra.\ojaLg* pi. xjn).

Est gradd* comme un rat , gritHroustâtre; sa queue çsf plu» courte que le corps. On le trouve à la Guy aile , au Brésil , au' Paraguau 11 se ereuse de. longs boyaux sou.terrains.

D'autres n'ont que des poils ordinaires plus ou moins rudes.

Le plus -remarquable est VEchimys dactfrlin , Geofr. , . qui. surpasse encore l'Ecb. à queue dorée, et a les deux doigts du miliçu aux pieds de devant, doubles des doigts latéraux y 9a queue écaijleuse est plus longue que le corps ; son pelage eitigrisr jaunâtre; les poils de son nez forment une crête dirigée en avant (1).

Les Hydroxi(s. Geoff.

Ont beaucoup de rapports avec les Ecbjmys , pajr leur

■ff ■ m 1

(1) Aj. PKcti.«d6 Cayetme, l'Eofc.' soyeux. Je soupçonne le mus paradûxtay Thomsêj Trpp- &***-%** (Hktkrokti, liston.) de ne diffifeerdes 4chimys, que parce qu'il 4 dot absjoacs. Çqpeadas* j n'ayant, pas, T<MfP dents* je ne pai* le' classer.

extérieur j mais ils se distinguent d'abord de tous les autres rats par leurs pieds de derrière , pafanés aux- deux tiers ; leurs molaires, au-nombre de deux partout , ont aussi un caractère particulier dans leur couronne divisée en lobes obliquera eirtqu ad ran gui aires', dont les sommets sont creusè\en cuiller.' Us sont aquatiques.

On en a rapporté de la terre de Van Diéme ri des individus à ventre blanc, et d'autres, à ventre fauye , qui ont tous le dessus brun-foncé, la queue longue, noire à la base , etblancbe dans sa moitié postérieure. Ils sont quelquefois doubles du surmulot v Efydnonyrs leucogaster et H* chrysagaster, Geôff. f An. mus. VI. pK>3ô,

' Le* Boutoas. (-Gapromys. Desmar.)

Ont quatre mol a ires partout, à couronne plate, dont l'émail se replie en dedans , oe sdrte qu'il fait trofe angles rentrants au bord externe, et un seul à l'interné dans les supérieures,

et Vin verse dans les inférieures. Leur queue est ronde , fai-

blemeYit velue; ils ont, comme les rats, cinq doigts aux pieds de derrière ct-quatie avec un rudiment de pouce aux pieds de devant; leur forme est celle d'énormes rats qui auraient la taille du lapin ou du lièvre.

On en connaît deux espèces , une brune à museau et dessous du cou blanchâtre, à queuebrune de moitié plus courte que Je corps, dUc Houtià congo ( CapromysJburnieri9 Desmar.,Mém. de la soc. d'Hist. nat. de Par. ,'.!., iâa3.),et une moindre , brune , à" gorge blanchâtre , à queue rousse , aussi longue que le. corps , un peu nue au bout , dite ' Houtia caravalli [Cnpromys preh'ensflis , Pressig. ) Toutes les deux habitent l'île de Cuba. Ï7é tait, avec les Agoutis , lors de la découverte t le principal gibier des Indigènes.

Les Rats 'proprement dits. (Mus. Cuv. )

Ont- partout trois molaires, dont l'antérieure est la plus grande , et dont la couronne est divisée, en tubercules mousses» qui en s'usant lui donnant la forme d'un disque diversement échancré? leur, queue es} longue .et écai lieu se. Ces animaux sont fqrt nuisibles par leur fécondité et.la vorrfeité avec laquelle ils rongent et dévorent des substances de toute

AONGBtJRS, 20 1

nature. H y en a trois espèces qui sont devenues très communes dans les maisons , savoir :

T-a Souris. ( Mus mtisculus. Lin. ) BufFt , VU , xxxix. Connue de lous les temps et de tout le monde.

Le Rat. (Mus rat tus. Lin.) Buff. VII 7 xxxvi.

Dont les anciens n'ont point parlé , et qui paraît avoir 'pénétré en Europe dans le moyen âge. Il est plus que double de la souris dans toutes ses dimensions. Son pelage est noirâtre. On en a trouvé quelquefois plusieurs individus attachés ensemble par l'entrelacement de leur queue; c'est ce que Ton nommé roi des rats (1).

Le Surmulot* (Mus decumanus. Pal). ) BufF. VIII , xxvn.

Qui n'estarrivé en Europe <|ue dans le dix-huitième siècle, et qui est aujourd'hui plus commun que lé rata Paris et dans quelques autres grandes villes. Plus grand d'un quart que le rat, il en diffère encore par son poil brun-roussâtre (1). * \

Ces deux grandes espèces paraissent originaires d'Orient ; nos vaisseaux les ont transportées -partout, aussi-bien que la souris:

La Tar tarie orientale et la OJiine ont un rat égal au surmulot, à queue un peu plus courte, à mâchoires plus fortes, d'une teinte blonde ( c'est le M. caraco , Pallas), GJir. XXIU,Schreb., CLXXVlh

Il y en a^un autre aux Inde* encore d'un quart plus fort que le surmulot, 'bruh-roossâtre (rat perchai dé Buff, , Supp. VII, lxix).

L'archipel des Indes en a également un grand d'un brun noirâtre (Mus setifer. Horsf. Jay.)« Ces. .deux espèces sont hérissées de soies rudes qui dépassent fcurs poils.

L'un des rats les plus grands et les plus nuisibles que l'on connaisse est le Rat musqué -ou pilori des Antilles

(1) Voyez Bellertnan sur le rot des rats ( en allemand ), Berlin, 1&10.

(a) Il parait naturel de Perte où 11 habite dans les terriers. C'est en 1797 seulement qu'il arriva a Jktracan , après. lin tremblement de terre, en traversant le Volga. %

(M. Pilorides, PalJ. et Gmel. )'t longrde quinze pouces sans la queue , qui est encore plus longue que le corps ,• à poil grossier, noir- foncé en dessus , et blanchâtre en dessous, (i) < On a moins observé les espèces de la taille de la souris.

La Souris du Caire ( M. cahirinus. GeofF. , Descr. de l'Eg. Mamtnif.) a des piquants au lieu de poils, sur le dos ; Aristote l'avait déjà remarqué.

On ne connaît guère en France qu'une espèce qui vive loin des maisons ; c'est le mulot ( Af . sylvaticus.) , Buff., Vil, xli ; lequel ne surpasse guère la souris, et s'en distinguo par son pelage roux. H fait grand tort aux bois et aux champs , et pénètre aussi quelquefois dans les jardins.

U paraît cependant qu'il s'y trouve en quelques provinces une espèce plus petite ,et grise, qui a aussi été observée en Angleterre ( M. Messorïus , Skaw , Tom. IL r i. fart. , Frontisp. ), et une troisième encore beaucoup plus . petite, le mulot nain ( M, pumùus, Fréd\ €uv. , Mammif.). Au reste , il y a encore beaucoup de découvertes à faire marne dans notre pays, sur les espèces des utè*. petits quadrupèdes. ,(a)

Les pays chauds produisent des rats semblables, à ceux

(1) C'est fort mal à propos tfàe Pallas et Gnelin le décrivent comme entièrement blanc. Les premiers historien» des colonies lui attribuent les mêmes coaleurs que nous lui avons vues*

(a) A cette division appartiennent probablement Jf . agrarius, M. minutas , M. soricinus, M. vagus , M. betulinus, M, striatus , m. 6art>arusy. Schreb.

C'est encore ici que devra venir l'énorme espèce du mus gigantcus, Hardwick, Llnn. Trans. VII, xxvm.

U fiiot y ajouter aussi le rat rayé du Cap, ( M. pumilio , Sparm. ). Le rat gris-bleu de l' Amérique méridionale ( M* cyranus, MoUna ) , et plusieurs autres espèces, dont une partie n est pas'mtme indiquée dans les auteurs , et dont les autres y sont décrites trop peu comparativement. C'est ainsi que les rats mentionnes par d'Aszara ne pourront la plupart ètfe classés ut Uement qu'après ^ avoir été revus, il en est de même d'un grand nombre des rongeurs de M* Rafinesque. Leurs . mdicattai* sont, trop hrièves pour que l'on puisse en mire usage. /

dont,nous venons* de parler par tous les détails, mais dont la queue est plus velue. ( 1 )

Les Gebbiles. (gebbileus. Desmar. m^bjoke*. llig. )

Ont les molaires peu différentes des rats , et s'usant seulement un peu plus vite et de manière à offrir 'des collines transverses 5 leurs incisives supérieures sont creusées d'un sillon; leurs pieds de derrière sont un peu plus longs à proportion que dans le* commun des rats, et le pouce et le petit doigt en sont un peu reculés ; leur queue est longue et velue.

Les contrées sablonneuses et chaudes de l'ancien continent en nourrissent plusieurs espèces.

La, Gèrbille des Indes. (Dipus indicus. Hardwick. Trans. Linri. Vtyl, pî. Vii.),jE&rirte. fred. Cuv.; Mamm.

Est de la taille du loir; fauve "en dessus , blanchâtre en dessous , et a la queue plus longue que le corps et nôirâtrcvers le dquU

On doit en rapprocher la* G. des sables (Z>. mèridùmus.) Schr. a3i , qui est à peu prè^ de même couleur, mais un , peu plus petite.

£t la Gèrbille des Uunarix. \D. tàmaricinus.) Schr. a32. Qui a des anneaux brunâtres sur la queue.

( 1 ) Bfypudœus variegatus , Xicntenst. , Var. , tfava. — Merioncs sytncnsisj Td., auxquels il faqdra 'joindre VArvioola messo'r, Lecorate , arv. • hortensis , Harl., ou Sygmodon , Say., distingué toutefois par des oreilles velues , comme dans Potomy».

Un autre groupe , aussi à queue relue , mais dont les dents s'usent davantage, comprendra VHjpudceusobetust Iichtenst., le màs rufioaudv*, ld. , et son Merionès sericeus devra, en fazre^ua troisième , caractérise* par des collines saillantes aux molaires , engrenant alternativement les unes dans les autres. ' *

Il y aura ensuite un groupe à former du Neotoma floriâanum de Say , ou Arvicolajloridanus de Harlan, et de V^trvicblagossypina, Lecomte, deux rats très semblables , a la grandeur près » et même pour les couleurs , dont les dents pourvues de racines ont cependant. les couronnes, pour peu qu'elles soient usées , disposées comme dans les campagnols.

Mais tous ces animaux exigeraient , pour être classés définitivement, un examen cosqperatif et complet , c'est-* dire portant-sor l'intérieur comme, sur l'extérieur;

3<>4 mammifèebs.

La GerbiUe des pyramides. {D. pyramîdum. Olîv. VoyagO

A les pieds de derrière plus «longés , et est de la taille du lérot ; son pelage est roux dessus , et blanchâtre dessous.

11 y eu a une au Sénégal d'un roux plus vif, d'un blanc plus pur.

Une autre au Cap , un peu plu* grande, rousaâtre, à queue moins velue au bout.

Une en Nubie , de près de moitié plus petite, d'un rouxclair en dessus /d'un beau Maoc en dessous.

Les Mériovs. (Memohes. Fréd. Cuv. )

Que nous séparons des autres gerbilles, ont. les pieds dederrière encore plus longs , la queue à peu près nue , et une très petite dent en avant des molaire* supérieures, caractères qui les rapprochent des Gerboises $ leurs incisives supérieures' ont le même sillon que dans les gerbilles; leurs doigts sont semblables.

On en connaît une petite espèce , de l'Amérique septentrionale , Mus canadeniisi , Penn. \ Dipus canadensis, Sh. \\ y i. part,, pi. 161; Dipus americanus. Barton. De la taille d'une souris, à pelage gris-fauve , à queue plus longue que le corps. Son agilité est extrême ; elle s'enferme dans la terre et passe J'hi ver dans un état léthargique (i).

Les Hamsters. ( Cmcetus. Cuv. )

Ont à peu près les mêmes dents que les rats, mais leur queue est courte et velue, , et les deux cotés de leur bouche sont creusés , comme dans certains singes , en sacs ou en abajoues , qui leur servent à transporter les grains qu'ils recueillent, dans leur demeure souterraine.

Le Éamster commun , Marmotte (F Allemagne , etc. ( M.

cricetus. L. ) Buff. Xltt., xiv. -

' Est plus grand que le rat, gris-roussàtre dessus, noir aux flancs et dessous , avec trois taches blanchâtres de

(c) A]. Gerbillus labradorâu, Herl. on M. labrad.y Sabine, Voyag. de Jranklin, p. 66 1.

ROffGBURS. 205

chaque côté 4 ses quatre pieds 400 1 blancs, ainsi qu'une tache sous la gorge et une sous la poitrine : il y en a des individus tout noirs. Cet animal, si agréablement varié en couleur, est un 'des plus nuisibles qui existent, à cause de la quantité de grain qu'il ramasse, et dont il remplit soo trou, qui a quelquefois jusqu'à sept pieds de profondeur. U est commun dans toutes les contrées sablonneuses qui s'étendent depuis le nord de l'Allemagne, jusqu'en 'Sibérie.

» Ce dernier pays produit beaucoup de petites espèces de Hamsters | que M. Pallas a fait connaître. (1)

Les Campagnols. (Articula. Lacép. )

Ont 9 comme les rats , trois mâchelières partout, mais sans racines et formées chacune de prismes triangulaires, placés alternativement sur deux lignes. On peut les. subdiviser en plusieurs groupes , savoir :

1 Les Ondatras. (Fiber. Guv.)

Ou campagnols à pieds de derrière demi palmés , k longue queue comprimée et écailleuse, dont on ne ^connaît bien qu'une espèce. ...

L'Ondatra ou Rat mustjué du Canada. ( Castor zibcticus. L\ n . Mus fibetious. Gm. ) ttuff. X , 1 .

Grand comme tin lapin , d'un gris roussâtré : ils construisent en hiver/ sur la glace \ une hutte de terre, où ils habitent plusieurs, allant par un trou chercher au fond' les racines d'acorus, ççi servent à les nourrir. Quand la gelée ferme leurs trous > ils sont réduits à se manger les uns les autres. Cette habitude de bâtir est ce qui a fait rapporter l'ondatra au genre du castor par quelques auteurs.

La seconde subdivision est celle des

C*MPAGNOLSordinaires.(AfivicoLA.Cuv. Hypudœu*. IHg.)

Dont la queue est velue, et à peu près de la longueur du corps, sans palmure aux pieds.

(1) M. aoocduU. — M: arrnarùu. -*- M. phœus. — Ht* tongarus. — M.furunculm. Voyex Tall., Glir. ei Schreb. *

Le Rat d'eau. (Mus amphibius. L. ) BuflF. Vil, xliii.

Un peu plus grand qu'un rat commun , d'un gris bruu foncé, à queue de la longueur du corps , habite au bord des eaux, et creuse dans les terrains marécageux pour chercher des racines ; mais il nage et plonge mal.

Le Schermaus ou Ratjbuisscur des Alsaciens. (Mus terrestris. Lin, )

Ne semble différer du rat d'eau que par une taille un peu moindre • sa queue est moins longue. Il vit sous terre comme la taupe, mais surtout dans les 'prés des terrains élevés; il fait des galeries 6t transporte la terre qu'il sort de son trou à quelque distance de l'ouverture. Ses magasins, qu'il remplit surtout de racines de carottes sauvages coupées en morceaux de deux pouces, ont souvent deux pieds de diamètre.

Le Campagnol o u petit Rat des champs. (Mus. arvalis. I<i n . ) Buff* VU, xlvïi. Nommé aussi, mais improprement, mulot, dans quelques proviuces. 4 ■

Grand comme une souris, cendré-rôussàtre , la queue un peu moindre que le corps. Il habite des trous qu'il creusa data* les champs, et ou. il ramasse du grain pour l'hiver ; quelquefois il se mukiplie^xcessivement et cause d^ grands dégâts. ,

Le Campagnol de prés. (Mus œcouomus. Pall. ) Glîres.

XIV y À. Schreb. rxc.

Un peu plus foncé et à queue un peu plus courte : il habite une petite chambre en forme de four> creusée sous le gazon , <Foil plusieurs canaux étroits et branchus conduisent en diverses directions; d'autres canaux communiquent avec une seconde cavité ojù U amasse des provisions. De toute la Sibérie. On croit l'avoir trouvé en Suisse «t dans le m?di de* la France, surtout; k ce qu'on assure, dans les champs où l'on recueillejes pqmmes de terre (i).

(i) Jâ viennent encore probablement le* M, saxatitis , alliarius, rutilus , grvgalù et socialis. [ pall. Glir, ) Mais kft M. laguruêet tonjtuitus

UONGEURS. 307

Les Lemmings. Cuv. ( GsORfcircrs. Iliger. )

Qui .ont la Çueue et les oreille* très courtes, et .les doigts 4e devant particulièrement propres à creuser.

Les deux premières espèces ont ci nq. oi*gles-bien distincts aux pieds de devant, comme les rata-taupes et les lièvres sauteurs.

Le Lemming. ( Mus lemmus. Lin. ) Pall. Glir. XII. À. B.

Schreb» cxcy.

Espèce 6)u Nord, delà taille d'un rat, & pelage varié de jaune et de noir, très célèbre par les migrations qu'elle fait de temps en temps ;.saâis époques fixes et en troupes innombrables. On dï^ qu'ils marchent alors en rfgne droite , sans que rivière , monlague ni aucun autre* obstacle les arrête , et qu'ils dévastent tout sur leurs passage. Leur habitation ordinaire parait être suit bords de }a mer Glaciale.

Le Zocor. ( Mus aspalpx. Gm. ) Pall. Glir. X. Schreb.

ccv.*

Qris-roussâtrejTes trois ongles mitoyens de devant longs^

arqués, comprimés et tranchants pour couper la terre et

les racines; les membres courts , la queue presque mille ,

les yeux excessivement petits. Orf Sibérie, où il vit toujours sous terre comme les taupes et les rats- taupes , et se

nourrit principalement de bulbes de' diverses lil\acées.

La troisième espèce, comme le» autres animaux compris sous le grand genre des rats, n'a qu'.un rudiment de

pouce aux pieds de devant. Cest * l •

Le Lemming dote hpUd'Hudson. {Mus Hudsomuss Gm.)

v • 3<&reb. excv*.

D'un cendré clair de £èrîej sans queue ni oreille* eiter*-

sont plutôt de* lemmiqgs. V Amérique septentrionale gossècje aossi plusieurs campagnols comme Arvicola xahihognatha , Leach. , Mitcell. I , pi. xxvi. — Arvicolapc*syl\>amca, YTîlson., Àmér. ornitfa., vi, pi. 5o, F. 3. ^Arv.paiu6tris,Harhkn- etc. pu doit désirer d'en obtenir bientôt des figures et des descriptions plus comparatives que celles qui existent.

208 MAMMIFERES.

nés : les deux doigts du milieu , aux pieds de devaat du mâle, ont l'air d'avoir les ongles doubles , parce que la peau du bout du doigt est calleuse , et fait tfne saillie sous la pointe de Pongle; conformation qui ne s'est encore rencontrée que dans cet animal. Il «sj. grand comme un rat , et vit sous terre au nord de l'Amérique.

Les OtomyS'. (Fréd. Cuv.)

Tiennent de près aux campagnols, et ont aussi trois mâchelièreè, mai* composées de lames légèrement arquées, placées à la file les unes des autres (ij. Leurs incisives sont creusées d'un sjUon longitudinal. Leur queue est velue ainsi que leurs oreilles , qui sont assez grandes.

L'espèce connue (Ol&myscapensis, Fréd. Cuv. ) habite en Afrique ;. elle es^de la taille d'un rat, et* Je pelage an nelé de noir et de fauve. Sa queue, est d'an tiers plus

courte que le corps.

Les Gerboises, (thpus. Gmel.)

Ont à peu près les mêmes tients qUe/Jes rats proprement dits, et seulement il yen a quelquefois une très petite, placée en avant des molaires supérieures. Leur queue est longue et touffue au boni, leur tête large, leurs yeux grands et .saillants, mais leur principal caractère consiste en des extrémités postérieures d'une longueur démesurée, en comparaison de celles de devant, et 'dont surtout le métatarse des trois doigts du milieu n'est formé que d un seul os , comme ce qu'on appelle le tarse, dans les oiseaux. Cette disproportion de leurs membres ûs a fait nommer rats à deux pieds par les anciens. En effet , elles ne vont guère que par grands sauts sur leurs pieds de derrière. Leurs pieds, de devant ont cinq doigts; et* certaines espèces, outre les trois grands doigts des pieds de derrière, y Ont de petits doigts latéraux. Ces rougeurs vivent dans des terriers , et tomben t en une léthargie profonde pendant l'hiver.

(i) Elles représentent exactement en petit le* mlcbettère» de Télé* pliant.

RONGEUHS. 209

Le Gerboa. (M. sagitto. L. ) Buff. Supp. VI, xxxix et xl.

A trois doigts seulement, grand comme un rat, d'un Fauve clair dessus , blanc dessous, le flocon de la queue noir, le bout blanc. Depuis la Barbarie jusqu'au nord de la mer Caspienne.

Le Gerboa à pieds velus (Dipus hirtipes, Lichtenst.), a la tête plus comprimée que les autres; ses pieds de derrière n'ont que trois doigts comme ceux du Gerboa, mais ils sont plus velus. D'Afrique (1).

UAlactaga. ( AI. jaculus. ) Pall. Glir. XX, Schreb.

CCXXV11I.

A deux petits doigts latéraux, les oreilles plus longues que le gerboa , mais à peu près les mêmes couleurs. M. Pallas en a observé de Uois grandeurs différentes, depuis celle du lapin jusqu'à celle du rat : ce sont peutêtre autant' d'espèces (2). On trquve l'une qji l'autre depuis la Barbarie jusqu'à l'Océan oriental, et jusqu'au nord de l'Inde.

Nous séparons des autres gerboises et de tout le genre des rats ™

LesRelàmts, Fred. Cuv., vulgairement Iiè9res sauteurs.

( Pedetes. Ilig. ) (3)

Qui ont bien comme les gerboises ta tête large, de gros yeux , une longue queue , et surtout un train de devant extrêmement petit , en comparaison de celui de derrière , quoique la disproportion en soit beaucoup moindre que dans les vraies gerboises. Les caractères particuliers des hélamys sont quatre mâcbelières partout , composées ebacune de deux lames ; cinq doigts aux pieds

(0 Àj. le* Dtp. teùim, D. platurus et D. iagopus d'Eversman. Voj. dii Mayendorf^u Boucane, irad. fr., p 3f)0.

(2) Pins TK^Henicnt ( dans la Zoographie rqsse , I , p. iSa ) Pal la» distingue les pRlls alactaga sot» le nom de Dtp. acohiion.

(3) ticlamy*) rai sauteur. PcdeUs , *auieur.

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