Ainsi en 835, 837, 839 (Ann. Bert., p
2. Les Annales Faldenses s'abstiennent de qualifier la conduite du roi et de ses sujets. Les Annales Xantenses, dont nous avons cité le texte p. 138, note 3, ne gardent point de réserve. A les en croire, les pertes des Normands auraient été élevées (« ibique ceciderunt ex eis plus quam sexcenti viri »). Cette assertion ne saurait être prise au sérieux, comme fait Diimmler (op. cit., t. I, p. 283). Elle a laissé M. Vogel sceptique (op. cit., p. 107, n. 1).
3. M. Vogel (p. 106) est plein de pitié pour le jeune prince qui, à l'instigation de l'archevêque (sic) Hincinar, se met à genoux dans l'église de Saint-Denis avant d'affronter les pirates (cf. plus haut, p. 135). Ce roi habile et faux, fait pour la diplomatie plutôt que pour le commandement militaire, n'avait pas la personnalité puissante d'un Robert le Fort qui fait passer son intrépidité dans le cœur des soldats. — M. Vogel oublie que vingt et un ans plus tard, en 866, l'intrépidité de Robert qui commandera l'armée franque n'empêchera pas davantage la déroute et dans des circonstances tout à fait analogues. Dès l'année £46, l'empereur ne fera guère meilleure figure que son jeune frère en face des barbares : ceux-ci brûleront Durstcede sous ses yeux et se rembarqueront avec leur butin sans que Lothaire puisse les en empêcher (voy. Annales Xantenses, an. 846 ; Annales Fuldenses, p. >Mj : cf. Parisot, le Royaume de Lorraine, p. 61). — Le caractère personnel de Charles, quel qu'il fût, ne suffit donc point à expliquer les défaillances des armrcs fi anques. Les causes en sont bien autrement profondes.