‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 117 sur 211 · Capitularia, éd. Krause, t. II, p · texte numérisé non relu

Capitularia, éd. Krause, t. II, p

2. L'article se réfère aux décisions des conciles de Braga de 572 et de Tolède de 684. Beaucoup de ces prêtres étaient des réfugiés espagnols qui, pour appuyer leurs plaintes, avaient compulsé des recueils conciliaires de l'époque wisigothique

et y avaient relevé dans leur requête les articles qui leur étaient favorables.

veiller à ce que sa suite n'endommage pas la maison et les haies.

§ 5 et 6. L'évêque ne fera par an qu'une tournée pastorale. S'il veut visiter plus souvent son diocèse, ce sera à ses frais. S'il renonce à sa tournée, il ne devra pas exiger du prêtre la contribution susdite ou une compensation pécuniaire et pas davantage la laisser percevoir par ses amis ou serviteurs. Quand il fait sa tournée, qu'il n'emmène pas un nombre exagéré de domestiques et n'invite pas les voisins à tort et à travers à la table de son hôte. Qu'il n'emmène pas ses chevaux ni quoi que ce soit, soi disant pour les vendre ou sous tout autre prétexte.

§ 7. Défense de diviser les paroisses à la légère. Si la distance, des cours d'eau, des forets, ou tout autre empêchement sérieux rend difficile l'accès de l'église principale à la partie faible delà population, femmes, enfants, invalides, on construira une chapelle sur la «villa » ainsi à l'écart ; de la sorte on évitera la division de la paroisse. Mais si le curé ne peut sans danger et sans perte de temps desservir la chapelle, si la population réclame instamment une église et un prêtre, l'évêque fera droit à sa demande. Il ne se laissera pas guider par la préoccupation d'un gain sordide et déchargera l'ancienne paroisse de la part de la susdite contribution qu'il fera peser sur la nouvelle.

§ 9 '. Les évêques ne convoqueront les prêtres au synode que deux fois (par an et aux époques déterminées par les canons et ne les y retiendront que le temps nécessaire.

§ 8. a Que les évêques ne se refusent pas à obéir à nos ordres ou les « suivent avec répugnance, — sous prétexte que c'est eux qui ont u l'autorité des canons. Ces canons, qu'ils s'appliquent plutôt à les « bien entendre et à les observer ponctuellement. Autrement les a décisions d'un concile et notre autorité royale leur apprendra l'ema ploi que les canons assignent aux dimes des fidèles et la manière « de comprendre et d'exécuter notre décret. *

Protégés et protecteur se leurraient. La royauté était désormais impuissante. Au moment où l'on croyait Charles maître de la Gothie, une suite d'échecs sanglants allait même lui arracher Toulouse et le contraindre à remonter vers le nord.

L'expédition avait été entreprise certainement avec des forces insuffisantes. L'armée qui investissait Toulouse n'était qu'une avant-

1. Nous intervertissons l'ordre des articles. Le numéro 8 forme en réalité la conclusion du mandement royal.

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