‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 262 sur 447 · Ci-dessous, chap. v · texte numérisé non relu

Ci-dessous, chap. v

o. Voy. par exemple la requête adressée à Edw. I" par Jean d'Espiers, sergent du roi de France (23 mars 1284, v. st.). Bec. Off., liber B, f 278 v. « Supplicat J. de Esp. pro honore régis quod malefactores qui pignora abstulerunt puuiantur in modum quod pena eorum sit céleris presumentibus in exemplum et (piod génies domini régis eant secure per terram, servicium régis legaliler facicndo. » Réciproquement, voy. Archiv. municip. de Pampeluue. Cartul. del rei 1). Felipe, f» 23. Le roi au gouverneur de Navarre. •< Mandamus vobis quatiuus non pignoretis... in terra régis Anglie, nec citra slatum in quo erat terra regni Navarre, quarulo venit ad manum nostram, cum terra régis Anglie que est iu Vascouia, aliquid in prejudicium d. régis inuovetis. »

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ces différends; il faut dire qu'elle les trancliait avec une impartialité rare; d'ailleurs le duc d'Aquitaine comptait des amis parmi ses membres; le roi lui-même assistait avec bienveillance * aux séances où l'on jugeait les affaires d'Edward I". Toutefois, si la Cour était étrangère au zèle excessif des officiers du Périgord et du Toulousain, elle ne laissa pas de se montrer énerg-ique, notamment dans l'affaire célèbre dite « de la date des chartes de Gascog-ne ».

« Vers le milieu de l'année dernière, écrivait Jean de Grailli à Edward I" en 1282, le roi de France manda au sénéchal de Toulouse que je fisse mettre en toute votre terre dans la date des chartes « Regyiante Pliilippo, rege Francie » au lieu de « Régnante Edwardo^ rege Anglie » ^ Le sénéchal de Beaucaire avait fait tout récemment la même demande dans la seigneurie de Montpellier aux officiers du roi de Majorque ^ ; mais, en Aquitaine, on n'obéit pas tout d'abord, et le roi fut (( très ému » d'apprendre qu'on n'avait tenu aucun compte de sa volonté. Le sénéchal de Toulouse fut chargé d'amener à Paris certains notaires d'Agenais qui avaient rédigé des chartes factieuses, et il paraît que les délinquants auraient été en grand danger si Jean de Grailli n'avait pris sur lui la faute en reconnaissant qu'il avait omis de publier le nouveau style en Agenais. Jean de Grailli parla au roi, à l'abbé de Saint-Denis et à « aucuns autres », les priant de chercher une formule qui satisfit tout le monde; celle-ci, par exemple, dont le mot régnante aurait été exclu : « Actmnfuit Ediv., rege Anglie, duce Aquitanie ». Mais « à la fin, après grant conselh e grant débat eu sur ce, l'abbé de Saint-Denis et aucun autre respondirent que il étoit acordé que la date des Charles fust tele : « Actiim fuit régnante P/i., rege Fr., Edwardo, rege Anglie, tenente ducatmn Aquitanie ». A grant peine s'estoient acordé aucun du conselh que l'om i feist mencion de nul foi; que du roi de France. » — Quelque temps

1. We.c. OfJ\, Chanc. mise. Porif.. V, n" 13S. Th. de Sandwich à Edw. I" : « El sachiez sires, que toutes les feis que l'en parle à cest Parlement de vos besoigncs, li reis meesmes i a esté tout le plus et n'a souirerL que son conseil à autres hesoignes entendist tant que la voslre fut délivrée. «

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