‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 261 sur 447 · lU'c. Off., Royal Letlers, n« 1370 (Champ., I · texte numérisé non relu

lU'c. Off., Royal Letlers, n« 1370 (Champ., I

2. Ucc. Off., Roy. Lelt., n» 3529 (Champ., I, 270). :5. Rec. Off., Roy. Lett., n« 2100 (Champ., I, 312).

4. l\cr. Off., Chanc. misccll. Porlf., VII, n" 31. « Exceptis molestiis Gallicormii qiiibus in isto Parlamento occurremus pro posse. »

cette espèce '. Edward I" ne manquait pas d'y répondre et il envoyait à ses agents, à propos de chaque affaire, des instructions précises. « Vous me mandez, écrit-il à Jean de Grailli, le 12 février 1279, que le roi de France vient d'ordonner que le fouage, à nous concédé par nos hommes de Gascogne, serait levé pour son compte et pour le compte de la vicomtesse de Limoges. Si quelqu'un vient pour lever ce fouage au nom dudit roi, répondez-lui avec la douceur et la politesse qui conviennent que vous ne pouvez pas lui permettre d'agir, à moins qu'il n'exhibe des lettres royales qui vous enjoig"nent formellement de le faire. Si, par hasard, il est porteur de pareilles lettres, répondez qu'à cause des mauvaises récoltes et de la mortalité du bétail, nous avons prorogé d'un an ou deux la levée de la taxe. Et nous vous envoyons des lettres de prorogation, l'une pour un an, l'autre pour deux ans; vous leur montrerez celle qu'il vous plaira ^ » Malgré tant de vigilance % le duc d'Aquitaine et ses officiers avaient fort à faire pour sauvegarder l'indépendance du duché vis-à-vis des représentants du roi de France, très disposés à l'offensive, très fermes sur la défensive. Rien de plus instructif, à cet égard, que les exposés de griefs présentés en 1281 par les gens du duc d'Aquitaine. L'évêque de Lectoure * se plaignit à Edward I" de ce que les habitants de

1. Voy. entre autres les lettres de J. de Grailli sur les difîéreuds qui s'étaient élevés entre les peuples d'au delà de la Garonne et les sujets du feu comte de Poitiers (samedi avant la Saint-Grégoire 12S0). Rec. Off., Chauc. mise. Portf., VU, n" 99; sur l'Iiu|uisition en France, n» 626. — Rapport d'A. Mota sur l'état de l'Agenais en 1280. (Royal Letters, n» 21i0.) Voy. aussi Royal Letters, n»' 1398, 1413, 210.";, 2139, 2178. Cf. notre thèse latine, eh. III.

2. Hec. Off.. Vascon Rolls, 6, 7, Edw. I", m. 4. (Champ., I, 223). — Cf. une lettre d'Edw. I'^'' à l'évêfiuc de Bath et à 0. de Granson sur l'administration de la Gascogne (mars 1278), Rymek, p. 169.

3. Les sénéchaux de Gascogne étaient souvent ohligés d'abandonner leur poste pour veiller aux intérêts de la province devant la Cour de France, et l'administration du duché en souffrait. Voy. Rymer., p. 203, c. 2, et Pièces justifie, n" XVII, p. 437.

4. Voici la conclusion très énergique de l'évêque {liée. Off., Roy. Lett., n» 2298) : « Nobis significelis ut possemus loca noslra munire et dcfendcre jura noslra, et quia non habemus cum quo possimus liahere consilium nec potencie dicti domini régis Francie obviare quod mitleretis ad predictam civitatem (i. e. Lectoure) ali(iuem virum potentem vel discretum cum quo possimus consulere et cum quo, si oporteat, jura nostra delTendere et regere populum valeamus. » Cf. Vascon Rolls, 9, Edw. \<"'. Lettre du roi à J. de G. et à Bonet de Saint-Quentin sur l'afTaire de Lectoure. « .Mandantes quod vos ambo vel

DUCHÉ d'aquitalne 223

son diocèse étaient opprimés par E. de Beaumarchais, sénéchal do Toulouse, qui les citait arbitrairement à Toulouse, à Gastel-Sarrasin, et qui refusait de reconnaître leurs procureurs. Voici, d'autre part, le texte résumé des supplications faites au parlement de la Toussaint, à Paris, par les procureurs d'Aquitaine * : « Les sergents et les bayles des sénéchaux du roi de France, de leur propre autorité, accablent les vassaux du roi d'Angleterre de mandements, de citations et d'inhibitions, à leur grand dommage. Or le roi-duc ne doit pas avoir tant de supérieurs en sa baronnie ^ Plaise à la Cour de décider qu'ils n'agiront désormais que sur l'ordre spécial des sénéchaux du roi de France, car ceux-ci s'abstiendront plutôt de commettre des actes vexatoires ^ » Les sergents du sénéchal de Périgord défendaient de prêter aux officiers anglais de Gascogne le serment accoutumé de pace tenenda et serranda; le même sénéchal de Périgord (Simon de Melun) inquiétait alors les hommes du duc à propos de la garde de l'abbave de Saint-Astier, sise hors de sa circonscription... Conflits de compétence judiciaire ou administrative, contestations au sujet de la possession de certains territoires, procès relatifs aux appels à la cour de France qui entravaient grandement, comme nous le verrons \ les juridictions ducales, réclamations contre les violences commises de part et d'autre le long des frontières ^, telles étaient les formes diverses que revêtait l'hostilité naturelle du suzerain et du vassal. La cour de Philippe III connaissait de la plupart de

uiius vestrum négocia liominum. Lectore domino régi Francie diligenter exponat. »

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