‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 165 sur 211 · Voy. Dùmmler, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Dùmmler, t. I, p

5. Il ne figure même que dans le programme de la conférence. Les Adnuntiationes ne soufflent mot de l'affaire de Gilbert, si bien qu'on pourrait croire que cette affaire a été réservée. Le colloque de Meerssen de 847 aurait eu pour objet de parer aux dangers qui menaçaient l'ensemble de l'Empire franc et non de réconcilier Lothaire et Charles.

On s'est demandé ce qu'étaient les onze articles sommaires qui précèdent les adnuntiationes. Selon l'éditeur des Capitularia, Krause (t. II, p. 69), ces articles ne sont pas des décisions royales mais des propositions présentées par les grands. Suivant M. Emile Bourgeois ce sont des propositions d'évêques négligées (voy. son étude, V Assemblée de Mersen 847, dans les Mélanges Paul Fabre, p. 83). Selon M.Calmette (op. cit., p. 12, note 2) ce sont des vœux présentés par les grands aux rois et ceux-là seuls peuvent être considérés comme adoptés par les souverains qui se retrouvent dans les adnuntiationes . — Il est visible, en effet, que ces capitula ne sauraient être un édit formel. C'est un programme de la conférence, programme préparé sans doute plus spécialement par les évêques. Dùmmler (t. 1, p. 301, note 3) repousse avec raison l'étrange assertion de Schrors (Hinkmar,\). 71) qu'au colloque de Meerssen Charles n'était pas accompagné de ses évêques. 11 est évident, au contraire, qu'à l'issue du concile de Paris (voy. p. H 9, 181, n. 3) un certain nombre de prélats, dont sans doute Hincmar, rejoignirent le souverain.

Pépin1, les Bretons, les Normands. Les conventions de 845 et 846 avec Pépin et Nominoé avaient été inefficaces2. Il semble bien que Pépin ne s'était pas contenté de la portion, quoique très étendue, de l'Aquitaine que l'entrevue de Saint-Benoît lui avait attribuée et qu'il empiétait sur les comtés q.ue Charles s'était réservés. Il persécutait, en outre, les vassaux aquitains de son plus jeune oncle3.

M. Parisot (op. cit., p. 38) s'exprime d'une manière juste dans le fond mais peu heureuse dans la forme en remarquant que « ni le capitulaire proprement dit (sic) ni les proclamations faites par les rois ne parlaient de Giselbert ».

1. Les capitula posent d'une manière générale les règles de succession : les fils succéderont au père; les oncles laisseront les neveux jouir de leur portion de royaume à condition que ceux-ci soient obéissants. Le § 9 se borne à reproduire les dispositions de 806 et 817 sur le partage du regnum Francorum. L'adnuntiatio de Louis le Germanique n'en retient que ce qui touche les rapports de Pépin II avec ses oncles, particulièrement avec le plus jeune, Charles.

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