Màcon, 9 mai 1282), Champ., I
t). Arch. Nat., J, oli, n° 2. — Boutaric, o. c, p. 455.
ses pouvoirs à l'abbé de Saint-Étienne de Dijon, et à Pierre le Blanc, son clerc * ; son adversaire, à G. de Farouville, prieur de Douai, et à H. de Cliâlons, chanoine de Tours ^; la cour de Philippe devint le tribunal où le grand procès de Provence fut définitivement débattu ^ La « voie de guerre » était abandonnée. La veille de sa mort (6 janvier 1285, à Foggia), Charles d'Anjou confia, par une sorte de testament '', la tutelle des comtés d'Anjou, de Provence et de Forcalquier à Philippe le Hardi jusqu'à la délivrance de son fils, alors prisonnier des Aragonais. La sentence arbitrale fut enfin rendue : Marguerite renonça au comté de Provence moyennant un revenu de 2000 livres tournois à prendre sur le comté d'Anjou. L'affaire de Provence reçut ainsi la plus heureuse solution.
Si elle avait entretenu l'agitation dans le royaume d'Arles, elle avait, du moins, démontré l'impuissance du chef nominal de ce royaume ; car il ne paraît pas que le roi des Romains ait été consulté au sujet de la ligue de Mâcon. Les historiens allemands blâment sévèrement Rudolf de Habsbourg, qui ne fit preuve, à leur avis, ni d'énergie ni de clairvoyance patriotique. Aussi les grands seigneurs des Alpes et de la vallée du Rhône regardèrent-ils, dès lors, plus que jamais, vers la royauté française '\ En 1280, Philippe le Hardi régla souverainement les différends de Thomas de Savoie et du marquis de Montferrat •'; le comte de Bourgogne, si dévoué à la