‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 122 sur 211 · Peut-être le futur abbé de Saint-Martin de Tours · texte numérisé non relu

Peut-être le futur abbé de Saint-Martin de Tours

3. La seule journée qui puisse être comparée au désastre de juin 844 est celle de juin 834 qui vit succomber en Touraine les plus fidèles serviteurs de l'empereur Louis, Eude d'Orléans, Guillaume de Blois, Gui du Maine, Vivien, Foubert, le chancelier ïheoton, abbé de Marmoutier, etc. Voy. Simson, op. cit., t. II, p. 105.

4 Cette hypothèse est suggérée par la présence du comte Echard et de sa famille (cf. page précéd., note 5).

5. Notre récit est fait de la combinaison des textes suivants : 1° Annales Bertlniani, p. 30 : « Landbertus cum Brittonibus quosdam Karoli markionum Meduanae ponte interceptes perimit. » 2° Annale angoumoisine, dont s'inspirent : le Chronicon Aquitanium : « 844. Bernardus et Herveus a Lamberto occiduntur; quorum Herveus Rainaldi filius fuit » (Mon. Germ., Script., t. II, p. 253) ; Adémar de Chabannes, manuscrit C : « Sequenti anno Bernardus frater Emenonia (B.

118 INCURSION DE NOMINOÉ [844]

Au même moment, ou peu après, Nominoé sortant de Bretagne parcourut la Neustrie en long et en large, ravageant et brûlant tout sur son passage. Il arriva jusqu'au Mans sans rencontrer, semble-t-il, de

cornes Pictavinus ms. A) et Arveus filius Rainaldi, congressi cum Laraberto Nannetensi comité, anibo occiduntur » (dans J. Lair, Etudes critiques, t. II, p. 112). 3° Adrevaldus, Mirac. sancti Benedicti, c. 33 : « Quamvis enim Reinaldo occumbente victor Lanbertus extiterit, non adeo tamen victricia ab hoste retulit signa. Dam millia suorum prospexit obpetiisse satellitum, idque adversus Herveum repetens, primum Hatorum Reinaldi, arma ob undictam paternae resumentem necis, eundem maie depugnantem vicit, telisque confossum neci tradidit. Hoc discidii génère bellatoribus utrimque pereuntibus, pêne omnis illa regio defensoribus nudata suis praeda gentibus patuit externis. Britonum siquidem proxinia vis etc. » (Mon. Germ , Script., t. XV, p. 493-4). 4° Chronique de Nantes, c. vin, éd. Merlet, p. 23: « Adversus quos Bego, post interitum Rainaldi dux Aquitaniae factus, qui supra ripam Ligeris recenter non longe ab urbe Namnetis cestellum construxerat et nomen suum imposuerat, insurgens, ab his regionibus voluit eos omnes abjicere. Qui ex improviso primum in Herbadillicam cum multitudine militum ingrediens, Gunferium minime potuit invenire : res etenim illa sibi bene innotuerat. Post cujus reditum, Gunferius, advocatis sociis suis Rainerio et Girardo sibi in auxilium, furtive equitans, consecutus efet illumjamvada Blesonisfluminis transeuntem ; et cum jam média pars militum vada transierat, cucurrit Gunferius cum magno impetu super ultimam aciem et, plurimis in illo certamine interfectis, fugavit omnes. Inter quos Bego dux Aquitanorum fugientes cecidit interfectus. Cujus corpus sepultum est apud Durenuin, Theophalgiae vicum. Gunferius vero veniens ad castrum Begonis, cepit illud, et habitant ibi, donec Normanni, nec multo post tempore, iterum per Ligerim remeante?, ad urbes, ripis ejus finitimas, devastandas, longa statione castrorum captum violenter concremaverunt. » — Que ce dernier récit renferme des erreurs, la chose est certaine. Il est avéré, par exemple, que Bègue ne pouvait être « duc d'Aquitaine ». Le chroniqueur du xi9 siècle ayant vu plus haut (p. 14) dans une de ses sources, Renaud, prédécesseur de Bègue, qualifié « eximius Karoli dux génère Aquitanicus » a pu opérer une contamination et croire que Renaud et son successeur avaient été ducs d'Aquitaine. (Cf. Alfred Richard, M. Lot et l'histoire du Poitou, p. 24, extr. du Bulletin de la Société des antiquaires de VOuest, 1904). Mais faut-il pour cela dénier toute valeur à son récit? Faut-il croire, avec M. Alfred Richard, que nous sommes en présence d'un récit légendaire, que Bègue dut son existence au désir d'expliquer le nom de la Motte-Bougon, sur la Loire, non loin de Nantes? En montrant que la rivière Meduana où eut lieu le combat était, non la Mayenne (comme le disaient Waitz, Dùmrnler. I, 247 etc.) mais la Maine, affluent de la Sèvre Nantaise, M. de la Borderie (Ilist. de Bretagne, t. II, p. 45. note 4) commençait, sans le savoir, la réhabilitation du chapitre vin de la Chronique de Nantes. M. Richard la poursuivait, très involontairement, en écrivant dans son Histoire des comtes de Poitou (t. I, p. 18, note 3) : « Le Blaison est un affluent de la Maine (Meduana), <c rivière du Bas-Poitou, autrement dit du pays d'Herbauge, et près du confluent « des deux cours d'eau, à un peu plus d'un kilomètre l'un de l'autre, une ancienne « voie traversait la Maine sur un pont et le Blaison à gué quand il avait de « l'eau, car pendant l'été il était cà sec. L'affaire où ont péri les deux comtes « peut donc indifféremment porter le nom de la Maine ou du Blaison. » Peu importe que M. Richard ajoute « mais le récit des Annales de Saint-Bertin

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