A. MoLiMKit, op. cit.. p
3. Le Parlemeut enleva, en 1282, sur la plainte du commun de Beauvais, à la corporation des changeurs, le privilège qu'elle avait de fournir un maire et six pairs à la nuinicipalité. Oiini, II, 2UG.
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docilité en leur assurant rordro et la prospérité. Philippe lit opérer par le sénéchal de Beaucaire de sages réformes dans l'administration de Nimes, qui devint très florissante sous son règ-ne * ; Narbonne obtint la suppression de laleude de mer qui entravait son commerce-. « Garde tes bonos viles, dit un article, pout-ètre apocryphe, dos Enseignements de saint Louis, en l'état où ti devancier les ont gardées, et les tien en favor et en amor, et se il i a aucune chose à amender, si Tamendo et adresce ^... » Cette maxime, apocryphe ou non, semble avoir été la devise même du g-ouvernement de Philippe III \
Mais l'histoire des rapports de la couronne avec la bourgeoisie et avec le peuple ne se confond pas avec l'histoire de sa politique vis-à-vis des individualités communales ou municipales , que nous venons d'esquisser. Elle comporte en outre l'étude des mesures générales qui furent prises par la royauté au sujet de la condition sociale de tous les nonnobles du royaume.
« Nous avons veu aucunncz fois, dit Beaumanoir ^, aucuns seigneurs qui ne voloient pas souffrir que les personnes qui sont de communes acquestaissent dessous au s ne en liez ne en villenaiges. Et des fiez ont-il droit, par la raison de che que il est deffendu, par Y establissement le roy, que nul bourgeois ne nul home de pooste n'achate fiez. » Beaumanoir, en un autre passage de son livre, fait encore allusion à cette ordonnance qui, dit-il, est nouvelle, et promulguée « pour le profit des g'cntilshommes en général, par tout le royaume » :