Canton de Coucy-le-Château, arr. de Laon (Aisne
5. Nithard, IV, 6, éd. Millier, p. 48 : « Karolus autem uxorem ducturus Carisia-
[843] NOUVELLE CHEVAUCHÉE EN AQUITAINE (il
à Quierzy jusqu'au 2fi décembre1 et alla, le lendemain, célébrer à Saint- Quentin la fête de Noël2. Puis il se rendit à Valenciennes, où il remit à quelques-uns de ses fidèles le commandement des troupes entre Seine et Meuse3. Il quitta cette ville vers le milieu de janvier * pour aller avec sa femme en Aquitaine"' : le 23, il passait à Saint-Vaast d'Arras6 d'où la voie romaine le conduisit à Amiens7. Le 18 février,
cum venit .. Accepit quidem Karolus, uii praefatum est, in conjugio Hirmentrudem, Uodonis et Ingeltrudis filiam et neptem Adelardi. » Ann. lier tin., ann. 812, éd. Wailz, p. 29 : « Karolus Carisiacum palatium vcniens, Ermendrud, neptem Adalardi connus, uxorem ducit. » Nithard ajoute que la situation prépondérante qu'Alard s'était acquise dans le royaume faisait de ce mariage, avant tout, un mariage politique : « Et hac de re Karolus praefatas nuptias maxime iniit, quia cum eo maximam partem plebis sibi vindicare posse putavit. » Sur la situation du comte Alard, à ce moment, voir F. Lot, Mélanges carolingiens; V : Noté sur le sénéchal Alard dans le Moyen Age, 2e série, t. XII, 1908, p. 187.
1. Par un acte qu'il y délivra à cette date, il concéda en pleine propriété à son fidèle Milon divers biens sis dans les pagi de Pierrepertuise et de Fenouillet (Historiens de France, t. VIII, p. 435, n° 10; Hist. de Languedoc, nouv. éd., t. I, preuves, p. 216, n° 56.) Le même jour et dans la même localité, il confirma nu chapitre de Noyon, à la demande de Févêque Immon, l'immunité concédée par ses prédécesseurs Pépin, Charlemagne et Louis le Pieux (A. Lefranc, Histoire de la ville de Noyon jusqu'à la fin du XIIIe siècle, p. 177, pièce justif. n° 1).
2. Nithard, IV, 6, éd. Miiller, p. 49 : « Natalem Domini ad Sanctum Quintinum célèbre peregit »; Ann. Bertin., ann. 842, éd. Waitz, p. 29 : « Augustam Viromandorum, ad memoriam videlicet beati Quintini martyris, nativitatis dominicae festum celebraturus proficiscitur. »
3. Nithard, IV, 6, éd. Miiller, p. 49 : « Valentianas quoque qui de fidelibus suis inter Mosam Sequanamque causa custodiae remanere deberent ordinavit. »
4. Il y était encore le 13 janvier et y concédait en pleine propriété à son fidèle Nivelon, en récompense de ses services, des biens sis en Auxerrois et en Gâtinais (Historiens de France, t. VIII, p. 435, n° 11).
5. Nithard, IV, 6, éd. Miiller, p. 49 : « Idem vero partibus Aquitaniae una cum conjuge anno DCCCXLIII incarnationis Domini in liieme iter direxit. »
6. Il y concéda, à cette date, en pleine propriété à son fidèle Siegfried, en récompense de ses services, des biens sis dans les pagi de Roussillon, de Confient, de Cerdagne et d'Urgel (Historiens de France, t. VIII, p. 436, n° 12).
7. On possède un acte daté d'Amiens par lequel Charles le Chauve, ayant été faire ses dévotions au monastère de Corbie, déclare donner aux moines de ce lieu le pont de Daours et le péage du pont, à charge de prier pour l'âme de son père Louis le Pieux, pour lui, pour sa femme et pour la paix du royaume. On n'a de cet acte que des copies incomplètes sans autre indication chronologique que « Data Ambianis anno tercio regni Karoli...» Mais M. Levillain, qui l'a publié dans son Examen critique des chartes mérov. et carol. de l'abbaye de Corbie (p. 255, n° 26), a prouvé (ibid., p. 122-123) qu'il fallait le placer entre le 14 décembre 842 et le mois de février 843. Pour établir ce terminus ad quem, il s'est d'ailleurs appuyé sur un itinéraire inexactement établi; mais son raisonnement n'en demeure pas moins valable si l'on observe que le 18 février Charles était à Vernantes, d*où il gagna Tours et l'Aquitaine. Par suite, l'acte en question doit être placé en janvier 843.