‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 212 sur 447 · L. Demsle, Essai de restit., n · texte numérisé non relu

L. Demsle, Essai de restit., n

4. Publié par Bonnassieux [op. cit., p. 63, note 4), d'après les archives du Rhône.

5. M(f}n. cit. - Cur progenitor noster, beati Ludovici filius, tenuit ad manum suam totam jurisdictioriem civitatis prcdicte citra pontem Sagone, justi-

De même que Philippe III prépara les voies à Philippe le Bel pour la réunion de Lyon, il prépara les voies à Philippe le Long- pour l'annexion de Montpellier. Montpellier, qui, après la mort de Jayme le Conquérant (27 juillet 1276), avait été dévolu au roi de Majorque, l'un de ses fils, était une ville très riche et le centre commercial le plus actif du Midi; d'après Desclot, Philippe le Hardi dit un jour fort sagement que (( Montpellier valait mieux, à lui seul, que tout le royaume d'Aragon * ». Il était déjà reconnu que les princes d'Aragon tenaient féodalement le pays de (( l'évêque de Maguelonne, qui le tenait lui-même du roi de France, comme situé dans le royaume de France » ; c'est ainsi que s'exprime le Spéculum Juris de G. Durand, rédig-é vers 1276 ^ Dès que le Conquérant eut disparu, les officiers du roi travaillèrent avec activité à rendre effective la suzeraineté de leur maître aux dépens du faible prince de Majorque. Les sénéchaux de Carcassonne et de Beaucaire, renouvelant et ag-g^ravant les prétentions des officiers de Louis IX, chicanèrent amèrement la juridiction de Jayme sur ses sujets ; une enquête contradictoire destinée à déterminer les compétences demeura inutile. Après l'entrevue de Toulouse, en 1281, le roi intervint cependant pour modérer le zèle de ses représentants; sans rien céder au fond, il consentit à ce que les appels de Montpellier, au lieu d'être portés devant les tribunaux royaux de Beaucaire et de Carcassonne, vinssent directement à sa cour ^. Acte étrange ! qui consacra l'usurpation d'un droit sous la forme d'une concession. La charte de 1281 décida en outre que les cris publics se feraient désormais, à Montpellier, au nom du roi de France, et qu(^ le roi do Majorque lui prêterait serment pour la seigneurie du pays *.

ciando archiepiscopum et capituhun proptcr eorura inobedientias L.into tempore... nisi jure j^arde et superioritatis fecisse noscuntur? »

1. Desclot, chap. cxxxviii, cité par Germain, Hist. de la commune de Montpellier, II, 4o : « Be creyen que valgues mes sol Monpeller que toi lo règne d'Arago. »

2. Voy. A. Molimeh, Klude sur la réunion de Montpellier au domaine royal. Revue hislor., XXIV, 2fi4.

'■i. Geumain, op. cit., II, 86. — Ilist. rjén. Lanr/., IX, p. 82; Arch. municip. de Mont])., K, IV, no 2:L 4. Cf. Mand., n° 130.

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