‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 135 sur 447 · H. F., XX · texte numérisé non relu

H. F., XX

2. H. F. (Cliron. Lemov.), XXI, 787. « Dicebatur quod rex Anglie Odoardus, ■sororius régis Castelle, suspectus erat contra regem Francorum et timebatur quod jiivaiut sororium suum. »

3. Rymer, p. 155. Edw. I" à Alfonse X : << Parati siimus libcnti anime vos juvare, salvis fideiilale et homagio (luibiis illustri régi Fraucie siimus astrieti, contra quem agere nec voluraus nec debemus aliqua que, contra nostram fidelitatem, majestatem sriana ledere videantur. »

4. Anonyme du ms. 2815. H. F., XXI, 92. — Voy. le compte des dépenses faites pour la réception de P. d'Aragon, XXIIl, 755. — • Cf. Arch. Xat., J, 474, n" 43. Charte de S. de Monciaco, clerc du scel de la sénéchaussée de Toulouse : « Notum facimus quod in nostra presentia constitutus, Marsupinus de Pistoia confessus fuit et recognovit se habuisse, a P. de Fontanis... octo milia libr. •et quingentas libr. turon. in peccunia numerala ad opus infantis Pétri, filii primogeiiiti illustris régis Aragonuni, et noinine ipsius. Do quà,etc.Datum Thoiose, die mercurii antc festum Pentliecostes, anno domini M CC LXX VI. » — MuNTANEH, chap. XXXVH.

5. Anelieh, V. 4793. « Segont que audi dire, foro. CGC. millers. » Tous les sujets de la sénéchaussée de Carcassonue y furent convo(iués, sans préjudice de leurs franchises. B. N., Coll. Doal, L, f» 372 v (Paris, 17 juillet 1270)!

l'oriflamme, qu'il reçut des mains de Mathieu de Vendôme ; le 23 août, il était à Orléans; en septembre, à Tours et à Angoulême. Sur sa route, il rencontra cinq chevaliers castillans, messagers d'Alfonse X; au bout de sept jours, ils furent admis auprès de lui « et commencièrent à parler hautement et le deffiërent de par leur seigneur » ^ La réponse fut très sage : Philippe se borna à dire que « il entendoit, se il povoit, assaillir le roi de Castille » ; mais il fut, au fond, si ému de l'insolence du défi, qu'il se disposa « par ferme propos à entrer comme ennemi mortel au royaume d'Espagne », L'ost se concentra à Sauveterre, sur les terres de G. de Béarn, en octobre. Si l'on parvenait à franchir les Pyrénées, il semblait que c'en fût fait de la péninsule tout entière.

Mais on ne franchit pas les Pyrénées, car on n'avait rien prévu ; les vivres manquèrent ; le pain de deux deniers se vendit aisément deux sanchets ; les hommes et les chevaux périrent de faim en foule. La mauvaise saison approchait; il y avait déjà de grandes rafales de vent et de pluie. Impossible d'avancer. Pendant que Philippe III était dans cet embarras, à la fois tragique et ridicule, il reçut des lettres du pape et de Beaumarchais. Jean XXI, qui était Espagnol d'origine, l'exhortait à cesser une guerre fratricide et à remettre la vengeance de ses griefs à la sollicitude du Saint-Siège -. Le gouverneur de Navarre l'informait de la prise de Pampelune ^ A Sauveterre aussi, des députés du roi d'Angleterre lui apportèrent la réponse d'Edward I" à la convocation militaire qui lui avait été adressée comme duc d'Aquitaine, et ses propositions d'arbitrage *. A la fin, le roi conseilla à Robert d'Artois d'accepter une entrevue qu'Alfonse X venait de lui proposer, au nom de leurs relations de famille ".

Ces m.essages, qui révélaient chez l'ennemi et chez les puissances non belligérantes le désir de la paix, et qui coïncidaient avec la prise de Pampelune. victoire de nature à

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