‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 120 sur 211 · Cf. plus bas, note · texte numérisé non relu

Cf. plus bas, note

2. Sans doute le « Rabano » que, vers août 811, Charles avait dépéché de Visé, sur la basse Meuse, auprès de Louis le Germanique pour lui demandcrson appui. (Nithard, 111,3).

3. Voy. le Moyen Age, année 1903, p. 256-258; — Cf., plus bas, p. 130, note 3. Evrouin fut relâché peu après, puisque nous le verrons, en décembre, présider le concile de Ver.

4. Lettre 91: « In Aquitanica cengressione manifesta morte liberatus, post captivitatis molestias solutus, utroque periculo, ingenti Dei gratia cui maxime praelidebam et sanctorum ejus beneficio, praeterea cujusdam Turpionis ereptus, intégra valitudine ad monasterium III. non. julii remeavi » (éd. Dùmmler, Mon. Germ., Epistol. Karol. aevi, t. IV, p. 81 ; cf. Levillain, loc, cit., t. LX1II, p. 316). Le comle d'Angoulême Turpion était « amator clericorum » au dire des Annales Engolismenses (Mon. Germ., Script., t. XVI, p. 486). Voy. encore la lettre 32 : « in expeditione aquitanica olim, ut nostis, omnia perdidi », et la lettre 90, adressée de Ferrières, peu après le 5 juillet 844, à Oacre, abbé de Cormery (au sud-est de Tours), pour le remercier d'avoir accueilli et traité avec bonté les moines de Ferrières et les « autres hommes », c'est-à-dire les vassaux de Loup, « tantae calamitatis angustia deprehensos », après qu'ils eurent été relâchés. Cette lettre nous montre que la captivité de Loup et de sa suite dura fort peu de temps puisque le 5 juillet, trois semaines exactement après la bataille, Loup était de retour à Ferrières en Gàtinais. Il est à présumer que les facilités que rencontra Loup pour recouvrer sa liberté inspirèrent à la cour de Charles des soupçons sur sa fidélité. Il fut question de donner l'abbaye de Ferrières à un certain Ibert (Egilbertus). Inquiet, Loup écrivit (été de 844) à Louis, abbé de Saint-Denis, pour lui demander son appui et rappeler les « grandes calamités » qu'il avait endurées « pro régis fidelitate » (lettre 92).

5. Ce dernier est certainement le comte d'Autunois, mort après 876, dont on possède un testament bien connu. Il y nomme parmi les donataires ses parents a Heccardus filius Heccardi », c'est-à-dire l'un des fils du comte tué en 844. Ces personnages appartenaient à la famille carolingienne. Le comte d'Autun était fils de Hildebrand (mort avant 838) lui-même, par Nivelon (mort avant 796), petit-fils de Childebrand (mort en 752), l'un des fils de Pépin dit de Herstall. Il était donc parent de Charles le Chauve au 9e degré, de Pépin II au 10e. L'histoire du domaine de Perrecy, connue par une série d'actes (dans le Recueil des chartes de l'abbaye de Saint- Benoit-sur-Loire publ. par M. Prou et A. Vidier) et l'étude des noms de famille permettent d'établir cette filiation que MahiWe (Royaume d'Aquitaine, p. 13-14) a eu le tort de mettre en doute.

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