JURISPRUDENCE
Naguère lés ouvrages juridiques jouissaient en Belgique d'une juste renommée. Sous Marie-Thérèse leur importance avait singulièrement baissé; ils se bornaient à des livres publiés par des arrétistes et des praticiens de droit coutumier. On abandonnait pour la pratique la science spéculative.
Tel fut, à peu d'exceptions près, le cas de la plupart de nos jurisconsultes, éditeurs ou commentateurs (1).
En ce qui concerne les écrivains du droit civil, nous pouvons mentionner : Jean Hony, auteur d'un Recueil des arrêts du Grand Conseil, Christophe Robert, qui publia, de concert avec Michel Van Langendonck, une nouvelle édition des œuvres de Merenda; Jean-Emmauuel Loovens, très-connu par son livre intitulé Practyke, stiel ende manier van procèderen; Van Laeke, auteur d'un écrit intitulé Tractaet van den inbriîick in de sterfhuysen; Jean-Baptiste Saenen, commentateur des coutumes publiées par Ghristyn ; Philippe-Joseph Raparlier, auteur de YExposition de la lettre et des chartes générales du Hainaut. Beaucourt de Noordvelde publia un cota-
{[) Britz, Mémoire sur l'ancien droit belgiqiie, p, 391 et suiv.
mentaire d'une partie du Digeste ; Josse Le Plat fut l'éditeur des Supremœ Fnsiorum curiœ juris civilis tomi très, secundum institutiones et digesta Justiniani^ par Huberus, et des œuvres de Van Espen. Le Piat se distingua par d'autres publications qui virent le jour après la mort de Marie-Thérèse.
J.-E. de Ronghe et de Brouwere firent des publications concernant le droit coutumier, et Cogniaux un traité sur les hypothèques.
En fait de droit politique, il faut citer les Mémoires historiques de de Neny, œuvre remarquable dont nous avons parlé à différentes reprises.
Par suite du grand nombre de dispositions législatives, publiées sous Marie-Thérèse, il y eut nécessité d'en faire un recueil. De Wulf en réunit les principales et fit aux placards de Flandre une excellente table; Gharlier fit un recueil semblable pour le Brabant.