DfXAMONT, 02). cit., p. 26, note
4. Desclot (p. 69o) et Zurita attribuent l'invention du passage à l'abbé de San-Pedro de Roda et à un chevalier envoyé par le roi de Majorque; G. de Nantis, Villani et Mariana, au bâtard de Ronssillon; et Muntaner (cli. cxxu), à quatre moines languedociens du monastère de Saint-André de Sorède, près d'Argelès.
'■). Le 11 juin l'armée se trouvait «inprimis vallibus Appuria3)).lI.F.,XXH,453.
ib8 PHILIPPE III
été rebelle aux envahisseurs. Bien que le légat eût essayé de faire circuler en Aragon des proclamations au nom du pape ' , la cause de la croisade ne trouva presque point de partisans.
Devant Peyralada, on se battit assez rudement^; mais, après six jours d'eng-ag'oments partiels, le roi d'Aragon quitta la ville, n'y laissant que quelques chevaliers et une garnison d'Almogavares. Les croisés, qui ne soupçonnaient pas cette retraite, se préparaient à livrer l'assaut le lendemain, quand les Almogavares, furieux de ne se voir assigner qu'un poste défensif , pillèrent et brûlèrent eux-mêmes la place , puis s'éloignèrent ainsi que tous les habitants. « Cette nuit-là, le roi de France et son armée, voyant l'incendie, furent très surpris et restèrent à cheval; au petit jour, ils s'aperçurent que la ville était abandonnée; ils y entrèrent, mais il n'y avait plus que les murailles ^ »
Le fils aîné du roi emporta Figuières pendant les jours suivants, et Castellon se mit à la merci du légat Cholet \ Le château de Lcrs fut pris de vivo force après quatorze assauts ; c'est là que le légat donna à Charles de Valois l'investiture de la Catalogne ^ La flotte, qui bloquait toute la côte depuis Rosas jusqu'à Blancs, réduisit d'autre part San-Feliu de Guixols. Enfin, le 27 juin ^, le sièg-e de Girone commença. Girone était une très forte place; en R. Folch, vicomte de
1. Caiiim, p. 87 Paniçars, 0 juin). Le roi mande aux viguiers de Barcelone. Girone, etc., d'intercepter ces proclamations et de faire publier, dans leur ressort, défense de les lire.
2. MuNTANEB, chap. cxxiii-iv. — Le siège de Peyralada commença le 14 juin au plus tard (H. F., XXII, 447). Dom Yaissete et les historiens modernes ont donc eu grandement tort de placer au 20 juin l'entrée de.s Français en Catalogne; mais M. Moliuier ne s'est pas trompé moins gravement en fixant au 17 juin l'arrivée du roi devant Peyralada {llist. gén. Lang., IX, p. 108, note 4); son erreur vient de ce qu'il n'a consulté que le premier des comptes de Pierre de Coudé.
3. Comparez la version aragonaise, Mlnt., chap. cxxv, et la version française, II. F., XX, 'S.i2.
4. L'Anonyme de Ripoll (c. 566) blâme sévèrement la trahison de ceux de Castellon; d'après d'autres chroni(iues catalanes, ils auraient obéi, en se soumettant, à un ordre d'en Peyrc, qui désespérait de les défendre.
5. An. de Ripoll, c. 567. •• Ibi lauilabiles Carolus consuetudines Catalonie conflrniavit. » Deselot, p. 708 : « Lo cardinal feu alli coronar Carlol... c Carlot parti tote la terra de Catalynia et posa son senescal en la terra. >■
G. Les tablettes de cire de P. de Condé permettent d'établir très exactement l'itinéraire de l'armée française (IL F., X.KII, 435-468). — Le 2G juin, les croisés étaient •< Jn easlris versus Geronam » {/oc. cit. p. 467).