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LES ECHINODÊRMES SANS PIEDS

II ne comprend qu'un petit nombre d'animaux qui offrent de grands rapports avec les Holothuries , mais qui manquent des petits pieds vésiculeux de Tordre précédent. Leur corps est revêtu d'une peau coriace et sans armure. Leur organisation intérieure n'est pas encore éclaircie sur tous les poinis.

Les MOLPADIES (MOLPADIA. CuV. )

Ont, comme les Holothuries, un corps coriace, en forme de gros cylindre, ouvert aux deux bouts , et leur organisation intérieure est assez semblable; mais outre qu'elles manquent de pieds, leur bouche n'a pas de tentacules; elle est garnie d'un appareil de pièces osseuses , moins compliqué cependant que celui des Oursins.

Je n'en connais qu'une espèce de la mer Atlantique. L'extrémité où est l'anus , finit en pointe {Molpadia Holothurioldes, Cuv.).

Les Myniades (Mintas. Cuv.)

Ont aussi le corps sans pieds et ouvert aux deux bouts ; mais sa forme est celle d'un Sphéroïde déprimé aux pôles, et sillonné comme un melon. Je ne leur trouve point d'armure à la bouche.

11 y en a une très belle espèce, d'un bleu foncé, dans la mer Atlantique {Minyas cyanea, Cuv. , Règ. anim., IV' pi. xv, f. 8) (2).

Les Priapules, Lam.

Ont un corps cylindrique, marqué transversalement de rides annulaires profondes, terminé en avant par une masse elliptique, légèrement ridée en longueur , percée de la bouche , et en arrière de l'anus , d'où sort un gros

1-7; — Hol. pellucida, ib. CVXXV, 1 ; — Hol. lœvis, Fab. Groënl. n»345; — IIol. minuta, ib. no 546. Peut-être Hol. DoUolum. Pall. Mise. Zool. pi. xi , f. 10.

(1) HoLpapillosa, Zool. dan., CVIII, 5; — Hol. fusus,ih.,X,^, 6: — Hol. impatiens , Forsk. ic., XXXIX, B. ? Eg. Echin. IX. 6.

iV. £.11 est diffieile de classer, faute de renseignements suffisants, les Hol. vittata, Forsk., XXXVIII, E, etreciprocans, ib., A. Ce dernier est mal à propos cité sous inhœrens par Ginel.; — VHolot. maciilata, Chamiss., Ac. nat., Cur., X. l^e p., tab. xxv, qui s'en lapproche beaucoup, mérite aussi, à cause de son excessixe longueur , un examen particulier ; — les Hol. thalia, caudata., denulata et zonaria, sont des Biphores; VHol. physalus, est le genre physale; — VHol. spirans, le genre velelle; VHol. nuda, le genre porpite ; — VHol. Priapus, le genre prupule. Je soupçonne VHol. forcipala, Fab., Grocn, no 349, d'être un Tiialasscme mutilé.

(2) Elle a été rapportée par Péron.

faisceau de filaments qui pourraient être des organes de la génération. L'intérieur de la bouche est garni d'un grand nombre de dents cornées très aiguës , placées en quinconce et dirigées en arrière ; l'intestin va droit de la bouche à l'anus. Le système musculaire ressemble à celui des Holothuries.

On n'en connaît qu'une espèce, des mers du Nord {\Holothuria Priapus, L.), 3Iull. , Zool. dan. , XCVI , 1 , longue de deux à trois pouces.

Les Lithodermes, Cuv.

Ont le corps ovale , comprimé en arrière ; et sa surface est comme incrustée d'une couche de petits grains pierreux qui y forment une croûte très dure ; la bouche est entourée de tentacules , et les intestins paraissent avoir des rapports avec ceux des Holothuries. Je ne leur vois pas d'anus.

Nous n'en connaissons qu'une espèce des Indes {Lithod. cuneus, Cuv.), noirâtre, longue de deux pouces.

Les SipONCLEs (SiPONccLCS. Gm.)

Ont un corps cylindrique, alongé, à peau épaisse, ridée dans les deuît sens ; la bouche a une extrémité en forme de trompe, qui peut rentrer ou sortir par le moyen de grands muscles intérieurs, et l'anus plus ou moins près de la base de cette trompe. L'intestin part de la bouche, va jusque vers l'extrémité opposée , et revient en se roulant en spirale autour de sa première partie. On n'y trouve que du sable ou des fragments de coquilles. De nombreux vaisseaux paraissent l'unir à l'enveloppe extérieure , et il y a de plus, le long des côtés , un filet qui pourrait être nerveux. Deux longues bourses situées en avant, ont leurs orifices extérieurs un peu au-dessous de l'anus, et l'on voit quelquefois intérieurement, près de ce dernier orifice, un paquet de vaisseaux branchus, qui pourraient appartenir à la respiration.

Ces animaux se tiennent dans le sable , sous l'eau de la mer , comme les Arénicoles, lesThalassèmes, et on les en retire de même pour servir d'appât.

11 en existe plusieurs espèces encore mal distinguées.

L'une d'elles, Sip. edulis , Nob. ; Lumbricus edulis, Gra., Pall., Spic. Zool. , X, 1 , 7, sert de nourriture aux Chinois qui habitent Java , et qui vont la chercher dans le sable , au moyen de petits bambous préparés (1).

D'autres, assez petites {Slp. levis, Sip. verrucoslus , Cuv., percent les pierres sous-marines , et se logent dans leurs cavités.

Les BoiîELiiES (BoNEiiiA. Rolando.)

Ont le corps ovale , une trompe formée d'une lame repliée , susceptible d'un extrême alongement, et fourchue à son extrémité. L'anus est à l'extré-

(1) Je ne vois pas en quoi cette espèce diffère du Fermis macrorhynchoteros , Rondel. des étangs salés du Languedoc , qui est le Sipunculus nudus de Linn.

he Sipunculus saccatus paraît n'être qu'un individu où l'épiderme s'est détaché.

II y en a une espèce où l'épiderme est velu, une autre où la peau est toute coriace, etc., qui ne sont pas citées dans les auteurs.

La mer des Indes en produit une de près de deux pieds de long.

344 ZOOPllYTES.

mité opposée du corps. L'intestin est très long, plusieurs fois replié, et près de l'anus sont deux organes ramifiés qui pourraient servir à la respiration. Les œufs sont contenus dans un sac oblong , qui a son issue près de la base de la trompe.

Ces animaux vivent profondément dans le sable , et font arriver leur trompe jusqu'à l'eau, et même jusqu'à l'air quand l'eau est basse.

Nous en avons une espèce clans la Méditerranée ( Bonellia viridis , Roi., Ac. de Turin, t. XXVI, pl.xiv) (1).

Les Thalassèmes (Tralassema. Cuv.)

Ont le corps ovale ou oblong , et la trompe en forme de lame repliée ou de cuilleron , mais non fourchue. Leur canal intestinal est semblable à celui des Bonellies. On ne leur découvre aussi qu'un filet abdominal.

On y distingue :

Les Thalassèmes proprement dits,

Qui n'ont que ces deux crochets placés très en avant, et dont l'extrémité postérieure n'a point de soies (2).

Les EcHiuREs.

Dont l'extrémité postérieure est garnie de quelques rangées transversales de soies.

On en connaît un (Lu7nbricus Echiurus , Gm.) Pall. , Miscell., Zool. XI, 1-6, qui habite nos côtes, sur les fonds sableux. Il sert d'appât aux pêcheurs.

Les Sternaspis, Otto.

Qui outre les soies des Echiures, ont sous la partie antérieure un disque un peu corné , entouré de cils (3).

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