DEUXIÈME CLASSE DES ZOOPHYTES
LES INTESimAUX (Entozoa. Rudolphi.)
Se font remarquer, pour la plus grande partie, parce qu'ils n'habitent et ne peuvent se propager que dans l'intérieur du corps des autres animaux. 11 n'est presque aucun animal qui n'en nourrisse de plusieurs sortes, et rarement ceux qu'on observe, dans une espèce, s'étendent-ils à beaucoup d'autres espèces. Il s'en trouve non-seulement dans le canal alimentaire et les canaux
(1) Rolandodans sa description, prend l'anus pour la bouche, et vice versa.
(2) Thalassema iVep<M>it, Gartner, ou Lumbricus thalassema, VnUas , Spicil. Zool. Fasc. X, tab. 1 fig. 6] — Thalassema Mutatorium, Monlag. Trans.Linn. XI, v, 26, ne diffère peuf-étre pas du précédent.
(3) Thalassema scufalinii , Ranzan , Dec. I , pi. t , f. 10-12, ou Sternaspis Thalassernoides, Olto. Monng.
qui y aboulissent , tels que les vaisseaux hépatiques , mais jusque dans le tissu cellulaire , et dans le parenchyme des viscères les mieux revêtus, tels que le foie et le cerveau.
La difficulté de concevoir comment ils y parviennent, jointe à l'observation qu'ils ne se montrent point hors des corps vivants , a fait penser à quelques naturalistes qu'ils s'engendrent spontanément. 11 est certain aujourd'hui, non-seulement que la plupart produisent manifestement des œufs ou des petits vivants , mais que beaucoup ont des sexes séparés et s'accouplent comme les animaux ordinaires. On doit donc croire qu'ils se propagent par des germes assez petits pour être transmis par les voies les plus étroites , ou que souvent aussi les animaux où ils vivent en apportent les germes en naissant.
On n'aperçoit aux Vers intestinaux ni trachées, ni branchies, ni aucun autre organe de la respiration , et ils doivent éprouver les influences de l'oxigène par l'intermédiaire des animaux qu'ils liabitent. Ils n'ofFrent aucune trace d'une vraie circulation , et l'on n'y voit que des vestiges de nerfs assez obscurs , pour que plusieurs naturalistes en aient mis l'existence en doute (1),
Lorsque ces caractères se trouvent réunis dans un animal, avec une forme semblable à celle de cette classe , nous l'y rangeons , quoiqu'il n'habite pas dans l'intérieur d'une autre espèce.
Chacun sait à quel point les Intestinaux nuisent aux animaux dans lesquels ils se multiplient trop. On emploie contre ceux du canal alimentaire , plusieurs remèdes , dont le plus généralement efficace paraît être l'huile animale mêlée d'huile de lérébentine (2).
Nous les divisons en deux ordres , peut-être assez différents d'organisation pour former deux classes , si des observations suffisantes pouvaient en fixer les limites.
Les Intestinaux Cavitaires , (entozoa nematoïdea. Rud.)
Qui ont un canal intestinal flottant dans une cavité abdominale distincte, une bouche et un anus.
Les Intestinaux Parenchymateux (3),
Dont le corps renferme, dans son parenchyme, des viscères
Un nouvel examen de l'analomie des Thalassèmes m'a démontré que leur place est ici.
(1) Foyez , sur l'anatomie de ces Vers, outre les Entoïoa de Rudolphi, le Mémoire d'Ollo, Soc. des nat. deBerl. septième ann. (181C), et l'ouvrage de Jules Cloquet.
(2) f'oyez Cliabert , Traité des Maladies vcrmineuses , et Rudolphi, I , p. 493. (-')) Ils comprcnncr.t Ir<; quatre derniers ordres de Rudolphi.
T. Tll. ^-i
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mal terminés , el ressemblant le plus souvent à des ramifications vasculaires, ne s'apercevant même quelquefois point du tout.