‹ Le règne de Marie-Thérèse dans les Pays-Bas autrichiensChapitre 47 sur 71 · V. Vander Meersch, De Vétat de la mendicité, p · texte numérisé non relu

V. Vander Meersch, De Vétat de la mendicité, p

(2) Briavoine, État des fabriques etc., dans les Pays-Bas, p. 120.

(3) Ord. du 5 juiUet 1754, plac. de FI., liv. XI, p. 339, de25févr. 1767, plac. de Brab., t. X, p. 405. Ord. du cons. de Namur, 11 avril 1768, règlement du 23 nov. 1775, plac. de FI., t. VI, p. 1438, décret du 24 février 1778.

(4) François De Coster, Antwoord op de m'oeg of het gebruyk der afslwytsels, aehgenomen in Engeland, zulks dis de natuer van den grand het tœ zal laten^ voordeelig is aeti de opbrehingen der grotiden; en ivelk den aider gereedsteii middel is ont de landen, nieuwelings opgebroken,

des bœufs dans nos provinces et le médecin Van Bavegbem sur la maladie des pommes de terre (1).

Uépizootie de la race bovine et la maladie des chevaux, connue sous le nom de morve, avaient frappé nos provinces à la suite des guerres du règne de Charles YI. Sous Marie- Thérèse, ces deux fléaux reparurent lors de l'invasion des armées françaises. La morve cessa complètement vers 1758, mais répizootie reprit en 1760, fit des ravages extraordinaires en 1776, et continua à sévir jusque vers 1779. En vue d'arrêter la maladie, le gouvernement fit infructueusement usage de différents remèdes recommandés par les savants. Le meilleur était Tabattage des animaux atteints en accordant une indemnité aux propriétaires. Un grand nombre d'ordonnances et de règlements, dont la mise à exécution était confiée à un comité (16 octobre 1776), furent promulgués.

L'abbé Needham lut à l'Académie de Bruxelles un « Mémoire sur la maladie contagieuse des bêtes à cornes en 1770. » Le médecin Van Elsackere avait publié un mémoire semblable en flamand. De Berg, amman de Bruxelles, remporta à l'Académie de médecine de Paris un prix pour son travail intitulé : « Mémoire sur répizootie qui a régné au commencement de 1776. » Paris 1780.

vrugtbaer te maken, 1774 ; couronné par Tacadémie de Bruxelles. — Dom Robert Hinckmann , religieux de l'abbaye de St-Hubert répondit à la même question en français. — FouUé, Mémoire sur les ineilleura moyens de cultiver et de perfectionner les terres trop humides, marécageuses et souvent inondées, qui se trouvent en différentes parties de nos provinces et particulièrement en Flandre^ Mil. Couronné par TAcadémie. — Norton, recteur des dominicains anglais à Louvain, répondit en flamand à la même question.

(1) Van Bavegbem, Op de verslechting der aerdappelen in de kasselrye van Audenaerde, enopde middel^n om daer in te voorzien, mémoire écrit en 1779 et imprimé en 1782.

Ces maladies paralysèrent longtemps les efforts de nos agriculteurs, et tarirent en partie une source de richesses pour nos campagnards, Texportatiou des bestiaux.

La liberté du commerce des grains, si favorable aux pays d'industrie, était un principe doni le gouvernement n'aimait pas de s'écarter (1). Lorsque par suite des prix trop élevés des céréales le peuple des grandes villes s'émouvait, il défendait momentanément aux cultivateurs de vendre et aux marchands d'acheter du grain ailleurs qu'aux marchés publics (2). Ces défenses lui répugnaient et il les publiait à contrecœur, sachant parfaitement qu'une mesure pareille ne pouvait exercer aucune influence sur les prix.

Cependant il mettait plus de zèle à restreindre la liberté d'expédier les grains vers l'étranger lorsqu'il y avait une certaine disette, soit dans le pays ou hors du pays. Les dispositions prohibant la sortie des grains n'exercèrent cependant aucune pression notable sur les prix. Jamais l'administration n'en défendit l'entrée, qui était permise en tout temps, moyennant un droit léger perçu aux frontières. Le gouvernement passait brusquement et sans transition du régime de la liberté la plus absolue à la prohibition la plus complète.

Malgré cette grande liberté, les exportations étaient toujours plus considérables que les importations, sauf en ce qui concerne les avoines, dont l'importation surpassait plus du double l'exportation.

Le prix le plus élevé du grain, sous Marie-Thérèse, fut

(1) V. à ce sujet Essai abrégé sur les lois et le cœntnerce dans le Hai' naut, p. 24 et suiv., Maestricht 1774.

(2) Edit du 15 janvier 1757, plac. de Brabant, t. X, p. 113; édit du 7 nov. 1734, plac. de Flandre, liv. VI, p. 1116.

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pendant les mois d'octobre 1770 à septembre 1771 (1). En cas de disette, le gouvernement proscrivait la culture du tabac et ordonnait de la remplacer par celle des céréales (1).

(i) V. Gachard, Sur la législation des grains en Belgique au XVIII^ siècle, p. 28 du t. 17 des bulletins de l'Académie de Belgique. Un tableau des prix du froment et du seigle de 17G2 à 4773 et un autre des importations et eixportations des céréales de 1759 à 1791 y sont joints. VEssai abrégé sur les lois et le commerce dans le Hainaut, cité ci-dessus, renferme une dissertation sur la législation des céréales.

(2) Ord. du 27 janv. 1757, plac. de Brabant, t. X, p. 337.

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