‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 158 sur 447 · Ib., n» 3 (mars · texte numérisé non relu

Ib., n» 3 (mars

3. Rymer, p. 206, c. 1. Aliéner à Edw. I'"'. « Nos avons mestier de vostre prier au roy de Fr. que il nous soit aidant à porchacer nostre droiture en la partie qui apartient a noz en la terre de Provence. »

4. Arch. Nat., J, 511, u" 5. Ed. Amari, La rjuerra dei Vespr. Sicil., II, 334. — BouTARic, 0. c, p. 436, n» 1.

5. Voy. les textes cités par IIf.ller, op. cit., p. 83. Jcau de Victriug, II, c. 7. « ... regnum Arelatense, quod re.\ Fraucie et alii pcr IJurgundiam et Proviuciam possidebant. »

6. Thomas de Savoie à Philippe III, Arch. Nat., J, 501, n° 3. (Guichenon, Preuves de Vhist. (jénéalog. de la maison de Savoie, VI, II, 99) [1280]. ■< Tré chiers sires... sapchiés que la vigile de Saint Bartolome l'apostre vinrent a moy vos sollempnes messages... )i quex... me dirent que il veuoient de par vos por la délivrance de mun cusin le marquis de Monferral et (]ue vos volies mètre pais entre li et moi et que vos vos en tenés mal a paies de moi... » II termiue par des protestations d'obéissance. « Sapchiez (jue je sui appareilliez de mètre mon cors et toute ma terre eu vostre prison, en vostre main et en vostre volunté por le euimander... a vostre plaisir. - — Cf. lettre du marquis de Monlferral à Philippe 111 sur le même sujet. Arch. Nat., J, 501, n" 4.

AFFAIRE DE L'aQIITAINE '129

dynastie capétienne, épousa la fille de Robert d'Artois ', mariage qui devait plus tard donner la Franche-Comté à la France. Mais Rudolf de Habsbourg, d'ailleurs en guerre ouverte avec le comte de Savoie, était trop occupé à forger des mariages chimériques entre ses enfants et ceux des maisons de Sicile et d'Angleterre pour s'apercevoir que les droits de l'Empire s'émiettaient sur toutes ses frontières. N'alla-t-il pas, le 16 novembre 1281, jusqu'à placer sous la sauvegarde du roi de France l'évêque et l'évêché de Toul, comme il avait fait jadis pour l'abbaye d'Orval '? Il crut, à la vérité, prendre sa revanche en célébrant à Remiremont, en février 1284, son mariage avec une sœur du duc Robert de Bourgogne (il avait soixante-six ans; la fiancée en avait quatorze). En effet, en investissant son nouveau beau-père des droits qu'il avait en Dauphiné, il comptait restaurer sa propre autorité dans ces contrées ; mais on vit bien, en cette circonstance , ce que valait l'investiture impériale. Robert de Bourgogne se heurta aux droits d'IIumbcrt do la Tour du Pin; et la guerre privée qui éclata entre les deux princes pour la possession du Dauphiné ne prit fin, en 1286, que grâce à l'intervention de Philippe le Bel.

Dans l'affaire de Provence, le roi d'Angleterre avait tenu une conduite non seulement honorable, mais habile, car son projet d'intervention armée dans le royaume d'Arles en faveur de sa mère et de sa tante se liait dans son esprit à un plan très vaste ; il voulait faire donner ce royaume, où sa maison avait quelques biens, soit à Hartmann, fils de l'Empereur, qui aurait épousé sa fille, soit à la maison de Savoie qui lui était fort attachée. On ne saurait trop admirer l'activité du roi anglais; il était à la fois sur la brèche du côté de la vallée du Rhône et du pays de Galles; les fils de toutes les intrigues européennes, en Castille, en Aragon, en Italie, se raccordaient entre ses mains; et il trouvait encore le loisir de veiller, sur le continent, à ses intérêts comme duc d'Aquitaine.

De 1280 à 1283, il n'y eut en Aquitaine que deux affaires

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