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PREMIER ORDRE DES ECHIINODERMES

LES PEDICELLES

Se distinguent par des organes du mouvement qui leur sont tout particuliers. Leur enveloppe est percée d'un grand nombre de petits trous placés en séries très régulières , au travers desquels passent des tentacules membraneux, cylindriques, terminés chacun par un petit disque qui fait l'office de ventouse. La partie de ces tentacules qui reste à l'intérieur du corps est vésiculaire ; une liqueur est épanchée dans toute leur cavité , < t se porte , au gré de l'animal , dans la partie cylindrique extérieure qu'elle étend ; ou bien elle rentre dans la partie vésiculaire intérieure , et alors la partie extérieure s'affaisse, C'est en allongeant ou en raccourcissant ainsi leurs centaines de petits

(I) Lamarck les nomme Radaircs Échinodermes.

ÉCIIINODERMES 350

pieds ou de tentacules, et en les fixant par les ventouses qui les termiment , que ces animaux exécutent leurs mouvements progressifs. Des vaisseaux parlant de ces petits pieds , se rendent dans des troncs qui répondent à leurs rangées , et qui aboutissent vers la bouche, lis forment un système distinct de celui des vaisseaux intestinaux, qui s'observent dans quelques espèces (1).

Linnœus en fait trois genres très naturels, mais assez nombreux , et comprenant des espèces assez variées pour être considérées comme trois familles.

Les Astéries (Asterias. L.), vulgairement Étoiles de mer.

Ont reçu ce nom parce que leur corps est divisé en rayons , le plus souvent au nombre de cinq, au centre desquels, en dessous, est la bouche , qui sert en même temps d'anus.

La charpente de leur corps se compose de petites pièces osseuses diversement combinées, et dont l'arrangement mériterait d'être étudie. Elles ont une grande force de reproduction et non-seulement reproduisent le» rayons qui leur sont enlevés isolément , mais un seul rayon avec le centre conservé peut reproduire les autres, ce qui fait qu'on en trouve assez souvent d'irrégulières.

Dans

Les Astéries proprement dites. (Astérias, Lam.)

Chaque rayon a en dessous un sillon longitudinal, aux côtés duquel sont percés tous les petits trous qui laissent j^asser les pieds. Le reste de la surface inférieure est muni de petites épines mobiles. Toute la surface est aussi percée de pores qui laissent passer des tubes beaucoup plus petits que les pieds, servant probablement à absoi-ber l'eau, et à finlroduire dans la cavité générale pour une sorte de respiration. Sur le milieu du corps, un peu de côlé, se trouve une petite plaque pierreuse à laquelle répond intérieurement un canal rempli de matière calcaire que Ton croit servir à l'accroissement des parties solides. A l'intérieur, on voit un grand estomac, immédiatement sur la bouche, d'où partent pour chaque rayon deux cœcums, ramifiés comme des arbres, et suspendus chacun à une sorte de mésentère. Il y a aussi deux ovaires dans chaque rayon, et il paraît que les Astéries se iécondent elles-mêmes. Un système vasculaire particnlier correspond à leur intestin, et il y en a un autre pour les pieds.

Tiédemann regarde comme leur système nerveux, un fdet très fin qui entoure la bouche et envoie un rameau à chaque bras, lequel marche entre les pieds extérieurement, et donne deux ramusculesà l'intérieur.

Leur charpente osseuse consiste principalement pour chaque branche , eu une sorte de colonne régnant le long de la face inférieure, composée de rouelles ou de vertèbres articulées les unes avec les autres , et desquelles partent les branches cartilagineuses qui soutiennent l'enveloppe extérieure. Entre les racines de ces branches sont les trous par oii passent les pieds. D'autres pièces

(1) Sur l'organisation des Astéries , des Oursins et des Holothuries, on doit consulter principalement la belle Jloiiographie aiialomique qu'en a donnée Tiédemann : Landïhut ;. ]81G,in-fol.

û5i ZOOI'IIYTES

osseuses , auxquelles s'iiltachent souvent des épines mobiles , {jarnisseul, dans beaucoup d'espèces , les bords latéraux des branches.

Certaines Astéries ont la forme d'un pentagone à côtés rectilignes , plutôt que d'une étoile. Le rayonnement n'est marqué au dehors que par le sJlloii des pieds (1).

D'autres ont sur chaque côté du pentagone un léger angle rentrant (2).

En d'autres , les côtés sont concaves , ce qui commence à leur faire prendre une figure d'étoile (3).

Dans ces diverses espèces les cœcums et les ovaires ne s'alongent point autant que dans le plus grand nombre des autresqui ont leurs rayons alongés et séparés par des angles rentrants bien marqués.

Telles sont

VJstérie vulgaire ou rougeâtre. {Ast. rubens, h.) Encycl, CXUI, 1, 2.

Qui est excessivement commune sur toutes nos côtes, au point qu'on l'emploie en quelques endroit* pour fumer les terres. i: Astérie glaciale. (Ast. glacialis, L.) Link. XXXVIII, 69. Encycl. CVII et CVIII.

A souvent plus d'un pied de diamètre. Les épines qui revêtent le dessus de son corps sont entourées d'une foule de petits tubes charnus, qui forment comme des coussins autour de leurs bases.

V Astérie orangée {Ast. awantiaca , L.) Link. VI, VII, XXIII. Encycl. CX. Egyp. Echin. pi. iv, 1.

Est notre plus grande espèce; les bords de ses branches sont garnis de pièces en pavés, sur lesquels s'articulent de lortes épines mobih.s. Tout le dessus est couvert d'autres petites épines terminées en tètes tronquées et hérissées (4).

Quelques-unes ont un nombre de rayons supérieur à cinq (5). Leurs cœcums et leurs ovaires sont très courts.

On a dû séparer des autres Astéries les espèces où les rayons n'ont point en dessous de sillon longitudinal , pour loger les pieds ; généralement ces rayons ne sont pas creux et l'estomac ne s'y prolonge pas en cœcums , mais ses proéminences restent dans leurs intervalles. La locomotion se fait principalement par les courbures et le mouvement des rayons , et non pas par les pieds^ qui sont trop peu nombreux.

Lamarck nomme Ophiures celles qui ont autour d'un disque central cinq rayons non branchus; mais on doit encore distinguer

Celles où ces rayons sont garnis de chaque côté d'épines mobiles; les petits pieds charnus sortent aussi de chaque côté d'entre les bases de ces épines (6).

(1) Astcrias discoïdea , Lam. Encycl. méth. , vers, XCVII , XCVIII ; — Ast. tesselata, \ar. A , Lam. Link. , XIII , 22 ; Encycl. XCVL

(2) Astcrias mciiibranacea , Linck. I, 2; — A. rosacea , Lam. , Encycl., XCIX , 2, 3.

(3) Ast.tcHselata, Var.C. et D , Lam. Link. , XXIII , 37, XXIV, 39 , Encycl. 97 et 98 , 1 et 2 ; — Ast. equestris , L. et Lam., Linck. , XXXIII , 53 , Encycl. , CI et Cil ; — Ast. roticulala , Lam. Link.XLI , XLIÏ , Encycl. , G, 6 , 7; — Ast. militaris , Mûll, Zool. dan., CXXXI :,—Ast. minuta, Scb. III, v, 1, 4,15, Encycl. , C. 1-3 ; — Ast. nodosa , Link. , II , llIetVII, Encycl. ,CV,CVI.

(4) Ajoutez : Ast. roseu , Miill. ZooL dan. , LXVII ; — Ast. violacca , ib. , XLVI ; — Ast. echinophora. Lam. Link. , IV, 7, Encycl, CXIX, 2, 3; — Ast. variolata, Lam. Link. VIII, 10; Encycl. , ib. 4 , 5 ; — Ast. lœvigata , Link. , XXVIII , 47; Encycl., CXX; — Ast. scposila, Link. , IX, 16. Encycl. ,1,2.

(5) Ast. paposa , Link. XVII , 28 , XXXIV, 54 , Encycl. , CVU ,3,4,0, 7;— Ast. echiniles , Lam. Solander el Ellis, Corail. LX-LXII Encvcl. , CVII , A-C ; — Ast. helianthus, Lam. Encycl. , CVIII el CIX.

(0) Asl. ni'jra, Mixll. Zool. d. , XCIII; ~ Ast. iricolor, ib , XCVII; — Ast. fraytlis .

TEDICELLES. 33.")

Et celles où n'ayant point d'épines latérales, mais étant garnis d'écailles im- Ijriqiiées, ces rayons ressemblent à des queues de Serpents. Le disque central a, dans chaque intervalle des rayons, à la face où est la bouche, quatre trous qui pénètrent dans l'intérieur , et servent peut-être à la respiration, ou, selon d'autres, à la sortie des œufs. [1 n'y a de pieds que dans cinq sillons courts, qui forment une étoile autour de la bouche (1).

Les GoRGONOcÉPHALES , Lcach (2) , nommées Eukyales par Lamarck sont celles ovi les rayons se divisent dichotomiquement. Il y en a où cette division commence dès la base des rayons , et qui présentent l'apparence d'un paquet de Serpents ; on les a nommées Yulgairement Tête de Méduse (5). La base de chaque rayon a deux trous pénétrants.

Mais il y en a aussi où la division ne CQmmence qu'au bo ut du rayon et se répète peu (4).

On doit encore plus séparer des autres Astéries ,

Les Alecto de Leach , que Lamarck appelle Comatules. Elles ont cinq grands rayons articulés , divisés chacun en deux ou trois, qui portent deux rangées de fdets articulés; ces cinq rayons s'attachentà un disque pierreux, qui porte encore du côté opposé à la bouche , une , deux ou trois rangées d'autres filets articulés sans branches, plus courts et plus minces que les grands rayons, et qui , dit-on , leur servent à se cramponner. Le sac qui contient les viscères est au centre des rayons , ouvert d'une bouche en étoile , et d'un autre orifice tubuleuxqui pourrait être l'anus (5).

C'est près des Comatules que doivent être placés

LesEnckines. (Encrinxjs. Guettard.) (6)

Que l'on pourrait définir (7) des Comatules à disque prolongé en une tige divisée en un grand nombre d'articulations. Leurs branches elles-mêmes sont articulées et divisées dichotomiquement en rameaux , portant des rangées de filets tous articulés , et la tige en porte de plus petits à diverses hauteurs ; au centre des rayons est la bouche , et sur un côté l'anus.

11 n'y en a , dans les mers d'Europe, qu'une très petite espèce ( Penlacrlnus europœiis , Thomson , Monogr. ) , qui s'attache à divers Lilhophytes.

Les mers des pays chauds eu produisent de plus grandes et plus compliquées , telles que : Encr. asler'ias , Blum.; Isis astev. , Linn. Maisles Encrines fossiles sont très nombreux et varient assez dans le détail pour qu'on les ait divisés en plusieurs sous-genres , d'après la composition du corps central placé au sommet de la tige , et duquel partent les grands rayons.

ib., XCVIII; — Ast. fiUformis? ib., LIX ; — Ast. aculeata , Link. XXVI, 42, MÛII. Zool. dan. , XCXIX ; — Ophiura echinata, Lam. Encycl. , CXXIV, 2 , 3 ; — Oph. ciliaris , ib. , 4 , 5 ; — Oph. lumbricalis, ib. , L

(1 ) ylsferias ophiura , Lin. , ou Ophiura lacerfosa , Lam. Encycl. , CXXIII , 1 , CXXII ; — Oph. terturata, ejusd. Link. II, 4 , EncycL , CXXIII, 2, ô]—Oph. cuspidifera , Lam.? Encycl., CXXII, 5-8.

(2) Zool. Miscell. n» 1G,p. 51.

(3) Asterias , Caput Medusœ. L. ( Evryale aspertim, Lam. ), Link. XX , 52, Encycl. , CXXVII; — Euryale nturicatum , ib., CXXVIII et CXXIX, — Asterias eurijale , Gm. ( Euryale cosfosum ) , ib. , CXXX ; Link. XXIX et XXX.

(4) Euryale jMlniiferum , Lam. Encycl. , CXXVI.

(5) Asterias mulliradiala, Bliscell. Zcol., loc. cit.. L. Link. XX , 53, XXII, 34, Encycl., CXXV; — Ast. pectinata, L. Link. XXXVII , 66 , Encycl. , CXXIV, 6, Egypt. , Échin. , 1.1, 2, etc.

(G) Acad.desSc.,1755.p.224.

(7) foyes Scliweirjger, hisloire des ïMoUnsques cl Zoophytcs , p. 528.

ZT,(J ÉCniNODERMES

Ce corps peut être formé de pièces articulées avec la tige , et portant les rayons par des articulations semblables. Alors si la lige est ronde et renflée dans le haut, ce sont les Apiocrinitcs , Mill. ;

Si elle est ronde, mais non renflée , les Encrinites ;

Si elle est pentagonale , les Pentacrinites.

Ou bien ce corps peut être formé de plaques anguleuses jointes ensemble par leurs bords, et formant plusieurs rangées.

Parmi ceux-là

Les Platycrinites n'ont que deux rangées, une de trois plaques , l'autre de cinq ;

Les PoTÉRiocRiiNiTES cn ont trois rangées , chacune de cinq plaques;

Les Cyathocrinites aussi trois, chacune de cinq, mais la dernière a des plaques intercalaires qui peuvent la porter jusqu'à dix;

Les AcTiNOCRiNiTEs cu Ont plusicurs rangées; la première de trois, la seconde de -cinq, les autres plus nombreuses. Les deux premières ont des arêtes en rayons ;

Les R.H0D0CRINITES out aussi plusieurs rangées, dont la première de trois , la seconde de cinq, la troisième de dix , toutes les trois avec des arrêtes ; ensuite en viennent de plus nombreuses ;

Enfin le corps central peut être tout d'une pièce , mais qui paraît composée de cinq soudées ensemble : ce sont les Eugéniacri.mtes (1).

Les productions fossiles connues sous les noms d'Eatroques, sont des pièces de la tige et des bi anches d'animaux de ce genre.

Les Obrsins (Echinus. L.) vulgairement Hérissons de mer.

Ont le corps revêtu d'un test ou d'une croûte calcaire, composée de pièces anguleuses, qui se joignent exactement, et percées de plusieurs rangées très régulières d'innombrables petits trous , où passent les pieds membraneux. La surface de cette croûte est armée d'épines articulées sur de petits tubercules , et mobiles au gré de l'animal , à qui elles servent à ses mouvements, conjointement avec les pieds , qui sont situés entre elles. D'autres tubes membraneux , beaucoup plus fins et souvent divisés à leur extrémité , servent probablement à introduire et à faire sortir l'eau qui remplit l'intérieur de leur coquUle. La bouche est garnie de cinq dents enchâssées dans une charpente calcaire, très compliquée, ressemblant à une lanterne à cinq pans, garnie de divers muscles, et suspendue dans nue grande ouverture du test. Ces dents, en forme de longs rubans, se durcissent vers leur racine, à mesure qu'elles s'usent par leur pointe (2). L'intestin est fort long et attaché en spirale aux parois intérieures du test par un mésentère. Un double vasculaire règne le long de ce canal et s'étend en partie sur le mésentère, et il y a aussi des vaisseaux particuliers pour les pieds. Cinq ovaires, situés autour de l'anus, se déchargent chacun par un orifice particulier; ils forment la partie mangeable de ces animaux.

Les Oursins vivent surtout de petits coquillages, qu'ils saisissent avec

(1) Personne n'a étudié ces productions avec tant de soin , et ne les a décrites si exactenient que J. Miller , dans son Histoire nat. des Crinoïdca , Bristol , 1821 , ïn-A°. C'est de cet ouvrage que nous avons extrait notre article. Geor{;es Cumberland en a donné aussi d'excellentes figures dans la brochure qu'il a publiée à Bristol en 1826, sous le titre de fteliqin'œ conserrnlœ , elc.

(2) Foijez mes leçons d'Anat. comparée , toni. IV, cl l'ouvrage cité de Ticdemann.

leurs pieds. Leurs mouvements sont très lents. Des tests d'Oursins se sont conservés en très grand nombre dans d'anciennes couches, principalement dans celles de craie, où ils sont d'ordinaire remplis de silex.

On doit diviser les Oursins en réguliers et irréguliers. Les Oursins réguliers ,

Oursins proprement dits, Lam. (Cidaris. Klein.)

Ont le test généralement sphéroïdal, la bouche au milieu de leur face inférieure, et l'anus précisément à son opposite. Les petits trous y sont rangés sur dix bandes rapprochées par paires , qui se rendent régulièrement de la bouche à l'anus , comme des méridiens d'un globe.

Certaines espèces ont de grands et gros piquants de formes très diverses , portés sur de gros tubercules de leur test, et dont les bases sont entourées d'autres piquants plus petits (1).

C'est parmi ces espèces que se rangent , ainsi 'que l'a découvert MM. Deluc , celles dont les piquants , en forme d'olives , se trouvent assez souvent pétrifiés dans les craies ou d'autres terrains anciens , et ont reçu le nom de Pierres judaïques (2).

Les espèces les plus communes et surtout celles de nos côtes , n'ont que des épines piinces articulées sur de petits tubercules , beaucoup plus nombreux. Tel est

VOursin commun. {Echinus esculentus , Lin.) Klein. Lesk. L A. B. Encycl. 152.

De la forme et de la grosseur d'une pomme ; tout couvert de piquants

courts, rayés, ordinairement violets. On mange, au printemps, ses ovaires

crus , qui sont rougeâtres , et d'un goût assez agréable.

Les espèces voisines sont assez difficiles à distinguer , par le plus ou le moins de rapprochement des bandes de trous , par l'égalité ou l'inégalité des tubercules, etc. (3).

Quelques Oursins ronds et déprimés , perdent de leur régularité par un sillon large dont ils sont creusés d'un côté (4).

{\) Echinus viamillatus ,L. Séb., III, xni, l-4,Encycl., pi. 138, 139 , et le test dépouille,ib. 138,3et4; — Les différentes espèces rapprochées sous le nom cPEch. cidaris ^ Scill. , Corp. mar. tab., xxii, Séb. III, xni, 8 ,etc. ; — Ech. verticillatus, Lam.; Encycl. , 136, 2 et 3; — Ech. tribuloides , id. Enc. ib. , 4-3 ; — Ech. pistillaris , id.; Encycl. ,137; — Ech. stellatus, L. Séb. IIÏ, xni; 7; — Ech. araneiformis , id. ib. 6 ; — Ech. saxatilis, id. ib. 10;— J^TcA calamarius , Pall. , Spicil. Zool. X, 11, 1-7.

(2) Fotjez les Lettres sur la Suisse d'Andreae , pi. XV , et le Mém. de Deluc , Acad , des Se, Mém. des Sav. étr. IV, 467.

A^. B. Les tests dépouillés sont difficiles à distinguer. Tels sont: Ech. excavatus, L. Scill. Corp. , raar. , xxu , 2 , D. ; — Ech. ovarius , Bourguet , Petrif. , LU , 344 , 347, 348.

(ô) Ech. miUaris , Kl. II , A. B. , Encycl. , 135, 1,2;— Ech. hemisphericus , RI. II , E. Enc. , ib. 4 ; — Ech. angulosus , Kl. II, A, B, F, Encycl. ib. 5, 6, 7; — Ech. excavatus. Kl. XLIV,3,4;Enc.,ib. 8, y, très différent de Scill., XXII , 2, D, qui est de la sect. précédente -j—Ech. saxatilis, RI. V, A. B.; Enc, 134, 5, 6 ; VEch. saxat., B. Séb. III , xni , 10; est très différent et de la sect. précédente; — Ech. fenestratus, RI. IV, A. B. ; — Ech, subangularis, id. III, C. D.; Enc, 134, i,^;—Ech. diadema, RI. XXXVII, 1; Enc, 133, 10; — Ech. radiatus, Séb., III , xiv, 1, 2 ; Enc, 140, 3, 6 ; — Ech. circinnatus , Kl. XLV, \0;—Ech. coronalis, RI. VIII, A. B.; Enc, 140, 7, 8;-Ech. asterisans, RI. VIII, F.;Enc.,140,y;— £"0/1. sorrfïcus, RI. IX, A. B. ; Enc , 141, 1, ^■,—Ech. flammeus ,K]. X, A. ; Enc, 141, 3; — Ech. variegattis, RI. X, B. C; Enc , 141, 4, 3; — Ech. pustulosus, RI. XI, A, B. Enc. 141, 6, 7;— Ech. granulatus, RI. XI,F.;Encl42,l,2;— ^cA. toreumaticus, RI. X,D.E.Enc.,142, 4, 3, etc., sans garantir les doubles emplois, ni tous les synonymes.

(4) Ech. simiaius, RI. VIII , A. ; Enc. ,U1,1,8.

Il y a aussi de ces Oursins abouche et à anus opposés, qui, au lieu d'une forme sphéroïdale sur un plan circulaire , sont transversalement ovales , c'est-à-dire qu'un de leurs diamètres horizontaux est plus grand que l'autre (1).

Ils diffèrent aussi entre eux par l'égalité ou l'inégalité des piquants, et par les proportions relatives des tubercules.

On en doit distinguer une espèce {Echinus atratus, L.), Encycl. 140, 1-4,

où les piquants élargis, tronqués et anguleux à leur extrémité , s'y touchent

comme des pavés. Ceux du bord sont longs et aplatis.

Nous appelons irréguliers tous les Oursins où l'anus n'est pas à l'opposite de la bouche. Il paraît qu'ils sont garnis seulement de piquants courts et grêles, presque comme des poils. Parmi eux, les uns ont encore la bouche au milieu de la base. Ils peuvent se subdiviser suivant l'étendue des bandes de trous pour les pieds; tantôt elles vont, comme dans les précédents, de la bouche à un point directement opposé , où elles se réunissent après avoir embrassé tout le test j et dans ceux-là ,

Les EcHiNONÉs, Phelsum et Leske,

Ont la forme ronde ou ovale de certains Oursins réguliers , la bouche au milieu de la base , et l'anus entre la bouche et le bord ou près du bord , mais en dessous (2).

Les NucLÉOLiTES, Lam.

Ont, avec ces mêmes caractères , l'anus près du bord, mais en dessus. Les espèces connues sont toutes fossiles (3). D'autres ,

Les Galérites, Lam. (Conulus. Kl.)

Ont une base plate, sur laquelle leur corps s'élève en'cône ou en demi-ellipsoïde. La bouche est au milieu de la base , et l'anus près de son bord.

Ils sont très communs dans les couches pierreuses , mais on n'en connaît point de vivants.

Le plus répandu estVEch. vulgaris, L., Encycl., 153, 6-7: Klein., éd. Fr. , VII, D. G. (4).

Quelques-uns n'ont pas leurs bandes de trous distribuées en nombre quinaire (5).

Les ScuTELLEs, Lam.

Ont l'anus entre la bouche et le bord , le test excessivement déprimé , plat en dessous , d'une forme approchant de l'orbiculaire.

Quelques-uns l'ont entier et sans autres trous que les séries de petits pores qu'on voit dans tous les Oursins (6).

(1) Ech.lucunter,K\. II,EF.Séb., X, 16, et lesesp. représ. , Séb., ib. 17 et 8.

(2) Espèces ovales. Echinus cyclostomus , MûU. Zool. dan., XCI,5, 6; Encycl., 153, 19,20; — Ech.semilunaris, Séb., III , x , 7; Enc, 153 , 21 at 2^; —Ech. scutiformts, Scill. , Corp. mar. , XI , n» 2, f. 1 et 2.

Espèces rondes : Encycl. 153,1,2;— Ech. depressus, Walch. , II, E. ii , 6, 7; Encycl. , 1 52, 7, 8 ; — Ech. subuculus , Kl. XIV, L-0. ; Enc. , 153 , 14 , 1 7.

(3) Spatangus depressus , Leske ap. Klein , LI , fig. 1-2 , Enc, 157, 5-6.

(4) Ajoutez : ^-cA. albo-galerus , L. Bourguet, Petrif. , LUI , 361, Encycl. , 152, 5, C.

(5) Ech. quadrifasciatus , Walch. Monum. dil. supplém. , IX, d, 3, et IX , g, 7-9; Encycl., 153, f. 10 et 1 1;—^c/i. .tpa-/rt,«r»«<M5, Walch. , supplém., IX, g, 4 , 6t Encycl. . ]55,f. 12 et 13.

(6) Encycl., 146, 4, 5.

D'autres ont le test également sans grands trous , mais découpé de deux échancrures (1).

D'autres l'ont entier et percé de pari en part par quelques grands trous qui ne pénètrent point dans sa cavité (2).

D'autres encore l'ont à la fois échancré et percé de ces grands trous (3).

Il y en a enfin (les Rotul* , Kl. ) où une partie du bord postérieur est festonnée , comme une roue dentée; et ceux-là se divisent encore selon qu'ils ont de grands trous (4) , ou qu'ils en manquent (5).

Les Cassidules, Lam.

Sont ovales et ont l'anus au-dessus du bord, comme les Nucléolites, mais elles se distinguent par leurs bandes de pores incomplètes, c'est-à-dire n'allant point d'un pôle à l'autre , et figurant une étoile (6).

D'autres Oursins irréguliers n'ont pas la bouche au centre de leur base , mais elle est vers un côté , ouverte transversalement et dirigée obliquement ; l'anus est vers l'autre côté. Ils se subdivisent aussi selon l'étendue de leurs rangées de trous.

Ainsi les Ananchite^ , Lam. (Gale« , Klein ) ont à peu près la forme des Galérites et leurs bandes complètes ; leur plus grande différence consiste dans la position de leur bouche. On n'en connaît que de fossiles. Tel est

VEckinus ovatus. L. Cuv. et Brong. Envir. de Paris. 2" édit. f. v. 7. A. B. C. D.

Espèce répandue en quantité innombrable dans les craies de nos environs (7).

Quelques-unes ont des bandes en nombre quaternaire (8). On pourrait faire un sous-genre particulier de certaines espèces, où les quatre bandes latérales sont disposées par paires, et ne se rejoignent pas au même point (9).

D'autres fois ces Oursins irréguliers, à bouche centrale, ont des bandes de pores qui n'aboutissent pas jusqu'à la bouche, mais qui forment sur leur dos une espèce de rosace. Tels sont

Les Clypéastres, Lam. (Echinanthus. Klein.)

Qui ont l'anus près du bord, et dont le corps est déprimé, à base ovale, concave en dessous. Ils ont quelquefois le contour un peu anguleux (10). Quelquefois leur dos s'élève dans son milieu (11).

(1) Echinus auritus , Séb. III , xv , 1, 2, Encycl. , 151, 5, 6; — Ech. inauritus, Séb., III, XV, 3, 4, Enc; 152, 1,2.

(2) Echinus hexajjorus, Séb. , III , xv , 7, 8; Encycl., 149 ,1,2; — Ech. penfaporus, Klein. Tr.fr. XI, C; Encycl., 149, 3, 4; — Ech. è»/om, Encycl., 149, 7, 8; — Ech. emarginatus, Encycl. 150, 1,2.

(3) Ech. telraporus, Séb., XV, 5, 6, Encycl., 148.

(4) Echinus decadactylus , Enc, 150 , 5 , 6; — Ech. octodactijlus, ib. , 3 , 4.

(5) Echinus orbiculus , Encycl., 151, 1-4.

(6) Cassidulus Caribœorum , Lam. Encycl. , 145 , fig. 8-10 ; — Ech. lapis cancri, Kl. XLIX, 10, ll;Enc. ,143,6,7;— £'cA.joa<e«am, Kl. LUI, 5, 6,7.

(7) Ech. scutatus, Walch., Mon, dil.. Il, E. 1,3,4;— Ech.pustulosus, Kl. XVI, A. B. ; Encycl. , 154, 16 , 17; — Ech.papillosus , Kl. , XVI , C. D. ; Enc. , 155 , 2, 3.

(8) Ech. quadriradiatus, Kl. LIV, 1, Enc. 155, 1.

(9) Ech. bicordatus , Kl. ; — Ech. ovalis, Kl. XLI, 5 ; Enc. , 159 , 13 , 14 ; — Ech. carinatus, Kl. LI, 5, 4; Enc, 158,1,2.

(10) Ech. rosaceus et ses diverses variétés, Encycl., 145, 1-6, 144, 7, 8, 147, 3,4, tirés de Klein, etc.

(11) Echinus allas , Scill. , Corp, mar, , IX , 1, 2.

Il y en a aussi dont le contour n'est point anguleux (1).

Et même où il est presque orbiculaire (les Lagancm, Klein.) (2).

Les FiBULAiRES , Lam. (Echinocyamus. Leske.)

Ont , avec la rosace des Clypéastres , le corps presque globuleux , et la bouche et l'anus rapprochés dans le milieu du dessous. Ils sont d'ordinaire fort petits (5).

Au contraire, les Spatangues , Lam. (Spatancus, Kl.) ont avec la bouche latérale des Anancliites , des bandes de pores incomplètes . et formant une rosace sur le dos. Il n'y en a ordinairement que quatre ; celle qui se dirige du côté de la bouche est oblitérée.

Quelques-uns (les Brissoïdes, Kl.) ont le test ovale , sans sillons (4).

D'autres ont un large sillon plus ou moins marqué dans la direction delà bande oblitérée (5). Quand ils conservent d'ailleurs la forme ovale , ce sont les Brissus, Kl.; mais quelquefois ce sillon s'approfondit, et le test s'élargissant en même temps de ce côté , prend la figure d'un cœur (6).

Nous en avons dans nos mers de ces deux dernières formes. On leur a observé autour de la bouche des tentacules branchus commme aux Holothuries.

Les Holothuries (Holothbria. L.)

Ont le corps oblong , coriace , ouvert aux deux bouts. A l'extrémité antérieure est la bouche, environnée de tentacules branchus très compliqués, qui peuvent rentrer entièrement ; à l'extrémité opposée s'ouvre un cloaque où aboutissent le rectum et l'organe de la respiration , en forme d'arbre creux, très ramifié , qui se remplit ou se vide d'eau au gré de l'animal. La bouche n'a point de dents, et n'est garnie que d'un cercle de pièces osseuses; des appendices en forme de poches y versent quelque salive. L'intestin est fort long, replié diversement et attaché aux côtés du corps par un mésentère; une sorte de circulation partielle a lieu dans un double système fort compliqué de vaisseaux, uniquement relatif au canal intestinal et dans une partie des mailles duquel s'entrelace l'un des deux arbres respiratoires dont nous venons de parler. II paraît y avoir aussi un cordon nerveux , mais très délié autour de l'œsophage. L'ovaire se compose d'une multitude de vaisseaux aveugles, en partie branchus, qui aboutissent tous à la bouche par un petit oviducte commun ; ils prennent , au temps de la gestation, une extension prodigieuse, et se remplissent alors d'une matière rouge et grumelée, qui paraît être les œufs. Des cordons d'une

(1) Echinusovi forints, Séb., III , x , 2ô ; Enc. , 144, 1. 2 ; — Ech. retictilatus, Séb., XV, 23, 24, 25-38; Enc, 141 ,5, 6 -.—Ech. pijriformis ,Kl.,U , 56 ; Enc, 159, 11 , 12?

(2) Echinus orhicidatus , Bourguet , Petrif., LUI , 352 ; Ech. laganum , Séb., XV, 25 ,26; —Ech. siibrotnndus ? Scill., Corp. mav., VIII,1 ,3; — Ech. orbicularis, Gualt. test, ex, ^- — Ech. coroUatus, Walch., Mon. dil., II, E., 11,8.

(3) Echinus micleus, Kl., XLVIII, 2, a-e. ; Enc, 153, 24-28 ; — Ech. lathyrus,Kl., XLVIII, 1 , a e.; Encycl., 154, 6,10: — Ech. craniolaris , Pall., Spicil., Zool., IX, 1 , 24; Enc. ,154, 1-5, etc.

(4) Ech. teres , Séb., III; xv , 28, 29; Enc, 159 , 5, 6 -—Ech. brissoïdes, RI., XXVII , Enc.B.;259, 4; — £"€/». aviygdala , RI., XXIV, h. i.; Enc. 159, 8 et 10.

(5)^cA.s/)a<a7Us,Séb.,III,xiv,3,4,5,6,X,22,ab.l9,ab.;Enc.,158,7-ll,159, i , 2, 3, etc.:— Ech. radiatus, RI., XXV, Enc, 156,9, iO •,—Spat. stiborbicularis , Cuv. et Brong.. Env. de Paris, 2 édit., v,5; — Spat. oriiatus , ib., 6.

(6) Ech. purpureus, Miill., Zool. dan., VI ; — Ech. flavescens ,\A., XCI , auxquels se lapportenl probablement plusieurs des tests rassembles sous Ech, lacunosus; telsque Séb., III, X, 21; Encycl., 156,7,8.

ÉCIIINODERMES. 341

extrême extensibilité, attachés près de l'anus, et qui se développent en même temps , paraissent être les organes mâles : ces animaux seraient donc hermaphrodites. Quand ils sont inquiétés, il leur arrive souvent de se contracter avec tant de force , qu'ils déchirent et vomissent leurs intestins (1).

On peut diviser les Holothuries selon la distribution de leurs pieds.

Dans quelques-unes ils sont tous situés dans le milieu du dessous du corps , qui forme un disque plus mou sur lequel Tanimal rampe , relevant les deux extrémités où sont la tête et Tanus , lesquelles se rétrécissent plus que le milieu. L'anus surtout finit presque en pointe. Leurs tentacules sont très grands quand ils se développent.

Nous en avons une , dans nos mers, dont Tenveloppe est presque écailleu-

se {Hol. pkantapus , L.), Mùll., Zool.Dan., CXIl, CXIII, Mém. de Slok. 1767.

Les pieds de son disque ventral sont sur trois séries.

D'autres ont la face inférieure tout-à-fait plate et molle , garnie d'une infinité de pieds; et la face supérieure bombée, soutenue même par des écailles osseuses, et percée, sur l'avant, d'un orifice étoile qui est la bouche, et d'où sortent les tentacules; et sur l'arrière , d'un trou rond qui est l'anus.

Nous en avons une petite {Hol. squamata , MûU., Zool. Dan., X, 1,2,5) ;

mais il y en a d'assez grandes dans les mers plus chaudes (2).

D'autres ont le corps cartilagineux , aplati horizontalement , tranchant aux bords; la bouche et les pieds à la face inférieure , et l'anus à l'extrémité postérieure.

Tel est , dans la Méditerranée ,

Le Pudendum regale. Fab. Colum. Aquat. XXVI. 1. {Hol. regalîs, Nob.)

Espèce longue de plus d'un pied; large de trois à quatre pouces , crénelée tout autour.

D'autres encore ont le corps cylindrique , susceptible de se renfler en tout .sens par l'absorption de l'eau ; tout le dessous garni de pieds , et le reste de la surface diversement hérissé.

Nos mers, surtout la Méditerranée, en produisent abondamment une de couleur noirâtre , qui a plus d'un pied dans sa grande extension; son dos est hérissé de pointes coniques et molles ; sa bouche est garnie de vingt tentacules hvaiacXwis) c'eslV Holothuria tremula, Gm., Bohatsch., Anim.mar., VI et VII (3).

Il s'en trouve où les pieds sont distribués en cinq séries, qui s'étendent comme des côtes de melon de la bouche à l'anus , ce qui les a fait appeler Coticombres de mer.

Tel est , dans nos mers ,

VHol.frondosa, L. Gunner. Mém. de Stok.1767. PI. iv, f. 1 et 2, et sous le nom de Pentacta, Abildg. Zool. dan. CVIlI.l. 2.e t CXXIV. Qui a le corps brun , long d'un pied et plus (4).

(1) Foyes^surTanatomiedes Holothuries , l'excellent ouvrage déjà cité de Tiédemann.

(2) Celles que Pérou avait nommées Cdviéries.

(3) Ajoutez : Holothuria elerjans, Mûll. Zool. dan. I, et II, qui est VHol. tremula de Gunner, Stokh. 1767, pi. iv, f. 5, et de la 12" éd. Cependant ces auteurs ne lui donnent pas de pieds en dessous ; — la Fleurilarde Diquemare , Journal de physique , 1778 , octob. pi. i,f. 1.

(4) Les autres fig. citées sous Hol. pentactes, savoir : Zool. dan. XXXI , 8; V Echinas eoriaceus, Plane. Conch. min. not. ap. VI , D. E. ; le Cucumis marinus, Rondel. Insect., et Zooph. 131, sont probablement des espèces différentes. La Fleurilarde Diquem. appartient même à une autre section du genre. Ajoutez : Hol. inhcsrens, Zool. dan, XXXI,

Enfin il y en a dont le corps est également garni de pieds tout autour (1).

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