‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 289 sur 447 · Olim, I, 836. — Cf. MancL, n · texte numérisé non relu

Olim, I, 836. — Cf. MancL, n

2. Voy. cette ordonnance rendue par J. d'Escremps, H. de Gandovilars, chevaliers du roi de France, et N. de Verneuil, son clerc, dans Dofour, la Commune de Cahors, p. 45.

3. Olim, II, 64, n" xiii, et Mand., n° 53. — Cf. Ij. \lk\jw.\v, Bernard Délicieux, p. 20.

■i. B. N., Coll. Doat. CVII, f» 13. « Transaction entre le roi et l'évêque d'Albi au sujet des amendes levées sur les habitants à propos de la révolte. » [Octobre 1277.]

li. Sur la révolte du Puy, voy. L. Dklisle, Essai de restitution, n" 267. —

RÉVOLTES DU COMMUN PEUPLE DES VILLES 2ol

la ville du Puy fut privée à jamais ' par arrêt du Parlement de sou consulat, de ses confréries, de son sceau, de ses clefs, de la garde de ses murailles ; elle fut en outre condamnée à payer 30 000 livres, dont 12 SOO applicables au roi de France. — Des événements analogues se passèrent dans la région du nord : le peuple de Chàlons, muni de gourdins appelés (( bistornes », se révolta contre l'évèque et lui lit de telles injures que le bailli royal reçut de la Cour l'ordre de procéder contre les coupables; ils furent frappés d'une amende de 10 000 livres au profit du Trésor ^ En 4279, les hommes d'Aisy, à propos de la perception du vinage par les gens de Tabbessc, se réunirent en criant « Commune! commune! » ^; ils furent punis par le Parlement. Enfin la guerre de la cité contre la vicomtesse de Limoges ne fut à l'origine qu'une révolte de bourgeois contre leur seigneur, et Philippe le Hardi exigea, en effet, des habitants de Limoges, comme au Puy et à Châlons, des satisfactions pécuniaires *.

Mais les querelles les plus bruyantes furent celles qui s'élevèrent entre l'aristocratie et la démocratie des communes du Nord. Vers 1280, une sorte d'ardeur révolutionnaire s'empara des remuantes républiques de Flandre ^ : batailles à Gand, à Ypres, à Bruges, à Douai, entre les bourgeois et « ceaus des mestiers » ^ En 1281, le peuple de Rouen tua son maire, on ne sait pour quelle cause ; les assassins furent arrachés des asiles où ils s'étaient réfugiés par le lieutenant du bailli \ En 1285, des compagnons forcèrent, à Arras, les maisons des chefs de métier, et parcoururent la ville avec des drapeaux en poussant des cris de mort contre le maire et les échevins ^

Cf. Fr. Makdf.t, Hisl. du Velaij, IV, 79 sqq., et Maj. Chrou. Lemov., H. F., XXI, 788. — Cf. Hist. fjén. Lan;/., IX, 97.

1. Le consulat ne fut rétabli qu'en 1343. (Mandet, op. cit., p. 133.)

2. Olim, I, 8S6. — Cf. L. Delisle, Fragm. du veg. de Nie. de Charti-es. p. 10. « Dominus rex dictam emendam non levât tanquam possessor regalium, ecclesia Cathalaunensi vacante, sed tanquam superior. »

3. Arch. Nat.. K, 34, n» 27. — Cf. Essai de restitution, n° 374.

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