‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 89 sur 91 · SB AUX · texte numérisé non relu

SB AUX

oiseaux est d'avoir la tète comprimée, et de gros yeux placés fort en arrière , ce qui leur donife un air singulièrement stupide , qu'ils ne démentent point par leurs mœurs.

La Bécasse. (Scol. rusticola. L.) Enl. 885.¥risch« ia6,

W], fcaum. î^éd. , I. f. i.

Tout Je monde connaît son plumage varié en dessus de taches e/ de bandes grises, rousses et noires; en dessous , gris, à lignes transverses noirâtres. Son caractère distinctif consiste en quatte larges bandes transverse* noires , qui se succèdent sur le derrière de la tète. La bécasse habite pendant l'été sur les hautes montagnes , et descend dans nos bois au mojs d'octobre. Elle va seule ou par paires , surtout dans les temps sombres $ recherche les vers et les insectes dans le terreau. 11 en reste peu dans le» plaines pendant l'été (i).

La Bécassine. ( Scohpax gallmafp, lu ) Enl. 8S&* Frisch.

a?Q. Naum. 3 , f. 3.

• PI us petite et à bec pi us long que la bécasse , se distingue par deux larges bandes longitudinales noirâtres sur la t£te, par un cou inqucbeté de beun et de fauve, par un • manteau noirâtre avec deux bandes longitudinales fauves , par des ailes brunes ondées de gris, par un ventre blanchâtre onde de brunâtre aux flancs , etc.

Plie se tien t dans les*marais, aux bords des ruisseaux , des fontaines; s'élève a perte de vue, en faisant entendre de très loin une voix perçante de chèvre.

Nous la retrouvons presque sans changements dans toutes les parties du globe.

La double Bécassine. {Sçol. major. Gm.) Frisch. 208. Naum.

Se distingue de la précédente par une taille d'un tiers supérieure, et parce que ses ondes grises ou feu ves de dessus sont plus petites et les brunes de dessous plus grandes et plus nombreuses.

Il 1 ■ ■! ■ I l»l g II II III ■■ I I — — ■

(1) Ajoutes une espèce très voisine d'Amer, sept. (ScoL mùtor, Gm.), ArcLzooL , H, pi. six 5 Vieill. , gai. ai a; Wils. , VI, xlviiî, a; — Scol. sfibini. vig. , Trans. lin., XIV , pi xxi , si c'est une espèce constante.

ÉCHÀSSIBKS. 523

petite Bécassine ou la Sourde. {Scol. gallinula. Gm. ) En). 884. Frisch. i3i. Naura. 4 , f. 4.

De près de moitié moindre que la bécassine commune, n'a qu'une bande noire sur la tète; le fond de son manteau a des reflets vert-bronzé» Un demi-collier gris occupe sa nuque, et ses flancs sont mouchetés de brun comme sa poitrine. Elle reste dans nos marais presque toute Tannée.

Tous ces oiseaux sont excellents à manger et assez communs dans nos marchés en hiver (1).

On doit distinguer des autres bécasses

La Bécassine grise. ( Se. grisea. Gm. ) Wilà. VD. tvni. 1. Se. Paikultii. Nils. Oru. Soec.ll, pl« 3. Et enplum. d'été. Scol. noveboracemis. La th.

Qui diffère des autres en ce qu'elle a Une demi-palmure très marquée entre les doigts externes. Elle est plus cendrée en hiver, plus roussltre en été, et a toujours le croupion blanc tacheté de noir. On la voit aussi en Europe (»)-

Les Rhynchées. ( Rhykch^a. Cuv. ) (3)

Oiseaux d'Afrique et des Indes, dont les deux mandibule» à peu près égales , s'arquent légèrement à leur bout , et où lès sillons des narines régnent jusqu'à l'extrémité du bec supérieur, qui n'a point de sillon impair. Leurs doigts n'ont point de palmure. Au port des bécassines, ils joignent des couleurs plus vives, et se font surtout remarquer par des taches œillées sur leurs pennes des ailes et de la queue.

On en connaît de différents mélanges de couleur, que

(•) A)j la B4ba*svw>mattteàiE*ir.> ficol. Brehmii, Haut»., Isis, i*t3 ; -* JbbJ. paùàl&ÊA, Gai. , enl. 4eG , qui est 1» &. gatliimgo , Wils. , VI, xavit , ij -*- 6W. gtgmntta , Temm. * cal. 4<>3.

. Lu BftmeUe de Bufion , &00L pusilla , Duniin de* Anglais , n'est que l'Alouette de mer à collier , on la petite Maabècbe grise «'plumage d'été!

{*) Il jurait que M. VieiUoS're'sctfve le nom de scôlopax à celte «uMivision ; du moins si f comme je le «rois , sa pi* »4 * represeaie cet oiseau ; mai» etle est pea exacte. M. Leach ea £«U son genre iiaoMamphvs.

(3) M. Vieillot a adopté* ce genre et ce nom , galv# pi. a^o.

Gmejin réunit comme de* variétés, cous le nom de ScoL capensis, et que M. Temmink croit en effet n'être que différents âges (i).

Les Baegesy. ( Lihosà. Becbst. ) .(a)

Ont le bec droit, quelquefois même légèrement arqué vers le haut, et erfeore plus long que les bécasses. Le sillon des narines régné jusque tout près de l'extrémité qui est un peu déprimée et mousse, sanrs sillon impair, ni pointillure. 11 y a une palmure entre les bases de leurs doigts externes. Leur taille eat beaucoup plus élancée et leurs jambes plus élevées que celles des bécasses ; elles fréquentent les marais salés et les bords de la mer.

La Barge abqyeuse ou à queue rayée. ( ScoL leucopkœa. La th. et laponica. Gm.) Le jeune, Brit. tooI. pi. xiii. Briss. v. pi. xxiv. f. a. Et l'adulte en plumage d'été. Enl. 900 (3).

Eu hiver , gris- brun , foncé, à plumes bordées de blanchâtre, poitrine gris-brun; dessous* blanchâtre, croupion blanc rayé de brun, etc. Eu été, rousse, à dos brun. La queue toujours rayée de blanchâtre et de noirâtre.

La Barge à queue noire. ( ScoL œgocephala et belgica. Gm. Limosa melanura. Leisler. )Le plum. d'hiver, enl. 874; celui d'été, ib. 916.

• En hiver, gris-cendré, plu s brun sur le dos, ventre blanc; en été, tête, cou et poitrine roux . manteau brun tacheté de

(1) Scot. capepgù, /, Gm. , enl. 933 , serait Tadalte ; Scol. oapenshy y , enl. && 1 , on MAy ne Hœ a variegata, Vieill. , gai. o4<>, le jeane, et enl. 270, lin état intermédiaire. Le Chevalier vert, Bris», et Buft [Ralhis hengha- /«*«, Gm.), Albin , in , 90 , est encore de ce $e»re, et ne parait même pas différer de la. variété représ. enl. 99». JY. B. Il n'y a que cette dernière planche qui représente bien le bec propre à ce petit sous-genre. Ajoutez une espèce bien distincte du, Brésil : Rhynchœa Atlanta, Val. , Bullet. des se. de Ferussac, a« cah.

(a) M. Vieillot a changé ce nom en Limiculi, gai. ifô.

(3) Gmclin a fait de cet oiseau jeune une variété de l'espèce suivante , et cite la figure «le ftrisson, spus Sçol. glotiis, qui est un chevalier. L'adulte est son ScoL iaponioa, Le» Limosa Afeyeri , Leisl. et Teuim. , est cette espèce en plumage d'hiver, et Lim, rufa, la même en plum. d'été.

ÉCHASbIERS. 525

roux , dessous raye de bandes brunes, rousses et blanches ; queue toujours noire , liserée de blanc au bout.

Ces deux oiseaux ont le double de hauteur de la bécasse. Leurs changements de plumage ont donné lieu à plusieurs multiplications d'espèces. Le dernier couvre en été les plaines de la Nord-Hollande. Son cri est très aigre , comme celui d'une chèvre (i ).

Les Mattbèch£s. (Calidris. Cuv. Trinoa. Temm. ) (a).

Ont le bec déprimé au bout , et le sillon nasal très long , comme les barges, mais ce bec n'est généralement pas plus longque là tête) leurs doigts, légèrement bordés, n'ont point de palmure entre leurs bases, et leur pouce est à peine assez long pour toucher à terre; leursjambes, médiocrement hautes, • et leur taille raccourcie, leur donnent un port plus lourd qu'aux barges. Elles sont aussi beaucoup plus petites.

La Maubèche, Sandpiper et Canut , des Anglais. ( Tringa grisea. Tr. cinerea et Tr. canutus. G m. ).Enl. 366. Edw. a^6. Wils. VU. lvii. 2.

Dans son plumage d'hiver, ellp est cendrée dessus, Blanche dessous, tachetée de noirâtre devant le cou et la poitrine. Dans son plumage d'été ( TV. islandîca, Gm. ou Tr. rufa y Wils., VU , lvii , 5 ), elle a le dessus tacheté de fauve et de noirâtre, le dessous roux. Le Tr. ncevia , enl. 365, est un état intermédiaire. Toujours les couvertures de la queue sont blanches, rayées de noirâtre et ses pennes grises. Presque de la taille d'une bécassine.

Le Maubèche noirâtre. ( Tringa maritima» Brun,) TV. nigricans. Vontag. Trans. lin. IV, pi. n, f. a.Brit. zoo!, in- foi., pi. c. a. f. i.

Un peu moindre que la précédente; grise, à manteau

(i) Ajoutez Scol. fedoa, lin.; Wils., Am. VII, pi. lvi, 4, ou la Barge marbrée; — Limicula marmorata, Vieill. , gai. a 43. — On pourrait distinguer \tScol. terek. , ou Se. cinerea , Gmel.; Guldenst. , Nov. act. pclrop. , XIX, pi. xix, qui a le bec recourbé vers le haut et les pieds à demi palmés. Il conduit aux avocettes.

(a) Calidris, oiseau cendré et tacheté, fréquentant les rivières et les bois, A ris t. Frisson l'applique à la grande Maubèche.

5a6 oiseaux

noirâtre, oodé de blanchâtre sur les ailes, à ventre bUo« châtre. Elle est plus rare en France, mais oomnaoe sur Ici cotes de Hollande. Ne se repose que sur les pierres (i).

Les Sàndeblikgs. ( àrewabia. Bechst. Calidris. Yigors. )

Ressemblent en tout a arc marubeches , excepté en ce seul point, qu'ils manquent tout-à-fait de pouce comme les pluviers.

L'espèce connue (Charadrius calidris, Gm.) Briss., V, pi. xx, § aj Yieill., gai. 234 j est en hiver grisâtre dessus, ilanche dessous et au front, avec des ailes noirâtres, variées de blanc , YPiîs. , VII , lix7 À ; en été , son dos est tacheté de fauve et de noir, et sa poitrine piquetée de noirâtre (Char, rubidus.), Wils., VII, lxiii, 3 {i).

Les Alouettes de mer. (Pelidita. Cuv.)

Ne sont que de fietites maubëchas à bec un peu plus long que la tête. La bordure de leurs pieds est insensible.

\2 Alouette de mer ou ff/ttite Muubèche. (Tringa cinchts

etalpinm)

D'un tiers moindre que la grande maubeche, est, comme elle, en hiver, cendrée dessus, blanche dessous, à poitrine nuagée de gris ( Wils. , VII , lvii , 3 ) ; en été , elle prend en-dessus un plumage fauve tacheté de noir; de petites taches noires sur le devant du cou et la poitrine, et une plaque noire ft>us le ventre. C'est alors . Y Alouette de mer à collier ou TV. alpùta^m., ou IV. cinclus, B. , enl.,

(1) Ajoutez en espèces d'Europe : TV. Twminkii, Leisler , co). 4>t 1: —TV. minuta, Leisl., Naom., ai , F., 5o. En esp. étrang. : TV. leucopt&n , Gm. , L« th., Syn. III, pi. lxxxii ; — TV. atbescens, Temm » col. {1 , 1 ;— TV. maculosa , VieilL ,Dict. ; — TV. pusilla , Wils. , pi. xxxvn , {•

(a) Il * été confondu avec l' Alouette de mer en plumage d'hirer, autrenent petite Maubeche , ou TV. artnaria. Brisson , notamment 9 donne la description d'un oiseau et la figure de l'autre. Le Calidris tringoïde* , Vieil!., gai. 334» p*r*!t use mauvaise figure de cet oiseau en plumage d'été.

ÉCHASS1ERS. * 527

85a; Wils.,Vtt , i*vr, a. V Alouette de mer ordinaire ( 2V. cinçluSy L. ), eul. 85 1 , est an état intermédiaire (1).

Les Çocoali ne différent des alouettes de mer que parce que leur bec est un peu arqué.

L'espèce connue ( Scolopax subarcuata} Gm.; Numenius qfricanus,Lailh.)f Naum.ai, f., a8etao; f., a 7, est, en hiver, noirâtre en-dessus, ondée de grisâtre, et blanchâtre endessous ; eu été , elle a le dos tacheté de noir et de fauve , les ailes grises et le cou et le dessous du corps roux. On là rencontre partout mais toujours très rare.'

Les Palcinelles (a).

Ont le bec un peu plus arqué que le cocorli, et de plus ils manquent de pouce.

On n'en connaît qu'un (ScoL pygmœa , L. ), originaire d'Afrique , mais qui a été vu quelquefois en Europe.

Les Combattauts. (Machetbs. Cuv.)(3).

Sont de vraies maubèches par le port et par leJbec; seulement la palmure entre leurs doigts extérieurs est à peu près aussi considérable que dans les chevaliers, les barges, etc.

Ou n'en connaît .qu'une espèce, Tringa pugnax, Lin., enl.*, 3o5, 3o6. Un peu plus petite qu'une bécassine, célèbre par les combats furieux que les mâles se livrent au printemps pour la possession des femelles. A cette époque, leur tète se couvre en partie de papilles rouges , leur cou se garnit d'une crinière épaisse de plumes, si diversement arrangées et colorées, et saillantes en des sens si bizarres, que jamais on ne trouve deux individus semblables; et même avant et après cette époque, il y à tant de variété dans le plumage des combattants, que les naturalistes en ont formé plusieurs espèces imaginaires (4).. Us

(1) Ici vient probablement Tringa macroplera. Spix, xcu.

(2) M. Vieillot a changé ce itom en Erolia. On a eu tort de nier que cet oiseaiMnanqne de ponce.

(3) Max"^'* pognator. IliAiJ^V, fascus.

(4) Le JChevatier varié, Buff. , esp. ÎV ; Bri*s. , V , pi. x vu , a {Tringa liuttrca, lin. ; Tringa oehropas , B. ; Littorea, Gm.) ; le ChtvaVcr proprement dît, Buff. , esp. H; Brisi. , V, pi. xyu , fig. 1 , cité par Gm. ; khi* ScoL calidrùy la Maubèehe proprement dite , Brisa. V , pi. xx ,

ont toujours les pieds jaunâtres, ce qui , avec leur bec et leur demi -palmure externe, peut aider à les reconnaître. Cet oiseau, commun dans tout le nord de l'Europe , vient aussi sur nos côtes , surtout au printemps, mais il n'y niche pas.

Il y a en Amérique de petits oiseaux semblables aux maubèches, a pieds demi palmés par devant (les Hemipalama, Oh. Bonap.), Tringa semipalmata,W ils., VII, lxiu, 4 ; Tringa brcvirostris, Sp ix, xci 1 1 .

C'est près des maubèches que parait devoir être placé

L'EURINORINQUE. ( EuRINORHYNCHirS. Wîlson. )

Qui s'en distingue par un bec déprimé, et élargi au bout, presque comme celui de la spatule, et dont la seule espèce connue {Plataleapygmea, L.) Eurinorhynchus griseus, Wils., Thunb., A cad. Suec. , 1816, pi. vi , est une des plus rares qui existent, car on n'en connaît qu'un individu gris dessus, blanc dessous , à peine de la taille d'une alouette de mer.

Les Phalropes (Phalaropus. Briss. ) (1).

Sont de petits oiseaux dont le bec, plus aplati que celai des maubèches , a d'ailleurs les mêmes proportions et les mêmes sillons; et dont les pieds ont leurs doigts bordés de très larges membranes comme ceux des foulques.

L'espèce connue ( Tringa lobata. et Tr.Julicaria. L. ) (i). Phalar. fulicarius. Ch. Bonap.

A le bec fort large pour cette famille. Elle est, en hi-

- ver, cendrée dessus, et blanchâtre dessous et à la tète, une

bande noireà la n uque : c'est alors le Pkal. gris, (Tr. lobala),

Edw., 3o8 ; en été, elle devient noire, flambée de fauve

dessus , roussâtre dessous ; il y a en tout temps une bande

fig. 1 {Tringa c«lidris , Gm.) ; l'oiseau de FrUch , pi. 0S8 , ne sont que des combattants en divers état» de plumage , et Ton pourrait en représenter encore beaucoup d'autres variétés

Selon M. Mcyer, le Tringa grenouicensis , La th. , est aussi on jeune combattant.

(1) M. Vieillot « changé ce nom en Crymopkile9 gai. , pi. 970.

(a) M. Meyer confond mal à propos cet oiseau , Edw. , S08 , avec le Tringa hjperborea , et le Tr. juêoa t qui ont des becs de chevalier , et dont nous faisons les Lobipèdes.

ÉCHASSiEftS. 529

blanche sur l'aile , qui est noirâtre. (Test alors le Phalarope rouge (Phalaropus rufus , Bechst. etMeyer; Trùtga fulicaria, L. ) Edw. , i4* (1). Crjrmophiie roux , Vieill., gal.7 270. Gel oiseau est rare en Europe.

i,E9 TOURNE-PTEIRES. ( STREP8ILAS. IL) (a)

Ont les jambes un peu basses , le bec court , et les doigts sans aucune palmure, comme les vraies maubèches; mais ce bec est conique , pointu , sans dépression , compression ni renflement , et la fosse nasale n'en passe pas la moitié. Le pouce touche très peu à terre. Leur bec, un peu plus fort et plus roide à proportion qu'aux précédents, leur aide à retourner les pierres pour chercher des vers dessous.

Il y en a une espèce à manteau varié de noir et de roux, à tête et ventre blanc, àfoitrail et joues noires, répandue dans les deux continents ( Tringa interpres , L., enl. 856 ), et une variée de gris et de brun , qui n'est peotétre qu'un autre âge ( Enl. 3/Jo et 857 ; Vieill. , gai. a37). (3)

Les Chevaliers. (Totanus. Cuv. ) (4)

Ont un bec grêle, rond, pointu , ferme , dont le sillon des narines ne passe pas la moitié de la longueur, et dont la mandibule supérieure s'arque un peu vers le bout. Leur taille «st légère et leurs jambes élevées ; leur pouce touche très peu à terre; leur palmure externe est bien marquée. Les espèces se retrouvent chacune presque par tout le globe.

Le Chevalier aux pieds verts. ( Scol. Gtottis^ L. ) Albin . IL 69. AIdrov. Ornith. 111, 535.BriU Zool. ph ci?

Aussi grand qu'une barge , à bec gros et fort, cendrébrun dessus et aux côtés , à bordures des plumes poiu-

(1) Gmelin a fait une autre confusion en citant cet oiseau comme une variété sons Yhjrperborea.

{a) M. Vieillot a changé ce nom en celai d'AanrARiA , gai. , pi. 387.

(3) Yojneft aussi Edw., i4i> Nanm., Su pi. 6a, f, 1 18$ "Wih., Am. VII. tvu. a. Le Chevalier parie*, enl. 3oo, que M. Mejer rapporte au tournepierre, n'est qu'un combattant.

(4) Totano , nom vénitien d'une barge ou d'un chevalier.

Cillées de brun, a ventre et croupion blanc*, à queue rayée de raies «ferrites et irregulîères, grises et blanches, k pieds verts* En été, il prend des lâches brunes au cou et à ïa poitripe; en hiveT, il est blanc sous tout le corps. (Test le plus grand de nos chevaliers d'Europe.

Le Chevalier noir. ( Barge brune» Buff. Enl. 875. Scolopax

Fusa a. L. Frisch. a36. ) (1).

S vel te comme' une barge, en été brun noirâtre dessus, ardoisé dessous, à plumes liserées ou piquetées au bord de blanchâtre; croupion blanc, queue rayée de brun et de blanc > deux caractères qui se retrouvent plus ou moins' dans tous nos chevaliers; pieds brun s-rougeâ très. En hiver il devient blanc à la poitrine et au ventre , presque cendré dessus et a les pieds rouges. C'est alors le grand Chevalier aux pieds rouges ( ScoL caliSris } L. ) , enl. 876 (2).

Le Chevalier aux pi^ds muges ou Gambette. (Triaga gam- 6e£Ca.Gm«)EnJL 845. Frisch. ?4<>* Nauni. 9. f» g*

En été, brun dessus, avec des taches noires e^ quelque peu de blanches aux bords des plumes , blanc dessous avec mouchetures brunes, surtout au cou et k la poitrine, pieds rouget j de nombreuse» raies brunes et blanches sur , la queue* eahiver, ses mouchetures sont presque effacées, et son- maateàu . est d'un gris brun presque uniforme ; c'est alors» la fig. enl,. 8127. Sa taille est d'un quart moindre.

Le* Chevalier à longs pieds. BonelH. ( Totanus stagnaùlis.

fiechst. )

Un peu moindre que la gambette, mais à jambes encore pi us 'hautes et plus grêles : en été', son dos est brun avec des tachea ir régulières noires, s©n ventre blanc, et il a des mouchetures brunes sous le cou et la poitrine; en hiver son manteau devient gris uniforme , et le dessous de son corps blanc. Les rayures de sa queue sont irrégulières et parallèles aux bords.

(1) Selon M. Meyo.r, h» Sool. curontod et eantabrigiensis , et fe Ttinga alra , Gm. , doivent se rapporter* cet oiseau. Les deux premiers sont des jeunes.

(2) Sous le feux non de barge grise.

ÉCH ASSIEDS. 53 1

Le Bécasseau ou Cul-blanc de rivière* (Trinçcrochropus. L.)

Enl. 843.

Noirâtre-bronze dessus , le bord des plumes piqueté de blanchâtre , blanc dessous, moucheté de gris au-devant du cou et aux côtés , trois bandes noires seulement sur la moitié inférieure de la queue, les pieds verdâtres; encore plus petit que les deux précédents. Cest iin bon gibier, commun aux bords de nos ruisseaux, quoiqu'il y vive assez solitaire.

Le Bécasseau des boù. ( Tringa glarcotà. Gm. )

Diffère surtout de celui de rivière , parce qu'il a sept à huit rayures noirâtres , sur toute la longueur delà queue. Les taches pâles de son dos sont plus large*. En hiver , les mouchetures de son cou et de sa poitrine s'effacent près* que entièrement.

La Guigne t te. ( Tringa hypoleucos. L. ) Enl. 85o. Tôt. macuiarius. "Wils. VII. ux. i. *.?

Le plus petit de nos chevaliers; de la taille de l'alouette de mer, brun -verdâtre- bronzé dessus, avec des traits transverses fauves et noirs sur l'aile, devant et dessous blancs, le croupion et les pennes moyennes de la queue de la couleur du dos, les latérales seules- rayées de blanc et de noir comme aux autres chevaliers. Jeune, elle a un liseré fauve clair aux plumes du dos, et aux petites couvertures de l'aile. La guignette vit comme le bécasseau , et dans les mêmes lieux.

Parmi les chevaliers étrangers, il faut surtout remarquer l'espèce à gros bec et à pieds demi palmés de l'Amérique septentrionale (Scoiopax semipaimala , L.) Encycl. méth., pi. d'orn« , pi. lxxi , 6g. t j Wils*, VH , lvi > 3 , presque aussi grande que notre première espèce , k bec plus court et plus gros, k plumage gris-brun dessus, blanchâtre dessous , moucheté de brunâtre au cou et à la poitrine } k doigts bien bordés , k palmures presaue égales et considérables (ji).

(i) M. Ch. Bonap. fait sur ce caractère ton sont-genre Càtoptrophoituft. Ajoutez aux chevaliers ordinaires Tôt. speculifirus, assez semblable au Semipalmatiu , mais pins haul sur jambes , à bec plus long et à pieds

53a . / oiseaux

Les Lobipèdes. ( Lobipes. Cuv. ) (1 )

Que nous croyons devoir séparer des phalaropes, dont ils out les pieds, s'en distinguent par leur bec, qui est celui d'un chevalier; te) est

Le Lobipède àhausse-col. (Tringa fyperborea. L.)Enl. 766- Dont Tr£ngaJusca,lL,dw. 46, est probablement lafe melleoulejeune.

Ce petit oiseau gris dessus , blanc dessous, teinté de roux aux scapul aires , a autour de sa gorge blanche un large hausse -col roux (a).

, , Les Ècbasses. ( Himavtoptjs (3). Briss. }

Ont le bec rond , grêle et pointu , plus encore que Jes chevaliers jie sillon des narines .n'en occupe que moitié. Ce qui les distingue et leur a donné leur nom, ce sont leurs jambes excessivement .grêles et hautes , réticulées et desti-

■ ■ 1 1 i m 1 il i< I . ,1 ■ 1

ordinaires j — ToU vociferus, Wils., VII , ltiii , 5 , ou ToL melanolcucos , Ord. , th.- — Tôt. flavipe$% "Wils., ltiii, \\ — Toi. toiàaraut ( Tôt. glareoltu , Wils.) , Wils. , VII , ltiii , 3.

Le Tôt. bartramms , Wils ,VI1, lix, a, a le bec pins court à proportion que le» autres espèces , mais du reste il en a tous les caractères.

iV. B. Ce genre des chevaliers , mêlé par Buffen de plusieurs variétés de combattants , a été disperse par Linnaeus dans ses deux genres Scolopax et Tringa , sans aucun motif. Buûou en a mis deux espèces parmi les Barges. Cette confusion n'est pas encore entièrement débrouillée, parce que je n'ai pas pu observer toutes les espèces étrangères. Il est aisé de voir cependant qu'après mes déterminations, je n'ai pas du conseirer le genre Atites d'Iliger.

On doit encore remarquer que les descriptions tes plus exactes ne peuvent faire distinguer sûrement lés espèces, tant que Ton n'aura pas séparé , d'après les formes de becs indiqués ci-dessus , mes chevaliers de mes maubèches et de mes barges. C'est ce qui m'a empêché de donner complètement la synonymie de Bechstein et de Merer.

(1) M. Vieillot , par affectation de changement , a laissé à ceux-ci le nom de Phalaropes.

(a) Ajoute» Pltalaropus frenatus, Vieîll. , gai. , pi. 271. ou PhaUrope Useré, Temm. , col. 370; Wils , Am. , IX, pi.- iX\i\ , f. 3? C'est le sous-genre Holopodius, Ch. Bonap.

(3) Himantopus , pieds en forme de cordon (à cause de leur faiblesse) : c'est le nom de cet oiseau dans Pline.

ÉCHASSIBRS. 535

tuées de pouces, dont les os *out S» faibles, qu'ils rendent

leur marche pénible.

On n'en connaît en Europe qu'une espèce, blanche, à calotte et manteau noirs, à longs pieds rouges ( Charadrius himantopuSy L., enl. 878 ) ; elle est assez rare , et ses moeurs sont peu connues (1).

On ne peut guère placer qu'ici

Les Avocettbs. (Recurvirostra. L. )

Quoique leurs pieds , palmés à peu près jusqu'au bout des doigts, puissent presque les faire considérer comme des oiseaux nageurs; mais leurs tarses élevés, leur» jambes à moitié nues, leur bec long, grêle, pointu, lisse et élastique , et le genre de vie qui résulte de cette conformation > tendent également à les rapprocher des bécasses. Ce qui les caractérise et les distingue même de tous les oiseaux ,. c'est la. forte courbure de leur bec vers le haut. Leurs jambes sont réticulées et leur pouce beaucoup trop court pour toucher à terre.

L'espèce d'Europe (Recurvirostra avocelta, L.), enl. 353, est blanche, avec une calotte et trois bandes à l'aile noires, et des pieds plombés, c'est un joli oiseau, d'une taille élancée > qui fréquente les bords de la mer en hiver. L'espèce d'Amérique ( R. ameriùana. )/ Wils., VIÏ, lxiii, a; Leach , Zoolog. miscell. , pi. 101 , en diffère par un capuchon roux. •

il y en a sur les côtes de la mer 6e$ Indes une troisièmetoute blanche,, à ailes toutes noiies, à pieds rouges (72.. ' oricntalisy Nob. ) (a)

La famille

Dbs Macrodactyi.es.

À les doigts des pieds fort longs et propres à

marcher sur les herbes des marais, ou même à

(1) Ajout** Htm. niçricollts, Wjls., Amer. , VU, pi. lyiu, a, et VieilL, gai. , pî. aag.

(*) M. Vieillot a change ce nom en Hccwvir. leucoccphala, gai. , pi. a; 2 . '

534 OISBA.UX

nager , surtout dans les espèces nombreuses qui les ont bordés. Cependant il n*y a pas de membranes entre les bases de leurs doigts, pas même entre celles des externes» Le bec, plus ou moins comprimé par les côtés , s'alonge ou se raccourcit selon les genres ! sans arriver jamais h, la minceur ni à la faiblesse de celui de la famille précédente. Le corps de ces oiseaux est aussi singulièrement comprimé, conformation déterminée parFétroitesse du sternum; leurs ailes sont médiocres ou courtes , et leur vol faible. Ils ont tous un pouce assez long.

On les a divisés en deux tribus , selon que leurs ailes sont armées ou non*; mais ce caractère souffre des exceptions.

Les Jàcanas. Eriss. (Pa&ra. Lin. ) (1).

Se distinguent beaucoup des autres échassiers par des pieds à quatre doigts très longs , séparés jusqu'à leur racine, et dont les ongles, surtout celui du pouce, sont aussi très longs*et très pointus , ce qui les a fait nommer vulgairement chirurgiens. Leur bec est asse% semMaUe à celui des vanneaux par sa longueur médiocre et le léger renflement de son bout , et leur aile est armée d'un éperon. Ce sont des oiseaux criards et querelleurs, Vjui rivent dans les marais des pays chauds , y marchant aisément sur les herbes, au moyen de leurs longs doigts .

L'Amérique eu nourrit quelques espèces qui ont sur J a

(i) Jaçaiu ou Jafutnay est proprement au Brésil le nom de* poules d'eau. On y nomme les Chirurgiens acjuapuazos y parce qu'Us marchent sur les herbes aquatique* nommées aquape (d'Azat.). Peut-être est-ce par une faute de copiste que l'un d'eux est nomm aguapcccaca dans .Margrave.

Parra est le nom latin d'un oiseau inconnu..

ÉCHASS1ERS. 555

base du bec une membrane nue, couchée et recouvrant une partie du front.

Le Jacana commun. ( Parra jacana , L.») Enl. 3a* <

Noir, à manteau toux , les premières pennes des ailes vertes, des barbillons charnus sous le bec. C'est !e plus commun titans toutes les parties chaudes de FAmérique. 11 a des aiguillons très pointus (i)< H y eu a Aussi quelques-unes de telles en Asie,

Le Jacana brimzé. ( Porta œnea. ) (*).

A corps noir, changeant en bleu et en violet, à manteau vért-bronzé, à croupion et queue roux-sanguins, à pennes antérieures de l'aile vertes; une raie blanche derrière l'œil. «Ses aiguillons sont mousses et petits.

On en a découvert en Orient qui manquent de cette membrane, et qui se font d'ailleurs remarquer par des singularités dans les proportions de leurs pennes.

Le Jacana à longue queue. ( Parra chinensis. ) Encycl. méth., Orn., pi. 61, f. i; Vieill.,,gal. a65.

Bîun , à tête, gorge, devant du cou et couverture des ailes blancs, le derrière du cou garni de plumes soyeuses jaune-doré, un petit appendice pédicule au bout de quelques-unes des pennes des ailes; quatre des pennes de la queue noires et plus longues que le corps. Le Chirurgien de Luçoh de Son n era t (Parra luzoniensis) n'est que son jeune âge : outre quelques différences de couleur-,, il n'a pas encore de longue queue.

11 y en a aussi en Orient qui ont une crête et point d'eperon aux ailes, P. gaiiwacea, Tem. , 464.

(1) Le J. varie* (P. variahilis), eul. 846, n'est que le jeune âge du commun. Le P. brasiliensis et le P. nigra n'existent que sur l'aaLorite* un peu équivoque de Margrave. Le P. viridis, qui ne repose aussi que Stfr la description de Margrave, me parait, par cette description même, être une talève. Le P. aftitana de Lath. diîfère à peine. Poor le P. chmwia, vojex ci-dessous l'article du KamichL

(a) M. Vieillot a change ce nom spécifique en fnclanoMorU , gai/ 36*4. C'est aussi le Parra sttperciliosa M Horaf.j Jav.

556 btsE.iux

Les Kamichi. (Pau»medea. L. )

Représentent , à beaucoup d'égards , les jacanas , mais en très grand , par les deux forts ergots qu'ils portent a chaque aile, par leurs longs doigts et par leurs ongles forts, surtout celui du pouce, qui est longuet droit comme aux alouettes; mais leur bec, peur fendu , est peu comprimée , non renflé, et sa mandibule*supérieure légèrement arquée. Leurs jambes sont réticulées.

L'espèce connue ( Palamcdea corrwta, L. ), enl. 45r, Vieill., gai. 261 , Anhima au Brésil, Camouchc à Cayenoe, etc., est plus grande que l'oie, noirâtre avec une tache rousse à l'épaule, et le sommet de sa tête porte un ornement singulier, une longue tige cornée mince et mobile. Ses doigts n'ont point de palmure. Cet oiseau se lient dans les lieux inondés de l'Amérique méridionale, et fait entendre de loin les éclats d'une voix très forte* U vit par paires avec beaucoup de fidélité. On a dit qu'il chassait aux reptiles ; mais quoique son estomac soit peu musculeux, il ne se nourrit guère que d'herbes et de- graines aquatiques (1).

On a fait un geure distinct

Du ChaÏa du Paraguai, d'Azz. (Chauna, d*lliger) (a). Parro chavariày L. , col. atg* Vieill. , gai. 267.

Qui n'a point de cerne sur le vertex, et dont J 'occiput est orné d'un cercle de plumes qui peuvent se relever. Sa tête et le haut de. son cou ne sont revêtus que de duvet, et il a un collier noir. Le reste de son plumage est plombé et noirâtre, avec une tache blanclfe au. fouet de l'aile et une autre sur la base de quelques grandes pennes. Il y a une palmure assez marquée entre ses doigts externes. Il mange surtout des herbes aquatiques, et les Indiens de Carthagèneen élèvent quelques individus dans leurs troupeaux d'oies et de poules , parce qu'on le dit fort coura-

(1) Bajon , Mém. sur Caverne, II , 284.

(9) M. Vieillot a changé ce nom en Opistolophus

ÉCHASSIBRS. 537

geux et capable de repousser même le vautour. Un phénomène singulier , c'est que sa peau , même celle de ses jambe^, est enflée, par Pair interposé entre elle et la chair et craque sous le doigt.

C'est près des kamichis que nous croyons devoir placer, quoiqu'ils n'aient presque pas de nu à la jambe (1) ,

Les MSGAPODES. ( MlGAfcODIUS. )

Cest un genre nouvellement découvert à la Nouvelle- Guinée , à bec voûté, un peu comprimé, dont les narines membraneuses prennent près de moitié , à jambes fortes assez hautes, écussonnées, à.pouces et doigts long terminés par de grands ongles un peu plats } ils ont la queue courte , du nu autour de l'œil, et leur poignet offre un petit tubercule, premier et léger vestige de l'éperon des kamichis. Leur palmure est très courte entre les doigts externes et un peu plus grande entre les internes. Ces oiseaux pondent des œufs d'une grandeur disproportionnée à leur taille.

Il y en a une espèce huppée presque comme le Cbava»a ( le Megap. Duperrey , Less. et Gara., Voy. de Duperr., Zool. , pi. 37 ); deux autres (les M. de Freycinet et de Lapeyrousey Quoy et Gaym. , Voy. de Freyc, pi. 28 et 17, et col. 2*o ) n'ont Jpoint de huppe (2). Une quatrième, plus petite (VAlec telie de Du/vitfe,Voy. deDup.,pl. 38), paraît n'avoir point de queue.

Dans la tribu dont les ailes ne sont point armées, Linnaeus comprend , soûs le genre fiflica , ceux dont le bec se prolonge en une sorte d'écusson qui recouvre le front ; et sdus le genre rallus } ceux qui n'ont point cette particularité.

(1) Le Raie de Genest n'a non plus presque aucune partie de la jambe nue.

(a) Le Mégap. Duperreyr se nomme tauon à Manille. Quoique égalant à peine la perdrix, il pond un oeuf presque aussi grand que celui d'une oie. Nous derons cette observation à M. Dussumier. Aj. le Mégap» à pied* rouges , col. 4 1 » •

538 oisiiAux

Les Râles. ( Rallus. L. )

Qui d'ailleurs se ressemblent beaucoup entre eux , présentent des becs de proportions très différentes.

Parmi les espèces qui l'ont plus long ( Rallus , Bechat.) , on compte

Le Raie d'eau et Europe. ( Rallus aquaticus. L. ) Enl. ^49-

Naum< %o* f. 4*«

Brun- fauve, tacheté de noirâtre dessus, cendré-bleuâtre dessous^ à flanc* rayés de noir et de blanc, commun sur nos ruisseauxet nos étangs, où il nage assez bien, et court légèrement sur les feuilles des herbes aquatiques, se nourrissant de petites crevettes; sa chair sent le marais (i). D'autres espèces (C&EX, Bechstein ) ont le bec plus court* On y range

Le Raie de genêts, vulg. Roidercailles. {Rallus crex , L. ) Enl. 750. Frisch. 21 a. B. Naum. 5. f. 5.

Brun-fauve, tacheté de noirâtre dessus, grisâtre dessous, à flancs rayés de noirâtre, à ailes rousses. Il vit et niche dan$ les champs, y courant dans l'herbe avec beaucoup de vitesse. Son nom latin crex est l'expression de son cri. On l'a appelé roi des cailles, parce qu'il arrive et part avec elles, et vit solitaire dans les mêmes terrains, ce qui a fait croire qu'il les conduisait. II se nourrit de graines aussi-bien 'que d'insectes et de vermisseaux.

La MaroueUe ou petit Raie tacheté*. ( Rallus porzana. L.) Enl. 7$i, Fnsch. 211. Naum. Si. f. 4?»

Brun-foncé, piqueté de blanc, à flancs rayés de blan-

(1 ) Il j en a au Cap une espèce ou variété, BaUuseœmUsc«nsr Cov.t qui a seulement les raies blanches et noires de l'abdomen plu* étendues. Ajou tez en Ralles d'eau : Rallus virginianus , Edw. , 729 ; Wîïs., lxu , 1 : — Crépitais, &. aj — Longiroslrit , cal. 849; — Knricg€au»% çnl. y?^;— Philippensisfenl. 774? — Torquatus;—Striatus; — le Fulicç caftnnensby frai est tin vrai Baie, enl. 35a, ausfti-bieA que le* GallixttU gigasy Spîx, jtcixj — Sarracurajid'. , xcviti ; -^- Jffangie, id, xcm ; — Ruficeps , îd. , xc*î, et €oétia9îd.y xcr.~Lc Ralluifitsctâ, enl. 77$, commence à avoir un bec plus court.

ÉCHASSIBRS. 539 V

châtre \ se tient près'des étangs, fait avec du jonc un nid en forme de nacelle, qu'elle attache à quelque tige- de roseau $ nage et plonge fort bien, et ne quitte notre payt que dans le fort de l'-hiver ( 1 ).

Le genre

Fuliga , L.

Peut se subdiviser comme il suit, d'après la forme de son bec et les garnitures de ses pieds.

Les Poules d'eau. ( Gallinula , Briss. et Latb. )

Ont le bec à peu près comme le raie de terre, dont elles se distinguent par la plaque du front, et par des doigts fort longs f munis d'une bordure très étroite.

La poule d'eau commune. ( Fuiica chloropus. L. ) Bnl . 877.

Frisch. aog» Naum. 39. f. 38.

Brun-foncé dessus , gris d'ardoise dessous, avec du blanc aux cuisses , le long du milieu du bas-ventre et au bord extérieur de l'aile. Les jeunes {Fuiica fusca, Gm.), poulette d'eau, Bu ff., sont plus claires, et ont la plaque frontale plus grande (a).

Les Taleves ou Poules sultanes. ( Porphyrio , Briss. )

Ont le bec plus haut relativement à sa longueur; les doigts très longs , presque sans bordure sensible, et la plaque •

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( 1 ) Noos avons encore en Europe deux Baies à bec court inférieur* à 1» Marooette, R. Baillioni, Vieillot, Dict., ei R. pusUlus, Naum., 3a, F. 43. Parmi ces Raies à bec. court , peuvent se ranger les Rallus cayennensis , cul. 753 et 368 ; — Minutus , enl. 847 \ — Jamaicensis , Edw. , 378 ; — JVoreboracensis, Vieill.,gaLa66 ; — Nigro-lateralis , Lichtenst; — Carolinus , Edw. 144. Wils., 48,a5 — Gallinula eurizona, T., ool. 417 ; — G. rubiginosa , id., col» 387.

Le Rallus bengaUnsis, Gm., est une Rhynduh. ' (a) La Poule iTeau ardoisée de Vlnât, Vieill. , gaL a68 , diffère à fieine de la commune j — la P. deau tachetée ou grineUe , £ nœvia , Alb., II, 73, n'est qu'un jeune raie de genêts. Aj. la P. <Vcau des Jnd%sy Rallus phœnicurus , enl. 896.

I ôio OISEAUX

frontale considérable , tantôt arrondie, tantôt carrée dans le haut. Elles se tiennent sur un pied en portant de l'autre les aliments au bec. Leurs couleurs sont généralement de belles nuances de violet, de bleu et d'aigue-marine. Telle est

La Poule sultane ordinaire. ( Fuliea porphyrzo , L. )

Edw. 87.

Bel oiseau d'Afrique, naturalisé aujourd'hui dans plu* sieurs lies et cotes de la Méditerranée. Sa beauté pourrait rai re l'ornement de nos parcs ( 1 ) • •

Enfin,

. Les Foulques proprement dites ou Morelles (Fulic jl, Bris*.}

Joignent à un bec court et a uqe plaque frontale considérable des doigts fort élargis par une bordure festonnée , qui en font d'excellents nageurs; aussi passent-elles toute leur vie sur les matais et les étangs. Leur plumage lustré ne s'accommode pas moins que leur conformation à ce genre de demeure, et ces oiseaux établissent une liaison marquée entre l'ordre des oiseaux de rivage et celui des palmipèdes*

Nous n'eu avons qu'un,

La Foulque ou Morclle d'Europe. (Fuliea atra , F. aierrima, et F. œtfUops. Gm,)Enl. lo^.Frisch. ao8. Naum.

De couleur foncée d*ardoise à plaque du front, et bord des ailes de couleur blanche 5 la plaque devient rouge au temps de l'amour: commun partout où il y a des étangs (2).

(t) Les FuUca maculaïa^jlavipet etjfisUilàns, ne reposent originairement que tar de mauvaises figures données par Gesoer, d'après les dessins qui loi avaient été envoyé». Mais les Fuliea martinica et flavirostris sont de vraies Talèves. Le Martinica est dans Vieil!., gai. *&j. Ajoutez la Talève à manteau verd (Porph. smaragnotus , T.), enl. 910; — - la T. <r manteau noir ( Porpk. melanotot , T.) ; — la T. meunier. [Porph, pulvcruUntus, T.), col. 4<>5 ;— la T. émerauûine {Porph. smaragdinus7T .), col. 4*i ; —la T. blanche ( Porph. albus, L.), Philip. , Vojr. à Bot.- Bay, p. 3^3 ; J. While , p. a38.

\i) Ajouter la Foulque de Madagascar (Fui. crùtata , Gm.) , enl. 797 ; Vieill. , gai. 269.

ÉCH ASSIEDS. 64 1

Nous terminerons % ce tableau des échassiers par trois genres qu'il est difficile d'associer à d'autres , et que Ton peut considérer comme formant séparément de petites familles.

Les Vaginales. (Chionis. Forster. Vaginalis. La th.)

Leurs jambes sont courtes , presque comme dans les gallinacés, leurs tarses écussonnés, leur bec gros et conique , et sur la base est une enveloppe de substance dure , qui parait pouvoir se soulever et se rabaisser.

On n'en connaît qu'une espèce de la Nouvelle-Hollande ( Voy. Chionis } Lath. 111, pi. 89 ; Chionis necrophaga, Vieil!. ? gai. a58), de la taille (Tune perdrix, à plumage entièrement blanc. Elle se tient sur les bords de la mer, où elle vit des animaux morts que les flots rejettent sur le rivage.

Les Giauolês ou Perdrix de mbr. (<?lareola. 6m. )

Leur bec est court , conique , arqué tout entier, assez fendu , et ressemblant à celui d'un gàllinacé. Leurs ailes excessivement longues et pointues , leur queue souvent fourchue , rappellent le vol de l'hirondelle (1) ou des palmipèdes de haute mer; leurs jambes isont de hauteur médiocre , leurs tarses écussonnés , leurs doigts externes un peu palmés, et leur pouce touche la terre. Elles volent en. troupes et en criant aux bords des eaux. Les vers et les insectes aquatiques font leur nourriture.

L'espèce d'Europe ( Glareola austriaca ^Gm. ), en h 88a $ Glarcola pratincola, Leach*,Trans. lin ., xm, pi . xii, Naum. , 29, F. 59, est brune dessus, blanche dessous et au croupion $ sa gorge est entourée d'un cercle noir; la base de son beç

(1) Limaaeas (fedit. Xll) avait même rangé l'espèce commane dans le genre Hirimdo, sous le nom d1 Hir. praùncola.

54a uift&Mj*

et set pieds «ont rougeitres. H paraît qu'on la trouve dam tout le nord de l'ancien monde (i).

Notre dernier genre sera celui des

FUàMMÀWTS. (PHOETQCOPTEaUS. L.)

L'un des plus extraordinaires et des plus isolés parmi tous les oiseaux. Leurs jambes, d'une hauteur excessive, ont les trois doigts de devant palmés jusqu'au bout, et celui de derrière extrêmement court; leur cou, non moins grêle ni moins long que leurs jambes, et leur petite tète , portent un> bec dont la mandibule inférieure est un ovale ployé longitudinalement en canal demi cylindrique, tandis que la supérieure, oblongue et plate, est pJoyée en travers dans son milieu pour joindre l'autre exactement. La fosse membraneuse des narines occupe presque tout le côté de la partie qui est derrière le pli transversal, et les narines elles-mêmes sont une fente longitudinale du bas de la fosse. Les bords des deux mandibules sont gâtais de petites lames transversales très fines, ce qui, joint à l'épaisseur charnue de la langue, donne à ces oiseaux quelque rapport avec les Canards. On pourrait* même placer les flammants parmi les palmipèdes , sans la hauteur de leurs tarses et la nudité de leurs jambes. Ils vivent de coquillages , d'insectes , d'œufs de poissons, qu'ils pèchent au moyen de leur long cou , et en retournant Içur tête pour employer avec avantage le crochet de leur bée supérieur. Ils font' dans les marais tin nid de terre élevé , où ils se mettent à cheval pour couver leur&œufs, parce que leurs longues jambes les empêchent de sfy prendre autrement.

L'espèce commune (Phœnicopterïis ruber], enl. 68, est

haute de trojs et quatre pieds. Cendrée à ùiêcbes brunes

(0 Gfareola ncevia , Gm. , est le jeune de l'espèce commune. Payez Leach, Tran$. lin. , XIII , pi. xn , f. a. Ajoutez Glar. australis , Leach, t Ioc. cil. , pi. xi v , ou Clar. isabella , Vicill. , gai. a63 ; — Glar, orientais, Leach , pi. xm ; — Glar. lacUa, Tcmm. , col. 399.

la première année, elle prend du rose au* ailes la seconde 5 et devient pour toujours, la troisième, d'un rouge pourpré sur le dos, rose sur les ailes. Les pennes des ailes sont noires ; le bec jaune et noir au bout , les pieds bruns.

Cette espèce est répandue sur tout l'ancien continent, au-dessous de"4o°. On en voit des troupes nombreuses chaque année sur nos côtes mdri dionales $ elles remontent quelquefois jusque vers le Rhin*

M. Temmink pense que le FI animant d'Amérique, tout entier d'un rouge vif, Wils;, A ni y YW, 66, etCatesb. *]3f diffère par l'espèce de celui de l'ancien monde (1).

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