‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 180 sur 211 · ASSEMBLÉE DE LIMOGES · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE DE LIMOGES

derniers jours de mars, sans doute à l'occasion de la grande fête de Pâques (25 mars). Il est probable que là évoques et grands laïques prêtèrent de nouveau serment de fidélité à Charles }. Mais celui-ci ne s'attarda point dans la région. Le mois précédent Lothaire et Louis le

mais ne roulant pas de Charles, aient songé à reconnaître Lothaire, comme ils feront un peu plus tard de Louis de Saxe. Dans quelques chartes de cette région, on trouve des dates curieuses. Un acte de Rouergue, conservé en original, est daté de novembre, an 9 de l'empire de Lothaire (éd. par Desjardins, Blbl. de VÉcole des cliartes, 1863, p. 164, n° 3). En mars 847 (818), Austoricus et Astanovus cèdent à Guitard, abbé de Moissac, Castel-Ferrus, en Toulousain, sur la Garonne, par deux actes, conservés en original, datés du règne de Lothaire (Hlst. de Languedoc, éd. Privât, t. II, 2* partie, p. 274, n° 131 et note i). Il esta remarquer qu'Astanovus tenait ce château « ex munificentia domini et senioris mei serenissimi Pipini régis per cartulam». Une charte poitevine pour l'abbaye de Nouaillé, conservée en original, a été datée par un moine qui ne voulait pas se compromettre « in anno nono, in mense decembris, post obitum domni Hludowici imperatoris » (A. Richard, Hist. des comtes de Poitou, t. I, p. 20, note 4).

1. Annales Bertlnianl, p. 36: « Dani Burdegalam... incendunt. Aquitaai, desidia inertiaque Pippmi coacti, Karolum petunt atque in urbe Aurelianorum etc. * Adémar de Chabannes dans son Hlstoria montre les chanoines de Saint-Martial prenant l'habit monastique en présence du roi Charles au temps du carême de 848, pendant l'assemblée générale tenue à Limoges : « Post mortem vero domini Ludovici imperatoris anno VIII, et ab incarnatione anno DCCCXLVIII, Ainardus princeps de basilica Sancti Marcialis cum aliis omnibus canonicis, Deo inspirante, proiciunt arma secularia et de canonicali habitu in monacorum habitum se ipsos mutant in eodem monasterio. Carolus enim Calvus conventum suum générale habuit tune Lemovice, tempore quadragesime, cum episcopis Aquitanie et primoribus ejus. Et résidente Carolo Calvo in trono regali, Ainardus et omnes canonici sancti Marcialis prostraverunt se subito ad pedes ejas, postulantes dare sibi licentiam se fieri monachos in eodem loco. Rex vero, Deo gratias agens, cum magno gaudio peticionem eorum adimplevit et omnes episcopos et primores eorum voluntati inclinavit. Sed Stodilus, episcopus Lemovicensis, cum hoc graviter ferret et inflexibilis solus maneret, tandem, regecogente, consensit victus muneribus... Josiredus vero thesaurarius nolens relinquere seculum etc. » (ms. C ; même récit, mais plus concis dans le ms. A, J. Lair, op. cit., t. II, p. 114-115). La Commemoratio abbatum Lemovicensium basilice S. Marcialis apostoli, du même Adémar, précise la date de la réforme de l'abbaye (31 mars). : « Anno DCCCXLVIII ab incarnatione Domini, indictione XI, pridie kalendas aprilis, temporibus regum Lotharii et Karoli Calvi, nono anno post mortem Ludovici imperatoris, filii Karoli magni imperatoris, et prelium Fontaneticum, mutatus est canonicalis habitus in monasticum in basilica Salvatoris mundi et Marcialis, ejus apostoli, Lemovica civitate. Hoc Ainardus, abbas ipsius loci, non invitus sed voluntarius cum ipsis canonicis, Deo inspirante, egit j> (éd. Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial de Limoges, p. 1). Il est vrai que la Commemoratio ne souffle mot de la présence du roi Charles ; mais elle ne parle pas non plus du trésorier Jôfroi qui, refusant d'abandonner le siècle, est gratifié de l'abbaye de Saint-Junian par l'évèque Stodilon. Ne peut-on penser que pour son Historia Adémar a utilisé des notes annalis tiques conservées à Saint-Martial de Limoges ? On a peine à croire qu'il ait inventé

Germanique s'étaient rencontrés à Coblence. Le bruit courait que le premier avait proposé à Louis une commune alliance contre leur plus jeune frère1. Charles, sans doute inquiet, regagna la vallée de l'Oise. On le retrouve en avril à Quierzy2, en mai à Compiègne3.

Le mois suivant, le G juin, nous voyons le souverain à Orléans. Une cérémonie solennelle se déroule dans la cathédrale Sainte-Croix. En présence de la quasi-unanimité des grands, des évêques et des abbés, Charles est « élu » roi, puis consacré, oint par le métropolitain de la province, l'archevêque de Sens Ganelon. Il reçoit la couronne et le sceptre. Trois lignes de Prudence et quelques allusions postérieures,

ce plaid général tenu à Limoges : de son temps on ne savait plus ce que c'était. En outre, il est frappant qu'il place ce « conventus generalis » au temps du carême, «; tempore quadragesime i> : on vient de voir (p. 190, note 2) que le Chronicum Fontanellense met l'expédition de Charles en Aquitaine « in diebus quadragesimae 9 . La coïncidence est réelle, car, s'il est vrai que la réforme de Saint-Martial, ayant lieu le 31 mars, se place une semaine après la cessation du Carême en 848, Pâques tombant le 25 mars en cette année, il va de soi que le plaid général a pris plus d'une journée et a dû débuter avant la grande fête de Pâques, donc en carême. On ne voit donc pas de motifs sérieux de rejeter les renseignements transmis par Adémar. Et on en doit tirer cette conclusion que si évêques et grands d'Aquitaine entourent Charles à Limoges, c'est que Pépin est déjà abandonné par eux. Le récit de Prudence dans les Annales Bertiniani semble mettre cet abandon immédiatement avant la cérémonie du sacre à Orléans, qui est — nous allons le voir — du 6 juin. Mais c'est là une impression produite par l'extrême sécheresse des notes de l'évêque de Troyes. Le sacre a pu être déterminé par le ralliement des Aquitains à Charles, mais un intervalle de temps plus ou moins considérable a pu s'écouler entre les deux faits.

1. Annales Fuldenses, p. 37 : c: 848. Hlutharius et Hludowicus mense februario conloquium habuerunt in Confluente castello ; ubi pars Hlutharii illud quidem, sicut fama vulgabat, maxime moliebatur ut Hludovicus, posthabita Karli amicicia, sibi germanitatis jure sociaretur. Hludowicus vero, memor pacti quod cum Karlo dudum cum adtestatione divini nominis inierat, suasoria machinamenta ingeniose declinans, finito conloquio adsuos reversus etc. ». Cf. Calmette, p. 15. M. Parisot (p. 39-40) semble douter de la sincérité de la résistance de Louis aux propositions de Lothaire.

2. Charles concède à l'abbé Ainard et aux moines des Fossés (Saint-Maur), une pêcherie sur la Marne, à Nogent, en faisant abandon des revenus que le fisc ouïe comte (de Paris) pouvait en retirer (Tardif, Cartons des rois, n° 158). L'acte est daté de Quierzy. 21 avril.

3. Charles ratifie un échange entre Erchanré, évêque de Paris, et Ainard (Eginhardus), abbé des Fossés, le premier donnant la forêt de Vincennes d'une superficie de 537 perches, dépendance de la villa de Fontenay-sous-Bois, le second une forêt de même étendue à Boissy-Saint-Léger (Historiens de France, t. VIII, p. 489, n° 68; Tardif, n° 155). L'acte, donné au palais de Compiègne, est du 6 des nones de mai (2 mai), an 8 de Charles, indiction 10. Dom Bouquet et Tardif, donnant la préférence à l'indiction, ont daté l'acte de 847.

sont seules à nous renseigner sur cet événement1, mais sans nous en indiquer les causes et la- portée. Nous en sommes réduits aux hypothèses. Charles jusqu'alors n'avait vu son pouvoir solennisé par aucune cérémonie civile ou religieuse. A Quierzy, vers le 15 août 838, il avait reçu les armes et une couronne avant d'être fait roi du duché du Maine; c'est-à-dire que cette cérémonie s'était confondue avec celle de sa majorité (quinze ans) et de son adoubement de chevalier2. Son pouvoir, Charles le tenait de la volonté de son père, manifestée une dernière fois lors de l'assemblée de Worms de mai 839, du consentement de ses frères (Verdun, août 843), enfin de la bonne volonté des grands, laïcs et ecclésiastiques habitant entre la Meuse et la Loire, qui lui avaient prêté serment de fidélité. Charles était roi de fait. Si son autorité avait été fortement établie il est probable qu'il s'en serait tenu là : son frère Louis le Germanique ne semble pas avoir été jamais élu, oint ou

1. Annales Bertiniani, p. 36 : « Aquitani, desidia inertiaque Pippini coacti, Karolum petunt atque in urbe Aurelianorum omnes pêne nobiliores cum episcopis et abbatibus in regem eligunt, sacroque crismate delibutum et benedictione episcopali sollemniter consecrant. » — ■ C'est le roi Charles lui-même qui nous fournit les détails les plus sûrs lorsque, en 859, il traduit devant le concile de Savonnières l'archevêque Ganelon qui l'a trahi. Soufflé par Hincmar, il dit : « Sed et post hoc, electione sua aliorumque episcoporum ac caeterorum fidelium regni nostri voluntate, consensu et acclamatione, cum aliis archiepiscopis et episcopis, Wenilo, in diocesi sua apud Aurelianis civitatem, in basilica Sanctae Crucis, me secundum traditionem ecclesiasticam regem consecravit et in regni regimine chrismate sacro perunxit et diademate atque regni sceptro in regni solio sublimavit » (Libellus proclamationis do)nni Karoli régis adversus Wenilonem, c. 3, dans les Capitularia, éd. Krause, t. II, p. 451). En 858, quand Louis le Germanique envahira la France occidentale et tentera de rallier le clergé à sa cause, les évèques réunis à Quierzy, feront part de leurs scrupules à l'envahisseur, par la plume d'Hincmar : « Generalis causa imminet totius Cisalpinae ecclesiae. Maxime autem nobis necesse est loqui cum illis archiepiscopis et episcopis qui consensu et voluntate populi regni istius domnum nostrum fratrem vestrum unxerunt in regem sacro chrismate divina traditione quemque sancta sedes apostolica mater nostra litteris apostolicis ut regem honorare studuit et confirmare v (ibid., p. 438-439). — Pour la date (8 des ides de juin), il faut avoir recours à deux diplômes conservés en original en faveur des abbayes de Saint-Denis, du 19 septembre 862 (Tardif, Cartons des rois, n° 186, p. 118, 2e col.) et deSaint-Germain-des-Prés (Ibid., n°208, p. 134).

Tous les historiens et erudits ont répété que Charles avait pris, à Orléans, la couronne d'Aquitaine. Cette erreur, que la manière dont Prudence rédige ses annales autorisait, a été dissipée par M. Levillain. Celui-ci a établi que Charles avait reçu l'onction sacrée pour la première fois en 848, et qu'elle concernait la totalité de ses états. Il a également fixé la date de cet événement. Voy. son article sur le Sacre de Charles le Chauve à Orléans, dans la Bibliothèque de l'École des chartes, 1903, p. 31-53.

2. Voy. G. Waitz, Deutsche Verfassungsgeschichte, t. III, 2e éd., p. 253; P. Guilhiermoz, Essai sur l'origine de la noblesse en France, p. 397, et p. 405, note 32.

couronné. Charles et son entourage crurent sans doute que la cérémonie de l'onction, qui faisait du souverain presque un ecclésiastique, lui imprimerait en tous cas un caractère sacré l, le rendrait inviolable aux yeux de ses frères et de ses sujets. Ce serait néanmoins une erreur de pousser trop loin dans cette voie et de voir dans la cérémonie du sacre une manifestation de la faiblesse de l'autorité de Charles2. Si sa situation avait été franchement mauvaise au milieu de 848, ni les grands ni même les évèques ne se seraient souciés de se lier plus étroitement par une cérémonie sacrée à un prince que ses frères pouvaient déposs éder le lendemain. Il est visible, au contraire, que le sacre a été a ccepté, provoqué par une amélioration sensible dans la situation de Charles, notamment par le ralliement des Aquitains y.

Désormais, Charles était vraiment — on le croyait du moins — maître de l'héritage que lui avait destiné son père. Et il est significatif que la cérémonie ait eu lieu non point au cœur de l'Aquitaine ou de la u France », mais à Orléans, à la rencontre des royaumes de « France », de Neustrie, d'Aquitaine et de Bourgogne 4.

1. Cette cérémonie « sanctifiait 5 le souverain. Elle Je revêtait d'un caractère quasi sacerdotal. « Il s'élevait désormais au-dessus des laïques de toute la distance qui, dans les idées de ces hommes, séparait de la foule l'homme consacré à Dieu. » Voy. Fustel de Coulanges, les Transformations de la royauté pendant l'époque carolingienne,^. 231 et suiv.

2. Ici je me sépare de M. Levillain, qui prend à son compte une assertion de M. Parisot {Royaume de Lorraine, p. 344, note 1 : g Si les souverains se font couronner, c'est bien souvent parce que leurs droits au trône, quelque bien fondés qu'ils puissent être, sont contestés soit parleurs sujets soit par leurs concurrents t>) et poursuit (Zoc. cit., p. 51) : a Cette remarque juste de l'éminent historien de la Lorraine répond merveilleusement à la situation qui était faite à Charles le Chauve en 848 par une partie de ses sujets et par ses frères. » Suivent des observations qui montrent, au contraire, que si le sacre s'explique par la situation périlleuse de Charles, la cérémonie d'Orléans eut dû se produire un ou deux ans plus tôt. On a, du reste, peut-être tort de chercher bien loin les causes de la cérémonie du ô juin 848. Je remarque qu'elle s'est produite juste une semaine avant que Charles eût accompli ses vingt-cinq ans. Ne peut-on admettre que le clergé avait depuis longtemps l'intention de sacrer son roi ? Seulement il attendait que celui-ci eût atteint l'âge mûr avant d'oser procéder à un acte aussi saint. Adoubé à quinze ans, âge de la majorité franque, Charles fut sacré à vingt-cinq ans, âge de la majorité romaine.

3. C'est ainsi qu'on peut s'expliquer que Prudence semble faire du sacre une cérémonie provoquée par les Aquitains ; au point qu'on a cru que Charles a^ait été sacré roi d'Aquitaine. Cf. p. 193, note 1.

4. Cf. l'assemblée de Germigny tenue au lendemain du traité de Verdun. Le choix d'Orléans entraînait pour le sacre, l'intervention du métropolitain de Sens dont ressortissait Orléans. Autrement Hincmar eût probablement tenté de jouer le premier rôle. Je ne vois pas pourquoi Dûmmler (t. I, p. 338, note 3) veut qu'Hincmar n'ait pas assisté au sacre.

Charles prit-il alors des engagements vis-à-vis des grands et du clergé ? La chose a été affirmée. Elle est plus que douteuse l. On peut supposer seulement que le clergé entendit grâce à cet acte s'attacher plus étroitement le souverain par les liens de la reconnaissance. Mais on ne peut dire que ce soit à cette occasion que, pour la première fois 2, un roi franc ait pris des engagements vis-à-vis de ses sujets, représentés par l'aristocratie laïque et ecclésiastique. Ce fut essentiellement un acte religieux3. On eut soin d'informer le pape et de lui demander sa confirmation, qui arriva par la suite4.

11 paraît certain que la cérémonie d'Orléans fut un des épisodes du plaid général de l'année 848 5. Au lendemain, Charles, avec l'armée qui venait de le consacrer, entra en Aquitaine pour achever la ruine de

1. Par Waitz, op. cit., t. III, p. 257, 239, note 2; Dumruler, op. cit., t. I, p. 338, note 3; Levillain, le Sacre de Charles le Chauve, dans la Bibl. de l'École des chartes, 1903, p. 47-48. Le texte invoqué pour justifier cette opinion est l'analyse d'une lettre d'Hincmar à Charles, conservée par Flodoard (Historia ecclesiae Rcmensis, 1. III, c. 8) : « De promissione sua eum admonens, quam verbo ac scripto antequam rex consecraretur primatibus et episcopis fecerat. d Cf. du même une lettre aux évêques de la province de Reims, lors de l'invasion de Louis le Germanique de 875 : « Consulamus etiam ei, si forte quis fuerit qui in absentia ejus regnum ipsius moliatur subripere, ut moneamus eum de sacramentis inter se et seniorem nostrum factis, quae rex noster se servare velle fatetur » (Opéra, éd. Sirmond, t. II, p. 175, c. 36). La première lettre n'est pas datée. On a cru qu'elle renfermait une allusion à des promesses faites au sacre de 848. S'il en était ainsi, comment s'expliquer que le consilium des évêques et des grands réuni à Bonneuil, en août 855 (Capitularia, t. II, p. 424), énumérant la série des engagements pris antérieurement par le roi, oublie précisément le plus solennel? Il faut nécessairement voir dans les deux lettres d'Hincmar une allusion, soit au couronnement de Charles à Metz, en 869, ainsi que le veulent les biographes d'Hincmar, Noorden (p. 254, note 1) et Schrôrs (p. 583, note 135), soit plutôt aux engagements réciproques des fidèles et du roi, pris à Quierzy le 21 mars 858 (Capitularia, t. II, p. 296).

2. Quoi qu'en dise Waitz, (loc. cit.), suivi par M. Levillain, il n'y a aucune preuve qu'antérieurement à Charles le Chauve aucun souverain carolingien ait, lors de son couronnement, pris des engagements envers ses sujets. Le récit de Thégan, racontant la transmission des pouvoirs de Charlemagne à Louis le Pieux, en 813, qu'on invoque à ce propos, ne contient rien de semblable. Voy. l'analyse de Fustel de Coulanges, op. cit., p. 271-277.

3. Sur le caractère presque exclusivement religieux du sacre, voy. Waitz, Die Formeln der deutschen Konigs- und der romischen Kaiserkronung von X bis zum XII Jahrhundert dans les Abhandlungen der konigl. Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen, Histor.-Philolog. Classe, t. XVIII, 1873; Fustel de Coulanges, op. cit., p. 231 et suiv.

4. Cette lettre est perdue. Elle n'est connue que par une rapide allusion qu'y fait en 858 Hincmar dans sa lettre à Louis le Germanique. Cf., p. 193, note 1.

5. La date du sacre — juin — est celle du plaid général dans la majeure partie des cas, sous le règne de Charles.

Page 1