‹ Le règne de Marie-Thérèse dans les Pays-Bas autrichiensChapitre 13 sur 71 · LES FONCTIONNAIRES ET EMPLOYÉS · texte numérisé non relu

LES FONCTIONNAIRES ET EMPLOYÉS

Selon les principes admis par le gouvernement, les fonctionnaires et employés de TËtat et des administrations devaient être des hommes probes et capables. Ce qui n*était pas toujours vrai dans Tapplication, comme nous l'avons vu à propos de Gobenzl et de Neny. Le fonctionnaire et le magistrat étaient considérés comme des instruments. Plus il était souple, mieux son avancement était assuré. Tout candidat à une place obtenait sa nomination s*il montrait du dévouement et du zèle pour le service royal. En cas de titres égaux, le noble étiût préféré au roturier. Afin de conserver la moralité parmi les fonctionnaires et employés, la vénalité des offices était sévèrement proscrite, et avant d'entrer en fonctions, le candidat devait jurer de n'avoir employé aucun moyen illicite dans le but de parvenir à sa charge (1).

Cependant le gouvernement autrichien avait conservé une coutume ancienne qui réservait pour ainsi dire exclusivement les fonctions aux riches. C'était celle d'exiger des fonctionnaires et de certains employés des médianates, c'est-àdire une somme versée dans le trésor de l'État par le fonctionnaire qui la récupérait lorsque son emploi cessait. Il y avait même des places et des offices héréditaires fondés sur le droit de médiànate. Cet abus si grave avait été introduit par Louis XIV pendant l'occupation d'une partie des Pays- Bas. Celui-ci créa même des perruquiers héréditaires à Ypres, Menin et dans d'autres villes. Le gouvernement autrichien les conserva. C'était un moyen d'augmenter les revenus du trésor, contre lequel personne ne réclamait, et qui n'a

(1) Ordonnance du 12 janvier 1746. Place, de Brabant, t. X, p. 303, et ordonnance spéciale peur la province de Limbourg du 20 décembre 1771. Verloo, Codex Brabanticusj p. 339.

n'exerça jamais d'influence sur les fonctionnaires et employés. Lorsqu'il s'agissait de nommer les magistrats des grandes villes, le gouvernement consultait ses agents en province et les évoques.

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