‹ Le règne d'Alexandre IerChapitre 4 sur 34 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

serait impossible, et, base de toute reconstruction historique, la documentation, si scrupuleuse que nous la rendions, n'est pas une source de certitudes. Pas plus que deux feuilles semblables dans la frondaison d'un arbre, il n'est sans doute dans le monde entier deux paires d'yeux susceptibles de prendre d'aucune d'elles une vision identique, et donc, en se rencontrant excep* tionnellement, la concordance elle-même des témoignages que nous recueillons nous met dans une perplexité plus grande que leur désaccord habituel, car elle les rend suspects. Des éléments de probabilité s'en laissent pourtant dégager, et il est sage sans doute aussi de ne pas porter plus loin notre prétention.

Les éléments d'intérêt que les historiens antérieurs du règne d'Alexandre ont perdu de vue, ou auxquels ils n'ont donné qu'une place trop restreinte dans leurs études, en trouveront une très large dans celle-ci. Pour autant, cependant, qu'il aurait encombré dans le corps de l'ouvrage le tableau d'une époque, où le mouvement dramatique constitue pourtant la note dominante, un aperçu plus détaillé, encore que nécessairement succinct, de ces objets a été reporté au dernier volume, qui comprendra également un index bilbiographique et une table des noms des personnes.

Dans tous les volumes, les dates seront indiquées uniformément d'après le calendrier grégorien.

Dans un sentiment de profonde gratitude, l'auteur n'oublie aucun des collaborateurs bénévoles qui l'ont aidé dans l'accomplissement de sa tâche. Il ne saurait les nommer tous. Beaucoup ont disparu, victimes quelques-uns de la tourmente révolutionnaire. Dans le nombre, il donne un souvenir particulièrement ému à feu S. A. I. le grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch que son rang n'a pas empêché de faire acte de confrère, dévoué à l'œuvre commune et secourable. Comme à lui, l'auteur a dû la communication de dossiers précieux à feu M. Alexandre Izwolsky, feu

Xll LE RÈGNE D'ALEXANDRE I"

le prince Alejfandre Gagarine et le comte Orlov-Davydov, possesseur des belles archives d'Otrada.

Parmi les survivants, il a trouvé l'auxiliaire le plus utile dans son neveu, l'abbé Charles Korsak, par les soins duquel, au cours de longues années de travail, la distance qui le séparait des sources d'information russes ou polonaises a pu souvent être supprimée.

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