‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 282 sur 447 · Mand., n»' 7, H · texte numérisé non relu

Mand., n»' 7, H

4. Hid. gc7i. Lanij., IX, p. 39. M. Schmidt [Uist. des Cathares, I, 336) a remarqué, comme doni Vaissete, que les poursuites contre les héréLi(|ues albigeois devinrent beaucoup plus actives après la réunion du comté de Toulouse à la couronne.

5. Voy. les lettres des généraux des duux ordres à Philippe le Hardi. Arch. Nat., J, 462, n» 28'i [Lettre de Jérôme d'Ascoli, général des Franciscains; il associe le roi aux prières de ses frères « propter bénéficia »]. lùid., n° 28'2 [févr. 1277]. Lettre analogue du général des Frères prêcheurs « propter specialem (picm erga Predicalorum ordincm inter ceteros mundi principes aflectum exhibuit ».

LA BULLE « AD FRUGTUS UBERES >> 243

qui favorisa les ordres mendiants par sa bulle Ad fructus uberes; et cependant les plus vaillants adversaires de ces ordres, comme Guillaume de Flavacourt % archevêque de Rouen, et fiuillaume de Màcon, évêque d'Amiens, étaient parmi ses serviteurs.

En 1281, G. de Màcon et Simon, évêque de Chartres, avaient été envoyés parle roi à la cour de Rome pour presser, auprès de Martin IV, la canonisation de Louis IX; à Rome, ils apprirent que des délégués des ordres mendiants intriguaient afin d'arracher au pape de nouveaux privilèges, au préjudice de l'autorité des évêques. Franciscains et Dominicains, rivaux en théologie au point de s'excommunier mutuellement, s'étaient unis cette fois pour obtenir en commun dos faveurs spirituelles. Ils demandaient le droit de confesser sans permission préalable de l'autorité diocésaine ; droit important, car les confesseurs ont toujours quelque influence sur les dispositions testamentaires de leurs pénitents, comme Renardiaus, custode des Mineurs, l'insinue à ses frères dans le Roman du Renart :

Car il nos metent en débat

A oïr les confiessions

Et de faire absolutions

Et d'enjoindre penance as gens

Et d'estre aussi as testamens,

Et s'il de çou viennent à cief

De faim morrons et de mescief ^.

« Quand j'eus vent de cette nouvelle, racontait plus tard G. de Mâcon, j'allai voir le pape et je le priai de révoquer de tels privilèges; mais, le lendemain, il m'éloigna en me chargeant d'une mission difficile ^ » Le 10 janvier 1282, Martin IV publia, en effet, la bulle Ad fructus icberes, qui reconnaissait aux mendiants , purement et simplement, le droit de confesser et d'absoudre ^ ; mais passer sous silence la

\. Sur G. de Flavacourt, voy. Uist. Litlér., XXVII, 397,

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