‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 28 sur 447 · BouTARic, la France sous l'h. le Bel, p · texte numérisé non relu

BouTARic, la France sous l'h. le Bel, p

3. Sur le personnage de Philippe le Bel, voy. Guillaume l'Écossais (H. P., XXI, 201), Geoffroy de Paris (X. de Wau.ly, Mémoire sur G. de Paris, ap. Mém. deVAcad. des Inscr., XVIIIi, et Villani {f!iS. RR. II., IX, 473).

4. BouTAïuc, op. cit., p. 418, ne présente qu'un argument : c'est que le rogne ■de Philippe IV, se développant régulièrement, suppose une direction uni-

légitime de faire entre le père et le fils, c'est que les documents sont assez clairs et assez abondants pour permettre d'affirmer la faiblesse d'esprit du père, pendant que, en ce qui concerne le fils, les témoignages sont moins explicites et laissent le champ ouvert aux conjectures. La ressemblance absolue des deux princes n'est donc pas certaine, mais il a existé sûrement entre eux des analogies très frappantes; et, sans être convaincu de partager une « erreur populaire ^ », on peut penser que Philippe IV, comme Philippe III, est resté inactif, impassible au milieu des révolutions de son temps, dans l'attitude à demi hiératique qu'il garde au droit du sceau de majesté.

Quoi qu'il en soit, la conclusion qui se dégage des renseignements contemporains sur la personne de Philippe III, c'est que dans la conduite du gouvernement, ou, comme dit Velly, « dans la manutention des lois », l'action de la personne royale a été à peu près nulle de 1270 à 128S. C'est une notion précieuse, car, puisque, pendant quinze ans, l'influence individuelle du prince n'a pas entravé le développement normal des institutions, l'histoire du règne permettra de reconnaître exactement la direction et d'apprécier la force du mouvement qui portait alors la France vers des destinées nouvelles. D'autre part, l'effacement du roi conduit à chercher dans sa cour et dans son conseil, parmi ses familiers même, les véritables inspirateurs de sa politique et les auteurs de ses réformes.

que. « Or, elle ne peut, dit-il, venir que du roi. » Elle a pu venir aussi d'une volonté collective se perpétuant chez plusieurs générations de conseillers. En fait, le règne de Philippe III a été, lui aussi, d'une seule teneur, malgré les changemt^nts de favoris, et cependant il est certain que ce n'est pas la personne du roi qui a maintenu, pendant ces quinze ans, l'unité de la politique royale. Il faut conclure qu'il est puéril de chercher à attribuer, comme le veut M. U., en dépit des textes contemporains, « l'honneur du règne » dont il a écrit l'histoire à un seul homme, soit à un ministre, soit au prince. Il suffit de dire, pour expliquer la logiijue des réformes de Philippe le Bel, qu'il existait parmi les hommes de sa cour une tradition de gouvernement. 1. BOUTAUIC, op, cit., p. 419.

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