‹ Le règne animalChapitre 21 sur 58 · PREMIER ORDRE DES INTESTINAUX · texte numérisé non relu

PREMIER ORDRE DES INTESTINAUX

LES CAVITAIRÈS. (Nematoïdea. Rudolphi) (1).

Comprend ceux dont la peau extérieure, plus ou moins garnie de fibres musculaires, et en général striée transversalement, contient vme cavité abdominale, dans laquelle flotte un canal intestinal distinct, allant de la bouche à l'anus, et où se voient généralement aussi des organes distincts pour les deux sexes. L'intestin s'unit aux parties voisines et à l'enveloppe générale par de nombreux filets , où les uns ont cru voir des vaisseaux nourriciers , les autres des trachées, mais sans preuve. Il est impossible d'observer dans ces animaux une vraie circulation • mais il paraît y avoir, dans plusieurs, un ou deux cordons nerveux, partant d'un anneau qui entoure la bouche, régnant sur toute la longueur du corps, à la face interne de l'enveloppe.

L'intestin est généralement droit, assez large ; l'œsophage est assez souvent plus mince, et, dans quelques espèces on remarque un estomac plus ample et plus robuste. Les organes intélieui^ de la génération consistent en de très longs vaisseaux contenant la semence ou les œufs, et prenant leur issue à des points différents selon les genres.

Les Pilaires ( Filaria. L. )

Ont le corps alongé et grêle , en forme de fil , percé en avant d'une bouche ronde ; elles ressemblent beaucoup , à l'extérieur, aux Gordius. Il s'en trouve pi^incipalement dans les cavités des animaux qui ne communiquent point au dehors, dans la cellulosité, et jusque dans l'épaisseur des muscles et le parenchyme des viscères ; elles y sont quelquefois en paquets et en quantités innombrables , enveloppées dans des espèces de capsules. Il s'en trouve même dans les Insectes et dans leurs larves, et jusque dans la cavité viscérale de plusieurs Mollusques.

L'espèce la plus célèbre de ce genre est

Le Ver de Mécline ou de Guinée. {Filaria 3fed/nensis. Gm. Encycl. XXIX, 3.)

Très commun dans les pays chauds , où il s'insinue sous la peau de Thomme,

(1) De Blainville a fait de cet ordre, moins les deux derniers genres, ses ENXOMOZAinrs

APODES OX\CÉriIALÉS.

principalement aux jambes; s'y développe jusqu\\ dix pieds de longueur et plus , si l'on s'en rapporte à quelques auteurs; peut y subsister plusieurs années , sans causer de sensations très vives , mais y produit aussi quelquefois des douleurs atroces et des convulsions , selon les parties qu'il attaque. Quand il se montre au dehors , on le saisit et le retire avec beaucoup de lenteur, de peur de le rompre. Il est gros comme un tuyau de plume de pigeon. Son caractère distinctilest d'avoir le bout de la queue pointu et crochu (1).

Les Trichocéphales ( Trichocephalus. )

Ont le corps rond , plus gros ea arrière et mince comme un fil en avant. Cette partie grêle se termine par une bouche ronde . Le plus connu est

Le Tr. de l'homtne. {Trichoc. clispar. Rud. ) Gœtz. VI, 1-5. Encycl. XXXIII, 1-4. Vulgairement ascaride à queue en fil.

Long d'un à deux pouces , dont la partie épaisse n'occupe que le tiers. Dans le mâle , cette partie est roulée en spirale , et l'on voit un petit pénis qui sort près de la queue. La femelle l'a plus droite, et simplement percée à l'extrémité.

C'est un des Vers les plus communs dans les gros intestins de l'homme , et qui se multiplie outre mesure dans certaines maladies (2). On a distingué des Trichocéphales ,

Les Trichostomes. Rud. (Capillaru. Zeder.)

Dont la partie antérieure ne s'amincit que par degrés (3). Et

Les OxïuREs. (OxYURis. Rud.)

Où c'est la partie postérieure du corps qui est amincie en forme de fil.

On en connaît une espèce du cœcum du cheval ( Oxyuris curvula, Rud.), Gœtz., VI, 8 , Encycl. , XXXIII, 5, longue d'un à trois pouces (4).

Les CUCDLIANS ( CUCULLANCS. )

Ont le corps rond, plus mince en arrière ; la tête mousse , revêtue d'une sorte de petit capuchon souvent strié ; la bouche ronde.

On n'en a trouvé encore que dans les poissons. Le plus commun est celui des Perches ( C. lacuslvis , Gm.), Gœtz., IX, A, 5, Encycl. XXXI, 6, qui infeste aussi le Brochet , La lote, etc. Il est vivipare, long d'environ un pouce, gros comme un fil , et paraît rouge , à cause du sang dont son intestin est ordinairement rempli (5) .

Les Ophiostomes.

Avec le corps des précédents , se distinguent par une bouche fendue en travers , et en conséquence munie comme de deux lèvres.

(1) Pour les autres Filaires, Voyez Rud. Hist. H, 57, Syn. p. 1.

N. B. Rudolphi , dans son synopsis , a supprimé le genre Hamolaire , que l'on caractérisait par deux petits filaments à la bouche. Il s'est trouvé, à l'observation, que c'étaient des organes mâles placés à l'extrémité postérieure.

(2) Pour les Trichocéphales animaux , ^of/es Rudolp.Ent. Il, 86, et Syn. p. 10. (ô) Voyez Rudolphi , Syn. 13.

(4) Aj. Ox. alata, et Ox. ambiijua, Rud. Syn. 19.

(5) Voyez pour les autres espèces, Rud. Uist. II, 102, et Syn. lU.

348 ZOOPllYTES.

Il s'en trouve un tlans la vessie aérienne de quelques poissons ( Opliiost. Cfstldicola , R.) j Cyslidicola , Fischer , Monogr. (1).

Les Ascarides ( Ascaris. L. (2)

Ont le corps rond , aminci aux deux bouts, et la bouche garnie de trois papilles charnues , d'entre lesquelles saille de temps en temps un tube très court.

C'est un des genres les plus nombreux en espèces ; on en trouve dans toutes sortes d'animaux. Ceux qu'on a disséqués ont montré un canal intestinal droit, et dans les femelles, qui font de beaucoup le plus grand nombre , un ovaire à deux branches, plusieurs fois plus long que le corps, donnant au dehors par un seul oviducte, vers le quart antérieur de la longueur de l'animal. Les mâles n'ont qu'un seul tube séminal aussi beaucoup plus long que le corps, et qui communique avec un pénis quelquefois double , qui sort par l'anus. Celui-ci est percé sous l'extrémité de la queue.

Otto , Cloquet , i-cgardent comme système nerveux de ces Vers deux filets blancs qui régnent l'un du côté du dos, l'autre du côté du ventre ; deux autres fils plus épais, régnant l'un à droite , l'autre à gauche , sont regardés, par les uns, connue musculaires , par d'autres , comme vasculaires, ou même comme des trachées.

Les uns ont la tête sans membranes latérales. L'espèce la plus connue ,

U Ascaride lombrlcal{Asc. Iwnbricoïdes. L.). \\i\^a.\v^xnçx\\. Lombric des intestins.

Se trouve sans différence sensible dans l'IIomme , le Cheval , TAne , le Zèbre, THémione, le Bœuf, le Cochon. On en a vu de plus de quinze pouces de long. Sa couleur naturelle est blanche : il se multiplie quelquefois à l'excès, et peut causer des maladies mortelles, surtout dans les enfants , auxquels il occasionne des accidents de tous geni'es , principalement quand il remonte dans l'estomac.

D'autres espèces ont une petite membrane de chaque côté de la tête. Tel est

\J Ascaride vermiculaire . {Asc. vermicularis. L.) Gœtz. V, 1-6. Encycl. mélh. Vers, XXX, pi. x,l.

Si commun chez les enfants et dans certaines maladies des adultes, auxquels il cause des démangeaisons insupportables à l'anus. Il ne passe guère cinq lignes 5 est plus épais en avant (5).

Les Strongles ( Strongylus. Mull.) (4)

Ont le corps rond , et l'anus enveloppé , dans le mâle , par une sorte de bourse , diversement configurée , et d'où sort un petit filet qui parait servir

(l)Rud.n,Hist.ll7, ctSyn. 60.

(2) aaxxpii; , nom de la petite espèce de rUomme , vieat (TxjxjcpiiiiO , sauter , se mouvoir.

(ù)royez, pour les Ascaiidcs des animaux, Rudolph., Hist., Il, 128 cl suivaulcs;et Syn,; p. 57 et smv.

(A) 'LrpovyuKciy rond.

à la génération. La femelle manque de ces derniers caractères, ce qui pourrait quelquefois la faire prendre pour un Ascaride.

Il y a de ces Slrongles qui ont des cils ou dentelures à la bouche. Tel est

Le Stronyle du Cheval. {Sir. equinus, Gm. Sir. armalus, Rud.) Miill. Zool. dan. II. XLii, Enc. méth. XXXVI, 7-15.

Long de deux pouces, à tête sphérique dure, abouche garnie tout autour de petites épines molles; la bourse du mâle divisée en trois feuillets. C'est le phis commun de tous les Vers du Cheval ; il pénètre jusque dans les artères, où il occasionne des anévrismes. On le trouve aussi dans l'Ane et le Mulet. D'autres n'ont autour de la bouche que des tubercules ou des papilles, ïel est surtout

Le Slrongle géanl. {StronQylus g'igas, Rud. Ascaris visceralis et Asc. renalis, Gmel.) Redi. Au. viv. in An. viv.pl. VIII et IX. Le Dioctophyme. Collet- Meygret. Journal de Phys. LV, p. 458.

Le plus volumineux des Vers intestinaux connus ; il a jusqu'à deux et trois pieds de long et davantage , et la grosseur du petit doigt ; ce qu'il y a de plus singulier , c'est qu'il se développe le plus souvent dans l'un des reins des divers animaux , comme du Loup, du Chien , de la Marte, et même de l'Homme, s'y tenant tout replié sur lui-même , faisant gonfler cet organe , y détruisant le parenchyme, et causant probablement des douleurs astroces à l'individu où il s'est logé. On en a rendu quelquefois par les urines lorsqu'ils étaient encore petits. Il habite aussi quelquefois dans d'autres viscères. On le trouve souvent du plus beau rouge ; il a six papilles autour de la bouche ; l'intestin est droit et ridé transversalement, l'ovaire simple , trois à quatre fois plus long que le corps, communiquant au dehors par un trou un peu en arrière de la bouche , et à ce qu'il paraît donnant de son autre extrémité dans l'anus. Un filet blanc très fin qui règne le long du ventre a paru à Otto être le système nerveux (1).

On a distingué récemment des Ascarides et des Strongles

Les Spiroptères.

Dont le corps se termine en spirale entourée de deux ailes , d'entre lesquelles sort le pénis (2).

On dit que l'on en trouve quelquefois une espèce dans la vessie de l'Homme.

Il y en a une dans la Taupe {Sp. strumosa , Nitsch.) qui s'enfile dans un anneau qu'elle perce dans la veloutée de l'estomac et s'y retient par un petit tubercule (5).

Les PHTSA.LOPTÈRES.

Où l'extrémité postérieure a une vessie] entre deux petites ailes , et un tubercule d'où part le pénis (4).

(1) Otto, magaz. de la soc. desnat. de Berlin, VII«année, 1816, p. 22iî, pi. V. l'oficz, pour les autres Slrongles, Rud., Syn., 30.

(2) Rud., Syn., p. 22.

{•") Nilsch., Mono-., Gm., Hal. Sa.\,, 1829, (4) Rud., Syn. ,29.

350 ZOOPllYTES,

Les ScLÉRosTOMES, Blauiv.

Qui ont à la bouche six petites écailles dentelées. Il y en a un dans le Cheval et uu dans le Cochon.

Les LiORHYNQUES. ( LiORHYNCHUS , Rud. )

Qui ont la bouche en forme de petite trompe (1).

Les LlNGUATCLES ( Pentastoma. Rud. )

Ont le corps déprimé et tranchant sur les côtés, où les rides transversales se marquent par de fortes et nombreuses crénelures. La peau est mince et faible ; la tète est large et aplatie ; la bouche percée en dessous , et à chacun de ses côtés sont deux petites fentes longitudinales , d'où sortent de petits crochets. L'intestin est droit ; les vaisseaux génitaux longs et entortillés. Les uns et les autres ont leur issue à l'extrémité postérieure. Près de la bouche sont deux cœcums , comme dans les Echinorynques. Un fdet blanc entoure la bouche , et donne deux troncs descendants , où j'ai cru reconnaître une apparence de système nerveux.

Ce genre lie les Intestinaux Cavitaires aux Parenchymateux.

On en connaît un ( Tœnia lancéolé , Chabert ; Polfstoma iœnioldes , Rud. , Hist. , II, xii, 8-12; Pentasloma tœnioïdes ^ id. Syn., 123), qui atteint jusqu'à six pouces de longueur. 11 se tient dans les sinus frontaux du Chien et du Cheval (2).

C'est ici que paraît devoir se placer

Le Prionoderme, (Prionoderma. Rud.)

Dont le corps et les intestins sont fort semblables , mais qui a la bouche à l'extrémité antérieure , simple et armée de deux petits crochets.

On n'en connaît qu'un, du Silure [Cucullanus ascaroïdes), Gœtz., pi. VIII, f. n-iii , Rud. , Ilist. , II , xii (5).

Je crois devoir placer à la suite des Intestinaux de cet ordre, mais comme une famille assez différente , et qui devra être divisée en plusieurs genres quand on en aura mieux détaillé l'économie ,

Les Lernées. (Lern^a. L. )

Dont le corps a à peu près la même organisation intérieure et extérieure

(1) Rud., Hist. II, 247 et suivantes.

(2) N. B. La bouche, des Linguatules de Froelicli, est entièrement semblable à celle de ce Pentastome. Je suppose donc qu'elles sont du même genre, quoique je n'aie pu, à cause de leur petitesse, observer leurs intestins. Tels sont Tœnia cap riiia, Gm., ou Polist. deniiculatum, Rud. Zool., dan., III, ex, 4, 5 ; — Linguatiila scrrala, Gm. ; Pol. scrratum, Rud. ; Froelich. nat., Forscb., XXIV, iv, 14, 15 ; le même que le Tétragule, Rose, Bull, des Se, mai 181 l,pl n, fig. 1. Rudolphi fait maintenant de ces Vers, son genre Pentastoma, Syn., 123, De Blainvillc préfère le nom de Linguatule. —Le Porocephaluscrotali,Vi\\m~ boldt, Obs. Zoo) ., pi. 26, y appartient probablement.

(ô) De Blainvillc fuit de ces deux genres son ordre des Entomozoaires apodes ONCHOci-

PHALÉS.

que dans les Intestinaux Cavilaires, mais est prolongé en avant par un col de substance cornée , au bout duquel est une bouche diversement armée , et entourée ou suivie de productions de diverses formes. Cette bouche et ses appendices s'insinuent dans la peau des ouïes des poissons et y fixent l'animal. Les Lernées se distinguent encore par deux cordons, quelquefois médiocres , quelquefois très longs ou mémo fort repliés , qui pendent des deux côtés de leur queue, et qui pourraient être leurs ovaires (1).

Les Lernées propres

Ont un corps oblong, un cou long et grêle , et des sortes de cornes autour de la tête.

La plus connue est celle qui attaque la Morue et d'autres Gades [Lernœa brayichialis , L.) , Encycl. , Vers , LXXVlli , 2 , longue d'un à deux pouces ; sa bouche est entourée de trois cornes rameuses , qui sont , ainsi que le cou, d'un brun foncé. Son corps plus renflé, se reploie en S, et les deux cordons sont entortillés de mille manières. Ses cornes s'enracinent pour ainsi dire dans les ouïes des poissons.

Une autre , Ij. ocidaris , Cuv. , s'attache aux yeux des Harengs et d'autres poissons j elle n'a que des cornes simples et courtes, deux plus grandes et deux plus petites 5 son corps est grêle , ses cordons longs et non plies (2).

Il y en a une à cornes petites, inégales et très nombreuses {L. viulticornîs f Cuv.) sur les ouïes d'un Serran des Indes. Une autre groupe ,

Les Pennelles, (Pennella. Oken).

A la tête renflée , garnie à la nuque de deux petites cornes, le cou corné , le corps long , ridé en travers , et garni en arrière de petits filaments disposés comme des barbes de plumes. Les deux très longs filets naissent au commencement de cette partie empennée.

Il y en a dans la Méditerranée une espèce {Pennella filosa; Pennatula filosa, Gmel.), Boccone , Mus., 286, Ellis , Trans. phil., LXIII, xx , 15, longue de sept à huit pouces, qui pénètre dans la chair du Xiphias , du Thon, de la Mole , et les tourmente horriblement (3). Un troisième groupe,

Les Sph-ïrions, Cuv.

A la tête élargie des deux côtés , comme un marteau , de petits crochets à la bouche, un cou mince, suivi d'nn corps déprimé et en forme de cœur, qui, outre les deux longs cordons , porte de chaque côté un gros faisceau de poils (4).

(1) Suirirey a trouvé dans les cordons d'une Lernce des œufs qui lui ont paru contenir iin animal analogue aux Crustacés, et fort différent de la Lernée elle-même. Ce fait, comparé à ce que Audouin et Milne Edwards ont observé sur la Nicolboé du Ilomar, fait penser à ces naturalistes que les Lernées pourraient bien être, pour la plupart, des Crustacés devenus monstrueux après qu'ils se sont fixés : les mâles demeureraient toujours libres, et cela expliquerait, selon eux, pourquoi on ne trouve jamais que des femelles (Ann. des Se. nat., IX, 345, pi. XLix). Mais pour consacrer cette opinion, il faudrait retrouver ces mâles.

(2) Aj. Z,. cyjirinacea, L. Faun., Suce, première édit.,fis. 1282, Encycl. , vers, LXXVIII, G;— Z-.SMrniewsis^Blainv.;— Z,. lolœ, llerm. Fat. Forsck.-XlX, i,G?— Z. cydopteriiia.

De Blainville nomme ce groupe Lernéocères.

(-5) Aj. Lernœa cirrhosa, la Martin., Journ. de Pbys., sept. 1787,11 ,6;— Pennella (Uodontis, Cbamiss. et Eisenhardt., Act. nat., car., t.' part. 2, pl.xxiv,f. o. De Blainville a changé le nom de Pennelle en Lernéopenne. (A) Lo Cttottdracant/ie lisse, Quoy et Gaym., Voyage de Frevcinet, Zool., ni. lxxxvi ,

Un fjiiarrièmc ,

Les Anchorelles. Cuv.

Ne se fixe aux ouïes que par une seule production qui part du dessous du corps , et se dirige en arrière (1).

Un cinquième,

Les Brachielles, Cuv.

A deux proéminences qui forment comme deux bras et qui se réunissent en une seule partie cornée , par laquelle l'animal se fixe aux ouïes (2). Un sixième,

Les Clavelles. (Clavella, Okcn.)

Wa aucun de ces appendices , et ne se fixe que par la bouche (5).

Ces trois derniers groupes ont à la bouche des crochets marqués ; leurs cordons sont peii alongés ; il y a quelquefois d'antres appendices à la partie postérieure de leur corps.

D'après un nouvel examen , je rapporte à la suite des Lernées ,

Les Chondracanthes, (Chondracanthus. Laroch.)

Qui ont aussi des crochets à la bouche , et sur les côtés du corps des appendices très diverses pour le nombre et pour la forme , au point qu'avec le temps il y aura aussi plusieurs divisions à y établir.

Ainsi les uns ont de chaque côté deux espèces de bras plus ou moins prolongés (4).

D'autres en ont plusieurs paires en partie fourchus (5) , ou même encore plus subdivisés (6).

11 y en a qui ont un cou grêle , le corps élargi et déchiqueté sur les bords (7).

Je place encoreà la suite de cet ordre, un animal qui s'en rapproche à quelques égards, mais qui pourra servir un jour de type à un ordre nouveau. 11 forme un genre que je nomme

Némerte. ( Nemertes. Cuv. )

C'est un Ver d'une mollesse et d'un alongcment extrêmes, lisse, grêle,

(1) Lertiœa adinica, Slroem.,Sonclmoer., pi. 1, f. Tel 8, commune sur plusieurs Gades.

(2) BrachicUa Thynni , Cuv., Règne anim.,pl.xv , f . 5; — Lernea salmonea , Gisler, Act. Suec, 1751 , et Encycl. mélh., vers, pi. Lxxvni,f. 13-18 ; — L. Feriieitiatia Blaiuv., Pernetti. Voyage aux Malouiues , I , pi. 1 ; f. 5 et 6. Deux espèces mal représentées ; — L. huchonis, Schiank., Voyage en Bav., pi. 1, f. A-D, l'est encore plus mal; il y en a plusieurs autres.

Je crois que ce groupe et le précédent rentreraient dans les Lernkomyzcs, Blainv., mais qu'il faudrait alors autrement définir.

(5) Lernea unciiiata ^ Miiller, Zool., dan., I, xxxni , 2; — L. clarata , id., ib. , 1. C'est à ces Clavellf.s d'Oken , que de Blainville réserve le nom de Lernées propres,

(4) Lcrnœa radiata . MûU. Zool., D., xxxni, 4;— L. gohina , id.,ib.,5; — C'est la première qu'Okeii donne poui- type de son genre Akones.

(5) Lerncca cornuta , id. , ib. , 6 , et plusieurs espèces nouvelles.

(6) Chondrncavtus zci , Laroche, Bullet. des Se, mai , 1811 , pi. 2, f. 2.

(7) Lcrn. trighe , Blainv., Dict. Se. nat., xxvi, p. 325. Cuv, Règn. an., pi. xv, f.

N. B. de Blainville rassemblemes CnoNonACANTiiES, sous ses genres Lernéentome, Ler-

NACANTI1E et LerNANTIIKOPE.

N. B. le Lcrnœa pccloralis , Millier , Zool. dan., XXXIII , f . 1 , est nn Calyge ; et le L. asell/na , il. wcpI. golh. , 111 , 4, m'en paraît aussi un , mais défiguré.

aplati , terminé à une extrémité par une pointe mousse , percée d'un trou ; évasé et largement ouvert à l'extrémité opposée, par où il se fixe. Son intestin traverse toute la longueur du corps. Un autre canal , probablement relatif à la génération , serpente le long de ses parois , et finit à un tubercule du bord de l'ouverture large. Dorbigny et de Blainville , qui ont vu cet animal vivant , assurent que c'est l'ouverture large qui est la bouche.

La seule espèce connue (Nemertes Borlasii, Cuv.) Borlase Cornw. , XXVI, 13, a plus de quatre pieds de long. Elle se tient enfoncée dans le sable, et attaque , dit-on, les Anomies qu'elle suce dans leur coquille (1).

Auprès de ces Nemertes devront probablement se placer Les TcBULAiRES de Renieri.

Également grands et de forme très alongée , mais qui ont une petite bouche percée sous l'extrémité antérieure.

Les Ophiocéphaies de Quoy et Gaimard.

Avec les mêmes formes ont le bout du museau fendu.

Les Cérébrattjles de Renieri, Semblent n'en différer que par un corps plus court (2).

Page 1