CHAPITRE III
Un écrivain qui adressa vers 1315 au jeune roi Louis X des conseils en forme de remontrances attribue à l'amour de saint Louis pour l'Église la prospérité de son règne, et à la malveillance de Philippe le Bel pour ce grand corps, les malheurs des dernières années :
Pensse à ton père !
Se l'église eust empes tenu Tant de maus ne fussent venu En son temps, com il avint.
Pax" sainte Eglise cela vint Qui pour lui de cuer ne prioit i.
Sous Philippe III, sainte Eglise se plaignit, comme sous Philippe IV, des persécutions de la royauté. « Le roi était jeune, dit la chronique de Limoges, et il n'aimait pas l'Église autant que son père avait fait '^. » On a des protestations collectives des évèques de la province de Narbonne en 1272 et en 1279 % de la province de Bordeaux en 1281 ^, à propos des usurpations commises par les officiers royaux au préju-