‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 101 sur 211 · Voy. plus haut, p. 59 et · texte numérisé non relu

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2. Le 30 de ce mois, à Quierzy, Charles transforme en concession de pleine propriété en faveur de comte Hardouin le domaine de Bouillancourt (Somme) que celui-ci tenait auparavant en bénéfice. (Tardif, Mon. hist., Cartons des rois, n° 142). Le préambule, omis par Tardif, contient la phrase « rébus nostrae proprietatis quas ipse hactenus in jus beneficum habuit... » (Cf. F. Lot, Mélanges carolingiens dans le Moyen Age, 1905, p. 28-29). — La présence de Charles et de Louis le Germanique à Quierzy le 14 octobre, admise par Diimmler (op. cit., t. I, p. 241-242), est une erreur certaine. Voir page suiv., note 3.

3. Il s'agit de « Germiniacus in territoria Aurelianensi » (cf. note suiv.), donc de Germigny-des-Prés, Loiret, arr. Orléans, cant. Châteauneuf-sur-Loire.

4. Elle ne nous est connue que par un diplôme synodal en faveur de l'abbaye de Moutiers-Saint-Lomer [Gorbionense monas ter ium), lequel débute ainsi : « Anno incarnationis Domini octingentesimo quadragesimo tertio, indictione septima, régnante per provincias Galliae piissimo ac mitissimo rege Karolo, filio quondam Ludovici augusti, pace jam et divisione regni cum fratribus suis, Lothario videlioet 1mperatore et Ludovico regibus, miserante Domino, celebrata, factus est conventus populorum qui sub ejus regno erant, per regiam evocationem, in territorio Aurelianensi, in loco qui Germiniacus dicitur. Ubi etiam nos qui superna largiente clementia, etsi indigni, episcopi dicimur, convenimus, ut scilicet per sacrorum antistitum maxime concilium qui de diversis regni partibus aderant, ea quae in quibuslibet ordinibus ecclesiae minus utiliter constare videbantur, ob incuriam negligentium, aut propter civilis belli transacti violentiam, juvante Christo, in melius reformare satageret, et illa quae hactenus bene constituerant regali providentia honorificentius amplecteretur et firmius roborari studeret, etc. » — L'allusion au traité de Verdun et le chiffre 7 pour l'indiction montrent que l'acte est postérieur au mois d'août et au 31 de ce mois. Peut-être a-t-il subi quelques retouches, ainsi que la plupart des actes de l'abbaye de Saint-Lomer. L'original a disparu Nous connaissons l'acte par des copies reproduites par Mabillon (Acta sanct. ord. S. Benedicti, saec. IV, part. 2, p. 249), et dom Noël Mars (Histoire du royalmonastère de S. Lomer de Blois... 1646, publiée par A. Dupré, Blois, 1869, p. 81.

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