‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 156 sur 447 · Voy. la lettre du 30 octobre 12S1, Champ., I · texte numérisé non relu

Voy. la lettre du 30 octobre 12S1, Champ., I

4. 26 nov. 1281 : Edw. I'"' à Marg, d(ï Provence : « Madame, nous vous responons ke nous, au terme ke vous nous avez mandé, entendons envoler à Lyon gens à armes pur vos servir. » Uy.>iiîi\, p. 196, c. 2,

LIGUE DE MAÇON CONTRE CHARLES d'ANJOU 127

lui représenter que s'il lui paraissait dur do tirer Tépée contre un prince uni à sa maison parles liens du sang- et de l'amitié, il ne saurait refuser de secourir sa mère et sa tante, au cas où elles ne recevraient pas satisfaction \ Il répondit aussi au prince de Salerne, qui lui avait dénoncé les délibérations de l'assemblée de Màcon, et qui semblait disposé à « déterminer la besogne, non par force d'armes, mais par droit et sanz péril ». « Regardée, lui écrivit-il, l'amour ke madame de France, nostre taunt, a eu tus jurs à nus... lui grauntasmes d'ayderla... [mais] si hem peust trover autre voye resnable, nus i métrons volontiers le conseil que nus porrum ^ »

Ces menaces et ces remontrances n'agirent guère sur Charles d'Anjou. Martin IV, en son nom, se contenta de prodiguer de belles paroles au roi d'Ang-leterre ' ; aussi Edward, comme le bruit courait que le rendez-vous du mois de mai était prorogé, réitéra-t-il ses assurances antérieures à Marg'uerite de Provence *. Cependant, quand le terme fut échu, les partisans de Marguerite et d'Aliénor ne partirent point à la conquête de la Provence ; Edward 1"% surpris par une révolte des Gallois, avait dû au dernier moment s'excuser de les soutenir. La reine mère supporta ce contre-temps avec beaucoup de philosophie. « Sachez, dit-elle, que nous vous avons bien excusé de cette besogne quant à ores... et sachez que nous nous convenons de délaier la nostre besoigne jusque tant que Nostre Sire ait mise en bon point la vostre ^ »

Philippe III travaillait, de son côté, à accorder son oncle et sa mère; en juin, le prince de Salerne s'engagea nettement, à Paris, à faire sanctionner par son père un projet d'accommodement qui venait d'être « ordonné » sous les auspices du roi de France ". Celui-ci fut même choisi comme arbitre lorsque l'orgueil de Charles d'x\.njou se fut assoupli. Marguerite donna

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