‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 149 sur 447 · RvMEH, p. 186, c. 2 (3 juillet · texte numérisé non relu

RvMEH, p. 186, c. 2 (3 juillet

pondants d'Edward pf l'informèrent que des messagers du roi de Castille avaient quitté leur pays pour la Provence « environ la Pasque florie prochainement passée », c'est-à-dire alors que les négociations anglo-castillanes étaient déjà commencées. Voici l'analyse de la lettre que ces messagers avaient portée au prince de Salerne, et que Philippe III fit lire (28 juin) devant ses évêques et ses barons, en présence de Maurice de Graon.

« Es queus letres estoit contenu qu'il saluoit ledit prince et li fasoit asavoir que, com aucun desacort fussent entre luy d'une part, et le roy de France d'autre, de laquel chose li enuioit et li pesoit, que il li prioit qu'il vousist travalher et tretier de pès et d'accort sur cests contents, et qu'il voloyt mieux, parce que li dits princes estoit coiisijis et amis diidil roy de France, que cest chose fut treitié jKir li que par fApostoyle ?îi par le roy d Angleterre, ni par nuUi autre...,

et qu'il li donnoit pooir de prendre trives Et sachetz, sire,

ajoute Maurice de Graon, que jo ay entendu que les gens audit roy de Castele, sur ceste besonhe, ont dit à aucuns du conselh aucunes paroles contre vos, lesqueles je ey entendu. Et li roys de France le m'a dit que il n'en croit riens contre vos, meis qu'?/ entend que tôt ce est por la pes et por ïamor que vos feistes avec li, sans ledit roy de Castele et sans sa volonté. »

Philippe III vit-il juste en cette circonstance? Est-ce parce qu'Edward P' avait conclu le traité d'Amiens sans la participation d'Alfonse X, que celui-ci, jadis si empressé, lui fit l'injure de repousser sa médiation avec une duplicité ofï'ensante? Gertains historiens ne l'ont pas cru '; ils ont supposé avec subtilité que don Sanche, désireux de faire échouer les négociations consenties par son père, avait voulu écarter la médiation d'un prince aussi puissant qu'Edward I". L'inconsislance d'Alfonse X et la correction du roi de France restent, en tout cas, hors de doute.

L'entrevue projetée des rois de France et de Gastille devait avoir lieu en Aquitaine. Mais Mont-de-Marsan, Bayonne et

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